Fervent défenseur de la lecture [PV Evhan]

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Dim 01 Oct 2017, 23:55

Fervent défenseur de la lecture

PV Evhan

Ah, le Royaume de Turquoise. Depuis qu’elle était partie de chez elle, Béatrice n’était encore jamais venue en ces contrées. Sans redouter ce qu’elle allait découvrir, elle avait une certaine appréhension par rapport à ce Royaume. Ce qu’elle avait lu à son propos était rempli de superstitions. Bien qu’elle doute que toutes ces histoires farfelues soient véridiques, cela la rendait inconsciemment nerveuse, mais surtout très curieuse. Qu’allait-elle découvrir dans ce Royaume ?

Elle s’était informée avant d’entreprendre son déplacement vers cette contrée mystique. Côtoyant le Royaume de Perle appartenant dorénavant à l’Empire d’Irianeth, Turquoise réfugiait beaucoup des anciens habitants de ce Royaume, ainsi que du Royaume le précéda, soit Zénor. D’ailleurs, l’homme qui était au commande de Turquoise depuis l’alitement de la Reine Galathée n’était nulle autre que le Roi Régent de Zénor lui-même. Il était devenu son conseiller, et agissait en son nom. Puisque son peuple s’était réfugié dans ce Royaume, c’était la moindre des choses. Et puis, un homme sachant comment dirigé un pays était la meilleure personne qui pouvait jouer ce rôle. Depuis, le Royaume concurrençait le Royaume d’Émeraude, autant sur le plan culturel que militaire.

Bref, sur le chemin vers ce Royaume, elle se posait milles et une questions. Est-ce que les cimes des arbres étaient aussi hautes que ce qu’on lui disait ? Est-ce que la forêt était aussi verdoyante et prolifère que ce qu’elle lisait ? Tout se bousculait dans sa tête alors qu’elle arrivait à la frontière entre Émeraude et Turquoise. La vue qui lui fut offerte, et qu’elle apercevait en fait déjà depuis quelques lieux, l’époustoufla. C’était impressionnant de voir ces arbres majestueux s’élever au-dessus de sa tête. Elle avait presqu’envie de se perdre dans cette forêt. Elle lui semblait tellement attirante. L’œuvre de la nature l’impressionnait tout le temps. Il faut dire que Béatrice restait souvent au sein de hameaux ou de petits villages, et elle n’avait pas l’occasion de découvrir de telles forêts luxuriantes ailleurs. Les beautés du Sud, disait-on.

Elle se rendit au premier village sans sortir du sentier déjà tout tracer. Elle voulait prendre ses marques avant d’explorer la forêt, et ainsi savoir par où aller pour rentrer avant la tombée de la nuit. Bien qu’elle ne croit pas aux histoires racontées par les Turquais, elle ne doutait cependant pas de la présence de nombreux prédateurs nocturnes en ces forêts. Ainsi, elle trouva une auberge où dormir pour la nuit, le temps de trouver quelque chose de… moins cher, et d’apprendre à connaitre l’endroit. Morte de fatigue, et la nuit tombée, il ne fut pas long pour Béatrice de trouver un sommeil sans rêve.

Le lendemain, la jeune conteuse se leva de bons pieds à l’aube. Une nouvelle journée l’attendait, où elle pouvait partir à la découverte d’un nouveau monde. Elle ne prit pas la peine de commander à manger et rassembla ses affaires. Crayons, parchemins, nécessaire de voyage, elle ne laissa rien derrière elle. Elle avait décidé de pied ferme qu’aujourd’hui, elle allait immédiatement explorer la forêt. La jeune fille était maintenant habituée à ces petites routines. En effet, venir et repartir était coutumier chez elle, puisqu’elle ne restait jamais très longtemps à un même endroit. C’est pourquoi elle voyageait léger.

Elle était maintenant rendue à la lisière de la forêt. Prenant une grande inspiration de bonheur, elle décida de la longer avant d’y pénétrer. Cependant, la tête dans les nuages, et surtout le regard perdu vers les cimes des arbres, elle trébucha par inadvertance sur une racine un peu trop sortie du sol, et s’étala de tout son long. Dans sa chute, involontairement, elle fit s’entrouvrir une porte dérobée, dissimulée parmi la végétation luxuriante, sur le sol qui lui faisait face. Elle l’avait peut-être accroché pendant sa chute, ou alors les vibrations de son corps percutant le sol avait fait bouger la palissade, mais dans tous les cas, lorsque Béatrice releva la tête, s’injuriant elle-même pour son manque d’attention, la surprise qui s’affichait sur son visage était indéfinissable. Mais qu’est-ce qu’une entrée dérobée faisait là ?

Curieuse de nature, et encore plus lorsqu’une chose incongrue se trouvait là où elle ne devrait pas, elle en oublia les quelques douleurs que lui causait sa petite chute et se releva bien vite. Elle écarta ce qui bouchait l’entrée, et constata qu’un escalier descendait dans une sorte de grotte souterraine. Sans réfléchir, elle entra dans le tunnel. Ce ne fut pas très long avant qu’elle n’atteigne une petit alcôve remplis d’étagères portant des… livres. Des livres ? Les yeux ébahis, la bouche presque ouverte, la conteuse s’émerveilla de ce petit trésor. Mais que faisaient tous ces livres en ce lieu insolite ? Cette caverne souterraine était certainement l’œuvre de l’Homme, mais qui avait placé cette collection de bouquins à un tel endroit ? Béatrice n’y aurait jamais pensé.

Elle s’approcha de la première étagère et tira un livre au hasard, qu’elle ouvrit à une page aléatoirement. Par habitude, elle récita à voix haute la première phrase que son regard toucha, sans s’apercevoir de l’ombre qui se dessinait derrière elle. Après tout, elle était resté plantée à l’entrée assez longtemps pour dire qu’elle n’avait en fait, pas vu le temps défilé…

- Le chat, à présent bien nourri, se contentait de lécher ses pattes...

Elle n’eut pas le temps de finir la phrase que quelqu’un l’interrompait, en même temps qu’un chat se léchant une patte apparu à ses pieds et que Béatrice en échappait le bouquin de ses mains, paniquée, autant de surprise que du fait d'avoir échappé un précieux livre...

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Rôle : Nomade

Plus sur le personnage
Âge: entre 28 et 33 ans en G19
Race: Humain
Mar 03 Oct 2017, 08:48
Printemps 1264

Turquoise. Ehvan aimait ce Royaume pour la richesse de son histoire, mais surtout, et très principalement, pour ses forêts immenses. Pourtant, c'était à proximité (toute relative cela va sans dire) d'un hameau qu'il avait dressé son camp. Il s'était installé confortablement à l’abri d'une grotte discrète. L'idée étant après tout de passer un peu de temps dans ce royaume et d'y faire halte. Kahliss aimait y chasser, mais elle pouvait aussi y donner ses représentations de danse qui lui tenait tant à cœur, et qu'elle avait un peu laissé de côté depuis la naissance de Caelan. Les vagabonds avaient donc choisit de passer quelques temps ici, avant sans doute de poursuivre leur route jusqu'à Émeraude pour rendre visite à leur aîné, devenu élève à la Tour. En songeant à son fils, le visage du nomade fut traversé par une ombre.
Son garçon lui manquait...

Ayant laissé son campement derrière lui, Ehvan marchait d'un pas léger au milieu des arbres, forcé de se sentir humble parmi les cimes gigantesques. Kahliss les avait laissé, Eléa et lui, le matin même. Elle était sans doute partie chasser dans la luxuriante forêt, ou bien était elle aller danser. C'était possible après tout, puisqu’elle avait emporté avec elle les poignards avec lesquels elle jonglait. Le nomade n'était pas inquiet pour sa compagne : ils savaient où se retrouver, et la jeune femme était bien loin d'être sans défense. De toute manière, ils avaient l'habitude d'être régulièrement chacun de leur côté, tout deux ayant besoin parfois de solitude. Il était donc parti lui aussi s'occuper de ses affaires, sa fille, encore un nourrisson, soigneusement enroulée et dissimulée dans les plis de sa cape.

Le nomade avait ce jour dans l'idée de profiter du laps de temps qui lui était accordé pour se rendre à l'une de ses cachettes. Le jeune homme aimait lire, mais à la différence de son ancien mentor, il rechignait toujours à abandonner derrière lui un ouvrage qu'il avait aimé, même pour en acquérir de nouveaux. Cependant, cette habitude d'amasser des livres se mariait fort mal avec son mode de vie, puisque l'érudit voyageait en permanence, et ne pouvait donc décemment emporter l'équivalent de plusieurs bibliothèques avec lui sur son dos. Aussi, au fil du temps, avait il mit en place tout un réseau de planque diverses. Certes, il laissait aussi parfois certains de ses précieux livres chez des amis de confiance, mais ce qui l'amusait le plus, était de couvrir le continent de ses cachettes. Certaines étaient petites, comme un arbre mort dans lequel il avait encastré un coffre au royaume de Rubis, ou encore un terrier abandonné dans lequel il avait laissait un sac de parchemins à l'abri des regard au cœur d'Opale. Mais d'autres, plus rares, étaient bien plus imposantes...Tous ces lieux, épars et très bien cachés, il les avait répertoriés sur une carte faite de sa main, de sorte à n'en oublier aucun. Car au fil des ans, le nomade avait multiplié ce genre de réserves littéraires. Tous leurs emplacements figurait sur cette carte, et il aimait à penser en faire cadeau à son fils lorsque le garçon aurait terminé son apprentissage magique.  

C'était justement vers l'une de ses plus importante cachette qu'il était en route. Un jour, alors qu'il voyageait il y a de cela plusieurs années, il avait découvert par hasard un véritable trésor au milieu des bois de Turquoise. En actionnant un mécanisme camouflé parmi l'écorce d'un arbre, il avait découvert un escalier s'enfonçant dans le sol à l'intérieur du tronc. Il ignorait qui avait pu construire une chose pareille, et dans quel but, mais une fois à l'intérieur, il n'avait trouvé qu'une pièce vide. Les proportions en étaient modestes, mais il s’agissait tout de même d'une alcôve creusée sous le sol, ce qui n'avait pas du être une mince affaire. Peut être quelqu'un avait il vécu là ?
Bref, Ehvan n'avait rien trouvé de mieux à faire de cet endroit formidable que l'une de ses cachettes. Particulièrement précieuse à ses yeux, il l'avait d'ailleurs bardée de talismans censé l'avertir en cas d'intrusion. Car comme il s'agissait d'une pièce entière, le nomade y avait installé une part non négligeable de sa collection d'ouvrage.

Sur son dos Ehvan avait jeté un sac en toile grossière, dans lequel il avait placé les derniers livres qu'il avait lu. Il n'en avait plus besoin, et souhaitait donc les remiser dans sa planque de Turquoise, puisque c'était là qu'il se trouvait en ce moment. Il faisait donc route vers l'arbre creux d'un pas tranquille quand il fut alerté. Il perçu très distinctement dans un coin de son esprit l'activation de l'un de ses talismans gardiens. Chose fort pratique, l'intrusion avait visiblement eut lieu dans la cachette vers laquelle il faisait route. L'idée d'un affrontement n'enchantait vraiment pas le jeune homme puisque sa fille était avec lui, mais il n'était pas non plus question de laisser quelqu'un piller ses précieux livres...

Pour être libre de ses mouvements, il plaça Eléa contre son coeur, avant de la maintenir à cette place avec une longue étoffe qu'il noua dans son dos. Il referma ensuite sur elle son manteau. N'ayant pas prit son arc avec lui, Ehvan se contenta de garder une main sur son couteau, l'autre sur son sac de livre.
Il pressa le pas jusqu'à l'emplacement de l'arbre secret, et trouva finalement la porte de ce dernier grande ouverte. Avec discrétion, il descendit sous terre sans perdre plus de temps...

Là, il fut étonné de trouver une femme, occupée à lire qui plus est. Occupée d'ailleurs à tel point qu'elle ne l'avait pas même entendu descendre... Ehvan remisa son couteau car la femme n'avait pas l'allure d'un brigand, mais il ne baissa pas sa garde pour autant, sachant bien qu'il ne fallait pas sous estimer une inconnue. Il était certes opalien, mais il n'en avait pas moins eut l'occasion de rencontrer déjà plusieurs dames dont il valait mieux se méfier...

L'intruse était occupé à lire à voix haute.

- « Le chat, à présent bien nourri, se contentait de lécher ses pattes... »

- « Puis-je savoir ce que vous... » Ehvan posant lourdement son sac de livre sur le sol pour annoncer son arrivée. Il avait eut l'intention d'exiger des explications quand à la présence de la jeune femme dans sa bibliothèque personnelle, mais alors qu'il l’apostrophait aisi, un chat était apparu aux pieds de l'inconnue. « Mais comment... !? »

Doublement surprit à présent, ce n'était pourtant pas lui qui sursauta le plus visiblement. Coupée dans son élan de lecture, l'inconnue en laissa échapper le livre qu'elle avait en main avant de se retourner d'un bloc. Ehvan fronça les sourcils à la vue de l'ouvrage s’écrasant au sol avec un bruit sec.

- « Vous savez que ce livre est assez ancien ? Enfin... qui êtes vous, et que faites vous ici ? » il n'était ni agressif ni particulièrement menaçant, mais son ton était un brin agacé. Enfin, son attention n'en était pas moins retenue davantage par le chat sorti de nul part que par la femme à présent. « Mais surtout, qu'est ce que ceci ? » il désigna le petit félin d'un mouvement de tête. « Est ce de la magie ? »

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