What can I say? I missed you [PV VAYRINN]

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Rôle : Mercrenaire

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Mar 08 Aoû 2017, 16:37
Que pouvait-il ajouter de plus à sa situation actuelle? Il n’aurait jamais cru qu’en suivant cette délégation de marchands qu’il aurait pu se sentir aussi bien. Pourquoi était-il là au fait? Pour une mission, évidemment. Toutefois, contrairement à toutes ces fois où il s’était octroyé d’un contrat, Beltram s’était déplacé seul, ayant besoin du couvert de l’anonymat et de la subtilité. Le but de sa présence était très simple : un bourgeois originaire de Cristal cherchait à retrouver sa jeune épouse (de plus de dix ans sa cadette) ayant fugué quelques semaines plus tôt pour une raison qui lui était obscure. La belle n’avait donné aucun signe de vie, ni à lui, ni à ses copines, ni à sa famille. Disparue, comme un coup de vent! L’homme, bien que peu attirant, ne semblait pas des plus mesquins et avait humblement demandé à Beltram de retrouver sa femme afin de s’assurer qu’elle allait bien et qu’elle puisse revenir au bercail en toute sécurité.

Bon… la quête n’était pas très payante en soi et normalement, le jeune homme aurait refusé en bloc toute implication de sa part, faute d’avoir une bourse bien remplie de jolies piécettes d’or pendant sous le nez. Toutefois… L’homme joufflu et chauve avait une bouille sympathique. Allez savoir pourquoi, le rouquin l’avait un peu prit en pitié et avait accepté de l’aider devant la mine désespérée qui trônait sur ses traits grassouillets. De toute façon, les affaires étaient bonnes en ce moment et la grande majorité de ses compatriotes mercenaires étaient déjà aux prises avec des missions plutôt profitables. Il allait faire une exception pour cette fois seulement. Se ramollissait-il par hasard? Peut-être… Mais il préférait croire qu’il faisait uniquement preuve de bonne volonté, pour une fois.

Dans tous les cas, c’était vêtu d’une simple tenue de voyageur et enroulé dans une lourde cape couleur marron que le rouquin s’était aggloméré à ce convoi de commerçants nomades qui, telle une communauté, voyageaient d’un pays à l’autre dans l’unique but de faire profiter le monde de leurs fabuleuses marchandises de qualité. Ces individus étaient généralement simples et un peu bohèmes. Ils acceptaient les voyageurs parmi leurs rangs sans problème tant que ceux-ci mettaient la main à la pâte lorsque venait le temps de monter ou de défaire le campement. Ils étaient, pour la plupart, des pacifistes qui ne prenaient à peu près jamais les armes contre qui que ce soit. Des gens qui vivaient de leurs durs labeurs et aimaient croquer dans la vie comme dans un fruit juteux. Mais comment se faisait-il que leur communauté n’ait jamais été la cible de voleurs et autres truands? Cette notion échappait totalement à Beltram et ce dernier relégua cet état de fait à la simple « chance des dieux ». Ou alors ces marchands faisaient-ils affaire également avec la classe criminelle du peuple enkiev? Vendant leurs produits à bas prix ou donnant volontairement quelques marchandises gratuitement contre un droit de passage en toute sécurité? Bref, un véritable mystère dont personne n’avait daigné lui parler.

L’Opalien avait rejoint temporairement leurs rangs la veille de cette fabuleuse journée d’automne. Selon certaines sources, la fille en question (nommée Tamara) aurait trouvé refuge parmi ces bohèmes depuis quelque temps, information que le mercenaire désirait corroborer prestement. Bon, après, leur vie simple et sans complication était relaxante pour une fois… Mais il ne pouvait pas non plus s’éterniser trop longtemps, non? Après, cette communauté marchande était composée de près de vingt individus différents et il se voyait très mal se promener en demandant « Avez-vous vu une meuf nommée Tamara? ». Assurément, cette dernière ferait rapidement le lien entre son mari et l’homme qui cherchait sa tronche… et personne n’aimait l’idée de se faire poursuivre par des mercenaires. La faire fuir n’était donc pas dans ses plans, d’autant plus qu’il était probable que sa proie ait changé son identité avant de rejoindre la congrégation. Lui-même avait préféré faire taire son véritable nom, préférant utilisé un sobriquet comme celui d’Ethan en guise d’appellation. Après tout, son prénom commençait à être connu… Mieux valait éviter les ennuis.

Plantant un pieu de bois dans le sol, Beltram aida une dame seule et âgée à monter la tente qui allait l’abriter pour la nuit. Cette dernière lui avait généreusement suggéré de partager son logis en cas de mauvais temps en échange d’un coup de main de sa part. L’Opalien avait accepté son offre, mais si le ciel restait à découvert comme c’était le cas actuellement, il dormirait à la belle étoile près du feu. En un rien de temps, la structure de la tente fut solidifiée et la toile y fut érigée et bien tendue. Les biens de la dame (visiblement une marchande d’herbes médicinales) trouvèrent rapidement leurs places à l’intérieur alors que le mercenaire de 30 ans s’assurait de manier le tout avec précautions, sous les indications de sa charmante logeuse potentielle. Dès que l’endroit fut au goût de la dame, Bel s’inclina respectueusement devant elle, puis décida de sortir pour mater un peu les environs alors que le soleil commençait déjà son inclinaison à l’horizon. Trois femmes se tenaient au centre du campement, touillant un énorme chaudron au-dessus d’un feu où bouillonnait un liquide odorant et appétissant composé de viande de lièvres, de légumes racines et de morceaux de potiron à la chaire bien orangée. Près d’elles se tenait un adolescent qui s’affairait à couper un énorme pain en plusieurs tranches visiblement destinées à tout le campement. Ces gens… vivaient vraiment en communauté. Ça avait quelque chose d’à la fois apaisant et rassurant. Ce n’était pas tous les enkievs qui vivaient en guerre perpétuelle ou qui possédaient un cœur malhonnête. Ça donnait une autre vision sur la vie en général… Bien que Bel ne pouvait s’empêcher de trouver ses hôtes un peu naïfs avec leur manque d’envie de prendre les armes pour se protéger contre de potentiels assaillants.

Passant près d’un vieil homme, le semi-elfe hocha de la tête alors qu’il remarqua que ce dernier brossait une jolie jument palomino. De ce qu’il avait compris, ce vieillard s’occupait généralement des chevaux du campement, aimant ces créatures comme personne sur terre. Il le faisait de bon cœur, sans qu’on ne lui demande nécessairement, comme si prendre soin des destriers était une autre nature pour lui. D’instinct, l’Opalien lui suggéra son aide qui fut gentiment déclinée : ça le relaxait de passer du temps à proximité des bêtes. Le rouquin esquissa un sourire en coin, puis décida d’aller s’installer près d’un autre brasier, un peu plus loin, un peu à l’écart des autres. Assis sur un amoncellement de foin, le mercenaire scruta les gens qui s’affairaient à terminer les préparatifs en vue de la soirée qui s’annonçait et en profita pour analyser leurs gestes et leurs faits. Quelque part parmi eux se trouvait sa proie : une jeune femme en fugue d’à peine une vingtaine d’années qui avait préféré quitter le confort de son foyer et la protection de son mari pour vivre sur les routes. Tamara ne se trouvait assurément pas très loin et il était curieux de savoir ce qui l’avait poussé à tout laisser tomber sans donner signe de vie. Même sa description physique n’aidait pas nécessairement à sa recherche : une jolie brunette aux cheveux longs, au teint clair, aux yeux noisette, à la silhouette gracile et au petit nez retroussé. Bref, tout ce qu’il y a de plus commun! D’autant plus qu’une apparence aussi normale pouvait être aisément falsifiée…

- Vous devez avoir faim, Ethan, pas vrai? Fit une voix féminine alors que le semi-elfe se retourna pour voir de qui il s’agissait.

L’une des femmes préparant le bouilli lui souriait gentiment, tendant un bol fumant en sa direction ponctué d’un morceau de pain croustillant. Une cuillère en bois reposait dans le bouillon délicieusement odorant et le mercenaire ne put s’empêcher de sourire en tendant ses mains gantées.

- Merci Béatrice, c’est très gentil à vous. Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, n’hésitez surtout pas à me faire signe, n’est-ce pas?

La dame aux formes généreuses se contenta de glousser, puis hocha de la tête avant de s’éloigner, le laissant seul avec son repas. Le jeune homme porta la cuillère à ses lèvres, engouffrant une bouchée du mijoté au goût exquis comme si c’était la première chose décente qu’il ait mangée en plusieurs semaines. Le goût de la citrouille était plutôt plaisant, rajoutant une note sucrée typiquement automnale. Tournant son regard doré, le guerrier scruta l’horizon, admirant les arbres colorés qui s’étalaient devant lui et la brume légère qui recouvrait le sol malgré les rayons dorés du soleil qui s’amenuisaient à l’horizon. Le spectacle naturel qui s’étalait devant lui était magnifique, il devait bien l’admettre. Rapidement, d’autres hommes s’installèrent près de lui, profitant eux aussi du repas copieux qu’avaient préparé les trois femmes. Les discussions enjouées embaumèrent l’air et les rires fusèrent par endroits. Bientôt, tous les marchands du campement se joignirent à eux, profitant du brasier pour se réchauffer pendant que les quelques enfants présents jouaient à chats tout autour d’eux. Beltram n’échangeait pas énormément avec la communauté qui l’entourait, préférant écouter les conversations et répondre aux questions qui, de toute façon, ne tardèrent pas à fuser en sa direction.

Du mouvement se fit sentir sur la gauche. De nouveaux venus approchaient : trois personnes et un môme, à voir les silhouettes qui se dessinaient dans l’obscurité grandissante des arbres. Rapidement, un homme barbu dans la quarantaine se leva, une torche à la main, et alla à la rencontre du quatuor avec un immense sourire dessiné sur ses lèvres fines.

- Bienvenue à vous, voyageurs, claironna-t-il d’un ton radieux, faisant signe (d’une façon bien peu prudente aux yeux du mercenaire) aux nouveaux venus de s’approcher. Je m’appelle Keltyr et vous vous trouvez présentement au sein de la communauté du Marchand de l’Ouest. N’ayez crainte, nous accueillons parmi nos rangs quiconque a besoin de nos services, tant que cela est fait dans le respect et l’entraide mutuelle!

Keltyr était visiblement un homme bon, sans malice et absolument naïf à voir sa façon si bienveillante d’inviter de purs inconnus parmi les siens. Toutefois, à l’image de ce qui semblait être leur pseudo chef, les autres membres de la communauté s’empressèrent d’accueillir le quatuor, leur offrant rapidement un bol de bouilli chaud et une tasse de thé à qui voulait bien boire quelque chose de chaleureux. Rapidement, les quelques enfants trottèrent vers la silhouette infantile du groupuscule, visiblement intéressé à l’inviter dans leur jeu juvénile. Toutefois, c’est le mouvement incertain du nouveau gamin qui attira l’attention de Beltram. Tiens donc… Il était plutôt costaud pour un bambin… À l’instar des individus qui l’accompagnaient… Attendez…

Le rouquin déposa son bol en terre cuite au sol, puis plissa ses yeux dorés pour essayer de mieux voir les traits des inconnus qui, de plus en plus, lui disaient quelque chose. C’est alors que leur cheftaine s’avança dans la lumière presque disparue du soleil que le jeune homme put distinguer les mèches argentées qui striaient sa chevelure d’ébène et les yeux éclatants typiques de sa race d’origine. Vayrinn! Par tous les dieux! Quelles étaient les chances qu’ils se croisent ici? Surtout compte tenu de leur dernière rencontre qui s’était déroulée plutôt drôlement : à la fois douce et amère. Malgré le capuchon couleur terre qui recouvrait sa tête rousse, la jeune femme ne sembla avoir aucune difficulté à le repérer parmi la petite foule attroupée autour du brasier. Comme à son habitude, une expression mystérieuse trônait sur ses traits volontaires, empêchant l’Opalien de lire en elle… comme toujours. Rapidement, Keltyr suivit le regard de la belle et remarqua à quel point cette dernière semblait porter un intérêt soudain pour le rouquin qui avait rejoint leurs rangs la veille.

- Lui c’est Ethan, fit-il, tout sourire. Un voyageur qui s’est joint à nous hier dans la journée. Vous vous connaissez?

Beltram se releva, puis esquissa un simple sourire en coin tout en hochant de la tête.

- C’est une longue histoire, Keltyr, mais oui, notre route s’est déjà croisée… à quelques reprises.

Puis, l’homme de 30 ans tourna son regard doré en direction de son amante qu’il n’avait pas revu depuis quoi… près de 2 ans? Faute de temps, évidemment… Et peut-être par crainte pour cet attachement immense qu’il avait porté en sa direction et qui, soudainement, le frappait à nouveau au visage comme une masse de forgeron. Bon sang… qu’elle était belle… Maintenant plus que jamais, il lui semblait.

**[Vayrinn] Tu te doutes bien que ce faux nom est là pour une raison, n’est-ce pas? Se contenta-t-il de commenter mentalement en direction de la chamanka. Je suis à la recherche d’une femme en fugue qui se trouve probablement quelque part dans ce campement et j’apprécierais qu’elle ne connaisse pas mon nom, pour éviter qu’elle ne fasse le lien avec les Loups d’Acier. Si tu le souhaites, je t’expliquerai les détails plus tard. Sinon… hum… Je suis ravi de te voir, Vay. Sincèrement. **

Les mains dans les poches, il esquissa un nouveau sourire en sa direction pendant qu’une dame s’approchait d’eux pour les inviter à se joindre à eux et, par le fait même, s’enquérir de leur présence auprès de leur humble communauté.
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Mer 16 Aoû 2017, 00:39


Cristal. Vayrinn adorait ce Royaume Côtier où l’alcool y était particulièrement goûteux. Bien qu’elle ne le considérait pas meilleure que celui des Berserks, ils savaient tout de même y faire et avaient trouvé en l’une de leur Taverne de quoi la satisfaire il y a déjà de cela plusieurs années. C’était d’ailleurs en Cristal qu’elle avait rencontré pour la toute première fois Poen, lequel c’était mêler à la baston qu’elle avait légèrement causé, alors qu’on avait cherché un peu trop à lui imposer la présence de quelques hommes. Elle avait l’impression que cette soirée étrange remontait qu’à la veille et qu’elle y retrouverait l’homme-loup, mais bien entendu elle ne se leurrait pas. Enfin, sans doute que celui qu’elle désirait le plus recroisé des deux Mercenaires restait Beltram, en vue de leurs… Raprochement plus… Enfin. Leur dernière rencontre avait été mêlé d’irritation, d’envie et sans doute d’incompréhensions, même s’ils c’étaient brièvement expliquer, elle avait eu l’impression qu’il souhaitait ne plus la revoir, ce qui étrangement lui avait fait plus de mal qu’elle ne l’aurait cru. Chose qu’elle se refusait bien entendu de partager à qui que ce soit. Elle ne lui en voulait pas pour cette distance. Cela lui avait simplement fait… Mal et c’était sa faute à elle, de s’être visiblement un peu trop laissé aller à des sentiments qu’elle aurait dû garder pour elle. Ont l’avait pourtant prévenu. Les hommes d’ici n’étaient pas comme eux... Surtout qu’il ne lui avait rien mentionné directement, bien qu’elle avait compris avec ces années à côtoyer les hommes de ce côté des Volcans, qu’ils étaient bourré de sous-entendu et de non-dits, ce qu’elle avait encore du mal, aujourd’hui à suivre. Il y avait aussi leurs occupations respectives et il fallait avouer qu’elle préférait sans doute bêtement ce leurré en se disant qu’il était probablement trop occupé pour passer en Kadrunn.

Quoi qu’il en soit, en ce qui la concernait c’était tout à fait le cas. Les dernières années avaient passé à une vitesse ahurissante entre relever le Royaume, le rendre fonctionnel tout en s’assurant d’avoir une défensive de fer. Et c’était le cas de le dire. Les remparts n’étaient pas faibles ni fait de bois. 5 ans à les construire, cela semblait énorme, mais pourtant, cela aurait pu prendre d’avantage de temps si cela n’aurait pas été de l’efficacité des Berserks. Maintenant, ils entamaient de refaire le Château, qui serait sans aucun doute plus ressemblant à une Forteresse qu’autre chose. Y vivre près de 5 ans sans y effectué aucune rénovation majeur avait aussi permis aux Berserks de privilégier une refonte digne de ce nom et selon leurs besoins sur le long terme. Une grande partie des sous-sols serait aménager en guise de garde-manger, les geôles ne s’y trouveraient pas, mais dans un bâtiment annexe. Tout l’étage serait réservé pour les Berserks et les invités qu’ils auraient sans doute éventuellement. Quant au Hall et la Salle du Trône, ceux-ci ayant déjà été aménagé à leur arriver selon leur besoin n’auraient besoin que de quelques réparations, tout comme la toiture et certains murs. L’ancien jardin de fleur était devenu un Jardin où Vayrinn faisait pousser diverses plantes, herbes pour ses divers besoins de Chamanka. Le cours intérieur servait surtout aux grandes réunions, aux fêtes ainsi qu’aux entraînements si nécessaire. Bref, il y avait encore énormément de boulot avant que la Capitale ne soit considéré comme complète, mais sans doute que d’ici un autre 5 années, le tout serait totalement fonctionnel. Cela faisait plaisir au peuple qui revenait encore et toujours, sachant que l’extension de la reconstruction prendrait encore un moment, ils étaient ravis de pouvoir être aussi bien payé. En fait, après les reconstructions, Vayrinn songeait à quelques idées afin de s’assurer de la constante fidélité de celui-ci, ce qui n’était, en fait, pas chose bien difficile. Les anciens Bérylois l’appréciaient vraiment. Après tout, elle avait redonné leurs terres et n’avait exigé que très peu en retour. Et comme elle l’avait toujours été avec les siens, elle était tout aussi avenante envers les anciens Bérylois.

Quitté Kadrunn avait été étrange pour elle. Partager entre un bien être presque suprême et celui d’incertitude typique, alors que pourtant elle savait très bien que tout ce passerait comme prévue durant son absence. Khör s’assurerait que ce soit le cas, même s’il aurait préféré être du voyage, chose qu’elle lui avait promis pour la prochaine fois. Elle remarquait alors sans le moindre doute à quel point elle c’était donner pour Kadrunn et les siens ces dernières années. Tellement, qu’elle n’arrivait pas à penser sans les inclure, inclure la Capitale, les Territoires Interdis et tout ce qui venait avec. Il y avait aussi maintenant Ekho qui grandissait et qui méritait toute son attention. Qui l’exigeait aussi, de toute façon. Bien qu’il était en âge de ne plus avoir constamment besoin de sa mère, Vayrinn considérait que de le laissé en Kadrunn n’étais pas nécessairement judicieux. Le jeune Berserker n’avait côtoyé que très peu d’humains, surtout qu’il se faisait un point d’honneur à les éviter, tout comme à ne pas communiquer dans leur langue –c’était assurément la phase du «non»-. Il avait certes joué avec quelques enfants Berserks, mais contrôlant mal sa force, ceux-ci s’en plaignait plus souvent qu’autrement. Il préférait les relations avec les adultes, qu’il semblait considéré moins conflictuelle. Il avait un fort caractère, tout comme son père… Les adultes étaient de toute façon bien plus en mesure de le gérer plutôt que les jeunes Berserk qu’il considérait ouvertement comme des Omega. Heureusement, Vayrinn savait que les choses se rééquilibreraient en grandissant. Les besoins des Berserkers n’étaient pas tout à fait identiques à ceux des Berserks et Ekho, à 3 ans, désirait déjà assoir sa position dans la hiérarchie de la Colonie. Cependant, il n’était encore qu’un enfant.

Le but de leur présence en Cristal? Ils revenaient d’Irianeth, tout simplement afin d’assister aux attributions, notamment aux adoubements de Miya ainsi que d’Auriane, les filles de Xerkh. Ils n’étaient rester que deux semaines et maintenant, ils comptais s’arrêter en Cristal afin de profité de la fleuraison d’une plante qui avait fait des miracles par le passé et puisqu’elle n’en avait que très peu, elle comptais en récolter une bonne partie et espéré avoir des graines assez fortes afin de les replanté dans son Jardin en Kadrunn. Khaos et Artek étaient du voyage et cela semblait à eux aussi leur faire le plus grand bien. Le choix de ses compagnons n’avait pas été aisé. Autant que Khör et Kobalt auraient souhaité être de la partie, autant qu’ils devaient rester en Kadrunn. Khör servant encore de model à Kobalt au niveau de la gestion, alors que Khaos… Khaos… Il c’était amélioré. Énormément. Ce voyage était une façon qu’avait eue la Chamanka de le tester discrètement. Artek quand à lui avait assurément été choisi dans le groupuscule pour sa bonne humeur. Elle ne pouvait malheureusement pas tous les prendre avec elle, encore moins tous les laissé. Elle ne regrettait bien entendu aucunement son choix et bien entendu, personne ne l’avait contesté.

La nuit commençais à s’installer et le petit groupe comptais monter un campement pour la nuit lorsqu’une odeur parvint à leurs sens. Instantannément, Vayrinn aggripa la main d’Ekho qui bien entendu, poussé par sa gourmandise et sa faim toujours présente, avait déjà entamé de jouer les curieux. Soucieux d’éviter de croiser quelconque voyageurs par mesure de précaution, c’est un parfum bien particulier que la jeune Chamanka distingua à travers ce mélange d’odeur que leur apportait le vent. Évidemment, il n’y avait pas d’erreur et elle le savait. Son cœur s’emballa et ses pas la menèrent vers le campement du groupe. Bien entendu, elle n’eut la chance que de faire quelques pas qu’aussitôt Khaos s’interposa. Ni lui ni Artek ne savait pour l’heure pourquoi ce changement soudain d’idée venant de sa part.

- Sel spuoL reicA’d ( Les Loups d’Acier.)

Avait-elle tout simplement laisse glisser, tout en soutenant le regard de l’ancien Beta, qui avait réussis à ne pas broncher, ni afficher une expression hostile, mais pourtant, elle pouvait ressentir la tension qui venait d’augmenté en lui. Vayrinn ne pouvait pas deviner que ce n’étais pas le groupuscule respectif du Mercenaire. Tout ce qu’elle avait capté était son odeur ainsi que sa présence parmi un groupe. Cela lui semblait pourtant logique en soit. Alors elle avança, non sans étrangement ressentir une certaine pointe… D’insécurité. Elle? Insécure?! Et puis quoi encore… Faisait-elle la bonne chose? Devait-elle plutôt passé son chemin et le laissé… Aller? Au moins, Khaos ne renchérit pas et se contenta de la rattraper, tout comme Artek. Sortant du couvert de la forêt et de la pénombre des arbres mêler à celle de l’obscurité grandissante due à l’Astre qui s’écrasait doucement dans la mer, elle réalisa rapidement qu’il ne s’agissait pas des compagnons habituels de Beltram en avisant les caravanes et les installations, tout comme les personnes qui s’y trouvaient bien entendu.

Gardant intérieurement sa surprise et sachant qu’ils avaient été repérés, elle continua ses pas vers ce qui semblait plutôt être des marchands de routes, faisant discrètement signe au duo Berserk de se détendre, alors qu’ils avaient chacun respectivement poser une main sur leurs armes, réalisant eux aussi qu’il ne s’agissait effectivement pas des Loups d’Acier. Rapidement, un homme se leva et tendit une torche en leur direction afin de visiblement mieux voir leurs traits. Les sourcils froncés, sont regard s’illumina finalement, leur faisant signe d’approcher alors qu’il les accueillait sans la moindre méfiance tout en présentant son propre groupe. Bon. Ils avaient un bambin avec eux, ce qui aidait sans doute leur cause, parce-qu’avec la tranche ne serait-ce que de Khaos… Heureusement, Vayrinn avait un visage bien plus sympathique, du moins, lorsqu’elle le désirait. Elle afficha alors un sourire, ne pouvant s’empêcher de laissé son regard tenté de parcourir le groupe, mais son enquête visuelle fut interrompue par un accueil chaleureux de quelques personnes qui vinrent à leur rencontre, notamment quelques enfants qui s’empressèrent de vouloir jouer avec Ekho, qui se contenta, cette fois, de reculer pour buter son dos contre les jambes de sa mère et laissant échapper un bref grognement qui les firent sursauté, puis rigoler.

-Merci de votre accueil chaleureux, Keltyr. Elle afficha toutefois toujours un doux sourire, tout aussi chaleureux que leur acceuil. Je me nomme Vayrinn et voici mon fils Ekho, puis mes compagnons de route Artek et Khaos. Nous ne cherchions sincèrement qu’un endroit où nous reposer pour la nuit et…

«Ah! Mais bien sûr! Venez, nous avons assez de nourriture pour tout le monde. Dites donc, vous en trainé des choses. D’où venez-vous comme ça? Nous avons de la bouilli et du thé, si vous le désirez. Votre fils semble affamé.»

Alors qu’il parlait tout en les dirigeants un peu plus près du feu, Vayrinn avait finalement repéré le but de sa présence, ou de sa sortie de l’ombre: Beltram. Son regard ne pris pas de temps à s’illuminer visiblement de surprise en la reconnaissant. Que faisait-il ici? Pourquoi était-il accoutré différemment? Son regard avait rapidement fait le tour des hommes et des femmes présents. Personne ne semblait armé, pas même lui. Que foutait-il parmi des Marchands? Enfin… Elle avait soudainement un doute. Il devait sans doute être en mission… Encore et malgré tous les efforts, cela fit réapparaître ce goût amer et lointain. Elle n’aurait jamais dû venir. Elle aurait dû écouter son instinct et non… Autre chose. Elle n’était aucunement désireuse de foirer une seconde fois les plans du Mercenaire. Baissant le regard sur un Ekho qui se retrouvait déjà à engloutir un bol de bouilli sortie d’elle-ne-savait-où, son regard se releva vers l’homme qui les avaient accueilli alors qu’il avait visiblement remarquer l’intérêt porté vers Ethan qui était visiblement un voyageur. Lui demandant s’ils se connaissaient, elle se contenta d’afficher un bref sourire et de faire mine d’observé le contenu du thé qu’on venait de lui tendre, espérant ainsi laisser un certain délai… Pour ne rien foutre en l’air… Profitant de cela afin d’aviser ses compagnons, tout comme Ekho, de se faire discret concernant l’identité de son… ami-amant, peu importe.

Le bellâtre se leva plutôt prestement, attirant de nouveau le regard de la Cheftaine sur lui et ne put s’empêcher malgré tout d’afficher un bref sourire en apercevant le sien. Celui-ci répondit comme elle l’espérait à la question. Ne cachant pas réellement la vérité, bien qu’il semblait toutefois ce faire discret et pour cause. Elle se contenta alors d’acquiescer tandis qu’une dame lui faisait une place près du feu. Rapidement, les enfants qui tournoyaient autour de son fils semblèrent aussi porter une attention particulière aux breloques dans ses cheveux. Ébouriffant la chevelure de l’un deux, elle jeta un coup d’œil oblique à Beltram, recevant un message télépathique de sa part qui lui expliquait bien entendu la réelle raison de sa présence parmi ce groupe de personne. Une jeune femme en fugue? À voir les têtes ici, elle n’était sans aucun doute plus une enfant. Si elle fuyait quelqu’un ou quelque chose, pourquoi la ramener? Comme s’il aurait compris ses questionnements qui somme toutes ne la concernait pas, Beltram lui promis de lui expliquer plus en profondeur la situation plus tard si elle le désirait. Il lui précisa ensuite qu’il était ravi de la voir, ce qui lui faisait étrange malgré tout. Les mots… Encore des mots. Pourtant, elle ne pouvait lui exiger plus grande démonstration non plus. C’était seulement difficile pour la nature de ce qu’elle était, qui déjà à la base la rendait plus tactile. Une accolade… Un baiser…

-Oh, ils vont chasser. Nous ne voulons pas abuser outre mesure de votre hospitalité déjà bien grande. Nous pourrons vous partager le butin en guise de remerciement, si vous nous le permettez bien entendu.

C’était-elle contenté de répondre à la dame qui la questionnait à savoir pourquoi ses compagnons avaient quitté. Évidemment, reculer maintenant serait étrange. Elle avait jeté un bref regard vers les silhouettes d’Artek et Khaos qui disparurent bien rapidement dans la forêt de Cristal. Avec l’appétit qu’ils avaient, la bouilli bien que bienvenu, ne serait assurément pas suffisante et vidé leurs réserve n’étais pas non plus acceptable. Elle baissa légèrement la tête vers son fils qui au moins, pour l’heure se tenait tranquille, trop occupé à se remplir la panse sous les gloussements d’une jeune femme qui l’observait. Pourquoi était-elle tenaillée entre l’envie de lui en vouloir pour toutes sortes de raisons qu’elle savait bêtes –oui, elle le savait!- et sans doute futiles et celle d’être sincèrement heureuse? Peut-être parce-qu’elle devait malgré elle jouer un jeu alors que l’envie de se rapprocher de lui était déjà fort bien présente? De l’embrasser, de glisser son nez contre sa nuque afin de profiter de son odeur, de sa chaleur qui lui avait réellement beaucoup manqué… Chose qu’elle réalisait d’avantage en le voyant là, tout près et étrangement inaccessible.

**N’ai crainte, ton nom véritable ne leur sera pas dévoilée…** Elle risqua un œil en sa direction, ne pouvant visiblement plus s’en détacher et fut satisfaite en son for intérieur que le Mercenaire semblait dans la même situation. **Je suis aussi ravie…**

Finit-elle par laisser sortir de son esprit. Cela n’avait pas été difficile en soit, simplement… Étrange à prononcer avec pourtant autant de retenue physique. Elle lui offrit cependant un sourire en coin, sincère, simplement quelques peu incertain devant la situation, peu désireuse d’être maladroite. On lui demanda alors pourquoi ils étaient armé. Elle tourna donc la tête vers Keltyr d’un air un peu surprise, comme si la question n’avait aucun sens pour elle, ce qui était un peu le cas. Il lui redemanda aussi au passage d’où ils venaient, comme ça.

-Irianeth. Quelques regards se tournèrent vers eux, un peu curieux. Nous voulions assister aux examens des élèves et aux attributions. Quand à nos armes et bien elles sont là parce-qu’un groupuscule aussi petit que le nôtre est une proie facile sur certains chemin plus risquer que nous empruntons et que nous ne pouvons-nous permettre de nous laisser dépouillée de nos effets.

Elle avait jeter un bref coup d’œil vers Beltram à ses explications. Le début de sa réponse sembla satisfaire le groupe qui visiblement l’écoutais avec grand intérêt, porté par la curiosité et l’intérêt, assurément. La suite semblait évoquer une certaine forme d’incompréhension qu’elle saisit tout de suite puisqu’ils ne disposaient d’aucune arme en ce qui les concernait. Bien qu’elle ait du mal à comprendre cette imprudence, elle se contenta de glousser, ce qui au moins eut l’effet de rendre l’information plus légère, certain semblant vouloir comprendre. Qu’aurait-elle dû dire d’autre? Leurs armes étaient apparente et étant eux-mêmes des voyageurs, ils pouvaient assurément comprendre l’importance des effets personnels, surtout qu’ils étaient très peu nombreux comparé à leur groupe qui à la limite, pouvait décourager les brigands de bas étages. Une jeune femme lui demanda avec un peu trop d’enthousiasme si elle savait réellement se servir de ses haches et que signifiait le dessins sur le bouclier à son dos qu’elle venait de déposer sur le sol près d’elle, alors qu’Ekho préféra se réfugier dans ses bras plutôt que de jouer avec les autres enfant pour l’heure.

-Bien sûr, elles seraient bien encombrantes inutilement à ma taille le cas contraire. Quand à ce signe, c’est un symbole magique très ancien en guise de protection.

Elle évita de préciser qu’il signifiait aussi une certaine invisibilité au combat et inspirait la peur chez ses ennemis, ne voulant pas trop assumé parmi ces personnes visiblement très pacifistes qu’elle était une guerrière redoutable, tout comme les deux Berserks l’accompagnant. Elle pris une gorgée du thé qu’on lui avait offert et s’empressa de complimenté la personne –qu’elle ne savait pas qui- sur le goût savoureux de celui-ci. Dépôsant la tasse sur le sol à ses côtés en tenant Ekho de son autre main –qui de toute façon s’accrochais solidement à elle-, Vayrinn remarqua les bottes de Beltram qui c’étais approcher. La dame âgé qui se trouvait à ses côtés s’empressa aussitôt de se lever afin de lui faire place, non sans un petit sourire en coin, leurs demandant comment ils c’étaient rencontrer. Cette fois, la Chamanka répondit à la question alors qu’elle observait Beltram qui prenait place à ses côtés.

-Nous nous sommes croisé à chaque fois un peu poussé par le hasard, un peu comme aujourd’hui, visiblement.

Hasard, oui et non. Elle avait senti son odeur et l’avait suivi. Son regard plongea dans celui doré du Mercenaire et la vieille Dame gloussa.

«Il n’y a jamais de hasard, les enfants!»

Fit-elle tout en retournant vers le feu afin de se servir une portion de bouilli, elle aussi. La Chamanka quitta les prunelles du Bellâtre surtout de peur de glisser malencontreusement et que ses lèvres touchent les siennes avant même qu’elle ne réalise son geste… Quant au hasard, elle y croyait plus ou moins. Les siens croyant beaucoup aux prophéties et ayant elle-même une prédisposition à la précognition, elle savait que beaucoup de choses étaient tracer d’avance et que les changer étaient ardues. Un léger craquement que seul elle et Ekho étaient en mesure d’entendre résonna des bois. Voilà que déjà ses compagnons s’approchaient avec leur butin: Un jeune Cerf mâle. Alors qu’ils apparurent à vue et apercevant Khaos et sa tension bien que plus atténué, toujours présente envers le Mercenaire, elle porta instinctivement son regard vers celui-ci tandis qu’Ekho bondissait avec entrain pour les rejoindre tout comme deux autres enfants curieux qu’il semblait soudainement mieux accepté –il avait mangé ♥-.

-Avoue, il ta manqué plus que moi…

Le taquina-t-elle tout bas, s’empressant de prendre une gorgée de son thé afin de masqué un tantinet son sourire taquin et d’appuyer sa main sur la buche où ils se trouvaient afin de prendre une position plus décontracte. Artek se dirigea vers eux un large sourire aux lèvres tout en laissant planter Khaos avec l’éviscération et la marmaille qui grouillait autour de lui. Arriver à leur auteur, il offrit une bonne tape dans le dos du Mercenaire et se pencha entre les deux tourtereaux qu’il soutenaient par les épaules.

«Je peux faire diversion si vous avoir envie d’aller… Discuté plus niol.»

Avait-il murmuré tout en leur offrant un clin d’œil tout sauf discret. Bien trop amuser par la scène qu’ils offraient sans doute à l’insu des étrangers. Puis, voyant la Cheftaine rouler les yeux en l’air, il se contenta de glousser et d’aller cueillir un gobelet qu’une jeune femme lui tendait un peu timidement, les laissant de nouveau près du feu. Bien entendu, Vayrinn leur avait déjà partager les informations de Beltram concernant sa mission et puis que la discrétion sur son nom et sa fonction avait été évoquer, celle sur leur relation était encore une fois bien floue et visiblement, toujours aussi amusante pour les autres Berserks… Enfin Artek, puisque Khaos n’entendait sans doute pas à rire, bien qu’il avait une bien meilleure attitude que la dernière fois. Songeant à cela tandis qu'elle détaillait les personnes présentes qui avaient leurs regards rivé sur ses compagnons, son regard alla vers sa main appuyer alors qu’un contact agréable se fit sentir sur celle-ci tandis que Beltram y avait déposé la sienne. À peine avait-elle relevé la tête afin de chercher quelconque réponse dans ses prunelles dorées, qu’elle brisa la distance qui les séparait afin de déposer ses lèvres sur celles du Mercenaires, comme si elle craignait l'espace d'un instant de ne plus en ravoir l'occasion avant encore longtemps... Exprimant ainsi, sans aucun doute et malgré elle, à quel point il lui avait manqué. Ravie. Ce n'était pas assez. C'était doux, accidentel… Peut-être un peu désolée. Elle savait qu'il ne voulait pas de ça en mission, mais... Elle détacha ses lèvres de lui, jetant un regard discret aux environs alors que les têtes étaient toujours tourner vers les coupes de Khaos sur l'animal, puis haussa simplement les épaules, terminant sa ronde visuelle dans les flammes.
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Mer 13 Sep 2017, 11:21
Une expression curieuse ceignit les traits du rouquin alors qu’il vit Artek et Khaos (joie, bonheur et allégresse…) s’éloigner aux pas de course en direction de la forêt environnante. Visiblement, il n’était pas le seul à se questionner à leur sujet, puisque Vayrinn se sentit dans l’obligation de justifier, auprès d’une dame, leur acte pour le moins curieux. Oh! Ils partaient chasser pour éviter de vider les réserves de ces marchands ambulants. Il était vrai que les Berserks bouffaient autant de nourriture qu’un ours après une longue période d’hivernation… Alors ce comportement lui semblait maintenant tout à fait normal. Ce n’était pas non plus une grande surprise que d’entendre la cheftaine proposer un partage du butin final, puisque cela semblait être une sorte de coutume, chez son peuple, de festoyer avec leurs convives lorsque la situation l’exigeait (comme maintenant, par exemple).

Instinctivement, Beltram baissa le regard vers Ekho, qui avalait sa bouillie avec un appétit d’ogre, et ne put s’empêcher d’esquisser un bref sourire en coin. Bon sang, il avait grandi ce môme! Les enfants poussaient à une vitesse hallucinante et cela lui rappela – tel un coup de fouet – à quel point lui-même ne rajeunissait pas au fil du temps. Bien sûr, il possédait des gènes elfiques, mais quand même! L’Opalien releva la tête vers la chamanka, puis la gratifia d’un nouveau sourire alors que le doré de ses prunelles rencontrait l’orangé brûlant de celles de la guerrière. Elle était… trop belle. Cette dernière s’empressa de répondre à son message télépathique d’un peu plus tôt, précisant qu’il n’avait rien à craindre vis-à-vis de la divulgation de sa véritable identité. Le rouquin détourna ensuite le regard un instant en direction du feu, un sourire encore plus grand sur les lèvres, alors que la guerrière avait ajouté être également ravie de le voir. Pourquoi est-ce qu’il se sentait léger, tout à coup? Peut-être parce qu’il était foutrement content de voir qu’elle ne lui en voulait plus pour leur dernière rencontre amère!

La voix de Keltyr fusa par-dessus l’assemblée, brisant cette petite bulle de complicité qui tentait fébrilement de se créer autour des deux amants. Ce dernier, un air inquisiteur au visage, questionna Vay sur le but de son port d’armes actuel. Voilà qui était franchement une étrange interrogation! Dans quel monde vivaient-ils? Dans tous les cas, Bel garda le silence, laissant la chamanka répondre par elle-même. Elle n’avait pas besoin de son intervention, étant plus qu’apte à défendre son point comme une grande fille. Ainsi, elle expliqua qu’elle et les siens se rendaient sur le territoire d’Irianeth afin d’assister aux attributions des chevaliers en devenir et qu’il était fort imprudent – pour un si petit groupe – de se balader sans la moindre protection. Bel comprenait tout à fait son point de vue et se contenta de hocher de la tête à ses propos. En fait, il avait surtout du mal à saisir le point de vue des membres de l’agglomération de marchands concernant leur position face au port d’armes. Mais bon, qui était-il pour leur dicter leur façon de se conduire? Toujours empreinte de curiosité, l’assemblée continua de scruter Vayrinn de fond en comble et une jeune femme la questionna – avec un brin trop d’enthousiasme – sur le maniement de ses haches et sur le sigle qui ornait le bouclier qu’elle venait de déposer à ses pieds. Maintenant qu’elle avait les mains libres, son rejeton s’empressa de requérir la chaleur de ses bras, toujours intimidé par la foule qui l’entourait. La réponse que leur servit la belle était sommaire, mais sembla néanmoins satisfaire l’attroupement général.

Vay s’éloigna avec son fils et ses effets, puis alla s’installer près du feu, acceptant d’emblée une tasse de thé qu’on lui offrait. Alors qu’elle complimentait le responsable de cette boisson chaude, l’Opalien décida de la rejoindre, poussé par une envie évidente de se rapprocher d’elle encore un peu plus. En fait… il était attiré à elle comme un morceau de métal à un aimant. Il ne pouvait nier qu’il ressentait le besoin de la savoir à ses côtés, ça l’obsédait presque, soudainement. C’est qu’elle lui avait réellement manqué, il devait l’admettre! Une dame eut la gentillesse de lui céder sa place et, alors qu’il voulut protester, cette dernière décida de s’éloigner tout bonnement, histoire de le forcer à accepter son siège. Le jeune homme glissa une main sur sa nuque, un peu embarrassé, puis s’installa aux côtés de la femme ours, collant sa jambe gauche contre celle de droite de Vay (volontairement, peut-être?). Évidemment, leur lien évident suscita l’intérêt général et rapidement, on les interrogea. La guerrière décida de prendre les devants, expliquant sommairement ce qui, somme toute, était véridique. Combien de fois s’étaient-ils croisés, comme maintenant, aléatoirement? La vieille dame qui avait cédé sa place gloussa et déclara à la volée que le hasard n’existait pas, ce qui semblait amuser la petite foule.

Un nouveau sourire trônait maintenant sur les lèvres du semi-elfe qui avait tourné instinctivement la tête vers sa compagne. Leur regard s’était rencontré et le contact dura quelques instants, avant que Vay ne détourne les yeux vers les flammes. Était-ce lui où il venait de sentir une forme d’envie émaner de la chamanka? Elle semblait avoir reluqué ses lèvres un instant, signe évident d’une forme d’attirance qui subsistait toujours de son côté. Voilà qui était rassurant en soi! Ainsi, il n’était pas le seul à ressentir que cette chimie persistait toujours entre eux. Pouvait-il lui en vouloir? Il possédait un charme indéniable, après tout (et savait pertinemment qu’il aurait reçu une claque derrière la tête pour avoir même songé à ces propos)! Le mercenaire ouvrit la bouche pour émettre un commentaire, mais fut interrompu par l’attitude changeante de la cheftaine et de son rejeton. Tous deux se retournèrent et furent rapidement imités par le mercenaire roux.

Artek et Khaos firent leur apparition, tenant un jeune cerf abattu entre leurs bras. Si Ekho fut ravi de les voir – s’empressant d’aller à leur rencontre avec deux autres mômes – Bel, pour sa part, dû retenir une moue boudeuse. À voir la tronche de l’ancien bêta, il se doutait bien que ce dernier n’était pas des plus ravis de le revoir. Eh bien, qu’à cela ne tienne, c’était réciproque! Un commentaire fut soufflé à son oreille, trahissant toute l’hilarité de la personne qui en était l’auteure. Le chef des Loups d’Acier balança un regard en coin en direction de Vayrinn et ne put s’empêcher de glousser alors qu’elle tentait visiblement de masquer son hilarité derrière sa tasse de thé.

- Je rêve à lui jour et nuit, tu ne le savais pas? Rétorqua-t-il tout bas, visiblement amusé, à son tour. Avoue que ça te rends jalouse…

Il ne put continuer sur sa lancée, car une claque fulgurante le heurta en plein dos, le faisant toussoter sous l’impact. Un Artek malicieux fit son apparition, entourant les deux jeunes gens de ses bras d’un air presque complice. Ah l’idiot! Comme il pouvait être à la fois lourd et tellement divertissant à la fois!

- Merci de la proposition, Artek, je la prends en considération! Rétorqua-t-il en arborant un sourire en coin et en notant le mouvement oculaire esquissé par la belle guerrière.

Le Berserk leur adressa un clin d’œil tout sauf subtil, puis s’éloigna aussi rapidement qu’il était venu. Notant la présence de la main de Vay qui reposait sur le bois où elle siégeait, le semi-elfe ne put s’empêcher de glisser ses doigts parmi les siennes, dans un simple geste affectueux. Visiblement, la guerrière ne fut aucunement insensible à ce petit contact : elle s’empressa de rompre la distance qui les séparait et vint poser ses lèvres sur celles de l’Opalien. Bien qu’il fut surpris l’espace de quelques micros secondes, Bel ne se fit pas prier pour répondre à cette embrassade, démontant aussi à quel point la Berserk lui avait manqué. Le semi-elfe voulut glisser sa main libre sur la nuque de la belle, mais cette dernière rompit le contact juste avant, ramenant son attention vers les flammes. Elle se rappelait peut-être sa « politique » de travail? Erh… Elle avait raison… Mais ça faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas vu, qu’il n’avait aucunement envie de s’encombrer de ses beaux principes pour une fois. Et puis… il était clairement sous-payé en ce moment et il agissait presque uniquement par bonté d’âme pour son demandeur. Dans une brève œillade, le rouquin nota par-dessus son épaule que les autres berserks étaient toujours terriblement occupés, ce qui était une chance, d’ailleurs.

Il avait envie de lâcher prise. De profiter de la présence de Vay dans la mesure du possible. Après tout, allaient-ils encore – par la suite – être séparés si longtemps? Et puis, il devait bien l’admettre, pendant tout ce temps à ne pas avoir de contact, il avait un peu cru qu’elle lui en voulait réellement. Et lui-même avait un peu tenté de garder ses distances, sous les recommandations d’Ana qui n’étaient pas tout à fait erronées. Ils étaient réellement très différents, tous les deux… Pour ne pas dire qu’ils étaient presque diamétralement opposés. Et pourtant, il lui semblait maintenant que cette envie d’éloignement n’était rien d’autre qu’une futilité. Il avait ENVIE de ressentir sa présence à ses côtés. Il le réalisait maintenant qu’elle se tenait tout près… Sans plus de préambule, Bel glissa une main sur la nuque de Vay et profita du fait qu’elle tournait la tête vers lui pour emprisonner ses lèvres sur les siennes à nouveau. Cette fois, le baiser semblait davantage calculé, moins pris à la volée. L’embrassade dura un petit moment avant que le rouquin ne se détache enfin de la belle cheftaine, avant qu’ils n’attirent trop l’attention de par leur familiarité évidente.

Agrippant un bâton, le semi-elfe se détourna et touilla les braises du feu, un sourire trônant toujours sur ses lèvres. Il se sentait idiot à ne pas pouvoir contenir ses émotions avec plus d’aisance, mais que pouvait-il faire de plus? Pendant un bref instant, il l’observa du coin de l’œil, puis déposa son bâton près de lui avant d’opter pour une position un peu plus nonchalante.

- Est-ce que je peux supposer que nous sommes revenus à de meilleurs sentiments que la dernière fois? La questionna-t-il en observant ses réactions. Enfin, ça fait un moment qu’on ne s’est pas croisé et je suis persuadé que tu devais être aussi occupée que moi, sinon plus. Mais j’ai eu un peu l’impression que notre dernière rencontre t’avait laissé un goût amer à travers la gorge … Continua-t-il, calmement, plus sérieusement cette fois. Je… j’ai été idiot, Vay. Je te demande pardon.

Puis, il poussa un soupir et se passa une main dans ses cheveux roux, abaissant son capuchon par le fait même. Sa paume termina son parcours sur sa nuque, lui donnant des airs un peu… malaisé. Il avait été jaloux de Xerkh, ni plus, ni moins, il le savait pertinemment. Avait-il trop d’orgueil pour l’admettre? Oui… En temps normal. Mais dès le moment où ses yeux dorés s’étaient posés sur la silhouette athlétique de la chamanka, l’Opalien avait ressenti un énorme coup au niveau de sa poitrine, caractérisé par une joie immense de la revoir et par une excitation qu’il ne se connaissait pas. Il avait beau se leurrer : elle ne le laissait en rien indifférent. Bien au contraire.

- Je… J’ai mal réagi à la venue de Xerkh, admit-il à demi-mot, évitant maintenant de regarder les traits de Vayrinn. Je ne sais pas comment le dire autrement. Il est arrivé, attirant l’attention de tout le monde – la tienne, par-dessus le marché – et a pris toute la place. Bon après, ce n’est pas un secret pour personne je crois, nos tempéraments n’ont pas été des plus compatibles. Je sais qu’il est le père de ton fils, qu’il est terriblement important pour toi et ton peuple, j’en suis totalement conscient. Ça été… plus fort que moi. Un léger silence plana, Beltram se demandant s’il devait réellement être franc jusqu’au bout, visiblement bercé par son orgueil démesuré. Mouais. J’ai été un peu jaloux…

Voilà. Les derniers mots prononcés furent davantage marmonnés que réellement articulés, mais assurément, Vayrinn avait bien entendu. De toute façon, peu de propos passaient inaperçus à son oreille vigilante.

Du coin de l’œil, il avisa la réaction de la cheftaine et fit une légère moue boudeuse. S’amusait-elle un brin à ses dépens? Avant qu’ils ne puissent émettre le moindre commentaire supplémentaire, un Artek tout joyeux bondit près d’eux, traînant des morceaux de viande sur ses piques qu’il envoya à griller avec beaucoup trop d’enthousiasme. Les Berserks devaient être littéralement affamés… ce qui n’était pas trop surprenant en soit! Bel esquissa un sourire en coin en constatant la bonne humeur contagieuse du guerrier de Vayrinn, puis jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour aviser la présence de Khaos, plus loin, qui l’observait également. Si les hostilités étaient toujours perceptibles venant de ce dernier, le mercenaire devait admettre que l’intensité qui en découlait avait considérablement baissé d’un cran. Au moins.

- Il a l’air de meilleure humeur que la dernière fois où nous nous sommes vus, commenta le rouquin à l’intention de la belle cheftaine. Qu’est-ce que tu lui as fait?

Artek, qui avait tout entendu, éclata de rire, déclarant à la volée qu’en fait, Khaos était au meilleur de sa forme, moralement parlant. Ça, c’était sa gueule des bons jours! Une blague ou la réalité? Il n’en savait trop rien, mais le commentaire soutira un gloussement clairement amusé de la part du Loup d’Acier. Mise à part Khör, Artek était de loin l’homme de main de la chamanka qu’il préférait, ne serait-ce que par sa légèreté et son côté bon enfant. D’ailleurs, ce dernier – qui venait de s’asseoir en tailleur au sol, devant eux – s’empressa de lui demander pourquoi il était seul alors que, d’ordinaire, on le retrouvait en compagnie de quelques-uns de ses guerriers. Question perspicace, il devait l’admettre!

- Ouais, je suis venu seul. Les affaires roulent bien depuis un petit moment et j’ai préféré attribuer d’autres missions à mes hommes. Et puis… pour être honnête, je peux faire le travail seul sans difficulté, fit-il, tout bonnement. J’aurais pu mettre Ana ou même Treize, seule, sur ce coup. Mais j’avais besoin de leurs compétences ailleurs. Honnêtement, cette mission ne paie que très peu et c’est un peu par bonté d’âme que j’ai accepté de m’y coller. Puis, il baissa le ton, jetant un regard autour d’eux pour s’assurer que, à part les Berserks, il n’y avait aucune oreille indiscrète attribuée à leur conversation. Mon demandeur est un bourgeois… dont les moyens sont plutôt limités. Sa femme a disparu, ayant probablement fui pour une raison qui lui est inconnue. Elle aurait quitté sa famille, ses copines et son mari sans donner signe de vie à personne. Selon mes recherches, elle se serait acoquinée à ce groupe. Je connais son véritable nom, mais je me doute bien qu’elle doit utiliser un sobriquet, pour éviter de se faire prendre.

Une silhouette s’approcha sur la gauche de la chamanka et un petit garçon avec un sourire élargi vint prendre place sur ses genoux. Le mercenaire esquissa un sourire en direction du petit Ekho, puis continua son récit.

- Le bourgeois a l’air d’un type bien. Je n’ai pas eu de mauvais pressentiment à son égard. Bien que pas mal plus vieux que sa femme – au moins 10 ans, je dirais – il a l’air de très bien la traiter. Bon après, il n’a pas la gueule la plus attrayante qui soit… Mais il s’assurait d’être aux petits soins avec elle. Donc le problème vient peut-être du côté de Tamara, qui sait. Dans tous les cas, mon but est simplement de la convaincre de revenir auprès de son époux, de gré ou de force. Le hic, c’est que je ne peux pas divulguer mes intentions ou ma position, puisqu’elle risque d’avoir la trouille et de foutre le camp en catimini. Et niveau description physique… elle est tout ce qu’il y a de plus banal : une brunette, aux yeux noisettes, de taille moyenne… ni trop grosse, ni trop petite, dans la mi-vingtaine. Aucun signe particulier… Bref, ce pourrait être presque n’importe quelle femme dans ce foutu campement.

Les Berserks l’entourant l’écoutaient visiblement avec attention et Artek se tortilla pour agripper un morceau de viande fumant, en tendit un morceau à Ekho avant de faire de même avec Vayrinn et Beltram. Ce dernier accepta d’emblée le casse-croûte partagé et croqua dans le morceau de viande rôti, mais tout de même saignant et juteux.

- Bref, je suis arrivé hier et je pense en avoir pour quelques jours, le temps d’attirer la confiance de ces bohèmes et de débusquer cette fille. Le genre de petit casse-tête pas trop embêtant, mais qui prend du temps à résoudre. Au moins, ces gens ne me feront pas la vie dure! Ils m’ont tout de suite accueilli, tout comme vous, d’ailleurs. C’est naïf de leur part, mais… ça fait changement des emmerdes habituelles.

Le guerrier roux esquissa un sourire amusé, puis poussa doucement et amicalement Vayrinn de l’épaule.

- Vous repartez demain, je suppose? Comme vous venez d’Irianeth, j’imagine que le besoin de retourner en Kadrunn doit se faire ressentir. Comment ça se passe, les fortifications et réparations? Puis, il tourna la tête vers Ekho qui le scrutait avec ses grands yeux curieux. Dis donc, bonhomme! Tu as grandi! Le temps passe beaucoup trop vite. Alors, tu as aimé assister aux attributions?
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Jeu 28 Sep 2017, 15:14


Elle regrettait sincèrement de le rencontrer encore alors qu’il était en mission. D’un autre côté, elle savait aussi s’en satisfaire et la pointe de bonheur qu’elle y ressentait était sans le moindre doute la seule chose qui l’empêchait de sombrer dans une espèce de déprime qu’elle ne se connaissait pas… Ou qu’elle avait finir par chassé depuis leur dernière rencontre un peu tendue. Beltram évoquait tant de questions en elle, des questions qui lui était impossible à répondre non pas parce-qu’elle n’avait pas la capacité d’en avoir les réponses, mais surtout parce-qu’elle ne comprenait pas ces dites réponses. Ce qui faisait une énorme différence en soit. Elle ne connaissait pas encore suffisamment les hommes de ce côté des volcans et dans tous les cas, on lui avait mentionné de s’en méfier, mais Beltram? Elle avait franchement du mal lorsqu’elle croisait ses prunelles dorées où elle pouvait y lire pourtant tant de contradictions. De toute façon, s’il avait été un homme mauvais, elle n’aurait pas eu de mal à le remarquer, mais cela aurait sans aucun doute rendu les choses plus aisées, pour elle afin de se crée un mur impénétrable, mais la vérité était toute autre.

Vayrinn délaissa sa contemplation des flammes, peut-être un peu trop songeuse soudainement pour rapporter son regard orangé sur le rouquin, comme si elle espérait y trouver une réponse soudaine. Celui-ci tendit la main en sa direction, la portant à sa nuque et l’attirant ainsi à lui afin de scellé ses lèvres aux siennes. Si sur le coup elle se sentie étrangement, un peu prise au dépourvue, elle s’abandonna bien à cette étreinte agréable et délicieuse… Qui ne dura pas suffisamment à son goût en vue du si long moment qu’ils furent séparé tandis que cette fois, tout comme elle l’avait plus tôt entamé, ce fut le Mercenaire qui y mit fin. Un sourire trônant au coin de ses lèvres.

Elle se sentait un peu égarée. Si elle, elle avait glissé vers lui, lui, qu’elle était son excuse? Elle se contenta pourtant d’afficher un bref sourire en coin, légèrement malicieux. Il jouait avec le feu, ou quoi? Enfin, ce n’étais pas bien loin de la vérité, peu importe la façon puisque de toute façon, il tâtait les braises devant eux avec l’aide d’un bâton. La Chamanka laissa son regard parcourir les visages environnant. Ce qu’elle souhaitait qu’ils soient seuls, en cet instant précis… Elle laissa échapper un bref soupir et pris quelques gorgées de son thé qui était déjà tiède, pour se surprendre à le terminé d’une traite. Elle déposa donc la tasse non loin d’elle à ses pieds et se tourna vers le Loup d’Acier tandis qu’il venait de prendre la parole. Ces propos la surprenaient un peu à vrai dire, Il lui demandait s’ils en étaient revenus à de meilleurs sentiments que lors de leur dernière rencontre et pour elle, c’était déjà évident. Elle ne put bien entendu pas s’empêcher de repasser le tout dans son esprit, comme elle le faisait plus souvent qu’elle voulait bien l’admettre.

C’est agissement l’avaient blessée et elle ne pouvait pas le nié. Elle posa son regard sur Ekho quelques secondes, parce-qu’elle n’avait pas nécessairement envie tout compte fais de supporté celui du Mercenaire, mais elle rapporta ses prunelles orangées, un peu curieuses sur lui tandis qu’il mentionnait qu’il avait été idiot et fuyait à son tour le regard de la Cheftaine, lui demandant pardon. Quant à la suite, cela ne l’étonnais qu’à moitié. Il n’avait pas besoin de lui faire remarquer qu’il avait mal réagis à l’arrivé de Xerkh, mais comme il le disait, le Berserker prenait une place importante dans sa vie et dans celle de la Colonie. Il était l’Alpha et c’était ainsi. Beltram avait assurément du mal à comprendre tout ça, mais elle était bien heureuse qu’il tente visiblement de faire un grand effort, démontrant qu’il avait sans doute depuis le temps fait une certaine introspection et que cela avait permis aussi de laissé la poussière retombé. Mais sincèrement, elle avait suffisamment enduré avec Khaos… Elle ne s’en était point sentie la force de le faire avec Beltram aussi, malgré toute… L’affection qu’elle lui portait. Avec la prise de Kadrunn, la grossesse, l’accouchement, puis ce foutu petit voyage imprévu… Elle avait eu besoin du Berserker et avait aussi peut-être été plus expéditive qu’à l’accoutumé avec le Chef des Loups d’Acier, mais le fait était qu’en fait… Elle était complètement épuisée… Et sans doute plus sensible que prévue aussi. Sa méfiance l’avait sincèrement écorchée… Après tout ce qu’ils avaient vécu, cela lui avait littéralement fait mal.

Pourtant, elle ne put s’empêcher d’afficher un air de nouveau un peu surpris, puis, laissa celui-ci se transformé en une expression un peu taquine, voir amusée. Jaloux? Si ce genre de comportement la rebutait au plus haut point –notamment en vue de son expérience avec Khaos…- cet aveu venant du Bellâtre l’amusait un peu. Jaloux de Xerkh. Sur le coup, elle ne comprenait pas pourquoi, mais maintenant qu’elle y pensait, tout prenait son sens… Enfin, encore, c’était un peu difficile à comprendre, puisqu’ils n’étaient que de bons amis, qu’il n’avait jamais été question qu’elle lui appartienne –et vice versa-, mais elle pouvait comprendre qu’à la vue du Berserker, qu’il se soit senti menacer? Mais de quoi? Elle connaissait Xerkh depuis bien plus longtemps que lui et leur relation n’évoluerait sans aucun doute jamais. De toute façon, aucun des deux parties ne cherchait à faire pencher la balance à ce niveau. Ce qui faisait en sorte que leur relation était aussi harmonieuse et que leur lien soit si serrer. Ils s’aiment certes, énormément même, mais ils n’étaient pas ensemble. Xerkh était trop indomptable pour cela, même s’il faisait des efforts avec Amélia, elle savait que ce n’étais pas dans sa nature. Pas plus que ce ne l’étais dans la sienne, en fait.

Elle ouvrit la bouche afin de prendre la parole, frôlant la main du rouquin du bout des doigts lorsqu’Artek fit son apparition. Si en d’autre temps elle ne se serait pas gêner de continuer cette conversation, elle savait que ce n’était peut-être pas la même chose pour le Mercenaire et savait bien, le sentait bien aussi, que cet aveux de sa part fut difficile à extirper de ses tripes. Elle se contenta donc de lui offrir un sourire doux, lui témoignant ainsi toutes la compréhension laquelle elle pouvait faire preuve. Elle ne lui en voulait plus du tout, de toute façon. Cela faisait même un moment que c’était le cas, cependant, elle était restée blessée et même si elle avait été désireuse d’effacer toute cette histoire d’incompréhension, prouvant tant leur différence, au fond, elle ne le pouvait pas. Elle préférait donc ce dire que cela ne ferait que leur donner une expérience supplémentaire, à tous les deux… Et que l’idéal était, dans tous les cas, de parler franchement de ses sentiments.

Artek de sa bonne humeur légendaire, ne lui avait même pas laissé le temps de répondre à la question du Mercenaire qui avait jeté un coup d’œil vers Khaos. Elle n’avait même pas besoin de tourner la tête pour sentir son regard sur elle et sans aucun doute sur Beltram. Certes, son attitude était plus acceptable, mais elle comprenait avec les années qui c’étaient écoulé qu’il ne serait jamais parfaitement détacher d’elle. Jusqu’à quel point pourrait-elle lui imposer une telle chose? Tout ce qu’elle désirait était qu’il respecte ses choix et ne devienne pas un danger, aveuglé par la jalousie. Il avait au moins deux Berserks qui lui tournaient autour et pourtant, mise à part céder parfois à leurs avances, il ne démordait pas de la Cheftaine. Elle le sentait à travers les regards qu’il lui jetait parfois, ce qui rapidement la renfrognait de nouveau. Qu’adviendrait-il de lui? De leur relation? Cela lui manquait parfois. Jusqu’à la fin de son rôle de Béta, elle c’était toujours sentie en sécurité avec lui. Il avait toujours été là pour elle… Mais voilà.

Elle afficha un sourire en coin tandis qu’Artek mentionnait que c’était sa gueule des bons jours puisqu’en effet, cela y ressemblait. Elle finit par jeter un coup d’œil vers le Berserk Loup, qui releva le regard simultanément en leur direction. Elle le suspectait en fait d’écouter leur conversation, alors elle lui offrit un bref sourire en coin. Après tout, cela ne ferait que l’aider de voir que même le Mercenaire remarquait qu’il était moins… Chiant? Peut-être méritait-il de ravoir prochainement son rang de Béta? De toute façon, tout le monde ou presque le traitait comme tel. Il en avait l’étoffe, personne ne pouvait le nié, même pas elle, mais il était encore trop tôt. Il savait lui-même qu’il avait encore du chemin à faire pour que la Chamanka ne change d’avis et accepte de nouveau sa présence si près d’elle. Elle craignait encore que cela ne fasse que réveiller en lui cet envie de vouloir la possédé.

Elle rapporta son regard sur le Berserk et le Mercenaire qui avaient entamé une discussion, question pertinente qu’elle c’était elle-même poser dès qu’elle l’avait aperçus et réalisé qu’il était seul. Elle écouta donc la réponse avec une certaine attention, tandis que son regard parcourait les gens qui avaient sembler choisir de leur laissé un peu d’intimité en vue de leurs retrouvailles. Ce qui était fort apprécié. Ainsi donc, cela laissais libre cours à Beltram afin de leur donné quelques détails concernant sa mission auprès de ce groupuscule de voyageurs. Et évidemment qu’elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils lorsqu’il mentionna que la belle en fuite avait quitté sans laissé de trace, ni rien. Peut-être rêvait-elle de liberté? N’en avait-elle pas le droit? Visiblement non, puisqu’elle avait littérallement fuit sa vie de bourgoise. Évidemment, Vayrinn se mordit légèrement la lèvre inférieure, peu désireuse d’offrir encore une fois, une vision des choses fort différentes des hommes d’ici…

Ekho apparus, morceau de viande en main et s’installa confortablement sur ses genoux, tandis que machinalement, elle lui offrit un baiser affectueux sur le crâne, puis l’enveloppa de ses bras de maman protectrice. La mention «de gré ou de force» du mercenaire la fit encore tiquer Et sans doute que cela parut. Pourquoi était-elle obliger? Pourquoi est-ce que cela semblait si… Normale? Les femmes d’ici étaient pour la majorité soumise à leur… mari et celles de haut sang ne pouvaient même pas espéré une vie autre que celle de n’être qu’une bonne épouse, silencieuse, soumise, tout en étant une usine à poupon. Cette simple pensée la fit presque frissonner. Est-ce que Beltram pensait ainsi, lui aussi? Artek lui jeta un coup d’œil oblique. C’était évident qu’il partageait ses questionnements… Du moins, en partie. Sans doute de manière moins… Personnelle envers le Mercenaire, mais tout de même. Ils avaient clairement une vision des choses fortes différentes. La preuve, elle était la Dirigeante des Berserks et aucun mâle n’avait aucun droit sur elle. Pas même Xerkh. Le Berserk loup s’étira afin d’agripper un morceau de viande fumant afin de tendre un morceau à Ekho qui venait de terminer son petit bout de viande que lui avait donner Khaos pour le faire patienté, avant de faire de même avec les deux Chef respectifs. Vayrinn ne se fit pas prier pour prendre son morceau, qu’elle entama avec appétit tandis que le Mercenaire apportait d’autres précisions, lui jetant une petite pique au passage pour la poussé ensuite gentiment de son épaule. Sans se faire prier, la jeune Chamanka offrit une taloche derrière la tête de celui-ci, puis gloussa.

«Non.» Avait répondu du tac au tac le jeune Berserker au Mercenaire. Jetant un bref regard vers sa mère qui ne le réprimanda pas pour son avis alors bien entendu, il prit aussitôt ses aises. « Apap te namam tnemia sap sel snoitubirtta ed etuot. Noçaf tE siup li y a enu erèicroS iuq à siaf lam à Aëva te iom te apap tno a’l tiaf riuf te …» ( Papa et maman aiment pas les attributions de toute façon. Et puis il y a une Sorcière qui à fais mal à Aëva et moi et papa ont l’a fait fuir et…)

Vayrinn gloussa, posant une main devant la bouche d’Ekho qui se débattit un peu en grognant, témoignant de son fort caractère déjà bien ancrée, mais il comprit rapidement que cela ne valait pas la peine contre sa mère et se calma en poussant un long soupir, puis leva les yeux vers celle-ci.

-Ekho, il ne parle pas Berserk, tu dois essayer de lui parler dans la langue commune d’ici et Izékielle n’a pas fait mal à Aëva, enfin, c’est compliquer mon cœur, je t’expliquerais mieux cela lorsqu’on sera seul tous les deux, drocca’d?

Le petit se renfrogna, mais hocha positivement la tête aux paroles de sa mère qui avait parlé lentement afin de lui permettre de tout saisir. Il était heureux de réaliser qu’elle voulait le gratifié d’une information que visiblement, les autres n’avaient pas le droit! Il jeta un regard vers le Mercenaire, comme s’il ne comprenait toujours pas pourquoi les gens ne parlaient pas comme eux et qu’il devait faire des efforts. Il apprenait encore la langue commune des Territoires hors de Kadrunn et il n’aimait pas ne pas la maîtriser, ou avoir du mal à s’exprimer, alors, il choisit plutôt les images mentales, décrivant la scène qui s’y était dérouler. L’on pouvait voir la Sorcière, du point de vue du jeune Berserker approcher sa demi-sœur, puis le contact physique, qui avait fait réagir son père et lui par la même occasion tandis que déjà celle-ci s’envolait au loin non sans un rire un peu macabre. Beltram pouvait même avoir le luxe de ressentir une partie des sentiments qu’Ekho avait ressenti. Puis, il eut droit à quelques images de la Cérémonie d’Attribution, avant l’incident. Bref, un truc absolument ennuyant pour le jeune petit.

«Moi tnetnoc avoir vue mes soeurs.»

Ajouta-t-il malgré tout. Oui. Ekho n’avait eu de cesse durant tous leur chemin de retour de déjà mentionner regretté être loin de ses demi-sœurs, tout comme il aurait aimé qu’ils les amènent avec eux. Il semblait particulièrement apprécier Miya et Aëva, mais c’était qu’il semblait avoir du mal à comprendre qu’Auriane fasse partie de la meute si elle n’était pas Berserk. C’était un concept, en fait, dans la Colonie qui était plutôt nouvelle, pourtant, elle en faisait partie, il le savait et surtout le sentait. C’était simplement étrange pour lui. Vayrinn aggripa un bout de viande qu’Artek lui tendit et le donna à Ekho, jetant un regard qui en disait long au Mercenaire. Si jamais il se posait des questions, elle y répondrait sans doute, mais pas maintenant avec trop d’oreilles autour, puis, poussa un soupir.

-Sinon oui, nous repartirons demain matin…

Son regard s’intensifia un peu, le concernant. Elle regrettait sincèrement de le quitté si tôt et espérait presque, en fait, qu’il lui demande de rester un peu… Ou qu’il vienne avec eux. Bref… Elle avait simplement envie de passé plus de temps avec lui et craignait qu’ils ne se revoient pas encore avant quelques années.

Les fortifications sont terminées, du moins, pour les remparts et quelques bâtiments, maisonnée qui nécessitait des travaux importants. Avant mon départ j’ai donné des indications pour la Forteresse où les rénovations devraient déjà être entamé et que j’espère vont bon train... Mais avec Khör je ne devrais pas être inquiète, mais c’est…

Ils furent interrompu par le Chef du petit groupuscule de voyageurs, leur indiquant qu’il allait se coucher, car il avait une grosse journée demain, mais qu’il souhaitait au moins les revoir avant qu’ils quittent et qu’ils pouvaient, bien entendu, faire ici comme chez eux. La jeune Cheftaine le gratifia de remerciements et lui mentionnant qu’ils ne se feront pas trop dérangeant puisque de toutes façon ils avaient tout le nécessaire. Non sans un sourire, l’homme bailla et tourna les talons pour se diriger vers sa petite tente, faisant remarquer à la belle qu’ils étaient visiblement pour la plupart des couches tôt. D’ailleurs, cela sembla rappeler à l’ordre Artek qui se leva d’un bon, demandant à Ekho dans sa langue maternelle s’il était désireux de venir l’aider, lui et Khaos à monter leur petit campement pour la nuit. Bien entendu, le jeune Berserker se dandinait déjà afin de descendre des genoux de sa mère qui le laissa aller sans hésiter.

Maintenant de nouveau «seule» avec le Mercenaire, Vayrinn observa d’un œil protecteur son petit qui s’éloignait avec Artek, puis rapporta son regard sur les prunelles dorés de celui-ci et laissa couler un fin sourire sur ses lèvres, se rapprochant un peu de lui, mais visiblement hésitante quant au fait de laissé leur familiarité transparaître un peu trop. L’envie simple de poser sa tête sur son épaule la démangeait, d’humer son odeur et de sentir sa chaleur. C’étais fou comme l’ambiance changeait drastiquement, lorsqu’ils étaient «seuls» tous les deux…

-Je dois t’avouer que je ne sais plus trop dans quel état se trouvait Kadrunn lors de ta dernière visite… Il y à eut beaucoup de changement, tout comme presque rien, j’ai l’impression. Cela dépend des jours. Ce sont tous de long procédé, mais je crois que ça avance bien, les miens sont très motivé et les anciens Bérylois aussi…

Elle haussa les épaules. Après tout, ils n’avaient pas chômé, elle encore moins. C’était comme si elle en était à un point où elle travaillait et travaillais sur le Royaume, mais que rien n’avançait pourtant, chaque changement apporté était précieux, mais étant trop dedans, elle ne le voyait plus vraiment, même si elle le savait. Elle était sans doute un tantinet blazé et c’était tout à fait normal, avec tout ce qu’elle faisait. Elle ne c’était permis aucun repos. Les Territoires Interdis commençaient même à lui manqué un peu. Cela faisait longtemps qu’elle n’y avait pas remis les pieds, mais pour le bien de la Colonie, certains sacrifices devaient être faits et elle n’était pas la seule dans cette histoire. Son petit séjour en Irianeth n’avait pas nécessairement non plus été de tout repos. Elle ne se sentait pas chez elle sur cette île et préférait ce méfier de tous ceux qui ne constituait pas un membre directe de la famille du Berserker.

Dans tous les cas, revenir en Kadrunn lui ferait aussi du bien et elle songeait à s’offrir une ou deux journée de repos bien que cela n’était pas suffisant, mais elle avait un peu honte de le faire, alors reportait toujours la chose. Elle avait du mal à rester en place, c’était un fait, mais même Xerkh cette fois avait sembler insister sur le fait de se reposer. Elle n’avait toujours pas repris le poids perdu après la naissance et l’allaitement d’Ekho et en avait même perdu encore. En 3 ans, cela n’avait rien de normal en soit, au point où ses Béta avaient cru qu’elle était souffrante et peu désireuse de le partager, mais la seule chose à laquelle elle souffrait était tout simplement la surcharge d’à peu près tout et avait encore énormément de mal à délégué. Encore heureux, Khör l’avait presque sortie à coup de pied de Kadrunn, comme pour lui prouver qu’il était en mesure de gérer pour elle, pour de vrai. Peut-être qu’à son retour cela l’aiderait. C’était à voir.

-En tout cas, ce serait bien que tu puisses venir y faire un tour si tu en a l’occasion, tu sais bien que tu es le bienvenu avec tes Loups d’Aciers… Et tu pourras voir par toi-même tout ça.

Elle était désireuse de le revoir et si cela ne pouvait pas être plus évident… Voyant qu’ils étaient presque seul prêts du feu, elle glissa sa main dans la sienne, délicatement, laissant glisser un bref sourire, puis baissa le regard, ses oreilles discrètes dans sa tignasse ébène s’abaissèrent aussi, à son insu. Elle avait envie de lui mentionner qu’elle trouvait dommage, sa fichu règle de travail, mais elle le lui avait suffisamment mis sous le nez par le passé. Il avait sans doute compris son point de vue et elle n’était pas désireuse de se prendre de nouveau la tête avec lui pour si peu. C’était que le Mercenaire avait la tête tout aussi dure qu’elle. Elle eut une soudaine illumination et son regard devint pétillant de malice.

-J’aurais peut-être même une mission pour toi… Tu pourrais y gagné gros, mais je t’en parlerais lorsque tu auras terminé celle-ci, au moins. Il ne faudrait pas trop te distraire, je sais, je sais...

Elle gloussa et avait parlé à voix basse, évidemment. C’était évident que cette proposition de mission était une excuse pure et simple pour l’avoir un peu disponible pour elle… Pour ne pas dire tout entier, mais bon. Faute de pouvoir en profité… Un bruit furtif se fit entendre sur leur gauche, trop subtile pour qu’il puisse réellement parvenir aux oreilles du Mercenaire, mais il sembla détourner la tête en voyant qu’elle y portait une attention particulière. L’on pouvait y voir la silhouette d’une jeune femme qui s’éloignait un peu. Peut-être dans l’unique but de se soulager ou de faire une trempette nocturne. Dans tous les cas, elle ne portait aucun bagage, alors son escapade était temporaire.

-Ont va l’espionner? C’est peut-être Tamara?

Après tout, elle collait à la description du Mercenaire. Évidemment que sur ses mots elle était déjà debout, faisant signe aux Berserks mâles de rester avec Ekho, faisant en sorte qu’Artek glousse, ne comprenant visiblement pas les réelles raisons de leur éloignement. Afin de rendre le tout un peu plus réel si jamais ont les observait, outre les Berserk, elle laissa échapper un bref gloussement et déposa ses lèvres sur celles du Mercenaire, glissant ses doigts dans la main de celui-ci et l’attirant à sa suite, beaucoup plus loin d’où c’était diriger la jeune femme, mais grâce à sa vue perçante, ils n’auraient aucun mal à se diriger dans les bois, sans compter la Lune qui était de leur côté. Alors tandis qu’ils se dirigeaient doucement vers le couvert de la forêt, une question de plus tôt la taraudais trop pour la garder pour elle et puis maintenant qu’ils étaient seul…

-Pourquoi est-ce que tu dois la ramener de gré ou de force, même si l’homme semblait être «bon»… Peut-être qu’elle aspire autre chose à sa vie que d’être… Prisonnière d’un Noble? Et puis sa fuite, est assez élovant en soit. Je comprends vos coutumes, mais… Enfin non, je ne les comprends pas... Elle lui jeta un regard oblique qui se voulait sincèrement désolée. Elle préférait sincèrement ne pas s’avancer plus que cela sur le sujet, de peur d’entamer un débat enflammé avec le Mercenaire. -En tout cas, que j’en vois un tenté de m’épousé rien que pour mon titre de Dirigeante. Sa tête aura tôt fait de finir sur un pieu.

Sur ces mots elle gloussa et jeta un regard un peu amusé vers le Mercenaire. Il comprendrait sans doute que bien qu'elle vivait sur Enkidiev, elle ne comptait pas faire de Kadrunn un endroit qui y serait soumis. Chose assez évidente en soit depuis le début. Non, C'était la Capitale des Territoires Interdit et elle ne comptais pas devenir esclave de qui que ce soit. Ils repérèrent la jeune femme qui effectivement, comptait prendre une baignade de minuit. Voyant celle-ci se dévêtir, Beltram se tourna dos à la scène, faisant maintenant face à Vayrinn qui vint le cueillir en l'embrassant, enroulant ses bras autour de son cou. Si l'envie de profité de cette solitude était présente, elle se sentait de nouveau impuissante face au Bellâtre et ses fameuses convictions relié à son emplois. Elle quitta donc ses lèvres, afin de laissé enfin le bout de son nez prendre refuge dans le creux de son cou et ferma les yeux d’aise.

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Jeu 09 Nov 2017, 14:39
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Un sourire en coin naquit sur ses lèvres fines devant l’excès de franchise de la part du fils de Vayrinn. Enfin, il aimait bien l’honnêteté flagrante des enfants, en général, et visiblement, la maman du petit ne sembla pas s’offusquer non plus de la réponse fournie par ce dernier. Après avoir consulté cette dernière (et ayant visiblement son approbation), le petit Ekho prit une grande inspiration, puis déblatéra un flot de mots incroyables… dont Bel ne put malheureusement saisir le sens. Après tout, le petit berserker parlait sa langue originelle, dialecte que le mercenaire n’avait pas encore eu la chance d’apprendre. Sous cette aise soudainement totalement naturelle, Bel ne put s’empêcher d’éclater de rire. Visiblement, Vayrinn trouva également la situation des plus amusantes, mais ne s’empêcha en rien de censurer son bambin en apposant une main sur sa petite bouche trop loquace.

- Il a du caractère, fit remarquer le Loup d’Acier, un sourire amusé aux lèvres. Il tient visiblement ça de sa mère…

Il esquissa un clin d’œil en direction de la cheftaine qui expliqua gentiment à son rejeton que le semi-elfe n’était pas en mesure de comprendre un traître mot de ce qui avait été dit. Le petit se renfrogna un instant, puis hocha de la tête avant de tourner son regard incandescent vers le mercenaire roux. Cette fois, c’est un flot d’images mentales et de sensations qui prirent d’assaut la tête de l’Opalien. Une scène bien particulière se déroula sous les yeux du guerrier alors qu’une femme s’approchait d’une adolescente avant de la propulser plus loin sous ses yeux. Une sensation cuisante se faisait sentir et le semi-elfe put comprendre qu’il s’agissait de l’irritation ressentie par le petit au moment de l’événement. Puis, vint d’autres images éparses de la cérémonie ainsi qu’un puissant sentiment d’ennui. Et bien! Il comprenait mieux pourquoi Ekho avait détesté son expérience! Revenant à lui, Bel papillonna des paupières alors qu’il reprenait contact avec la réalité, puis tourna son regard doré vers le gamin qui déclara tout bonnement être heureux d’avoir vu ses sœurs (enfin, il supposa). Tiens, Vay avait d’autres rejetons? Combien? Ou alors… c’étaient les mômes de l’autre colosse? Enfin… Sinon, il osait espérer que la chamanka lui en aurait glissé un mot, depuis le temps, non? Pas qu’elle lui devait nécessairement des explications, mais… non? Erh. De toute façon, à voir le regard que la belle lui lança, il comprit rapidement qu’il aurait tout le loisir de l’interroger sur le sujet en temps et lieu. Mais pas maintenant, visiblement.

Donc, ils quittaient dès le lendemain matin? C’était… un court délai. Toutefois, il fallait avouer que le regard que lui jetait la cheftaine ne passa en rien inaperçu. Normalement, il ne s’adonnait à aucune forme de luxure lorsqu’il bossait… Mais assurément, ce soir, il serait foutrement ardu de ne pas succomber à cette tentation! Surtout si la beauté sauvage continuait de le fixer de la sorte… Surtout en vue du délai beaucoup trop long qui les avait séparés…

- C’est réellement une courte pause, commenta-t-il malgré lui.

Évidemment, ces simples paroles ne furent pas réellement prises en compte et déjà, Vayrinn s’attardait à élaborer sur les travaux de fortifications de Kadrunn. Enfin, il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça! Il l’avait questionné sur le sujet, après tout! Il écouta donc attentivement sa réponse, mais la chamanka fut interrompue par le chef des nomades qui leur indiqua son envie imminente d’aller dormir. Il invita donc le groupe de barbares à prendre leurs aises et à faire comme chez eux pendant leur court séjour au campement. La beauté sauvage le remercia, puis l’homme s’éloigna en bâillant vers sa tente. Artek en profita également pour se relever d’un bond et demanda à Ekho et Khaos de lui donner un coup de main pour monter leur propre bivouac. Au fond de lui, Bel soupçonnait que le grand dadais avait fait exprès pour éloigner tout le monde et, ainsi, le laisser seul avec Vayrinn. Si tel était le cas, il lui en revaudrait une, assurément!

Maintenant seul avec la jeune femme, Beltram esquissa un sourire en sa direction, ressentant également l’énergie presque électrique qui les unissait tous les deux. Bien malgré lui, plusieurs pensées lubriques traversèrent son esprit. Oh, il devait se contrôler! Après tout, il n’avait pas particulièrement envie de se faire égorger par Khaos dans les prochaines minutes!

- J’ai souvenir de fortifications sommaires, mais tout de même solides. Beaucoup de bâtiments étaient presque en ruine, mais le moral était bon. Répondit-il lorsque la guerrière déclara ne pas se rappeler dans quel état était le royaume à sa dernière venue. Toutefois, tu me vois ravi de constater que la restauration va bon train! Un nouveau sourire se glissa sur ses lèvres fines alors que la cheftaine l’invitait clairement à venir visiter le royaume – en compagnie de ses Loups d’Acier – dès que l’occasion se présenterait. Je n’y manquerai pas, je te le promets. Fit-il presque dans un souffle en scrutant les traits harmonieux de sa compagne.

Vayrinn glissa ses doigts parmi ceux du mercenaire, puis baissa légèrement la tête, ponctuant son geste d’un silence plutôt éloquent. Elle maudissait son code de conduite, il le savait. Mais plus le temps filait en sa compagnie (surtout considérant qu’ils mettraient peut-être encore un moment à se revoir), plus sa volonté de fer s’effritait comme un nid d’oiseau sous une bourrasque de vent. Bon sang, comment se faisait-il qu’il ait autant de mal à rester de marbre devant elle? Après tout, les conquêtes ne manquaient pas de son côté! Normalement, il ne se plaignait en rien de partager une simple nuit charnelle avec une femme pour ne plus jamais la revoir ensuite! Pourtant, avec Vayrinn, il lui semblait que tout était beaucoup trop différent. Il perdait ses moyens en sa présence, comme s’il glissait sur une pente glacée et n’avait aucune possibilité de reprendre le contrôle de la situation. Ce sentiment de perte de contrôle était à la fois effrayant… mais également plutôt grisant, allez savoir pourquoi.

Un regard pétillant de malice fut levé sur lui. Vayrinn avait une idée derrière la tête, visiblement! Une expression interrogative ceignait maintenant les traits du rouquin et ce dernier ne put s’empêcher d’esquisser un sourire alors qu’elle déclarait avoir une mission pour lui. Elle lui en révélerait les détails lorsqu’il aurait terminé sa quête actuelle, histoire de ne pas trop « le détourner de son but initial ». Oh si elle savait… Sa simple proximité avait ce chic de le distraire royalement! D’ailleurs, il ne put s’empêcher de ressentir un bref frisson sur sa colonne tant la proposition de la berserk – bien que masqué – lui semblait alléchante.

Ouvrant la bouche, le semi-elfe voulut dire quelque chose quand il constata soudainement que son interlocutrice avait tourné la tête vers la forêt. D’instinct, le mercenaire fit de même, puis remarqua la présence d’une jeune femme qui s’éloignait à travers les arbres. Vayrinn émit un raisonnement qui était visiblement partagé par le Loup d’Acier, puisque ce dernier hocha de la tête en guise d’approbation. Mieux valait voir tout ça d’un peu plus près! Dans un même mouvement, les deux jeunes gens se relevèrent, puis la cheftaine fit signe à ses compagnons de veiller sur le petit. Au vu des gloussements d’Artek (qui croyait visiblement à un rapprochement entre eux), la guerrière décida de jouer le jeu jusqu’au bout et vint quérir les lèvres du rouquin qui répondit sans la moindre hésitation. C’est donc main dans la main que le duo s’aventura parmi les arbres de la forêt de Rubis.

Alors qu’ils louvoyaient à travers la végétation plongée dans l’obscurité, la voix de Vayrinn se fit entendre, le questionnant sur un sujet épineux qui, visiblement, ne lui paraissait pas réellement éthique. Oh il comprenait pourquoi elle ressentait de la confusion devant une situation qui, pour elle, devait être d’une évidence même. Après tout, les berserks prônaient la liberté de leurs membres, ce qui jurait avec la vision de « couple » que possédait la populace environnante. Comment pouvait-il lui expliquer une telle chose sans la dégoûter encore davantage? C’était mission presque impossible. Ainsi, il hésita un moment avant de répondre.

- De ce côté-ci des montagnes, le mariage prend visiblement une signification qui vous est inconnue, je peux le concevoir, commença-t-il prudemment. Lorsqu’une personne se marie à une autre – comme c’est le cas de Tamara –, elle se retrouve avec certaines obligations auprès de son époux ou de son épouse. Entre autres, la fidélité, la loyauté, être présent pour l’autre dans les bons comme les mauvais moments… Rester ensemble jusqu’à la mort quoi. Évidemment, ça ne veut pas dire que les deux époux doivent rester collés l’un à l’autre à chaque instant de leur vie! Mais déserter officiellement et pour de bon comme c’est le cas de Tamara – sans un préavis, de surcroît –, c’est un peu comme manquer à une promesse qui a été faite devant les dieux. Le mariage est une forme de contrat entre les époux, bref. Je sais que c’est un concept qui vous est étranger et que vous n’approuvez certainement pas. Mais lorsque la décision est prise mutuellement, c’est une superbe preuve d’amour, lorsqu’on déclare être prêt à s’engager à ce point avec quelqu’un. Il marqua une pause. Ce n’était pas tout et il se devait d’être honnête avec Vayrinn sur ce point. Après tout, omettre ce détail important sur le mariage, c’était un peu comme lui mentir sur le sujet! Les unions n’étaient pas toutes faites dans le consentement le plus total, c’était un fait. Et c’était le cas de Tamara, même si son époux était quelqu’un de bien. Beltram se glissa une main sur la nuque, puis soupira de résignation. Il n’y avait aucune bonne façon d’exposer cette histoire aux yeux de la cheftaine. Ça… c’est lorsque deux amoureux sont consentants et prêts à s’engager l’un envers l’autre… à se réserver exclusivement pour l’autre… Comme tu le sais probablement déjà, il existe plusieurs castes à notre société passant de la royauté, à la noblesse, à la milice, à la bourgeoisie, aux paysans, etc. Or, il n’est pas rare que les pères de famille (surtout au niveau des castes supérieures) décident eux-mêmes d’offrir leurs enfants en mariage pour des raisons stratégiques et monétaires. Je sais, je sais, c’est dégueulasse. C’est ce qu’on appelle des mariages arrangés. Les deux époux ne se connaissent pas, mais pour des raisons politiques et économiques, se jurent fidélité et tout, et tout. De ce que j’ai compris, c’est le cas de Tamara. Mais malgré tout, les règles restent les mêmes. Mon employeur se retrouve privé de sa moitié sans le moindre préambule, à qui il a juré fidélité, protection… Bref, je ne dis pas que j’approuve ce concept! Mais je t’explique simplement pourquoi il m’a demandé de la ramener auprès de lui. Il tourna la tête vers la jeune femme, puis esquissa un sourire en sa direction. Tu fais bien de refuser de te fiancer avec d’autres dirigeants ou fils de dirigeants. Assurément, ce serait une union stratégique uniquement pour ton rôle, dans le but d’essayer de te rafler ta couronne en quelque sorte. Et ta situation serait similaire à celle de Tamara. Tu n’as pas besoin de ça, crois-moi.

Le rouquin contourna un énorme rocher et perçut rapidement le bruissement d’un cours d’eau, situé tout près. Visiblement, la jeune femme qu’ils suivaient désirait profiter de sa solitude pour se baigner un peu.

- Pour ma part, ça ne risque pas de m’arriver, de toute façon, continua-t-il à voix plus basse, prolongeant visiblement le sujet du mariage avec Vayrinn. Il tourna son regard doré vers elle, puis esquissa un sourire à nouveau. Non seulement, je n’ai aucune famille pour prendre une telle décision pour moi, mais je suis considéré comme un très mauvais partie. Donc ça règle le problème! Disons simplement que les mercenaires ont mauvaise réputation… On est considéré comme de la racaille, ni plus, ni moins. Qui voudrait voir sa fille s’unir à un pseudo criminel?

Réalisant enfin qu’ils s’approchaient du cours d’eau, le guerrier s’agenouilla dans les herbes hautes et séchées par la fraîcheur de l’automne, puis remarqua que sa proie (si c’était bien elle) commençait à se dévêtir. Bon… après, elle avait droit à son intimité, non? Ainsi, par politesse, il se retourna et fit face à la cheftaine qui s’empressa d’enrouler ses bras autour de son cou avant de venir embrasser langoureusement ses lèvres. Si d’abord il fut un peu surpris par ce retournement soudain de situation, il ne se fit pas prier pour répondre à cette marque d’affection avant que la berserk ne rompe le contact. Le nez un peu froid de cette dernière vint se lover dans son cou et l’Opalien ne put s’empêcher de l’enlacer contre lui alors qu’elle soupirait visiblement d’aise. Ses plus belles convictions s’écroulèrent comme un château de cartes sous la proximité si familière de son amante. Ainsi, le rouquin décida de quitter sa position à genoux pour s’asseoir directement au sol, s’adossant contre le chêne à sa droite et lovant Vayrinn contre lui. Il embrassa le côté de la tête de la guerrière à plusieurs reprises avant de coller son front contre le sien en guise d’affection.

- Pourquoi dois-tu quitter si tôt, demain matin? Souffla-t-il malgré lui. À peine arrivée que nous devrons déjà nous séparer? Tu m’as vraiment manqué, Vay. Je m’en rends compte maintenant…

Il glissa une main sur la mâchoire de la cheftaine et l’incita à lever un peu la tête avant de capturer à nouveau ses lèvres dans un baiser plutôt langoureux. Sa langue se glissa contre la sienne dans une embrassade d’autant plus passionnée. Instinctivement, le rouquin resserra son étreinte sur sa compagne, la lovant encore davantage contre lui, comme s’il craignait qu’elle ne s’évapore sous la brise du crépuscule. Évidemment, un fait bien particulier semblait hanter l’esprit de la belle qui, lentement, posa une main sur son torse pour l’arrêter dans son embrassade enivrante. Ah… C’est vrai qu’il lui avait répété à plusieurs reprises ne pas accepter de distractions lorsqu’il bossait comme en ce moment. C’était vrai. Généralement, du moins… Mais en ce moment, il n’en avait honnêtement rien à foutre de Tamara. Rien ne le forçait à devoir la retrouver cette nuit, en particulier! Il ne comptait pas nécessairement quitter le campement dès les petites lueurs du matin… Il pourrait assurément continuer son investigation dès le lendemain… Alors que Vay… Elle lui avait confirmé quitter l’endroit dès le lendemain pour revenir en Kadrunn. Elle avait beaucoup plus de responsabilités qu’un guignol comme lui… Et bien qu’il fut honnête au moment où il avait formulé sa promesse de visiter son royaume, il n’avait aucune idée quand le moment propice se présenterait. C’est donc en pleine connaissance de cause qu’il balaya sa mission du revers de la main, jugeant que la proximité de son amante était beaucoup plus importante à ses yeux qu’une poignée de piécettes qui, somme toute, était presque négligeable.

Beltram prit la main de Vay dans la sienne, puis porta sa paume à ses lèvres. Il y embrassa la peau chaude, puis glissa sa bouche jusqu’à son poignet, répétant le contact sur chaque parcelle d’épiderme qui s’offrait à lui.

- Tu sais quoi? Murmura-t-il. J’ai bien envie de faire une exception pour ce soir. Au diable Tamara, le travail et les écus… Je pourrai assurément remettre tout ça à demain, alors que toi… toi tu n’y seras peut-être plus. Et je n’ai aucune idée quand notre route se recroisera de nouveau. Je suis entièrement à toi pour les prochaines heures, Vayrinn des Territoires Interdits, je peux te l’assurer…

Il relâcha le poignet de la belle pour glisser une main sur la nuque de cette dernière. Dans un geste tendre, il l’attira à lui et emprisonna à nouveau ses lèvres contre les siennes, laissant libre court à son envie palpable de la sentir près de lui. Visiblement, elle ne semblait pas vouloir opposer toute résistance à son approche plutôt tactile! Ce qui était une bonne nouvelle en soi. Glissant ses mains sur l’arrière-train galbé de la berserk, le mercenaire l’incita à venir s’asseoir à califourchon par-dessus lui alors que ses propres lèvres quittaient sa bouche appétissante pour s’aventurer sur la ligne de sa mâchoire, puis sur sa gorge, non sans écarter préalablement du bout des doigts le col en fourrure qui enserrait les épaules athlétiques de la guerrière. Un ronronnement typique – d’abord plutôt subtil – vint lui chatouiller les oreilles, ce qui le poussa à sourire contre la peau chaude de son amante qui lui avait tant manqué. Dans un geste calculé, le rouquin s’affaira à défaire une à une les sangles retenant la protection qui enserrait le tronc svelte de la belle, à l’instar d’un paquet cadeau que l’on prenait le temps de déballer pour mieux apprécier le moment présent.

Envolé la pseudo Tamara qui se baignait dans la rivière! Il n’avait plus aucune envie d’essayer de la questionner ou de l’attraper : tout ce qui comptait était Vayrinn et rien d’autre! Elle avait l’exclusivité dans son esprit et son propre corps réclamait sa proximité plus que tout au monde. Les Khaos, Arteks, Ekhos et Loups d’Acier de ce monde n’existaient plus dans ce moment présent, ou du moins, n’avaient momentanément plus aucune valeur à ses yeux. Et gare à celui qui oserait venir s’interposer! Le mercenaire allait devoir faire des pieds et de mains pour ne pas péter momentanément un câble (bon… sauf peut-être Ekho, tout compte fait, puisqu’il restait le môme de son amante)!

Une fois les sangles défaites, le mercenaire retira le plastron de la belle, avant de l’attraper à nouveau dans ses bras pour l’embrasser de plus belle. D’un geste leste, il écarta les vêtements de fourrure qui protégeaient du froid sa peau tannée sans toutefois les retirer complètement, histoire d’éviter qu’elle ne gèle littéralement sur place. Pendant un bref instant, il admira le corps à moitié nu de son amante favorite, puis caressa sa taille de ses mains avant de remonter plus haut vers une partie plus intime de son anatomie.

- Tu es aussi belle que dans mes souvenirs, susurra-t-il à son intention, faisant fi des cicatrices qui striaient le corps athlétique de Vay. En fait, ces dernières lui conféraient encore davantage un charme indéniable, voire même sauvage. C’est qu’elle restait toujours aussi exotique, la beauté de Kadrunn!

Beltram se lova à nouveau contre la chamanka, goûtant la peau de ses clavicules dans une multitude de baisers langoureux avant de descendre toujours un peu plus bas, là où l’anatomie était de plus en plus sensible…
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Lun 04 Déc 2017, 02:09



L’expression du Loup d’Acier avait légèrement changer lorsqu’elle l’avait questionner concernant cette histoire de mariage, en gros. C’était si terrible que cela? Ou bien redoutait-il que la réponse en tant que tel ne plairait pas à la belle? Dans tous les cas, cela lui arracha l’ombre d’un sourire, lui faisant réaliser en fait que Beltram la connaissait plutôt bien, malgré cet énorme abysse qui les séparait à la fois et qu’il ne semblait pas désireux de l’offusquer. Quoi qu’il en soit, il fut tout de même contraint de se lancer, lui expliquant que le mariage de ce côté des Volcans était sans doute bien différent des coutumes Berserks. En effet, ils ne signaient pas de contrat entre eux, mais ils aimaient, si tel était le désire des protagonistes, de célébrer leur unions devant le reste de la Colonie sous le regard de leur Dieu. Les règles, elles ne regardaient personne d'autres que les concernés. Si certains pouvaient se faire fidèles, d'autres ne l'étaient pas forcément et il n'y avait rien de mal dans cela. De toute façon, il était dit que les Berserks ne tombaient réellement amoureux qu'une seule fois dans toute leur existence.

Vayrinn savait donc bien que certains aspect différait, pour avoir rôder plusieurs années maintenant sur Enkidiev tout comme sur Irianeth, mais mine de rien, elle n’avait jamais eu de réelles explications et elle croyait en tout points les propos du Mercenaire. Pourquoi est-ce qu’il lui mentirait, de toute façon? Même que selon le début de ses explications, elle se demandait si elle n’avait pas mal interpréter la chose, jusqu’à ce qu’il continue sur un autre ton, lui mentionnant cette fois ces fameux mariages forcés et fort souvent stratégique. C’est là que la chose la dérangeait réellement. Elle ne comprenait pas pourquoi ce genre de pratique barbare était si bien accepté parmi ces hommes, mais étrangement, Beltram ne semblait pas totalement approuver la chose, même si visiblement, il s’y pliait lui aussi tout de même, puisqu’il pourchassait cette pauvre Tamara afin de la ramener de gré ou de force à son mari qu’elle ne voulait clairement pas revoir.

Beltram lui mentionna par la suite qu’elle faisait bien de refuser quelconque mariage de la sorte la concernant –tout comme pour le futur de son fils-. Elle le trouvait presque mignon de la mettre en garde contre ce genre de pratique, ce qui la fit sourire. Elle n’était pas une brebis et elle ne comptait pas le devenir. Se faire raflé ce qu’elle avait durement acquis? Il en était hors de question. De toute façon, aucun Berserks n’accepterait d’obéir à un autre Dirigeant outre elle et Xerkh pour l’heure, surtout si ce n’étais pas approuvé par l’un ou par l’autre et encore, rien n’étais garantis. La Colonie choisissait leur Chef, bien que certains éléments aident ce choix à faire pencher la balance, comme certaines prophéties, comme il fut le cas pour Vayrinn, mais il n’y avait pas eu que cela. Elle était fortement apprécier et l’avait toujours été.

Il lui avoua par la suite que cela ne risquait pas de lui arriver. Elle fronça les sourcils quelques secondes ne comprenant pas trop où il voulait en venir, jusqu’à ce qu’il lui explique qu’il était considéré comme un très mauvais partie étant à la base orphelin tout comme Mercenaire, de surcroit. La Chamanka gloussa à la question de celui-ci et se rapprocha doucement de lui.

-Un criminel?

Elle ne le voyait pas ainsi, même si elle comprenait le sens de ses propos, en vue des règles de ce côté des Volcans. Elle-même aurait été assurément considérée comme telle, jusqu’à ce qu’elle prenne le Trône de Béryl, renommant le Royaume Kadrunn. En fait, elle ne savait pas encore si les autres Dirigeant de ce côté du continent –tout comme l’Empire Noir- accepterait cette position, mais pour être franche, c’était le moindre de ses soucis, l’acceptation, car elle saurait s’imposer si c’était nécessaire et elle ne craignait aucunement de le faire.

Le Mercenaire semblant réaliser que sa proie ne quitterait pas de sitôt, il choisit de s’agenouiller sur le sol où la Berserk le suivis sans plus attendre, profitant de cette petite proximité pour goûter ses lèvres, puis briser le baiser à contre cœur. Refusant de le relâcher si drastiquement, elle choisit de laissé couler son nez dans le creux de son cou, inspirant avec délectation l’odeur du Bellâtre qui lui faisait un peu tourner la tête, il fallait l’avouer. Sentir ses bras l’enlacer la firent soupirer d’aise, tandis que leurs corps se rapprochait d’avantage et… D’avantage lorsque le rouquin se laissa basculer sur les fesses, entraînant la Chamanka avec lui, ce qui la fit glousser d’amusement, ne se faisant bien entendu pas prier pour s’assoir à cheval sur lui et laisser ses mains agripper les vêtements de l’homme qu’elle rêvait de nouveau de dévêtir, c’était évident. Une tension passionnelle planait de nouveau et Vayrinn n’avait pas envie de se détacher de lui. Après tout, c’était lui qui avait basculer ainsi, la forçant à suivre son Mouvement, non? Elle n’avait strictement aucun regret…

La lovant d’avantage contre lui, comme s’il craignait étrangement qu’elle ne soit désireuse de lui échapper, Beltram puis appuis contre un arbre et embrassa le côté de sa tête à plusieurs reprises avant de coller son front contre le sien en guise d’affection, ce qui la força à fermer les yeux, répondant sans la moindre hésitation ce qui sommes toute, la surprise un peu, mais elle n’avait pas envie de s’y attardé réellement. Que faisaient-ils? Elle n’investigua pas plus, là non plus, puisque le Mercenaire lui demanda à regret pourquoi elle devait quitter si tôt demain à l’Aube, précisant à quel point il réalisait qu’elle lui avait manqué, au fond. C’était évident que cela lui faisait plaisir à entendre, même s’il était vrai qu’elle regrettait elle aussi ce petit détail. Elle allait ouvrir la bouche, lui expliquant qu’il faisait déjà un moment qu’elle avait quitté Kadrunn et qu’elle avait, en fait, encore du mal à laisser la Capitale sans sa présence bien longtemps. C’était d’ailleurs la première fois depuis qu’ils avaient le Royaume. Il était vrai qu’elle n’avait pas à se pressé outre mesure, puisque s’il y aurait eu quelconque pépin, qu’elle l’aurait su de toute façon depuis fort longtemps. Enfin, elle se disait soudainement cela, maintenant que le Mercenaire laissait tendrement ses doigts glisser contre sa mâchoire, l’incitant à lever le regard dans les prunelles dorés de celui-ci pour qu’ensuite leurs lèvres se scellent de nouveaux langoureusement. Bien entendu, l’échange devint rapidement plus passionné et Beltram resserra d’avantage son étreinte sur elle à un point tel où elle pouvait sentir son cœur battre la chamade contre sa poitrine.

Il était assuré que les deux protagonistes avaient bel et bien envie l’un de l’autre et l’envie de le dévêtir, de sentir sa peau contre la sienne montait en elle dangereusement. Elle n’avait franchement pas envie de se faire de nouveau froidement repoussée, alors que son corps le réclamait de plus en plus… Elle posa donc finalement une main sur le torse du Loup d’Acier pour l’arrêter dans leur embrassade enivrante, puisqu’elle avait préalablement légèrement reculé la tête, mais que sous l’émotion, celui-ci avait suivi… Pourquoi faisait-elle cela, si elle en avait envie et lui aussi? Ce n’était pas dans sa nature… Mais elle avait appris sa leçon et n’avait sincèrement plus envie de sentir de tels sentiments désagréable l’envahir, d’autant plus que cette retenu n’avait pour elle aucun sens! Mais elle devait lui montrer, cette fois, qu’elle respectait ses valeurs, sincèrement. Parce-que… Parce-qu’elle tenait à lui.

Tandis qu’ils s’observèrent un moment en silence, Vayrinn lui afficha un sourire un peu forcé, allant prononcer quelques propos, lorsque celui-ci s’empara doucement de sa main pour la lui embrassé, remontant lentement le long de celle-ci pour se rendre jusqu’à son poignet, la faisant glousser sous le contact doux tandis qu’il détacha finalement ses lèvres de son épiderme sensible pour prendre la parole. Elle afficha un air un peu surpris lorsqu’il lui avoua être désireux de faire une exception pour ce soir. Lui, laissé tomber temporairement les écus pour… Elle? Bon, il fallait avouer qu’elle était un peu charmée… Et heureuse de l’entendre. Surtout lorsqu’il lui mentionna qu’il serait tout à elle pour les prochaines heures et pour confirmer le tout, il glissa doucement une main contre sa nuque afin de l’attirée à lui pour goûter de nouveau ses lèvres. Elle répondit bien entendu a son étreinte sans se faire prier, désireuse de ne pas perdre la moindre seconde qui s’écouleraient de cette nuit où ils pouvaient tranquillement se retrouver.


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Après quelques heures ponctués de gloussements, de murmures et d’agréables frissons, mais aussi de quelques pauses, les deux Chefs respectifs se retrouvèrent tout simplement étendu l’un contre l’autre pour se garder au chaud –allons-nous dire…-, la cape en fourrure de la belle recouvrant l’essentiel des deux amants afin qu’ils n’attrapent pas froid. La tête de la Dirigeante de Kadrunn reposait doucement contre le torse strié du Chef des Loups d'Acier, tandis que de ses doigts elle dessinait le chemin des cicatrices. Elle était si bien, en cet instant précis, qu’elle redoutait l’approche des premiers rayons du soleil, d’ici trop peu d’heures comparativement à ce qui c’étais déjà écoulé.

-Tu sais… Fit-elle en relevant doucement la tête afin d’aviser son visage. Je sais que présentement nos chemins ne se prêtent pas à cela, mais j’aimerais tout de même que tu sache que chaque moment passé à tes côtés est des plus agréable et que je regrette que nous ne puissions passer d’avantage de temps ensemble. Je crois qu’on s’amuserait bien.

Ce n’était pas la peine de lui préciser qu’elle avait des obligations. Il en avait tout autant lui aussi. Puis il le sentait sans doute lui aussi, cette chimie qu’ils avaient, et elle n’était pas uniquement sexuelle. Cela la surprenait un peu en fait, de ressentir cela envers un homme d’ici. Ils ne se comprenaient certes pas encore sur bien des choses, mais sur d’autres, il lui semblait qu’ils étaient en totale harmonie et qu’ils n’avaient pas toujours besoin de parler. C’était naturel chez les Berserks, entre Berserks… Mais Beltram arrivait à lire en elle autant que Khör, ou que Xerkh pouvait le faire.

-Je ne parle pas seulement de ce soir, ou des quelques bastons je… J’aime simplement ta présence, ton odeur. Plus ont ce vois, plus tu me manque par la suite. Elle baissa de nouveau le regard sur les tracer que faisait son index. Elle lui disait ça comme ça. Parce-qu’elle ne voyait pas pourquoi elle devrait le lui taire? J’avais repéré ton odeur, plus tôt. Elle sourit pour elle-même, ne sachant pas trop s’il pouvait voir son expression, mais dans tous les cas, tenté de se retenir était inutile. Sauf que je croyais que tu étais avec tes Loups d’Aciers.

Elle n’avait ressenti aucune tension et presque que des liens étroits entre les personnes du groupuscule, alors. Et bon, elle voulait qu’il sache que si elle l’aurait cru en mission, elle ne se serait pas approcher de la sorte, mais assurément, aurait-elle trouvé une façon de lui faire savoir qu’elle était dans les parages. C’aurait été plus fort qu’elle.

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