Raimei [En cours]

 :: Avant tout :: Registres
Raimei
◊ Esclave du Staff ◊
avatar
Nombre de messages : 14
Rôle : a

Plus sur le personnage
Âge:
Race: Humaine
Sam 28 Juil 2018, 22:50



Raimei no Tsubame


ÂGE
15 ans
GENRE
Féminin
Maître-magicienne (humaine)
Jade

Confrérie de Jade
BESOIN D'UN PARRAIN [OUI][NON]
NOPE
En vous inscrivant sur notre forum, vous reconnaissez avoir lu le règlement de RPG Chevalier et d'en accepter les termes.
FUCK THE POLICE
FT. AVATAR  (facultatif)
Alice Margatroid
One (DRAG-ON DRAGOON 3)


Physique


ÉCRIRE PHYSIQUE ICI [50 mots minimum.]


Caractère


ÉCRIRE CARACTÈRE ICI [50 mots minimum.]



Rapport à la magie et/ou compétences


La magie est considérée comme libre, mais vous devez tout de même décrire sommairement le type de magie qui est utilisé par votre personnage. Vous pouvez mentionner vos forces et vos faiblesses magiques comme vous pouvez parler ici des compétences générales (tactiques, guerrières, etc.). Voici une liste NON EXHAUSTIVE de types de magie possible :

  • Type élémentaire : eau, terre, feu, air, fluide (tout ce qui est liquide), lumière, électricité OU ombre. Pas tout à la fois.
  • Type mental : neutre, agressif, soin
  • Type physique : neutre, agressif, soin
  • Autre type



Derrière l'écran
SURNOM: Ze Lyly;
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? J'y vis depuis j'sais pu combien de siècles;
AUTRES COMPTES : NON;



FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TINTALLË ET TA MÈRE EN SHORT.


Histoire


De la folie au dénie

- Je vous en prie, pardonnez-moi, maître!

Une jeune femme habillée en servante se tenait prostrée au sol. Un homme de grande taille à l'air nauséeuse l'écorchait du regard. Et à voir le fouet dans sa main et le dos vif de la servante, ce n'était pas que son regard qui avait endommagé la pauvre soubrette.

- Ferme-la!

Un claquement suivi d'un cri de douleur se fit entendre dans le petit salon. Près de la porte, majordome assistait à la scène, regardant le sol sans dire un mot sur la situation abusive qui se tenait devant lui.

Maître Takeru n'était pas particulièrement un homme patient ou même bienveillant, mais il n'avait jamais été aussi sauvage avec un individu, sans parler d'une de ses propres servantes.

Les événements de la journée semblaient avoir eu raison de son bon sens. Sa femme, Terra, venait de pousser son dernier souffle, morte pendant l'accouchement de leur enfant.

Ce genre de situation n'était pas particulièrement rare, et comme il n'y avait pas de soigneur sous la main, c'était quelque chose de tragique, mais une famille se devait de se préparer mentalement à la cruelle réalité de chose.

Le maître de la maison ne semblait pas avoir compris le concept. Le majordome, qui connaissait sa situation particulière, ne pouvait que compatir avec son maître et la pauvre servante qui était punie pour un événement hors de son contrôle.

La femme du maître, madame Terra n'était pas native de Jade comme Takeru. Par contre, leur union avait été déterminé par leurs parents. Terra possédait de puissants pouvoirs, ce que les parents de Takeru avaient un grand besoin pour renforcer le sang magique de leur lignée qui avait commencé à faiblir avec Takeru, qui n'avait pas de don magique particulier.

Dès leur première rencontre, Takeru est tombé fou amoureux de la demoiselle, mais l'inverse n'aurait pu être plus loin de la réalité. Terra était vexée d'être marié à un homme aussi incompétent, autant magiquement que mentalement. Tout ce que le maître savait faire selon elle, c'était crier lorsque quelque chose n'allait pas comme il voulait, jusqu'à ce que ses serviteurs arrangent les choses pour lui.

Il n'osait pas la frapper, parce qu'il savait très bien qu'elle était beaucoup plus puissante que lui et que son influence dans sa propre maison était beaucoup plus vaste. Même ses propres parents semblaient respecter Terra plus que lui. Mais comme il l'aimait plus que tout, il ne semblait pas c'en offensé, mais plutôt, il s'en sentait fier. Comme si on lui disait que quelque chose en sa possession était de qualité.

L'assurance mal placée du jeune homme était son pire défaut, mais aussi la seule chose à laquelle il semblait s'accrocher pour ne pas tomber dans le néant de la folie et du dénie.

Et son rêve vivant éclata comme un miroir sous les pieds d'un étalon.

Terra était tombée enceinte. Ce n'était pas particulièrement un problème en soi. Le problème était que Takeru avait été diagnostiqué comme infertile après avoir tenté plusieurs fois d'enfanter. Il avait gardé sa situation secrète pour ne pas perdre la face devant sa famille et sa femme. Après tout, ce n'était pas très grave, si?

Mais voir sa femme enceinte malgré sa situation ne pouvait dire qu'une chose. Et cette chose avait brisé une poignée des quelques maillons qui maintenait la cotte de mailles de sa sanité encore intacte, relativement parlant.

Furieux, mais aussi conscient qu'il ne pouvait pas simplement avouer son infertilité, son caractère changea peu à peu. Devant sa femme, il avait l'air “normal”. Mais chaque soir, il engueulait les serviteurs dans son salon privé, leur criant des insultes à faire pleurer leurs parents, leur jetant verre, livres ou tout autre petit objet à porter de main, menaçant de couper leur vivre ou de faire pendre leurs familles. Tout ça dans le but de... personne ne le savait...

Comme Terra avait fini par entendre les histoires sur son mari dans leur foyer, elle s'assura de protéger les serviteurs quand elle le pouvait, mais elle ne pouvait pas suivre son idiot d'homme partout. Et elle n'en avait pas plus le goût que ça, non plus.

Takeru, frustré de plus en plus par le comportement de sa femme, ordonna à ses hommes de main de trouver des voyageurs ou des mendiants qui ne manqueraient à personne. La prison de son châtelet avait été remodelée en salle de torture et vous pouvez imaginer la suite.

Bien que la chambre des maîtres était bien loin de la salle en question, ce n'était pas le cas des quartiers des serviteurs. Ceux-ci devaient essayer de trouver le sommeil entre les hurlements de douleur et les pleurs d'agonies des victimes de leur maître.

Aucun d'entre eux n'osait fuir. Le maître connaissait la situation de chacun d'entre eux et s'en prendrait facilement à leur famille ou proche s'ils décidaient soudainement de lever le camp. Ils ne pouvaient pas plus parler, puisqu'ils n'avaient aucun réseau de contacts en dehors du petit palais.

Si tout cela était suffisant pour avoir raison du pauvre homme, imaginez-vous sa réaction lorsqu'on lui annonça que “son” enfant avait causé la mort de la chose qu'il aimait le plus au monde...

D'humain à vaurien

Le pauvre fou n'aurait jamais osé faire quoi que ce soit à sa petite fille alors qu'elle n'était qu'un bébé. Enfin, pas qu'il ne le souhaitait pas, mais plutôt qu'il n'était pas en position de faire quoi que ce soit. L'enfant avait été mise dans une pouponnière afin de s'assurer de sa santé malgré sa naissance brutale.

De plus, les grands-parents étaient extrêmement affectueux envers le bébé, plus qu'ils ne l'avaient été avec leur fils de toute son existence. Il était évident que les deux mages étaient bien curieux de voir comment l'enfant de Terra, considérée comme un prodige en matière de magie. Il était bien trop tôt pour connaître le potentiel de la petite, mais simplement en la regardant, elle avait ce “je-ne-sais-quoi” qui donnait l'impression qu'elle était destinée à de grandes choses. Une aura magnifique, si l'on veut.

Cette aura, ils voulaient à tout prix la protéger du miasme nauséeux qu'était leur fils. Les parents n'étaient pas au courant des activités de leur garçon, mais il n'avait pas confiance que celui-ci arriverait à élever son enfant tout seul.

Hélas, l'attention des grands-parents devait se tourner vers leur travail avant tout. Le roi de Jade ne pouvait attendre et les mages des grandes familles se devaient de répondre à son appel en temps de guerre, et de paix, et de tout le temps.

Alors que la petite Raimei atteignait enfin ses cinq ans, son père lui fit “visiter” son petit coin de paradis. La pièce sentait le sang et la sueur et des pleurs ou des petits cris de peur à l'entrer de leur tortionnaire pouvaient se faire entendre à travers les grincements de la lourde porte de fer.

Raimei, qui n'avait jamais fait l'expérience d'une quelconque violence était révoltée par la scène, mais son père, bien que peu intelligent et incompétent, savait trouver les mots qui allaient avec la situation.

- La noblesse est un cadeau offert par le royaume. Ce cadeau n'est pas gratuit, il est de notre devoir de nettoyer le royaume des ordures qui s'y trouvent. Justice doit être faite!

L'homme enseigna à la petite que faire souffrir les criminels n'était pas glorieux, mais que c'était leur travail.

Après avoir fait une démonstration de ses instruments à sa fille, ce fût son tour de les utiliser sur les pauvres prisonniers le jour suivant.

Raimei n'était pas idiote, elle se doutait que quelque chose n'était pas normal. Qu'elle ne devrait pas faire ce qu'elle est en train de faire. Que ces gens n'avaient probablement pas fait quelque chose d'assez grave pour mériter cette torture tous les jours.

Fouet, écartèlement, coupage de doigts, arrachage d'ongles, écorchage de peau et ainsi de suite. Plusieurs fois, Raimei eut des hauts le coeur violent face à ses propres actions, mais elle ne pouvait pas abandonner. C'était son devoir, pour tous les privilèges qu'elle avait eus depuis sa naissance et qu'elle continuait à avoir, elle devait aider son père.

Puis, un jour, la dernière victime de la prison rendit l'âme. Ne pouvant plus supporter la torture, son coeur avait tout simplement lâché. Comme tous les autres avant. C'était le septième que Raimei avait tué en deux ans.

Devant le cadavre, écartelé sur un lit de bois, Raimei ne savait plus quoi faire. Elle se demandait si son devoir, ce cauchemar, était enfin terminer.

Les cris de ses victimes la tourmentaient même la nuit. Elle faisait des cauchemars pratiquement tous les jours sur la même situation. Elle ne connaissait rien d'autre que la torture, qui avait totalement éclipsé tout souvenir qu'elle avait de la pouponnière ou de son séjour chez ses grands-parents. Il ne lui restait que la souffrance, les cris, l'agonie.

Son père était enfin entré dans la pièce. Quand? Elle ne pourrait pas répondre. Elle était sous le choc. Paralysée par ses actions et ses pensées cauchemardesques.

Takeru était légèrement déçu de voir le dernier criminel partir, mais cela faisait partie de son plan, il était enfin temps de le mettre en action.

- Aaaah, Raimei, mais qu'a tu fais?

- Eh?

- Je t'ai pourtant élevé mieux que ça. Qui aurait cru que tu tuerais sept personnes innocentes de façon si cruelle?

Raimei était confuse. Ces personnes étaient innocentes? Ce n'était pas des criminels?

- Mais père! Vous m'avez dit que c'était de notre devoir de punir...

- C'est le cas, c'est notre devoir de noble de nettoyer le pays des ordures qui s'y trouvent. Ces gens n'en faisaient pas partie.

- Mais c'est vous qui m'avez...

Secouant la tête en haussant les épaules, comme s'il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait, le père continua:

- Ces pauvres gens n'étaient là que pour t'entrainer. Ils se sont portés volontaires pour que tu puisses utiliser les appareils de torture en situation réelle, mais toi, tu les as tués de sang-froid!

C'était une explication complètement ridicule, mais pour Raimei, qui était déjà dans un état lamentable, elle n'avait plus la force de réfléchir à ce genre de choses.

- Mais... je...

- Raimei. Tu sais ce qui est le plus important pour un noble?

Son père n'avait pas cessé de répéter cette phrase durant ces deux années, évidemment qu'elle le savait.

- La justice...

L'homme souriait, s'abreuvant de chaque moment comme un verre d'alcool.

- Ce que tu as fait est absolument horrible. N'est-ce pas? Tué des innocents de sang-froid est un crime grave!

Raimei tremblait comme une feuille. Elle n'avait jamais voulu faire du mal, elle ne voulait que suivre les instructions qui lui avaient été demandées. Suivre son rôle de noble, purifier le pays des mécréants qui l'habitait. Où est-ce qu'elle s'était trompée pour devenir une personne aussi horrible?

Takeru posa la main sur son fouet, et le posa lentement dans la petite main de sa fille.

- Tu sais ce que l'on doit faire aux vrais criminels, n'est-ce pas?

Elle s'était entrainée deux ans pour donner le traitement au criminel. Elle le savait mieux que quiconque.

Regardant le fouet dans ses mains, la fille cessa de trembler. Elle reconnaissait cette sensation et ça la rassurait un peu.

Une série de craquements se fit entendre, suivit des cris de douleur de la nouvelle prisonnière.

Je n'ai pas fini :<



FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TINTALLË
Page 1 sur 1

Sauter vers :