Je jure de ne dire rien que la vérité ! [PV Beltram]

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Rôle : Voleur et Espion de la guilde des Aigles de Sang

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Âge: 24 à 29 ans en G18
Race: Demi-midjin
Sam 02 Sep 2017, 17:33



An 1264, Printemps

Turquoise et ses forêts inexploités parfaites pour se cacher en temps de fuite... Non que Mesarthim eu réellement besoin de se cacher bien sur. La fuite n'était pas son genre après tout, il n'en avait pas besoin, il avait apprit des meilleurs. C'était simplement que sa dernière mission ne c'était pas exactement bien passée.

Le jeune homme avait dû entrer dans une supposée guilde. A ses yeux cette organisation archaïque n'avait rien d'une guilde, mais puisqu'il y avait été envoyé... Au début tout lui avait paru simple. Se faire repéré en minimisant ses talents, pour que les chefs ne se sentent pas menacés, et jouer l'idiot, pour les mêmes raisons. Il ne lui avait fallut que deux semaines pour devenir le second. Il avait prit quelques jours de plus pour s'assurer de la confiance que lui portait le « chef » et enfin, il avait pu subtiliser – pour tout dire récupérer – le collier d'émeraude que la troupe avait elle même volée à un marchand qui habitait le sud d'Emeraude.

Quand on était venu le trouvé, il avait d'abord songé à entrer discrètement dans les locaux pour prendre le bien avant de repartir, mais il avait considéré l'éventualité de pouvoir détruire de l'intérieur un clan émergeant. Ce dernier n'avait certes pas une grande envergure mais, Mesarthim n'aimait pas voir grandir ainsi des cellules qui faisaient, ne fut-ce qu'une vague ombre, à sa bien aimée guilde d'Aigles. C'était sans compté sur les membres qu'ils s'étaient aliénés. L'espion estimait habituellement les réactions des gens mais il avait cette fois sous estimée la jalousie des ses adversaires. Le précédent second, qui l'avait pris en grippe, l'avait suivi jusqu'à le voir commettre une erreur. Il s'était montré étonnement discret, ou peut être le voleur était il devenu trop nonchalant ? Toujours était il qu'à peine avait il mit la main sur l'objet recherché que l'homme, un dénommé Gaspar, lui était tombé dessus et avait sonné l'alarme. Les autres membres étaient alors aussitôt arrivés et notre cher protagoniste était sorti avec plus d'empressement qu'il ne l'avait prévu.    Toute  fois rompus à l'exercice de la course, grâce à Althen, il n'avait pas eu trop de mal à fausser compagnie à ses nouveaux amis. Et 'était donc dans la somptueuse forêt de Turquoise, où il s'était maintes fois entrainé, qu'il avait trouvé refuge.
Il grimpa dans un arbre qui lui sembla fort accueillant et scruta un instant les environs par simple mesure de sécurité. Après un long moment il considéra qu'il n'y avait plus de risque et repris sa route vers le sud est du Royaume pour gagner sa terre natale de Perle. Il ralenti pourtant bientôt, sur le qui-vive, en entendant un bruit. Il regagna les branches hospitalières des habitants de la forêt pour regarder s'il y avait quelqu'un. Depuis son perchoir, il pu voir arriver vers lui un individu aux cheveux roux et à la démarche déterminée. Mesarthim bien qu'en fuite ne pu réprimer sa curiosité face à ce simple passant. Il prit alors une pose nonchalante assis sur une branche tel un fauve dormant et interpella le nouveau venu :
-Bonjour l'ami ! Que fais-tu en ces belles terres de Turquoise ainsi égaré dans ses bois ?
Une fois de temps en temps, le voleur trouvait son attention retenue par de parfaits inconnus, il avait ainsi fait la connaissances de personnes tout à fait uniques tel qu'Ehvan avec qui il s'était lié d'une amitié pour le moins originale. Peut-être que cette personne intrigante se révèlerait de compagnie plaisante également...

 
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Rôle : Mercrenaire

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Jeu 05 Oct 2017, 12:03
Autant dire qu’il avait envie de l’écorcher vif, celui-là! Pourtant, Gavin – bien que le plus jeune membre des Loups d’Acier en dehors de Treize – était un bon élément parmi ses hommes, alors comment diable avait-il pu faire preuve d’autant d’étourderies? Il s’était confondu en excuses un nombre incroyable de fois, mais rien ne semblait calmer le courroux de son patron. Perdre un coffre rempli de joyaux! Non, mais quel imbécile! Ana avait eu beau essayer de calmer le jeu, prenant expressément la défense du gamin, rien ne venait à bout de faire descendre la colère de Beltram d’un cran. Selon elle, la mission de Gavin était partie en couilles quand il s’était fait surprendre par une visite impromptue de la garde locale. Le contrebandier avec lequel il devait fait affaire lui avait remis le coffret (de la grosseur d’une pastèque) rempli d’or et de joyaux, tel que prévu, mais n’avait absolument pas soupçonné qu’il était lui-même surveillé depuis un moment par la milice. Gavin avait dû fuir presto avec le butin destiné aux Loups d’Acier. Selon Ana, ce genre de choses ne pouvait pas réellement se prévoir. Tssss à d’autres!

Le gamin s’était donc aventuré dans la forêt turquaise dans le but évident d’égarer ses poursuivants. Peut-être était-ce l’une de ces nombreuses manœuvres qu’il avait tenté d’accomplir pour s’extirper à leur vigilance, mais le fait était que le coffret avait assurément glissé hors de sa besace, dans tout ce remue-ménage. Juste d’y penser, l’Opalien avait envie de mordre! Qui pouvait réellement manquer d’autant de jugement?! Et puis, ne savait-il pas à quel point l’or était une matière importante aux yeux du chef des mercenaires? Inutile de préciser que le pauvre Gavin n’était absolument pas sur le point de retourner en mission de sitôt! Il allait être de corvée pour les prochains mois avant que le semi-elfe roux ne lui accorde à nouveau sa confiance. C’était d’ailleurs encore beau qu’il n’ait pas décidé de lui foutre la raclée de sa vie uniquement pour que ça lui serve de leçon! Seth et Ana le trouvaient trop dur avec leur compagnon. Personnellement, il n’en avait rien à foutre.

Histoire de s’aérer un peu l’esprit, le rouquin avait quitté le village (situé en bordure de la forêt) où ils effectuaient temporairement une escale dans le but de s’enfoncer lui-même dans la dense végétation. Gavin lui avait donné quelques indications concernant les potentiels lieux où pouvait se trouver le coffret et le semi-elfe s’était empressé de s’y rendre, chevauchant Nalfein, son étalon alezan. Une fois sur place, il dut se rendre à l’évidence : effectuer quelconque recherche, moindrement minutieuse, à dos d’étalon était d’un ridicule incroyable. Ainsi, c’est avec la gueule du mec qui en voulait à la terre entière qu’il mit pied à terre, ficelant les rennes de sa monture à l’arbre le plus près. Bon, okay, il devait se calmer, autrement, il aurait du mal à rester focus. C’est bien parce qu’il ne désirait pas laminer la gueule de Gavin qu’il avait pris la décision de partir seul! Après tout, un cadavre pouvait si facilement se faire dissimuler dans cette contrée sauvage…

Il commença donc sa recherche, farfouillant chaque buisson, chaque tronc creux, chaque amoncellement de pierres… Et merde, ça s’annonçait plutôt mal… Au bout d’un moment, le mercenaire roux décida d’aller jeter un coup d’œil un peu plus loin, vers un deuxième endroit préalablement indiqué par cet idiot de Gavin. Alors qu’il s’avançait d’un pas déterminé sur le sol moelleux de la forêt, une voix haut perchée le héla sans préambule. Naturellement, l’Opalien sursauta, ne s’attendant en rien à avoir de la compagnie (d’autant plus qu’il était entièrement concentré sur sa besogne). Dans un mouvement instinctif, il releva la tête pour toiser l’inconnu de son regard doré. C’était qui celui-là? Il voulait quoi?

- Pourquoi cette question? Il y a une interdiction d’errer dans les boisés turquais, maintenant? Demanda-t-il au jeune homme qui l’observait, d’un ton plus acerbe qu’initialement prévu et haussant un sourcil dans le processus. Erh… Il n’avait pas envie de se faire déranger en ce moment même… Mais plus il agirait en con, plus il allait attirer inutilement l’attention de cet étranger sur sa besogne actuelle. Et qui sait, peut-être que ce dernier trouverait également attirant l’attrait que représentait un coffret rempli de joyaux… Pardon… Mauvaise journée. Plus sérieusement, je profite de la température. J’avais besoin de réfléchir… En quelque sorte. Je me permets toutefois de vous retourner la question. Qu’est-ce que vous faites là, si haut perché et interpellant de purs étrangers? Oseriez-vous prétendre posséder ces terres qui, aux dernières nouvelles, étaient d’intérêt public? Ou alors, vous convenez que cet endroit dit paisible est parfait pour faire fonctionner ses méninges en toute tranquillité.

Qui était cet homme? Visiblement, leur route ne s’était jamais croisée par le passé, sinon, il se rappellerait assurément de sa tronche. Le rouquin le scruta un instant, tentant de comprendre par ce simple contact visuel ce que ce dernier lui voulait. Les mains sur les hanches, il détourna finalement le regard en poussant un soupir. Oh il n’allait pas rester là toute la journée… Il avait un pactole à retrouver, merde. D’un bref mouvement de la main, Beltram le salua dans le but évident de prendre congé.

- Et bien, dans tous les cas, je vous salue bien bas, l’ami. Puisse votre journée être plus agréable que la mienne.

Le jeune homme se détourna, s’éloigna de quelques mètres avant qu’un bruit sur sa droite n’attire son attention. Les sourcils froncés, il tourna la tête en direction du bruissement, puis son expression se durcit davantage lorsqu’il vit un type tout crasseux, en position accroupie, au pied d’un immense chêne. Le souillon rigolait et scrutait visiblement un objet qui lui semblait des plus précieux. Putain de merde… Était-ce réellement… son coffret? Sur la pointe des pieds, le semi-elfe s’avança tranquillement et remarqua que l’homme – qui semblait visiblement être un sans-abri – observait le contenu de la boîte de la grosseur d’une pastèque. Oh le salopard! Personne ne touchait à son fric! Lentement, le mercenaire dégaina son épée, le bruit métallique n’attirant en rien l’attention du clochard qui était trop absorbé par sa découverte soudaine. Dans un mouvement silencieux, il appuya la pointe de son arme sur la nuque de son vis-à-vis qui couina de surprise.

- Je vous conseille de déposer ce coffre… Fit lentement Beltram d’un ton non négociable. Cette boîte m’appartient et je la cherche depuis un moment maintenant. Obtempérez et aucun mal ne vous sera fait. Le cas contraire, je ne peux vous assurer votre entière sécurité…

La menace était claire, bien que prononcée tout à fait calmement. Toutefois, qui pouvait réellement s’attendre à ce qu’un pouilleux comme ce clochard acquiesce à sa demande alors qu’il était face à un petit butin? Assurément, l’envie de posséder un bien aussi précieux était plus forte que n’importe quel instinct de survie. Ainsi, dans un mouvement étonnamment rapide, le sans-abri frappa le plat de la lame du revers de son bras, éloignant cette dernière de sa nuque, puis détala à travers les arbres. Beltram jura tout haut avant de s’élancer à sa suite. Enfoiré! S’il croyait filer avec SON butin, alors il pouvait s’enfoncer une branche profondément dans le rectum!

Et l’étranger de plus tôt? Il devait assurément avoir suivi le fil de la conversation… Le rouquin espérait fortement qu’il ne lui prendrait pas l’idée de vouloir lui voler son or à son tour, autrement, il sauterait le câble du siècle!
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