L'élève a trouvé son Maître ( PV Thais)

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Dim 17 Sep 2017, 11:33
Quelques mois écoulé sur le continent , temps nécessaire à Saorise pour s'acclimater. Il vivait chez son maître Thais. Il ne savait pour l’heure que vraiment penser d'elle. Les relations étaient tendues avec les membres du foyer. Il en était en grande partie responsable et en ressentait d'ailleurs une certaine fierté. Il aimait être centre des attentions, bonne ou mauvaise, ne pas être oublié était ce à quoi il aspirait. A voir les regards mauvais des habitants de la demeure, il y parvenait à merveille.
Ian chevalier et fils de Thais et d'un quelconque dieu, leurs rendaient visite parfois.
Il était plus âgé que l'apprenti et comme avec tous Saorise prenait plaisir à le provoquer. Peut être avec encore davantage de cœur à l'ouvrage avec lui .

Ian avait le mauvais goût de lui rappeler ce qu'il n'avait pas eût : une mère. Thais s’entraînait souvent en sa compagnie, mais pas de la même manière que Derdre avec lui. Le blond avait le droit à encouragements, regards plein de fierté et gestes tendres. Saorise lui avait bénéficié d’entraînements éreintant toute la journée durant, le soir il s’abîmait les yeux pour apprendre à la lueur des bougies.
Atteindre la perfection, recommencer encore et en encore les mêmes geste. Aucune compassion, aucune considération.

Il avait eut un maître brillant et une mère médiocre. Ian avait une mère attentionnée et un maître doué. Intolérable. C'était injuste. Arbitraire. A cela s'ajoutait un beau-père qui semblait le choyer comme un fils. Saorise, lui c'était fait seul et il n'avait besoin de personne. Il ne devrait son ascension qu'a lui même. Il brillerait et tous verrait qui il est. Plus nul ne pourrait l'ignorer.

Quand à Thais à proprement dite, il y avait un sentiment dont Saorise ne pouvait se défaire. Il fallait qu'il la tienne à distance, à l’écart de lui. Elle devait le détester, elle plus que quiconque. Une lueur dans ses yeux parfois. Signe qu'il ne connaissait que trop bien. La douleur dissimulé sous la force. Une histoire sans doute difficile, l'envie de triompher de l'adversité. Il se montrait avec elle plus dur, plus insupportable qu'avec bon nombre. Il cherchait avec une envie renouvelée de trouver ses limites, de la pousser dans ses retranchements, toujours plus loin. Elle était patiente, mais il parviendrait à la pousser à bout. Un jour ou l'autre, il trouverait sur qu'elle pente se glisser pour lui faire perdre ce sang froid, au  quel elle semblait tant tenir. Il voulait savoir ce qu'elle dissimulait avec tant de hargne. La faire exulter, faire surgir ce qu'elle cachait au fond d'elle. Saorise était doué pour cela mettre à mal les individus, faire ressortir les anciennes blessures, les cicatrices de guerres. Ce n'était pas là simple perfidie, parfois il avait le sentiment d'aider à passer à autre chose, à tourner la page
Il voulait trouver, ne pas s'attacher à elle, comme à une mère qu'elle était pour d'autre. Il voulait être détestable. Il savait l'être.

Ce jourd'hui, il s’entraînait déjà quand son maître et Ian se dirigèrent dans la salle d’entraînement. Saorise torse nu, aile déployé, nimbé de sueur lançait des projectiles sur d' innocents mannequins. Le soleil était à peine levé, mais le jeune apprenti avait une certaine prédisposition au surmenage. Il dormait peu depuis son arrivé en ces terres. A dire vrai toujours sur le qui vive, il ne dormait jamais d'un sommeil profond, toujours plus ou moins en alerte.
Il s’arrêta un instant pour saluer Thais et Ian qui le salua d'un bâtard plein d’arrogance. Le statut illégitime de Saorise n'était un secret pour personne et il ne s'en offusquait plus depuis longtemps. Enfant, il avait même cru pendant un temps que c'était son nom. Pourtant, il prit la mouche trop heureux d'avoir une occasion, si infime soit elle de répondre à Ian

- «  j'ai au moins le bon goût d'être un bâtard impérial. »

Provoquer un demi dieu ainsi, aurait sans doute semblé présomptueux à beaucoup, mais c'était là l'un des défauts du brun. Il n'avait pas suffisamment de respect pour sa propre vie, pour se garder de prendre des coups.

Ian semblait en avoir assez de l'air supérieur de ce petit crétin que sa mère avait pour apprenti. Il se croyait tout permis et si parfois cela amusait le chevalier quand ça visait autre que sa famille, Saorise allait désormais trop loin, il était grand temps que quelqu'un le remette à sa place et Ian y était tout disposé.
Il se plaça devant le jeune homme bien décidé à en découdre.
Saorise quand à lui le visage impassible, se tenait près à l'affrontement. Enfin.

- «  Ça suffit sale gamin, apprend un peu à te comporter dignement face à plus haut gradé que toi ! »

Il l'avait mis en colère parfait. Il avait moins de contenance que sa mère, c'était plus aisé.  Ne se démontant pas le moins du monde, Saorise s'octroya même le luxe de le narguer alors que des flammes commençait à naître dans les paumes du chevalier. Il exulta encore ses émotions. Il en avait l'habitude, c'était bien plus amusant ainsi. Il savait que Ian s'en rendrait compte mais qu'importait.

- «  Et que va faire le fiston à sa maman si je m'y refuse ? »

Saorise frappa du pied le sol et du sable commença à tournoyer doucement. Feu contre sable donc.
Le respect de Saorise ont le gagnait, il ne le donnait à personne simplement sur un titre ou une fonction. Cela se méritait.
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Lun 18 Sep 2017, 14:38
Les mois passés en la compagnie de Saorise n'avaient pas été faciles. L'adolescent arrivait de nul part, habitué à des règles qui n'étaient pas celles de L'Empire et décidé à défier tout autorité. Thaïs qui avait l'habitude de baser la relation avec ses élève sur de la confiance devait si prendre Autrement, chose qu'elle n'appréciait pas énormément. Leurs rapports étant tendus,
Saorise cherchait seulement à faire le malin, persuadé qu'il parviendrait à dépasser les bornes. Seulement la Sorcière était loin d'être idiote et ne se prenait pas à son petit jeu, préférant l'ignorer et lui faire recommencer des exercices encore et encore même s'ils étaient correctement exécutés.

La vérité étaient que Saorise et elle se ressemblait beaucoup. Tellement qu'elle comprenait chacune de ses réactions et que c'était aussi pour cela qu'elle ne réagissait pas aux piques désagréables de son apprenti. Il lui fallait du temps et de la discipline, il fallait attendre qu'il s'ouvre à elle et lui laisse entrevoir son âme brisée. Cette âme, Thaïs avait la même, éclatée en mille morceaux malgré les années passées et elle les trimballaient derrière elle comme un condamné porte ses chaînes.

Aujourd'hui, elle devait s'entraîner avec Saorise et Ian l'accompagnait bien qu'en ronchonnant et traînant des pieds derrière sa mère. Ses rapports avec l'apprenti n'étaient pas bon et souvent une simple politesse finissait en porte claquées et Ian quittait la maison, rouge de colère sous le regard exaspéré de la Sorcière. Le jeune homme était beaucoup trop impulsif, il démarrait au quart de tour et son caractère excessif lui faisait détruire tout ce qui se tenait autour de lui. Plus d'une fois le bureau de Thaïs s'était retrouvé sans dessus-dessous. Heureusement que la magie pouvait arrangé ça en un quart de tour.

La rouquine et le blond se dirigeaient vers la salle d'entrainement, affublé de tout leur équipement, le Chevalier s'amusant à faire des moulinets avec l'épée offerte par sa mère après son attributions et la Sorcière sa double lame posée sur l'épaule, son t-shirt court laissant dévoilé le bas de son nouveau tatouage. Quand ils arrivèrent, l'adolescent était déjà dans les airs s'amusant à tirer de petites cibles. Il fit une remarque que Thaïs n'écouta même pas puisqu'elle était en train de s'échauffer. Elle n'allait certainement pas s' interrompre pour ce genre de gaminerie.

Mais il était vrai que Saorise y avait été fort. Pire que ça, il avait touché un point sensible. Ian avait toujours eut du mal avec son ascendance céleste, il avait même eut une période où il l'avait bonnement et simplement renié. Malheureusement pour lui ce n'était pas une chose qui s'effaçait et le statut de Maître-Magicien lui collait à la peau.

Thaïs aperçut les paumes de son fils s'illuminer de rouge et compris tout de suite que l'histoire allait vite tourner au vinaigre si elle ne faisait rien. Bien que gradé Chevalier et connaissant ses limites, le contrôle de ses pouvoirs restait parfois difficile surtout lorsque l'énervement prenait possession de lui. Saorise ne le savait pas mais ne manquerait pas de l'apprendre s'il ne s'arrêtait pas tout de suite. Le futur sorcier ne sembla pourtant pas s'en formaliser et posa pied à terre, du sable commençant à tourner autour de lui.

«  Et que va faire le fiston à sa maman si je m'y refuse ?

La flamme partie, vive et précise ratant Saorise de peu -peut-être même l'avait elle touchée. Thaïs ne laissa pas le temps à son élève de riposter et ouvrit son bouclier d'un coup. Elle sentit la vague d'énergie la traverser, rendue plus forte par la colère et exploser autour d'elle, envoyant valser les adversaires à plusieurs mètres.

- Ça suffit !

L'ordre avait claqué dans l'air, glacé et irrévocable. D'un geste de la main, elle plaqua Saorise au mur grâce à la lévitation et releva Ian de l'autre. Ses yeux de chats lançaient des éclairs et ses oreilles pointues étaient plaquées contre son crâne.

- Ian tu sors !

- Mais...

- Il n'y a pas de mais Ian Aleixy ! Désobéis et j'irais parler de toi à Janita pour non respect à un Chef des Ordres Impériaux et conduite dangereuse et pyromane lors d'un entrainement, crois moi elle saura trouver une sentence appropriée.

Le Chevalier saisit son épée, se dirigea vers sa mère pour lui murmurer un mot à l'oreille mais celle-ci le congédia d'un mouvement sec de la tête. Le demi-dieu se plia à la décision et sortit, la mâchoire serrée, non sans un dernier regard pour Saorise.

Une fois seule avec son apprenti, la Sorcière le fit se rapprocher d'elle toujours par magie,d'un geste de l'index. Elle le scruta un moment, les yeux plissés avant de prendre la parole.

- Je crois que l'on a un gros problème toi et moi Saorise.

Elle le reposa à terre sans ménagement, et planta ses pupilles dans les siennes.

- Je suis ton mentor et la Sous-Cheffe de L'Ordre de surcroît, tu me dois le respect. Je pourrais t'exclures.

Elle fit quelques pas en le fixant toujours sa double lame à la main. Il n'avait pas encore tout à fait dépassé les bornes mais elle se doutait qu'il ne tarderait pas à le faire.


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Sam 23 Sep 2017, 06:34
Ian ne manqua pas de réagir. La flamme toucha Saorise, mais fort heureusement pour l'apprenti il parvint à parer le coup de justesse avec ses ailes en en solidifiant quelques plumes. Il venait donc d'avoir recours à son unique possibilité d'utiliser cette parade, il devra redoubler d'inventivité par la suite. Le combat bien que provoqué s'annonçait être ardu, presque perdu d'avance, mais c'était là ce qui enthousiasmait le brun. Partant avec un certain handicap, il n'en aurait que plus de mérite s'il parvenait à triompher. Cherchant à estimer les dégâts de l'attaque du chevalier, il ne vit pas le coup venir. Il se trouva à terre se demandant comment Ian avait réussi ce tour de force. Néanmoins Saorise compris rapidement qu'il n'en était pas l'auteur, lui aussi mordait la poussière, littéralement.

- Ça suffit !

L'ordre avait raisonné, irrévocable. C'était là bien sur l’œuvre de Thais. Il l'avait ignoré à tord. Présente à l'affrontement, bien sur qu'elle ne pouvait qu'intervenir. Elle épingla Saorise au mur, comme un pigeon à une porte et releva Ian d'un geste souple.
Le brun haïssait qu'on le force à faire ce qu'il n'avait pas décidé lui même, aussi ce voir ainsi acculé le mettait dans une colère froide. Regardant Thais et cherchant à y mettre toute sa hargne, il tentait de gesticuler, uniquement pour ne pas se rendre sans protester savant que c'était là parfaitement vain. Elle était sorcière et sous-cheffe de l'ordre, sa puissance n'était plus à démontrer depuis longtemps.

- Ian tu sors !

- Mais...

- Il n'y a pas de mais Ian Aleixy ! Désobéis et j'irais parler de toi à Janita pour non respect à un Chef des Ordres Impériaux et conduite dangereuse et pyromane lors d'un entraînement, crois moi elle saura trouver une sentence appropriée. 

Il se faisait disputer comme un enfant et même dans la posture fâcheuse ou il se trouvait, Saoise ne manqua pas de s'en amuser, posant un regard railleur sur un Ian furibond qui tourna talon, non sans une dernière oeuillade noire et une dernière consigne chuchotée à sa mère. Thais avait utilisé le nom complet de son fils et Saorise nota que c'était la manière universelle chez les mères de montrer le sérieux de leur propos à leur progéniture.
Son mentor le rapprocha d'elle par magie et l'apprenti toujours furibond ne l'entendait pas ainsi, il cherchait à se libérer de cette emprise ultime vantardise déplacé qu'il se permettait pour garder un peu de sa superbe.

- Je crois que l'on a un gros problème toi et moi Saorise. 

Sur ces mots elle lui fit regagner sol sans douceur. En effet ils avaient un problème et non des moindres : le mauvais caractère de Saorise. Il ne supportait aucun ordre, aucune autorité. Masque de colère qui dérobait mal à la vue de son maître tristesse et blessure ancienne. Ce n'était qu'un adolescent mal aimé en colère contre le monde entier. Trop d'injustice, trop de douleur. Il fallait que quelqu'un paie pour tout cela, l'ensemble des individus s'approchant de lui semblait une cible de choix. Il pouvait paraître sur de lui, arrogant même dirait certain, mais ce n'était là que subterfuge, Saorise n'était encore guère plus qu'un enfant en rogne contre ses parents qui n'avaient pas sut l'aimer de la manière qu'il désirait.

- Je suis ton mentor et la Sous-Cheffe de L'Ordre de surcroît, tu me dois le respect. Je pourrais t’exclure. 

C'était là menace, le jeune homme ne s'y trompait pas. Il aurait dut en rester là, il le savait. Thaïs commençait à perdre patience, il avait été loin cette fois, mais pas encore tout à fait assez pour remporter victoire sur sa retenue semblait il. Il voulait voir si elle en viendrait réellement à de telles extrémités. Soit il allait donc redoubler d'effort. Personne ne lui donnait d'ordre. Il se releva et lui fit face, l'affrontant vaillamment du haut de ses quatorze printemps, plantant ses yeux d'or dans les siens.

- « Que grand bien vous fasse. Excluez moi ! Je ne suis pas un mouton, vous ne me forcerez pas à ployer genou devant vous sur simple évocation de votre titre. Le respect est de ce que l'on gagne, pas que l'on impose ! La loyauté ne supporte aucun ordre, on l'octroie à ceux en qui l'on croit, que l'on estime, pas à celui qu'on craint. Et je n'éprouve pour vous ni l'un ni l'autre ! »

Ses mots dépassaient sa pensées comme bien souvent et pourtant il les laissait se déverser espérant même faire mouche, blesser, atteindre. Cela lui apprendrait à être mère véritable et à lui renvoyer au visage ce que lui n'avait jamais eut. Il était jaloux de Ian bien sur, d'une manière que la jeunesse rendait trouble. Il se trompait d'ennemi et au fond il en avait une réelle conscience, mais la hargne qu'il ressentait devait sortir et si Saorise échouait toujours en une chose c'était bien la refouler pour la simple bonne raison, qu'il ne cherchait pas à essayer.

En vouloir sincèrement à Derdre s'avérait compliqué, de prime abord parce qu'elle était la seule à s' être occupé de lui et en suite en raison qu'elle était mauvaise mère, mais bonne personne. Elle n'avait pas voulu lui nuire, elle pensait seulement que l’entraîner suffirait, il n'en était rien. Il aurait parfois préféré pouvoir simplement la détester, mais il n'y parvenait pas c'était sa mère et elle avait fait de son mieux, c'était loin d'être assez, mais au moins avait elle essayé.
Concernant Ryan c'était encore plus mal aisé, c'était un inconnu mort que sa mère adorait sans nulle mesure.

- «  Vous pensez sans doute me comprendre. Votre mère ne vous aimez pas ? Vous avez eût une enfance difficile ? Je n'en ai cure. Vous n'avez aucun intérêt. Je ne suis pas une petite chose fragile qui m'en ira pleurer dans votre giron, quand quelque chose me contrariera. Je ne suis pas Ian. Je n'ai pas besoin d'une mère pour me faire des remontrances. Je n'ai besoin de personne et surtout pas de vous ! »

Il lançait ça comme autant de coup porté à lui même en premier lieu. En réalité il n'aurait rien mieux aimé que d'avoir une mère comme Thaïs, c'était sans doute raison pour laquelle il la repoussait avec autant de force.
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Sam 23 Sep 2017, 10:50
Ce qui était incroyable avec Thaïs c'était que non seulement elle avait des pouvoirs puissants mais également qu'elle avait travaillé de longues années pour parvenir à les utiliser sous multiples formes bien plus complexe qu'une simple gerbe de feu ou de la lévitation.
Beaucoup avaient entendus parlés du caractère impulsif et flamboyant de la Seconde des Sorciers, la façon dont elle s'emballait alors qu'elle était habituellement si froide et distante. Et si elle parvenait à pareil résultat, c'était encore grâce à sa magie. Lors d'une bataille, lorsque le courage la délaissait ou qu'elles ne savait plus pour qu'elle cause elle se battait tellement la situation était désespérée, elle ouvrait son esprit aux sentiments alentours, les laissant l'envahir jusqu'à ce qu'ils deviennent sien. C'était aussi ce qui en faisait une plutôt bonne guerrière malgré un léger manque de technique comparé aux Chevaliers, elle parvenait à briser les barrières de l'âme et savoir à l'avance qu'elle mouvement son adversaire allait esquisser.

Saorise ne la prenait pas au sérieux ? Il doutait de sa loyauté, de sa puissance et de son mérite ? Ainsi soit-il, mais il ne perdrait rien pour attendre. Si Thaïs avait horreur d'une chose, c'était qu'on doute d'elle, de ses capacités et de ce qu'elle était capable d'accomplir. Et depuis les nombreuses années où elle était dans l'Empire, bien plus nombreuses que ce minable apprenti qui se croyait au dessus de tout, elle avait prouvé plus d'une fois qu'elle méritait sa place. A Hillïna, Janita, Hel, Rayan et tous les autres membres des Ordres. Ce n'était pas pour rien qu'elle occupait le poste qu'elle avait aujourd'hui. Ce n'était pas pour rien qu'elle était la personne qu'elle était aujourd'hui.
La jeune femme laissa parvenir les émotions de Saorise à elle, sa colère et sa rancœur, tout ce qu'il y avait de plus négatif en lui et qui la rendrait plus forte.

Avec une vitesse effarante, elle parvint à se poster devant Saorise, l'immobilisant complètement et lui appuya une dague qu'elle semblait avoir sortie de nul part sur sa gorge. Son visage était à présent si froid et si fermé que s'en était effrayant mais l'adolescent semblait des plus stupides pour la provoquer ainsi.

- Tu as bien de la chance que je ne puisse te tuer sur le champ car c'est ce qui arrive aux personnes qui me parlent ainsi d'habitude.

Parler de son enfance à Thaïs était une grosse, très grosse erreur. Habituellement, les nobles savaient tout de la vie des habitants d'Irianeth mais personne n'avait jamais eus vent du passé de la Sorcière rousse. Même Harry ne connaissait que les grandes lignes de la vie de sa compagne. C'était un secret qui était gardé et enfoui au plus profond de l'être de Thaïs, secret qu'elle ne voulait pas partager et encore moins se remémorer.
En effet, la Sous-Cheffe n'était qu'une grossière erreur, elle n'aurait jamais du venir au monde. Issue d'un viol et abandonnée dès la naissance par ses deux parents en raison de leur mort précoce mais pas des plus glorieuses, Thaïs était une orpheline rejetée par tous et qui n'avait jamais eus personne pour veiller sur elle. Elle avait tout appris tout seul, à coup d'échecs et de moqueries, gravissant les échelons un à un en espérant un jour montrer qui elle était.

Mais que l'on parle d'elle était une chose, que l'on parle de son fils était une autre. Ian était aussi mal parti dans la vie qu'elle mais elle avait tout fait pour qu'il soit heureux, qu'il ne ressente jamais le vide qui la peuplait tout entière. Ça n'avait pas été facile mais Thaïs était parvenue à surmonter ses démons, n'étant à présent plus hantée de fantômes et autres monstres de cauchemars.

- Je ne suis pas là pour te regarder pleurer Saorise. Parce que c'est exactement ce que tu es entrain de faire. Tu pleurniches comme un gamin qui a perdu sa mère. Tu n'es qu'un sale adolescent capricieux qui veut absolument paraître plus important que ce qu'il ne sera jamais. Voilà ce que tu es !

Elle se recula en ricanant. Les mots de son apprentis ne l'avaient pas réellement blessés ni mis en colère. Elle voulait juste lui montrer qu'au jeu de la vérité elle était la plus forte. Et tant qu'il n’accepterait pas cette vérité, celle de son âme brisée et de son chagrin trop grand, elle ne pourrait rien faire pour lui. Il ne serait pas capable de devenir un Sorcier digne de ce nom. Elle ordonnerait qu'on ne l’adoube pas.

- Ouvre les yeux, regarde le monde. Tu n'es rien face à la force de ce qui t'entoure. Je n'ai rien à te prouver Saorise comme je n'ai rien à prouvé à personne. Il y a bien longtemps que l'on a comprit qui j'étais et ce que je valais et ce n'est pas en suivant ce chemin que tu y parviendra. Pour le moment, tu es pour moi incapable d'être qui que ce soit.

Tu veux savoir la vérité ? La vérité c'est que tu as peur de tes sentiments. Tu aimerais être un héro et mourir droit et fier comme ton père mais qu'est-ce que tu connais des héros ? Tu crois, qu'il faut du courage pour mourir? Mourir est facile. C'est vivre qui demande du courage. Tu es lâche, Saorise.



 
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Dim 01 Oct 2017, 08:15
Enfin, elle le prenait au sérieux. Il avait visiblement fait mouche en lui parlant de sa vie passée. La sorcière lui plaqua une dague contre la gorge, le menaçant. Saorise ne broncha pas, il n'esquissa pas le moindre geste. La toisant simplement une lueur de défi dans les yeux. Il n'avait pas peur, il était trop idiot pour cela, trop déterminé aussi. Il avait presque gagné elle semblait perdre patience, mais pas encore tour à fait.

- Tu as bien de la chance que je ne puisse te tuer sur le champ car c'est ce qui arrive aux personnes qui me parlent ainsi d'habitude.

Elle menaçait, vociférait, mais éloigna bien vite son arme. Elle ne faisait que lui feuler au visage, mais ne faisait réellement rien contre lui.

-« des mots, rien que des mots »

Il avait grondé plus que parlé à proporement dit, il n'était pas certain qu'elle avait entendu..


- Je ne suis pas là pour te regarder pleurer Saorise. Parce que c'est exactement ce que tu es entrain de faire. Tu pleurniches comme un gamin qui a perdu sa mère. Tu n'es qu'un sale adolescent capricieux qui veut absolument paraître plus important que ce qu'il ne sera jamais. Voilà ce que tu es !

Thaïs se fourvoyait sur un point, Saorise ne voulait pas paraître, il voulait être. Avoir une existence propre qu'il se serait choisit lui même, être fier de ce qu'il était devenu, ne devoir son apogée qu'a lui même. Non paraître était bien la dernière chose à laquelle il aspirait, il n'avait cure des autres, personnes ne comptaient. Mensonges puéril qu'il se racontait à lui même.
Il ne voulait pas penser à Derdre, il l'avait abandonné, trahi pour être ici. Il ignorait pourtant pourquoi il désirait tant être en ce lieu. Pour tenter de connaître Ryan ? Oui c'était là une explication, mais pas la seule. Saorise était ambitieux pour lui même, il aspirait à être connu et reconnu en d'autre qualité que celle de bâtard impérial.
Être sorcier donc, gravir les échelons par son mérite et son travail.

Tu pleurniches comme un gamin qui a perdu sa mère.
Saorise ne pleurnichais pas, jamais voyons, il n'était plus un enfant, mais à dire le vrai Thais avait raison, sa mère lui manquait mais jamais il ne l'avouerais à quiconque surtout pas à lui même. Elle c'était éloigné de lui voulant se montrer dangereuse. Elle fulminait visiblement. Bien, il allait gagner, arriver à ses fins, comme toujours. Il voulait la mettre en colère, faire en sorte qu'elle ne puisse plus avoir accès à sa si grande maîtrise d'elle même, elle en était si fière, c'était proprement irritant.


- Ouvre les yeux, regarde le monde. Tu n'es rien face à la force de ce qui t'entoure. Je n'ai rien à te prouver Saorise comme je n'ai rien à prouvé à personne. Il y a bien longtemps que l'on a comprit qui j'étais et ce que je valais et ce n'est pas en suivant ce chemin que tu y parviendra. Pour le moment, tu es pour moi incapable d'être qui que ce soit. 
Tu veux savoir la vérité ? La vérité c'est que tu as peur de tes sentiments. Tu aimerais être un héro et mourir droit et fier comme ton père mais qu'est-ce que tu connais des héros ? Tu crois, qu'il faut du courage pour mourir? Mourir est facile. C'est vivre qui demande du courage. Tu es lâche, Saorise. 


Saorise avait de nombreux défaut, mais être lâche n'en faisait pas partie, loin de là. Elle c'était fourvoyé sans doutes, il n'avait cure de ce que pensait les autres. Elle était respecté par le plus grand nombre ? Grand bien lui en fasse. Lui ne respectait pas par principe, il lui fallait des preuves pour suivre quelqu'un, des actes conséquent.
Elle avait parlé de son père comme étant un héros. Elle faisait l'apologie de la vie.  Qu'en savait elle après tout. Cela amusa Saorise, elle cherchait à le blesser à lui faire mal. Elle ne brillait pas en cela, il avait bien plus d'expérience. Elle ne tapait pas dans ce qui était sensible pour lui, le fait qu'il ai abandonné sa mère, sa relation avec sa sœur sa seule alliée ici, sa jalousie envers Volkan...

Thaïs était d'une nature loyale il le savait, elle respectait Ryan et ce qui ressemblait paraissait-il pour elle à son sacrifice héroïque.
Pour Saorise il avait juste manqué de prévoyance, il considérait leurs ennemis comme faible et en avait péri. Cette Lyzann le lui payerait un jour, il vengerait l'empereur et surtout Ezerya, elle en avait été réellement affecté et cela il ne pouvait le permettre. Il pouvait se montrer protecteur avec sa sœur. Presque doux. C'était bien là seule exception à sa règle pour l'heure.

- « Vous dîtes que je ne suis personne? Je suis moi et en cela j’excelle. Je sais qui je suis et à en voir votre précieuse progéniture, ce luxe n'est pas permis à tout le monde.
Vous parlez de Ryan ? Il est mort et sa bêtise en est la seule cause. Vous aviez un crétin pour chef. Prenez Volkan en prochain empereur et la boucle sera bouclée. »


Il venait d'insulter l'ancien empereur. La colère d'un fils contre un père absent, rien de plus. Saorise n'en pensait pas le moindre mot. Il respectait Ryan, l'admirait autant qu'il lui en voulait.
Concernant Ian, à dire le vrai il l'aimait bien c'était un chevalier intelligent et intéressant.
Il ne disait tout cela que pour provoquer Thaïs. Elle l'avait menacé de le virer de l'ordre, mettrait elle cela à exécution désormais. Si telle était le cas, il aurait gagné. Elle aurait cédé avant lui.
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Sam 14 Oct 2017, 08:35
Ils étaient à présent arrivé au même niveau de colère et Thaïs commençait à être agacée. Si elle devait supporter des railleries et un manque de respect tel que celui là pendant tout son apprentissage alors elle préférait passer les dix prochaines années très loin d'Irianeth qui à aller en mission d'infiltration sur Enkidiev. Saorise était en colère contre Ryan. Jamais Thaïs n'avait dit qu'il avait été un bon père - au contraire, elle en doutait fortement. Mais on ne pouvait dire qu'il n'avait pas été un bon guide, un stratège de renom et un véritable guerrier. Cependant, la remarque de l'adolescent concernant Volkan fit tiquer la Sorcière et au lieu de s'énerver comme toute personne normalement constituée, un petit sourire étira ses lèvres.

- Ne serais-ce pas de la jalousie que je ressent là ? Mais pourquoi ? Parce qu'il était la favoris ?

Elle mima une moue boudeuse avant de faire tourner sa dague entre ses doigts. En réalité elle comprenait la réaction de Saorise certainement mieux que personne. Le favoritisme fait parfois sur Irianeth était flagrant, on distinguait souvent deux catégories : ceux partis de rien et ceux nés sur un piédestal. Heureusement ça n'était pas toujours le cas mais les enfants de nobles étaient souvent mieux traités, plus considérés. Mais là n'était pas la question. Le fait était que Saorise avait grandit seul, sans réel soutiens. Non seulement il ne connaissait pas ses limites, mais en plus il lui manquait une part de lui même, un morceau de son histoire, essentiel à son bien-être. Thaïs ne prétendait pas être la personne qui l'aiderait,simplement il allait vivre à ses côtés pendant dix ans, elle allait faire une grande partie de son éducation : son rôle était aussi de le guider vers l'âge adulte.

Mais la rousse s'impatientait. Il fallait qu'elle fasse comprendre à Saorise qu'elle ne s’embarrasserait pas de lui s'il ne se donnait pas la peine de faire des efforts dans leur relation. Jamais il ne pourrait rentrer dans les rangs avec un tel comportement. Alors certes, parfois on se trouvait sous les ordres d'un bon à rien dont l'on connaissait les capacités médiocre mais telles étaient les règles, on ne pouvait ni le rabaisser ni lui désobéir. La jeune femme avait elle aussi eut du mal en temps qu'apprenti à apprendre à baisser les yeux lorsqu'un adulte parlait parce qu'il était un sois-disant supérieur. Elle s'était déjà pris quelques claques, au sens littéral du terme, en répondant à un Chevalier ou en le défiant de ses prunelles acier. Avec le temps, elle avait compris que là n'était pas la bonne réaction. Et c'était ce qu'elle voulait inculquer à Saorise.

Elle savait que mettre ses ordres à exécution était le seul moyen de gagner son respect - bien que par la force. Mais d'un autres côté, si elle s'aventurait dans ses eaux là, Saorise aurait gagné. Il lui aurait fait perdre la patience qu'elle s'efforçait de garder depuis des semaines malgré ses piques incessantes. Elle pesa le pour et le contre un instant avant de soupirer et de lever les mains en l'air.

- Très bien, on va s'arrêter là.

Elle cru voir passer une ombre de surprise sur le visage de l'adolescent mais il reprit si vite son masque indifférent qu'elle ne pus l'affirmer.

- Saorise Caemgen d'Irianeth, tu n'es plus jusqu'à nouvel ordre un Apprenti Sorcier. Je te destitue de tes fonctions et des droits que te conforme se rôle et ce, pour une durée non-déterminée. Tu reviendras me voir lorsque tu seras près à te comporter comme un adulte et à ce moment là, je déciderais avec l'avis de notre Chef si tu es digne de poursuivre ta formation. Tu peux disposer.

Avec un masque froid qu'on ne lui connaissait pas habituellement, Thaïs se détourna de l'adolescent. Cela faisait plusieurs jours qu'elle parlait à Hel d'utiliser ce moyen pour faire plier Saorise mais elle n'avait pas sérieusement envisager de le faire. Elle espérait que le jeune homme se calmerait avant. Mais apparemment il avait besoin d'une correction pour comprendre que son statut privilégié de futur Sorcier n'était pas à prendre pour acquis.  
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Lun 06 Nov 2017, 16:05
- Ne serais-ce pas de la jalousie que je ressent là ? Mais pourquoi ? Parce qu'il était la favoris ? 

Saorise manqua de s'en étouffer, était il à se point un livre ouvert ? Était il si aisé à déchiffrer ou son maître commençait-elle simplement à le connaître davantage qu'il ne l'aurait voulut ? Qu'importait pour l'heure elle semblait se joueur de lui faisant tourner entre ses doigts un coutelas, une moue boudeuse affiché comme une provocation. Les bravades étaient son domaine propre, il ne souhaitait pas partager.  
Il voulait rester le seul être insupportable dans la pièce, c'était là son seul privilège après tout.
Volkan... il le haïssait de toute sa hargne, lui qui avait tout eut, le prestige d'être reconnut, l'approbation de leur père, la renaissance des nobles... Quand lui Saorise était inconnu de tous, méprisé.

Soudain, Thais plongea ses prunelles dans celles d'or de son apprenti, levant les mains dans un geste de rédition ?  

- Très bien, on va s'arrêter là. 


Il avait gagné, il en était pour le moins surprit.


- Saorise Caemgen d'Irianeth, tu n'es plus jusqu'à nouvel ordre un Apprenti Sorcier. Je te destitue de tes fonctions et des droits que te conforme se rôle et ce, pour une durée non-déterminée. Tu reviendras me voir lorsque tu seras près à te comporter comme un adulte et à ce moment là, je déciderais avec l'avis de notre Chef si tu es digne de poursuivre ta formation. Tu peux disposer. 

Sans plus mot dire elle le planta, sans un regard.

Il avait remporté la bataille. Thaïs avait cédé. Elle avait perdu patience et avait finit par mettre ses menaces à exécution. Saorise était congédié de l'ordre pour l'heure certes, mais il était triomphant. C'était là l'important. C'était ceux à quoi il avait aspiré depuis qu'elle avait été assigné pour être son maître. Sa patience l'irritait, il voulait la faire céder. C'était désormais chose faites.
Pourtant sa toute récente victoire avait un goût amer.
Il avait laissé Derdre pour cette vie, il avait abandonné sa mère pour devenir sorcier, caressant le rêve inaccessible de devenir ce fils dont Ryan aurait put être fier.

Il venait de remporter victoire, le reste il n'en avait cure. Se gonflant de tout l'orgueil dont il était capable, Saorise s'en retourna sans regret, ni amertume. Il ne savait ce que serait son demain, néanmoins il parviendrait à réussir seul. Il n'avait rien en sa possession, toutes ses affaires et ses maigres ressources étaient chez Thaïs. Il était inconcevable qu'il y retourne. Jamais il ne remettrait pied dans cette demeure.

Quelques semaines plus tard


La douleur. Saorise souffrait. Tout ses muscles hurlaient leur mécontentement après les traitements reçut. Il avait peine à respirer, côtes fêlées au moins deux, il en était certain. Il avait tenté de se soigner, mais il faisait un bien piètre guérisseur, c'était là loin d'être l'un de ses talents premier.

Dès lors où il c'était retrouvé seul Saorise avait erré dans les bas fond de Pikay sous le nom de Caemgen, cherchant à camoufler sa précieuse identité. Il ne voulait pas être retrouvé. Quelqu'un le cherchait il seulement ? il n'en avait cure. Il s'était évertué à survivre seul, dormant dehors le plus souvent.
Il dérobait ses ailes à la vues des curieux, pour ses yeux d'or toutefois, il n'avait trouvé parade.
Les insultes pleuvaient, mais il n'y avait là rien d’inhabituel pour le jeune homme. S'il fut réellement reconnut personne ne lui en toucha mot.

Il mangeait ce qu'il parvenait à voler, mais n'en ayant jamais eût réellement recours jusqu'alors, il faisait un piètre voleur. Il avait faim, il avait froid.
C'étaient d'ailleurs là ce qui avait poussé Saorise à se lancer dans cette aventure. Il avait été recruté comme un gamin des rues, ce qu'il était à dire vrai désormais. Les vestiges de ses entraînements le laissait mieux battit que ses compagnons de fortune, raison pour laquelle il avait été repéré. Cela et son satané caractère qui n'avait rien perdu de son mordant, bien au contraire.
Certains bandits avaient essayé par la force de faire se soumettre Saorise, bien vaine affaire que voilà. Jamais il ne baisserait regard devant pareille crapule, plutôt la mort. C'était justement ce qu'il avait frôlé ce jourdh'hui.

Un affrontement de bandits dans une ruelles escarpées, des parieurs, des combattants. Rien d'organisé, seulement quelques bandes cherchant à affirmer des territoires, en gagnant ressources avec ses combats glorieux.
Le gagnant repartait pourvu de maigre piécette. Le perdant... ne se relevaient en général pas...

Saorise était un brave, il se battait à l'épée le plus souvent, avec sa magie si la situation le lui permettait. Il était rempli de grand principe qu'il avait appris de la chevalerie. C'était là tout toutefois un tout autre affrontement qui l'attendait, il l'appris vite à ses dépens.
Un combat à main nues, pour sa propre survie, pas là règle de preux. La seule ayant loi: ressortir moins mal en point que son adversaire. Saorise avait gagné, l'autre concurrent était dans la rue depuis plus longtemps, moins bien nourris donc, mais plus affûté aux us et coutumes de cet autre monde.

Il avait finit par triomphé, un coup de chance à son humble avis. Il avait visé l'estomac, l'autre garçon n'avait pas sut parer. C'était à cela qu'il tenait sa victoire, sa vie. Un coup déstabilisant qui n'avait pas été évité.

Après cela Saorise avait empoché sa maigre récompense et c'était traîné à grande peine dans une taverne miteuse. Une nuit et un bouillon claire, il n'avait de ressource que pour cela.
Sur sa couchette Saorise songeait. La douleur l'accablait, il devait penser à autre chose. Demain. Tout irait mieux. Comment ? C'était désormais cela sa vie des combats clandestin contre des gamins plus mal loti que lui ? Pas très glorieux comme existence
Il était Saorise Caemgen d'Irianeth que faisait il ici au juste ?

Le froid lui glaçait les os même à l’abri de cette bâtisse, son maigre repas n'avait fait qu’attiser sa faim, il n'avait pas dormit du sommeil du juste depuis... qu'il avait quitté Perle, mais cela avait empiré avec sa radiation de l'ordre. Il était épuisé. Il souffrait. Peut être mourrait il sur ce matelas qui empestait... Saorise se refusait à comprendre quoi, mais qui se soucierait de son trépas? Derdre ne le saurait probablement jamais. A cette pensée des larmes amères brûlèrent les yeux du jeune homme. Sa mère lui manquait.
Qu'aurait elle dit de lui en cet instant ? Il avait piètre allure. Il était sale, sa lèvres inférieur barrée d'une vilaine écorchure était enflée. Divers ecchymose plus ou moins anciennes décoraient son corps, sa respiration se faisait laborieuse et il avait grande peine à retenir des grimaces de douleur. Il avait fière allure le bâtard de Ryan, le fils de la sorcière Derdre. Les larmes coulèrent amère et Saorise ne les retient même pas. Il les laissa courir sur ses joues meurtries, personne ne pouvait le voir.

Il avait quitté son foyer, sa mère et pourquoi ? Briller aux yeux d'un fantôme ! Qu'il était idiot. Désormais, il allait s'éteindre sans même causer la moindre peine à quiconque. Au moins Ryan avait il été pleuré par tout les tanieth qu'il avait gouverné. Néanmoins son fils lui même n'avait jamais versé la moindre larme pour lui. Cela frappa Saorise avec une acuité nouvelle.
Il n'était pas réellement triste de la mort de l'empereur, il n'était à dire vrai pas certain de ses sentiments à son égard. Il ne voulait pas de cette vie, si un jour il devenait père, il s'en montrerait digne.

Le jeune homme ne voulait pas briller pour cet homme qu'il n'avait jamais connut. C'était là rêve d'enfant. Il devait grandir. Abandonner l'idée d'importer aux yeux de Ryan, c'était trop tard il n'était plus. Derdre était à Perle, inaccessible jamais il ne reverrait sa mère.
Saorise pleurait à chaude larme désormais, ce qui n'arrangeait en rien sa respiration chaotique. Il avait mal, il avait peur et cette fois seulement cette fois, il s'autorisait à lâcher prise à évacuer toute la colère ressentie, toute la peine, toute la tristesse.

Ezerya. Avait elle eût vent de ce qui lui était arrivé ? Il l'avait probablement déçu. L'idée lui déplaisait bien plus qu'il ne voulait le reconnaître. Elle était la seule en ces terres à lui avoir témoigné de l'affection. Sa sœur était précieuse pour lui. Comment la remerciait il ? En lui faisant honte. S’inquiétait elle seulement pour lui ?

Et Miya la petite Berserk dont il c'était fait une amie, avait elle seulement remarqué son absence ? Axel ce démon dont il se sentait si proche le cherchait il ?

Saorise voulait réussir seul alors pourquoi pensait il aux êtres qu'il chérissait en pareil moment ? Ils était peu nombreux et d'autant plus cher à ses yeux.

Thaïs … Elle avait cherché à lui venir en aide, il le voyait désormais. Il l'avait refusé. Trop en colère pour laisser quiconque l'approcher. Il ne voulait s'incliner devant personne qui ne méritait pas son respect. Il en serait obligé s'il retournait dans l'ordre. Il n'y avait pas là bah place à honnêteté. Alors pourquoi ne pas mentir ? Certaine y parvenait à merveille, alors pourquoi pas lui ? Il pouvait feindre l’obéissance, cela ne se ferait pas en un jour, il y aurait de nombreux raté, mais il pouvait essayer. Il était pas obligé de ployait genou, il devait seulement en avoir l'air
Le voulait il seulement ?

Pourquoi était il là ? Derdre en premier lieu, Ryan ensuite.
Il en avait plus qu'assez de vouloir exister pour eux. Il n'en était pas capable, personne ne pouvait les forcer à être des parents, même pas lui, alors pourquoi essayer avec autant d'acharnement?
Il devait commencer à vivre pour lui l'existence à laquelle lui aspirait. Sorcier ? C'était un rêve d'enfant après tout, cela lui apporterait une certaine notoriété, un respect mérité, un pouvoir assuré. Ce ne serait qu'un début Saorise deviendrait un homme reconnut pour lui même, mais il serait obligé d'accepter les autres pour cela.
Thaïs en premier lieu, elle était un bon maître il ne pouvait le lui retirer. Cela ne serait pas si mal aisé de lui témoigner respect, il n'aurait qu'à peine à se forcer. Cela ne serait d'ailleurs pas toujours aussi simple, il n'avait toutefois pas à penser toute ses paroles, il devait simplement donner le change. Il avait exemple de poids tout trouvé pour cela...

C'est des idées lui encombrant l'esprit que Saorise s'endormit cette nuit là. A l'aube il se leva, sa motivation en berne, il s’exhorta au courage. Il avait prit une décision, il était en vie, un exploit en soit, il irait donc jusqu'au bout. Il voulait devenir sorcier pour lui plus que quiconque c'était là chose nouvelle. L'existence d'enfant des rues ne lui convenait pas, il avait choisit sa destiné

Arrivé chez Thaïs, Saorise n'en menait pas large. Il craignait la réaction de la jeune femme, mais il était près à défendre son but désormais.

- « Maître? Puis-je vous parler?»


Il maudissait intérieurement son timbre haché, sa respiration laborieuse. il avait mit un temps infini à venir jusqu'ici. Ses côtes fêlé ne lui pardonnait pas, Saorise grimaçait sous l'effort même de respirer. Il détestait se montrer ainsi si faible. I se forçait à avoir toutefois le dos droit, la tête aussi haute que son triste était le lui permettait.

Il n'avait jusqu'alors jamais fait preuve d'autant de déférence devant Thaïs sans spectateur pour y assister
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