Money makes me smile | Vicky

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Jahël
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Ven 19 Oct 2018, 22:10
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La richesse ouvre des portes. Des opportunités. Mais aussi de belles gambettes. A savoir ce qu'on préfère ouvrir...



- An 1570 -

 
« Jahël, on pourrait s’arrêter un moment ? »
« Mais pourquoi ? » s’étonna l’intéressé, la mine surprise.

Cyriac poussa un soupire à fendre l’âme du plus insensible des hommes. Ou des femmes. Ou des autres-races-dont-j’ai-la-flemme-de-citer. Car oui on ne va pas se mettre à citer toutes les races possibles et imaginables dans ce monde médiéval. Tout simplement car ce serait une pure perte de temps et que c’est lassant. En bref, Cyriac poussa un soupire tout en regardant fixement un Jahël qui ne comprenait visiblement pas la situation.

Explication du contexte : voici donc Cyriac. C’est un fidèle majordome de la famille de noble Avàndey. Cette famille est assez réputée sur Irianeth, bien qu’il en existe des plus riches et des plus puissantes, les Avàndey ne sont pas en restes. De fait, la famille Avàndey compte deux enfants, le premier c’est Jahël, censé hériter de l’affaire familiale. Pour des raisons parfaitement valables, il a gentiment été expulsé poussé dans les ordres. Ensuite, il y a Jehan, la fille, qui du coup devrait reprendre l’affaire familiale. Mais elle a disparut.
Alors, Cyriac avait été attribué à Jahël, à contre cœur. Oui, il détestait devoir suivre partout comme un petit chien le jeune homme. Jeune homme qui ne respectait absolument pas ses aînés, et il se trouvait que Cyriac approchait déjà de la soixantaine. En bref, et ce même s’il était rare qu’il doive suivre Jahël, il détestait son rôle.
Là plus que d’ordinaire.
Tout simplement car c’était une sorte de grande braderie qui se jouait dans les rues d’Argent. Il y avait du monde, beaucoup d’échoppes, beaucoup de bruits, beaucoup d’agitation. Cyriac détestait le monde et l’agitation. Surtout quand il trainait avec Jahël. Car Jahël était de ces personnes impossibles à garder en place plus de quelques minutes, ainsi le duo ne cessait de bouger d’échoppes en échoppes, de parler, de se frayer un chemin parmi la foule, voir même de jouer des coudes. Cela faisait déjà plusieurs heures qu’ils étaient dans la tourmente des rues animées d’Argent. Jahël semblait infatigable. Cyriac lui, commençait à sentir ses vieux os.

« Parce que tu as déjà dépensé beaucoup trop d’argents et qu’il faudrait faire une pause. »
« Comment ça beaucoup trop d’argents ? » s’insurgea le Chevalier. « Je suis riche moi monsieur ! »
« Parlez moi fort, les voleurs pourraient vous entendre ! »
« Je fais ce que je veux ! » s’écria-t-il. « Et je veux dépenser mon argent car je suis riche ! »

Sur ces mots d’enfant trop gâté malgré ses 23 ans, Jahël se retourna et s’enfonça dans la foule à grande vitesse. Tellement vite que Cyriac ne put le suivre, et finit par le perdre. Diantre ! Si le patriarche savait que Cyriac avait perdu son héritier dans une foule d’argentais, il ne donnait pas chère de sa pauvre peau. Il se mit donc à sa recherche, sans même se rendre compte qu’en vérité, Jahël n’était pas bien loin : il était juste entré dans une taverne.

Là, il ôta sa capuche recouvrant ses traits destinés à le protéger du soleil, il ouvrit son manteau en toile blanc pour laisser voir un kimono bien centré noir, blanc et doré, ainsi qu’un katana à sa ceinture. C’est ensuite avec un grand sourire qu’il se posta devant le tavernier, et s’exprima d’une voix forte où s’entendait la fierté et l’orgueil.

« Je veux votre bouteille la meilleure et la plus chère ! Et votre plat le meilleur et le plus cher aussi. »
« Z’êtes sûr m’sieur ? » répondit le tavernier en le détaillant de haut en bas.

Pour toute réponse, Jahël sortit une bourse qu’il balança sur le comptoir. Quelques pièces s’en échappèrent. Toutes des pièces d’or, pas aucunes n’étaient en bronze ou en argent.
Tout de suite, le tavernier se fit plus accueillant, et enregistra la commande. Fier de lui, Jahël reprit sa bourse et alla s’assoir à une table seule, attendant avec une patience inouïe son alcool et son plat.
 


 
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Sam 20 Oct 2018, 11:19
Aujourd’hui était jour de marché à Argent, l’occasion idéale pour Vicky d’accomplir son prochain méfait. Elle pourrait au minimum s’emparer de quelques bijoux ou autres objets de valeur sur les échoppes (sans les payer évidemment, quelle idée !) et, si la chance lui souriait, elle rencontrerait même un riche qu’elle pourrait séduire pour obtenir ce qu’elle voulait de lui. Il y avait d’ailleurs beaucoup de chances que cela arrive, puisque les personnes avec de l’argent et/ou du pouvoir aimait à l’afficher à quiconque passait par là. C’est pourquoi, vêtue d’une robe assez luxueuse, et sexy disons le, que lui avait sûrement offerte l’un de ses anciens maris (ou victime, vous utilisez le terme que vous préférez), la jeune femme quitta le manoir qu’elle avait hérité d’un autre.
Vicky n’avait pas l’habitude de porter des robes, elle préférait d’ailleurs largement se vêtir d’une simple tunique et d’un pantalon en toile, mais si elle voulait qu’on ne la prenne pas pour une simple petite habitante de la Colonie d’Argent comme les autres, il fallait qu’elle fasse illusion. Après tout, pour parler avec des nobles, il vaut mieux faire partie de leur cercle très fermé, non ?

Enfin bref… Revenons à nos moutons. Une fois arrivée à l’endroit où se tenait le marché, notre chère Vicky traîna près des échoppes les plus chères, faisant mine de s’intéresser aux babioles que l’on trouvait ça et là mais gardant tout de même ces sens en alerte au cas où un idiot aurait la terrible idée de signifier à qui veut l’entendre à quel point il avait de l’argent. Et heureusement, ou malheureusement pour le pauvre riche, ce fut le cas !

« Je suis riche moi monsieur ! »

A peine ces mots furent-ils prononcés que Vicky leva les yeux de la boite à bijoux sertie de pierres précieuses qu’elle tenait dans la main et commença à chercher du regard l’homme qui avait eu le malheur de se vanter de sa richesse. Ayant du mal à le repérer dans cette foule un peu trop dense à son goût, la jeune femme cacha discrètement la boite à bijoux derrière son dos (ben oui attends, y’a des pierres précieuses dessus, autant l’embarquer !) et se dirigea vers le lieu d’où elle pensait que le son venait. Heureusement pour elle, alors qu’elle jouait des coudes avec deux femmes qui se disputaient on ne sait quoi, pour pouvoir passer, la voix retentit de nouveau tout près d’elle. Tellement près que, en tournant la tête, elle repéra celui qui devait être à l’origine de ces paroles : un jeune homme d’à peu près son âge. Tiens sa victime n’allait pas être un vieux croûton vivant seul depuis 40 ans cette fois-ci ! Ça allait la changer, pour une fois… Et puis… Il n’était pas si mal en plus, peut-être qu’elle allait enfin pouvoir en profiter un peu, elle aussi ! En tout cas ce qui est sûr c’est qu’un jeune tiendrait plus longtemps qu’un vieux monsieur de 70 balais (bon, ça fait pas ses affaires pour hériter ça, mais chut, je parle pas de ce "plus longtemps" là 8D)
Avec un petit sourire en coin, Vicky le suivit donc du regard jusqu’à ce qu’il entre dans une taverne, et décida alors qu’il était peut être temps de l’aborder. Poussant, peut être un peu trop violemment, les pimbêches qui lui barraient la route, la jeune femme se dirigea vers la dite-taverne, y entra et chercha sa victime du regard. Une fois qu’elle l’eut repéré, elle avança jusqu’à sa table, s’assit en face de lui et posa littéralement sa poitrine sur la table.

« Bien le bonjour mon cher ! Vous m’offrez un verre ? »

Tout en prononçant ces mots, Vicky passa une main dans ses cheveux et poussa un petit ricanement qu’elle voulait mignon.
Jahël
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Dim 21 Oct 2018, 17:09
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- An 1570 -

 
Jahël pensait pouvoir être tranquille. Il avait réussi à se débarrasser de ce gêneur de majordome dont l’écrivain que je suis a déjà oublié le nom. C’est qu’il ne devait pas être spécialement important pour comprendre l’histoire.
Ah si, il l’était pour pouvoir broder et faire un nombre de mot assez conséquent. Comme ce que je suis en train de faire actuellement.
Donc, revenons à nos moutons.
Jahël avait réussit à se débarrasser de Cyriac. Oui, je suis allée voir comment s’appeler ce p’tit con. Donc. Jahël avait réussit… oui bon cessons les répétitions.
Jahël se sentait bien. Il était enfin seul, sans personnes pour lui dire quoi faire de son argent, sans peur et sans reproche. Il songeait déjà à tout ce qu’il allait pouvoir acheter jusqu’à ne plus avoir une seule pièce en poche. Bon, c’était peut être un peu exagéré : il lui fallait quand même un peu d’argent jusqu’à la fin du mois – tel un étudiant. Car m’voyez, Jahël recevait une délicieuse pension tous les mois de la part de sa délicieuse famille qui souhaitait par ce biais faire en sorte que Jahël ne revienne jamais à la maison. Et surtout pour éviter que leur noble « héritier » ne fasse mauvaise image à la famille en étant pauvre comme ces pieds et vêtu de haillons. Donc en somme, ils étaient tous gagnants dans cette histoire, surtout sachant que pour le moment, la famille Avàndey ne risquait pas de faire faillite.
Enfin, pour le moment, car avec Jahël le psychopathe fou et Jehan abonnée aux absents, on ne peut pas dire que la famille ait de quoi subsister dans la nouvelle génération. Qu’ils aillent faire d’autres enfants me direz-vous, mais voilà, l’horloge interne de madame Avàndey avait passé l’arme à gauche. Et bien évidemment, hors de question d’adopter : l’enfant ne serait qu’un vulgaire bâtard impropice à hériter. Rhalala, ces Nobles !

BREF. Tout ça pour dire que Jahël se savait exempt d’une quelconque pauvreté, alors il en profitait plus que de raisons. Et comme Jahël est de ces gens qui n’aimaient pas qu’on leur dise quoi faire – bien ironique sachant qu’il était sous les ordres des têtes dirigeants des ordres et de l’Empire plus généralement – il préférait être seul lorsqu’il s’adonnait à ses petits plaisirs.
Mais voilà, visiblement, il ne pouvait pas être tranquille. Non pas que Cyriac l’avait retrouvé, non, c’était plutôt une femme. Jahël était sûr que c’était une femme, elle avait des attributs indéniablement féminins. Mais aussi la forme de son visage et de son corps en général : Jahël avait depuis longtemps apprit à faire la différence entre homme/femme grâce à ces petites caractéristiques quasiment indétectables. Cela ne signifiait pas qu’il avait raison tout le temps, après tout, il existait bien des femmes se considérant homme et vice versa. Voir même des hommes ressemblant vraiment à des femmes, et vice versa.
Bref, c’était donc une femme. Rousse, grosse poitrine.

« Bien le bonjour mon cher ! Vous m’offrez un verre ? » dit-elle en minaudant. Enfin, Jahël sembla réussir à interprêter du minaudage : main dans les cheveux, buste en avant, petit ricanement. Il avait observé ce genre de phénomène chez les femmes lorsqu’elles étaient en compagne d’hommes, et il avait entendu quelqu’un dire une fois « regardez moi ça, elle minaude ! ». Donc, Jahël comprit qu’elle minaudait.
A savoir ce que cela voulait dire et pourquoi elle le faisait, c’était autre chose.
Son vin et son repas arriva au même instant.

« Non, » répondit-il simplement en la fixant longuement. Puis, après une brève pause, il reprit : « Pourquoi je ferais ça ? » demanda-t-il alors en penchant la tête de côté. « Vous n’avez pas d’argent ? » Puis, son regard dévia vers la large poitrine. « Pourquoi vous avez une poitrine si grosse ? »

Puis, tout naturellement, et sans la quitter des yeux, il prit une gorgée de vin.

 


 
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Lun 22 Oct 2018, 17:47
Tout en continuant à jouer les jeunes filles en fleurs à la recherche de l’Amour (avec un grand A, c’est important !), c’est à dire en jouant avec une mèche de ses cheveux tout en souriant sans raison aucune, Vicky profita de la proximité qu’elle avait avec son interlocuteur pour l’observer plus en détail. Et on peut dire qu’il n’avait pas un physique banal ! Cheveux blancs, yeux couleur or, peau plus blanche qu’un cachet d’aspirine (comment ça qu’est-ce que c’est ? Mais j’en sais rien moi, je suis juste un narrateur ! Demandez donc à l’auteur !)… Encore, les cheveux blancs, la jeune femme avait l’habitude, à force de séduire des vieux dans la fleur de l’âge, mais la plupart du temps, cette couleur était associé à des rides et autres mochetés de la vieillesse. Là, c’était un jeune homme, à peine la vingtaine, donc ça faisait forcément bizarre… Mais, d’un autre côté, ça avait son charme. Pas que Vicky soit intéressée par la gente masculine pour autre chose que son intérêt personnel, mais faire ça avec un jeune serait forcément plus agréable !

Mais arrêtons de parler de l’intérêt de Vicky pour la chose (en plus ça sert juste à celui qui écrit ces lignes à faire plus de mots...) et revenons plutôt à notre histoire ! Donc, tandis que la jeune voleuse était perdu dans l’analyse de sa victime, ce dernier prononça un seul mot, qui la sortit immédiatement de sa rêverie. Non ? Comment ça non ? L’homme avait devant lui la plus belle créature de ce continent et il refusait de lui offrir un verre ? Non mais ! Vexée, Vicky sortit deux petites secondes de son rôle et lança des éclairs avec ses yeux (c’est une façon de parler ! Je précise, parce que dans ce monde de magie on sait jamais xD). Elle songea même à sortir son poignard, qu’elle gardait toujours avec elle, caché plus ou moins discrètement selon la situation.
Heureusement pour la jeune femme, ou pour l’homme en face d’elle, ça dépend du point de vue, la suite la calma immédiatement. Après tout, c’était juste un jouvenceau qui ne connaissait rien aux relations homme-femme, pas de quoi en faire tout un plat ! Vicky se ferait un plaisir de lui apprendre. Et elle se ferait également un plaisir de lui apprendre à ne JAMAIS faire confiance au sexe opposé, mais chuuut c’est un secret.

« Ce n’est pas une question d’argent mon ami. Voyez vous, quand un homme rencontre une jolie femme, il est d’usage qu’il lui offre un verre, c’est ce que l’on appelle la galanterie ! Quant à ce qui est de votre question concernant ma poitrine, et bien… »

Vicky descendit son regard vers sa poitrine, l’observa comme si elle la découvrait pour la première fois, puis plaça ses mains sous chacun de ses seins et les soupesa, à la manière de quelqu’un qui en voyait pour la première fois. En fait, elle cherchait simplement une réponse à cette interrogation. La plupart du temps, quand on la voyait, on lui demandait juste si on pouvait toucher. Avant de mourir dans d’atroces souffrances tellement elle répugnait qu’on lui pose cette question. Ou avant d’effectivement pouvoir les toucher, puis d’également mourir dans d’atroces souffrances après avoir été dilapidé de ses richesses…
BREF ! Donc, après 5 bonnes minutes de réflexion, Vicky décida de la jouer simple et pris la parole.

« Disons que c’est un don des Dieux, un don de la nature… Enfin, un don quoi ! »

Puis, faisant mine de soudain penser à quelque chose, la jeune femme décala sa chaise de quelques centimètres vers son interlocuteur, pencha la tête de côté et lui lança un sourire à tomber.

« Mais, je ne vous ai pas demandé, comment vous nommez-vous, beau… » Brun ? Ben non, il n’est pas brun ! Blond ? Non, pour la même raison. Blanc ? Ça sonne pas bien… Ah, si, ça y est ! « … garçon ? »
Jahël
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Sam 27 Oct 2018, 23:39
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- An 1570 mois 4 -

 
Jahël s’était donc demandé pourquoi il devait payer un verre à la jeune femme. Après tout, il ne la connaissait pas, les seules personnes à qui il pouvait éventuellement payer quelque chose étaient des amis proches, comme Samaël par exemple. Ce sont des exceptions, car le Chevalier n’était guère quelqu’un de très généreux avec l’argent. Enfant gâté, oui, c’est cela que l’on pourrait dire, plus que radin.
Enfin bref, dans tous les cas, la rousse tenta d’expliquer à Jahël pourquoi il devait lui payer un verre. Pas une question d’argent ? Donc elle pouvait très bien se le payer soi-même. Le blanc-bec était encore plus perturbé. Et ce qui suivit ne fit rien pour lui ouvrir les yeux. Un homme devait donc offrir un verre quand il rencontrait une jolie femme… Jolie femme. Jolie. Le cerveau de notre protagoniste marchait à vive allure, se questionnant sur le terme « jolie ». Il devait bien avouer que les concepts de beauté et d’amour lui avaient toujours été étrangers. Quand on lui demandait ce qu’il trouvait de joli ou de beau, Jahël ne savait pas répondre. Pour lui, tout avait quelque chose de beau et de joli – si ce n’est sa nette préférence pour le sang qui est en son sens d’une beauté ravageuse et mortelle – du coup, devait-il payer un verre à tout le monde puisque tout le monde était beau ? Que des femmes, ou les hommes aussi ? Et les enfants ?
Galanterie : terme utilisé pour désigner le fait qu’un homme se doit d’être courtois et gentil avec une femme. Propos misogyne – en rapport uniquement envers les femmes.
C’était là la définition qu’avait Jahël dans sa tête. Autant dire… qu’il était d’autant plus perdu. Perdu oui totalement perdu – pourquoi devait-il être gentil et courtois avec les femmes ? Pourquoi devait-il leur offrir des verres ? Pourquoi devait-il être galant qu’avec les femmes ? Pourquoi être galant, à la base ?
Métaphoriquement parlant, de la fumée s’échappait des oreilles du Chevalier, montrant à quel point son cerveau surchauffait. C’était tellement abstrait, et surtout, il ne comprenait pas les « codes » : Homme avec Femme.

Pendant que le cerveau de Jahël tournait à 300 km par heure, la rousse pelotait ses seins comme si c’était la première fois qu’elle les voyait. L’homme blanc avait suivi le mouvement des yeux sans vraiment regarder, puisqu’il était bien trop occupé à réfléchir aux propos de la jeune femme – mais extérieurement, il donnait l’impression de se rincer l’œil ouvertement et sans gêne.
Ce n’est que lorsque la femme reprit la parole que Jahël arrêta ses pensées un instant. Elle voulait expliquer pourquoi elle avait des seins d’une taille supérieure à la moyenne des femmes que Jahël avait pu observer, et sa réponse ne put contenter la curiosité du chevalier. Un don de la nature, un don des Dieux… pourquoi les Dieux donneraient des seins à certains et pas à d’autres ? Pourquoi en donneraient-ils des plus gros à certains et pas à d’autres ? Quels étaient leur critère de sélection ? C’était, assurément, des questions qu’il devrait poser aux Dieux eux-mêmes.

Tout à ses pensées, Jahël ne remarqua pas la tentative de la femme de se rapprocher de lui. De toute façon, même s’il avait remarqué, cela ne l’aurait pas gêné ni interpelé. A vrai dire, il n’aurait pas spécialement compris pourquoi elle se rapprochait de lui. Avait-elle froid et cherchait-elle de la chaleur corporelle ? Etait-elle indisposée sur son tabouret et donc cherchait-elle simplement une meilleure position assise, entrainant par le même coup un rapprochement involontaire ? Etait-ce un code parmi le langage corporel que les êtres vivants normaux utilisent ? Enfin bref, beaucoup de questions pour simplement revenir au fait qu’il n’avait pas remarqué le rapprochement physique de la jeune femme.
D’ailleurs, celle-ci le sortit rapidement de ses pensées en l’interpellant de nouveaux, cette fois-ci en lui demandant son prénom. Une question ! C’était le moment pour notre héro de toujours d’ouvrir la bouche pour sortir quelques phrases brodés comme un le plus incroyable des troubadours poétiques.

« Jahël. »

Simple, court et précis. Notre incroyable héro sait aller droit au but sans prendre de gant ni de fioritures. Il venait simplement de donner son prénom, comme elle le demandait. Le commun des mortels aurait demandé en retour le nom de la jeune femme, mais Jahël n’était pas le commun des mortels. Il avait cette vilaine manie de ne pas demander les prénoms des autres, préférant les connaître par leur gestuel, leur visage et leur voix. Notre Chevalier en apprenait plus avec un langage non verbal plutôt qu’avec un simple nom.
Du coup, dans sa tête, il la nommait « Rousse Aux Gros et Enormes Seins ». Rages.
D’ailleurs, en parlant de seins… sans même demander la permission, se croyant tout permis, et surtout, ayant un but parfaitement innocent, Jahël… approcha sa main gauche du sein de Rages d’un geste vif, pour ensuite le peloter doucement comme il l’avait vu faire quelques minutes auparavant.

« C’est moelleux, » dit-il d’un air songeur. Puis, plantant ses yeux dans ceux de Rages, il pencha légèrement la tête de côté – toujours en ayant sa main sur son sein – il reprit : « Mais, j’ai pas envie de payer des verres à des gens que je connais pas, même s’ils sont jolis. » Il jeta un œil circulaire à la salle avant de revenir sur Rages – toujours avec la main sur le sein. « Tout le monde a quelque chose de joli. » Il haussa les épaules. « Et puis, à quoi sert ton don des Dieux ? A part être moelleux. » A ses mots, il pressa légèrement le sein de Rages à deux reprises, façon « pouet pouet ». « Enfin… si tu veux un verre… » Jahël se mit à sourire de façon énigmatique. Il n’était jamais bon que Jahël se mette à sourire de façon énigmatique. Ça voulait généralement dire « court, court et ne te retourne pas. » Rapidement, toujours avec souplesse et fluidité, Jahël enserra légèrement le visage de Rages avec ses deux mains. Il rapprocha sa tête de la sienne au point où leur souffle se mêlent tandis que du bout de ses pouces, il caressait la peau douce de Rages. « Moi, je veux tes yeux. » Dans le sens littéral. Il voulait sortir ses yeux de leurs orbites et les garder en trophée. Il voulait voir le sang couler le long de ses joues laiteuses. A cette pensée, les pupilles de Jahël se dilatèrent légèrement sous l’effet de l’excitation.

N’ai pas peur, jeune lady, Jahël n’a pas l’intention de le faire – pas encore du moins. Jahël avait été éduqué, instruit : pas d’excès de massacres n’importe où n’importe quand. Alors, il demandait.
Mais… encore faut-il que Rages comprenne que ce qui animait Jahël à ce moment-là était une excitation purement meurtrière, et non une excitation sexuelle.

 


 
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Lun 05 Nov 2018, 19:20
Contre toute attente, le jeune homme ne fut pas tout à fait convaincu par les explications de Vicky. En effet, après avoir donné son nom (d’ailleurs il n’avait pas demandé le sien à notre rousse préféré en retour, mais ça elle s’en fichait), Jahël s’était contenté de lui peloter les seins et de se lancer dans une sorte de contre-argumentation pour expliquer pourquoi il n’offrirait pas de verre à la jeune femme. Bien qu’elle détestait qu’on touche à ses "airbags", cette dernière ne laissa rien paraître et se contenta de pousser un faux gémissement de plaisir. Pourquoi faux ? Et bien, comme je viens de vous le dire, Vicky détestait qu’on la touche sans autorisation et, à ce moment précis, elle avait envie de couper la main à son interlocuteur ! En plus, il persistait à lui refuser un simple verre et ça, ça ajoutait encore à sa colère… Mais il fallait donner le change, et c’est pourquoi la jeune femme avait poussé ce gémissement des plus vrais possibles, puis avait ensuite fermé les yeux en écoutant tout de même ce que lui disait Jahël.

Pourtant, dès que ce dernier commença à "pouet-poueter" (SI ce verbe existe !) le sein qu’il avait dans la main, Vicky ouvrit immédiatement les yeux et retint un cri de douleur. BORDEL ! Il sait pas que ça fait mal ça, cet idiot ? Déjà qu’il s’était permis de la peloter, maintenant ça ?! La jeune femme inspira un grand coup, pour éviter de donner un grand coup de poing et briser sa couverture de jeune femme classe et distinguée, avant de regarder de nouveau son interlocuteur dans les yeux. Mais, sans qu’elle n’ait le temps de faire ou dire quoique ce soit, Jahël prit le visage de Vicky entre ses mains et le rapprocha du sien avant de caresser sa peau et d’affirmer qu’il voulait ses yeux. Ses yeux ? Comment ça ? La jeune femme à la grosse poitrine ne comprit pas immédiatement ce que voulait dire le jeune homme en face d’elle, et prit un moment pour réfléchir à ces mots. Le regard plongé dans celui de Jahël, elle se demandait s’il voulait dire qu’il voulait ses yeux LITTÉRALEMENT ou non (c’est à dire plutôt dans le sens « Je veux tes yeux pour me plonger dedans quand j’en ai envie »). Et s’il était littéral, elle ne se laisserait pas faire et allait devoir sortir son poignard, quitte à révéler sa vraie nature de mercenaire.

Heureusement pour elle, l’excitation qu’elle sembla lire dans le regard de son interlocuteur rassura immédiatement Vicky. Après tout, personne n’était excité à l’idée d’arracher ses yeux à quelqu’un, si ? Enfin bref… Toujours est-il que, pensant cela donc, la jeune femme décida de passer à l’action. Même si elle était étonnée de l’avoir séduit si vite, elle était sûre que Jahël était ferré et qu’elle pouvait donc faire ce qu’elle voulait de lui. C’est pourquoi, avec un sourire on ne peut plus sexy, la rousse franchit les centimètres qui la séparait du jeune homme et posa ses lèvres sur les siennes, dans un baiser qu’elle essaya de rendre le plus passionné possible. Puis, tout en gardant son sexy sourire, elle prit à son tour le visage de son interlocuteur dans ses mains et prit la parole

« Tu sais, je peux t’offrir bien plus que mes yeux mon beau Jahël ! Et je pourrais même te montrer à quoi peuvent bien servir mes attributs moelleux… »

Sur ces mots, en réprimant un air de dégoût pour ce qu’elle s’apprêtait à faire, Vicky lâcha le visage de Jahël et fit descendre la bretelle droite de sa robe, laissant presque (et je dis bien PRESQUE) apparaître son sein...
Jahël
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Jeu 08 Nov 2018, 20:14
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Rages posa ses lèvres sur celles de Jahël. Jahël ne réagit absolument pas. C’était le vide dans son esprit. Non, enfin, pas vraiment le vide : c’était plus un espèce d’énorme bug cérébral où il ne savait que faire, ni que penser. Il avait ôté ses mains du visage de Rages lorsque celle-ci s’était avancée pour l’embrasser, mais ne sachant trop où les mettre de toute manière, il les avait laissé en suspension dans l’air à hauteur de visage, mais ne tenant strictement rien. Jahël ne bougeait d’ailleurs pas d’un millimètre. Il ne savait pas trop ce qu’il était censé faire avec sa bouche, qui d’ailleurs se faisait allègrement manger par celle de Rages. Il ne comprenait pas trop ce qu’elle faisait. Quel était son but ? Etait-ce une manière de dire merci ? Ou un moyen pour signifier à la personne qu’elle était d’accord avec sa proposition précédente ?

Enfin, elle mit fin à ce contact prolongé et particulièrement dérangeant. Chose potentiellement surprenante : elle avait réussi à dé-exciter Jahël rien qu’avec ce geste. Sûrement que cela devait être une première pour elle – mais cela, notre chevalier ne le savait point. L’expression de Jahël était figée dans un instant de totale incompréhension, dont la bouche avait encore légèrement la forme d’un cul de poule après ce baiser volé. Ah ! Il y avait eut un petit changement : il n’avait plus les bras levés, il avait finalement décidé d’en laisser un pendre le long de son corps tandis que le deuxième était retourné se caller sur la table, où son plat commençait à refroidir. D’ailleurs, cette dernière constatation avait eut le don d’irriter légèrement notre camarade.

Rages se mit à parler après s’être légèrement reculé. Jahël plissa les yeux tout en l’écoutant, réussissant finalement à remettre ses lèvres normales. Il ne comprenait pas là encore ce que voulait dire Rages. Et cela le faisait rager intérieurement – notez le jeu de mot (de merde) – car depuis le début de cet échange, il ne comprenait pas grand-chose. Et Jahël détestait ne pas comprendre une situation ou des paroles. Il ne comprenait pas pourquoi Rages avait l’air de minauder. Par contre, elle venait clairement de lui dire qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de son corps…

« Je peux prendre alors ? » demanda-t-il, peu sûr de lui, avant de réfléchir plusieurs minutes. « Pas ici alors ! » Parce que oui, sinon, ce serait un peu voyant, et Jahël savait pertinemment que la populace n’aimait guère avoir droit à un petit massacre devant tous le monde. Alors, jetant quelques pièces pour payer son repas sur la table, il se leva rapidement, se saisit de la main de Rages, puis l’entraina à grandes enjambées en direction de la sortie.

Une fois dehors, ils fendirent la foule en vitesse, slalonnant dans les rues sinueuses d’Argent, pour enfin se retrouver dans une rue déserte et calme où l’agitation des marchés n’avait pas perturbé les lieux. Là, Jahël s’arrêta. Puis, il se tourna vers Rages avec un large sourire.

« Ici, c’est parfait ! » Gardant un grand sourire innocent plaqué sur le visage, Jahël saisit alors rapidement Rages par le cou pour la plaquer brutalement contre un mur de pierres. Puis, sans même utiliser une de ses dagues qu’il avait en sa possession sous sa cape, les yeux rivés sur la poitrine de Rages et la maintenant plaquer contre le mur avec sa main fermée sur son cou, le chevalier usa de son pouvoir… pour créer deux bonnes grosses entailles juste au dessus des deux seins. Elle lui avait dit, en quelque sorte, qu’elle lui offrait son corps, et donc ses seins moelleux. Et Jahël voulait ses seins moelleux pour en faire des coussins. C’était donc la première étape pour lui découper les seins, et autant dire que le sang giclant et s’écoulant sur cette partie bombée excitait grandement notre petit psychopathe…
 


 
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Race: Humaine
Dim 11 Nov 2018, 16:45
Alors que Vicky mettait une passion apparente, totalement feinte évidemment, à dévorer la bouche de son interlocuteur, ce dernier ne bougea pas d’un poil. Enfin si, pour être exact, en fait, il lâcha le visage de la mercenaire. Et, même si elle ne comprenait pas pourquoi, contrairement à ses conquêtes habituelles, il ne se jetait pas sur elle comme un mort de faim, elle était quelque peu soulagée. Après tout, si cela avait été le cas, elle se serait retrouvée à devoir faire semblant d’apprécier une partie de jambes en l’air en public, et ce n’était pas une très bonne idée pour sa dignité… Mais, heureusement pour notre chère rouquine, comme je vous le disais, ce ne fut absolument pas le cas.
En fait, même APRÈS le baiser, Jahël ne réagit toujours pas. Et c’était un peu plus surprenant cette fois… Vicky venait tout de même de lui faire clairement comprendre qu’elle voulait allait plus loin avec lui, et lui avait même quasiment montré l’un de ses seins, donc il devait être excité au possible là. Pourtant, le jeune homme aux cheveux blancs avait un regard on ne peut plus vide et ses bras pendaient dans le vide. Vicky, quant à elle, jouait avec ses cheveux dans l’espoir de déclencher quelque chose chez son interlocuteur. Et, à le voir dans cet état de presque loque, ça ne marchait pas, ce qui mettait la jeune femme dans un état de colère grandissant. Elle avait énormément minaudé devant lui, l’avait laissé la tripoter et l’avait même embrassé ! Qu’est ce qu’il fallait qu’elle fasse pour le faire tomber dans son piège ? Elle n’allait tout de même pas ce déshabiller complètement devant lui, si ?!

Mais, alors que cette idée commençait à faire son chemin dans l’esprit de notre mercenaire, lui donnant envie de vomir, Jahël sembla sortir de son silence. Et, alors que Vicky se faisait entraîner dehors, elle commença petit à petit à se dire que c’était la surprise qui avait figé le chevalier, et que le déclic avait peut être effectivement été ce baiser. Elle était donc extrêmement soulagée à l’idée de pouvoir enfin dépouiller ce sale gosse de ses richesses. Jusqu’à ce qu’elle entende un bruit sourd, comme un objet qui tombait au sol. BORDEL ! La boîte à bijoux qu’elle avait volée précédemment… Elle l’avait complètement oubliée… Et, maintenant, Jahël l’entraînait loin de cette richesse, ce qui fit petit à petit remonter la rage en elle.
Alors qu’elle s’apprêtait à foutre un énorme coup de poing au visage de sa cible actuelle pour récupérer les bijoux avant qu’un des clients de cette satané taverne tombe dessus, elle se retint du mieux qu’elle put. Après tout, elle était prêt de son but de séduction, elle n’allait pas tout gâcher maintenant. C’est pourquoi Vicky se laissa tranquillement entraîner dans les rues du Royaume d’Argent, jusqu’à une ruelle sombre qui ne lui disait rien qui vaille…

Et la suite des évènements sembla confirmer le mauvais pressentiment de la rouquine. Dans un premier temps, lorsque Jahël la plaqua contre un mur, elle ne s’en inquiéta pas plus que ça. Après tout, elle avait connu beaucoup d‘hommes avec des fantasmes un peu particulier, voire carrément violent. Mais, alors qu’elle s’attendait à ce qu’il commence à la caresser ou je ne sais quoi d’autre, Vicky sentit une douleur au niveau de sa poitrine et hurla de douleur. En baissant les yeux, elle remarqua deux grosses entailles, une au dessus de chacun de ses seins, et se demanda comment elle en était arrivée là. Mais cette question ne resta pas longtemps dans l’esprit de notre chère mercenaire, et fut rapidement remplacée par une colère énorme. Elle détestait qu’on la touche, de quelque manière que ce soit, et cet idiot de Jahël venait d’oser la blesser.
Contrôlée par cette colère, donc, la rouquine se débattit du mieux qu’elle put afin de repousser son agresseur, ce qu’elle parvint finalement à faire, et ne put s’empêcher de lui hurler dessus.

« Non mais ça va pas la tête, toi ! Tu te prends pour qui ?! Quand je te disais que j’allais te montrer ce à quoi peut servir ma poitrine, c’était pas pour que tu la découpes, espèce d’idiot ! »

Sur ces mots, Vicky remonta légèrement sa robe. Non pas pour essayer de déstabiliser son adversaire, vu que ça ne semblait pas marcher avec lui, mais plutôt pour atteindre ce qu’elle cachait au niveau de sa cuisse… C’est à dire Bishaou, le poignard que lui avait offert son père adoptif dans le passé. Une fois qu’elle l’eut atteint, elle le pointa immédiatement vers Jahël en lançant un regard menaçant. Tant pis pour sa couverture de noble vierge effarouchée, mais on ne l’attaquait pas impunément comme il venait de faire...
Jahël
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Rôle : Chevalier d'Irianeth

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- An 1570 mois 4 -

 
Jahël ne saurait dire à quel point il était content. C’était la première fois qu’une personne lui permettait de faire ce qu’il voulait avec leur corps. La première fois ! C’était une sensation étrange d’avoir la permission. Jahël avait toujours prit par la force ce qu’il voulait – du sang et de la souffrance – et le fait de pouvoir ainsi dominer l’autre avait quelque chose de grisant. Là, Jahël ne saurait dire s’il appréciait ou non d’avoir la permission. D’un côté ça signifiait qu’il pouvait gommer ces limites et faire véritablement ce qu’il voulait – de l’autre il n’y avait plus ce moment de domination qui le comblait tant. Est-ce que l’un compensait l’autre ? C’était difficile à dire. C’est d’ailleurs ce qui « perdit » Jahël : cette réflexion intense sur s’il aimait ou s’il n’aimait pas cette situation. Car en effet, Rages en profita pour se défaire de son étreinte.
Les hurlements de Rages firent sortir le Chevalier de sa rêverie et de sa réflexion. Sur le coup, il ne comprit pas. A quelques pas de Rages, il fronça les sourcils et pencha la tête de côté – c’était généralement le signe de sa non-compréhension même si ce n’était pas une vérité absolue. Elle l’engueulait. Le réprimandait. Lui hurlait dessus. Déjà, cette simple constatation de l’acte de Rages mit la puce à l’oreille de Jahël : il avait fait quelque chose qu’il ne fallait pas. Peut-être car il s’était arrêté dans son découpage de seins ? Ou peut-être s’y était-il prit mal et Rages le lui faisait savoir ? Quelque soit la réponse, de toute manière, Jahël n’aimait pas qu’on le réprimande de la sorte. Que ce soit en hurlant ou en étant parfaitement maître de soi-même, le Chevalier détestait qu’on le réprimande. Cela lui faisait d’autant plus l’impression d’être un petit garçon perdu dans le monde des adultes – ce qui, au vu de son retard mental, n’était pas complètement faux, mais plus Jahël évoluait et plus il avait conscience qu’il était un adulte. C’est bien pour cela qu’il avait de plus en plus de mal à accepter les réprimandes, surtout de la part de quelqu’un qui lui était inférieur.
Car oui, Rages lui était inférieur. Les seuls êtres à pouvoir être supérieur à un Chevalier de l’Empire sont ses chefs : celui de l’ordre, et les dirigeants de l’Empire. Et encore, il acceptait tout de même bien difficilement de suivre les ordres. Bon s’il était encore admis parmi les Chevaliers c’est bien qu’il arrivait à prendre sur soi pour ce genre de choses – preuve d’une certaine maturité grandissante – mais là il devait bien avouer que de la bouche de Rages, une jouvencelle à peine rencontrée qui ne devait certainement pas avoir un haut statut pour laisser une personne comme Jahël la tripoter, il avait bien du mal à l’accepter.
Du coup, là, maintenant, tout de suite, le sang de Jahël commençait à bouillonner de colère contenue.
Ensuite, il comprit les paroles en elles-mêmes de Rages : elle n’était pas contente qu’il la découpe, alors que c’est bien ce qu’elle lui avait permit de faire quelques instants plus tôt. Donc, c’était bien une utilisation de ses seins qui n’était pas à son gout. Cela rajouta une couche de colère supplémentaire. Puis, Rages sortit un poignard et le pointa vers le Chevalier.
Ce fut la couche de trop.
Il régna un silence de quelques dixième de seconde avant que Jahël passe à l’action : à l’aide de son pouvoir – toujours – il visa la main tenant le poignard de Rages… il commença par briser ses doigts qui lâcha le poignard, puis son poignet, puis son coude, jusqu’à son épaule. Le tout dans d’affreux craquements sinistres dans le silence morbide de la ruelle. Ce n’était rien d’irréparable surtout avec un bon guérisseur, mais la guérison sera bien douloureuse pour la demoiselle.

« Tu viens d’insulter et de menacer un Chevalier de l’Empire. Ce sont deux fautes graves. Maintenant, tu vas aller en prison, et je ferais ce que je voudrais de ton corps. »

Ce qui sous entendait : la torture. Il n’en avait plus la permission maintenant, mais étrangement, cela ne l’embêtait pas plus que cela. A peine avait-il finit sa phrase – une phrase empreinte de froideur – qu’il se saisit de Rages par les cheveux pour la tirer dans la ruelle, en direction du château d’Argent et de ses geôles. Il n’avait pas de menottes pour pouvoir l’immobiliser, mais il espérait bien que son tour de forces sur son bras lui ferait passer l’envie d’essayer de s’échapper…
Pour pouvoir aller jusqu’au château, ils allaient devoir repasser par la grande rue marchante avec la foule.

 


 
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