Voyons voir, voisin... [PV Kenshin]

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Dim 29 Oct 2017, 00:30
One thousand heads are on display
Collected through years of thirst
Macabre trophies from our legion
Picked clean of flesh by black birds.



Printemps de l'an 1266.


On venait de l’aviser que le convoi qu’ils attendaient pointait enfin le bout de son nez à quelques kilomètres. Il fallait avouer qu’ils avaient du mal à calculé une arrivé progressive alors que les Berserks se déplaçaient beaucoup plus rapidement que la normale, ce qui eut pour effet de donner l’impression à Vayrinn que cela faisait des mois qu’elle avait envoyé sa Missive en réponse à la demande d’audience du Roi Kenshin de Jade, alors que quelques semaines seulement c’étaient écoulée. C’était le premier Dirigeant d’Enkidiev qui avait vent de l’existence de son peuple sur ces terres du côté des Volcan qui osa finalement directement communiquer avec elle. «Partageant» ses Frontières avec Émeraude et aussi Turquoise, elle aurait pensé que le premier Royaume à la contacté serait celui abritant les Chevaliers vert, cet Ordre qui faisait tant parler le peuple d’ici de qui pourtant, elle n’avait pas vue grande action mise à part celle d’avoir tué l’Empereur d’Irianeth dans une embuscade digne des plus novices en la matière, mais le sauvetage de leur Cheftaine et la preuve d’un certain courage ne la laissais pas indifférente. Cela avait attisé sa curiosité. Dans tous les cas, leur visible petit manque d’attention sur ce qui se passait autour de leur Royaume pourrait se retourner contre eux un jour ou l’autre. Elle ne comptait pas vraiment être de ceux-là, prendre Émeraude était la dernière de ses idées. C’était plutôt Turquoise qu’elle visait et ce, depuis le début, mais les choses en amenant d’autres, elle avait pris l’opportunité criante de l’ancien Béryl. Ce qu’elle ne regrettait pas du tout en vue de sa position stratégique, tout comme du sol riche qu’il couvait. En effet, Kadrunn regorge de nombreuses mines d’où sortent chaque jour des tonnes de charbons, de pierres, d’or ainsi que de divers métaux et si certain matériaux sont plus précieux pour les Berserks que d’autres, ils ne comptent rien donné en cadeaux…

Ainsi donc, ce fut un convoi de deux cent hommes qui s’approchait de la Capitale des Berserks pour fouler leurs terres. Beaucoup d’effectif pour une rencontre à discutailler, il lui semblait bien, mais elle connaissait encore mal certaines coutumes Enkievs, d’avantages celles des Dirigeant des Royaumes, ne serait-ce parce-qu’elle en avait entendu ou lus. Cela ne l’inquiétait pas outre mesure, mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas pris certaines mesures de précautions, en vue de sa méfiance naturelle des étrangers. Si on était assez bête pour penser pouvoir porté préjudice à  elle –la grande hantise de Khaos, surtout- ou ses terres avec si peu d’hommes ou ne serait-ce qu’en sortir vivant si elle ou les Berserks en décidait autrement, il faisait là une grave erreur, mais une erreur qu’elle ne comptais pas lui mettre sous le nez. Elle n’avait de toute façon aucun desseins hostiles envers le Souverain, pas même envers ses terres, tant qu’on ne la provoquait pas et la Cheftaine était plutôt difficile à irrité enfin, sur certains aspect plus que d’autres. Et il le découvrirait peut-être à ses dépens, s’il osait jouer à ce jeu. Comme n’importe qui d’autre, d’ailleurs. Personne cependant n’était encore vivant pour le raconté, leur tête trônant sur des pieux, ou leur corps pourrissant empalé dans une poutre de bois –enfin, elle pensait particulièrement à Vil’Poignard sur ce coup et ce n’étais pas elle qui en avait décidé ainsi, mais les Berserks-.

Elle était donc curieuse de savoir sur quels sujets Kenshin était désireux de s’entretenir avec elle. Étais-ce plus une question de commerce entre Royaume, d’alliance millitaire, d’espionnage –comme elle l’avait tant fait durant son parcours d’Enkidievs et Irianeth…- ou quelque chose d’autre? Le seul attrait qu’elle y trouvait, était assurément leur culture de riz. Après tout, les Berserks avaient toujours été d’excellent mangeur. Elle avait aussi entendu parler de cet alcool à base de riz fermenté appelé Saké. Elle avait un certain espoir de pouvoir y goûter. Elle c’était elle-même assuré de mettre quelques spécialités Berserk à la disposition de lui et de ses hommes.  Encore heureux que ses vigiles avaient repéré depuis longtemps l’attroupement qui arrivait, cela lui avait entre autre permis de finalisé quelques préparatifs. Rien de grandiose, mais plutôt un accueil modeste. Vayrinn ne donnait pas dans le «tape à l’œil», mais dans la vraie nature des choses et leur côté pratique, surtout! Pourquoi diable s’embourbé? Elle n’avait pas décorée la Forteresse avec toutes les richesses laquelle elle aurait pu le faire. La Forteresse n’étais de toute façon pas totalement terminé, bien que les rénovations restantes dans d’autres sections allaient de bon train et seraient sans aucun doute complètes d’ici deux mois tout au plus et ainsi donc, l’on pourrait dire que les rénovations majeures de Kadrunn seraient complètes, bien qu’il y aurait toujours quelque chose à améliorer, à faire. Rien n’était jamais vraiment terminé.

Ainsi donc, elle avait abandonné l’observation du paysage plus au Sud, pour tourner les talons et se laissé accompagner de Khör et Khaos qui occupaient préalablement Ekho, déjà âgé de cinq ans, jusqu’aux frontières ou les attendaient déjà Kobalt, Artek ainsi que d’autres Berserks qui continuaient d’arrivé, faisant deux un modeste groupuscule d’une cinquantaine de têtes visibles. Évidemment qu’il y en avait d’autres ailleurs. Après tout, ils mettaient les pieds en Kadrunn et toute la Colonie était reliée. Les rares fois que le peuple en tant que tel avait reçus de la visite dans les Territoires Inconnus, cela c’était plutôt mal terminé pour les explorateurs. Ils avaient pour la plupart la fâcheuse tendance à les prendre pour des barbares sans cervelles. Et maintenant? Des envahisseurs ou des potentiels alliés? En fait, elle se demandait s’il avait la moindre idée d’où il mettait réellement les pieds. Elle espérait sincèrement qu’il n’était pas comme l’ancien Empereur d’Irianeth, qu’elle aurait volontiers égorgé, si Xerkh et Amélia n’avaient pas été là pour tempérer leur rencontre. Elle n’avait strictement rien trouver d’agréable à cette rencontre, alors peut-être gardait-elle un goût amer, en vue de celle qui suivrait avec le Roi de Jade.

Les montures des Cavaliers n’étaient qu’à environs cent mètres, qu’il était possible de deviner que certaines semblaient de plus en plus nerveuses à mesure qu’elles approchaient. Il était vrai qu’elles devaient sentir l’odeur de la mort en vue des têtes planté sur des pieux le long des Remparts, certaines plus récentes que d'autres... Mais aussi le regard de plusieurs prédateurs sur elles… Et peut-être les Berserks faisaient-ils un peu exprès. La grande Herse à même les remparts de ce côté de la Frontière s’ouvrit, laissant passé le convoi sur une passerelle en bois massif, les forçant à devoir monté un vallon, où en haut les attendaient Vayrinn. Plusieurs Berserk s’approchèrent du convoi afin de visiblement l’escorté sur le chemin menant à la Forteresse, arme et boucliers ranger –c’était simplement coutume de déambuler armé, à la base-. Une fois le convoi à sa hauteur, quelques montures trépignait sur place. C’était à parié qu’au moindre mouvement brusque, certaines perdraient leur calme. Sans doute se sentaient-elles encerclé, aussi. Un grognement à peine audible se fit entendre plus bas, à ses côtés et elle eut le réflexe de poser une main sur l’épaule de son fils et le tirer contre elle, baissant le regard quelques secondes en sa direction ne pouvant s’empêcher d’afficher un sourire en coin en croisant ses prunelles jaunes.

«Li à euqleuq esohc emmoc apap te iom.» ( Il à quelque chose comme papa et moi. )

Avait lancé le jeune Berserker. Évidemment, les effluves que lui avait apportés le vent ne laissaient aucun doute. Il y avait quelque chose de félin dans ce Souverain, mais rien d’autre. Les Berserks n’avaient rien en lien avec ce type de prédateur, il n’y avait que les Berserkers qui en avaient une partie. Ekho était très allumé et très attentif, mais ce n’étais pas une surprise en vue du fait qu’il pouvait si bien s’épanouir dans la Colonie, comme les autres enfants. Il n’avait donc eu aucun mal à le remarquer et c’était évident que cela le dérangeait. Ce n’était rien de bien méchant, ce n’étais tout de même qu’un gamin qui découvrait encore énormément le monde. Et si telle chose était une première pour lui, ce l’étais un peu pour tout le monde, sauf pour la Chamanka qui avait déjà, sur Irianeth croisé un Demi-Pardusse. Elle prenait donc pour acquis que cela venait naturellement avec la chose, même si ce n’étais pas le cas. Comment pourrait-elle voir cela autrement pour l’heure? Bien que ce n’étais pas la priorité pour le moment non plus. Avisant donc directement Kenshin de Jade, sachant que c’était lui, Vayrinn laissa un sourire trôner sur ses lèvres.

-Bienvenue en Kadrunn à vous et vos hommes, Kenshin. J’espère que vous avez fait bonne route.

Fit la Cheftaine des Berserks, tandis que ses Bétas ainsi que Khaos –qui était toujours Gamma- faisaient assurément office de garde rapproché, entre autre. Elle ne pris pas la peine de se présenté, il était sans aucun doute assez perspicace pour savoir qu’il se trouvait devant la Dirigeante du Royaume, même si ses apparats n’étaient pas «Digne» d’une quelconque ligné Royale laquelle la majorité de ce côté des Volcans avaient l’habitude de côtoyer. En effet, elle portait ses habituels vêtements de cuir qui étaient en fait une robe s’arrêtant à la mi-cuisse plutôt muni d’un plastron et non d’un corset, orné d’une cape de fourrure grise et blanche tout comme ses bottes. Pour l’heure, elle ne s’avança pas plus. Elle voulait tâter ce premier contact et prendre le temps de les sentir, d’effleurer leurs esprits. Lorsque cela consistait à la sécurité des siens et/ou leur préservation, la jeune Berserk Ours était intraitable, mais encore fallait-il qu’elle connaisse réellement la raison de sa visite ici, outre la curiosité. Il n’y avait jamais que ça, lorsqu’il s’agissait de terres. Le vent frais du printemps souffla sur les deux groupes distincts, lui apportant une odeur typique à ses sens sensible. Il allait pleuvoir, malgré le ciel presque totalement dépourvue de nuages.

-Alors, expliquez-moi les raisons de votre visite. Vayrinn parlait devant les siens et ne leurs cachait rien, alors elle présumait que cette conversation pouvait bien commencer maintenant, non? Expéditive? Elle n’avait jamais été du genre à tourner autour du pot. Venez, allons à la Forteresse, il y aura de quoi tous vous sustentés.

Pas de grands flaflas en effet. Étais-ce vraiment utile? Que ce soit parce-qu’elle se considérait techniquement égale au Roi de Jade en vue de sa position de Dirigeante en Kadrunn et Territoires Interdits, ou tout simplement parce-que ce genre de chose lui semblait fort inutile, ne pouvait que démontrer la simplicité de son peuple et sans aucun doute à leur caractéristiques d'aller droit au but, un certain franc parler? Il le découvrirait sans doute, si ce n'étais pas déjà fait. Et s'il était offusqué? Déjà devait-il se compté chanceux qu'on ne les délestes pas de leurs armes. C'étais le genre d’accueil qui chez eux, n'étais pas du tout agréable en soit. Pour le reste, un bon feu, de la nourriture et de l'alcool autour d'une bonne discutions, il n'y avait rien de mieux, pas vrai?

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