[EVENT] Le bal des honneurs

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Sam 20 Oct 2018, 08:47


Le bal des honneurs
- Pour Irianeth ! Pour l'Empire ! -


An 1570 - mois 7

Les Colonies avaient toujours un rôle clé au sein de l'Empire et c'était spécialement vrai lorsque venait le temps des « Fêtes de Parandar », car, pour l'occasion, une colonie se devait de tenir un bal en l'honneur des êtres privilégiés de l'Empire. Nobles, royauté, hauts gradés et riches marchands étaient mis de l'avant au grand bonheur des petites gens du peuple qui pouvaient ainsi les admirer sans retenue. Cette année, la colonie privilégiée était celle de Zénor où le bal était tenu par la délicieuse Gouvernante et son mari, le Gouverneur de Zénor. Habits chics et bonnes manières étaient de mise pour espérer entrer dans ce bal spécial où la crème de la crème se rassemblait pour célébrer et rendre hommage aux couples Impériaux.

Dans cette magnifique demeure, au bord de la mer, il était possible de retrouver de tout. Si vous aviez la chance de pouvoir y entrer, y célébrer, vous vous retrouviez entourés de richesses et de décorations dignes des plus grands bals. De longues tables vous offraient boissons et grignotines de même que de plus copieuses portions pour ceux dont l'appétit n'avait pas de fin. Une musique agréable était jouée dans la salle de bal par de talentueux musiciens qui étaient prêts à jouer de tous les genres pour répondre aux différentes demandes spéciales des invités importants. Les hôtes avaient tout prévu pour faire de ce bal le plus merveilleux qu'il soit et permettre à leurs précieux convives d'apprécier la colonie à sa juste valeur.

Le ciel était sombre, les étoiles brillaient merveilleusement et tout semblait en place pour faire de ce bal chic une parfaite réussite. Les invités affluaient de plus en plus, on entendait des rires et des chants, on voyait de nombreux danseurs plus habiles les uns que les autres et l'on pouvait apercevoir les gens importants discuter entre eux. C'était un spectacle de valeur qui avançait vers son summum : un mot de remerciement de la part des hôtes de cette soirée, le Gouverneur de Zénor et son exquise épouse.

La cloche allait très bientôt retentir pour demander le silence, mais pour l'instant, les promesses du bal ne cessaient d'affluer de permettre à tous d'apprécier la force et la finesse de l'Empire d'Irianeth. Les décorations étaient parfaites et le rouge puissant de l'Empire était couleur d'honneur. On pouvait même distinguer plusieurs cadeaux emmenés par certains nobles pour montrer leur appréciation du couple impérial et remercier leurs hôtes particulièrement attentionnés.

Tout était prêt pour accueillir une armée entière, les satisfaire et les rendre plus souriants que jamais.

« Pour le bonheur de l'Empire ! »




Crédit à Taëva. Réalisé pour l'usage sur rpg-chevalier seulement.
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Sam 20 Oct 2018, 10:49


Zénor était considéré comme l’un des endroits les plus agréables de l’Empire. L’on pouvait s’y détendre, prendre du bon temps et se reposer comme nul part ailleurs. Pourtant, Cybard était tout sauf heureux de s’y trouver. Les fêtes de Parandar avaient lieu au sein de cette colonie côtière cette année et en tant qu’Empereur, il était de son devoir d’y prendre part. Toutes ces vaines représentations, coûteuses et sans le moindre intérêt à ses yeux, nécessitaient sa présence. Feu son frère avait l’habitude de s’y rendre et il ne voulait pas ternir sa mémoire, aussi s’efforçait-il d’aller à chaque bal, fête ou banquet auquel on l’invitait. Pourtant, cela lui coûtait, il détestait sa nouvelle position. Le pouvoir ? Il ne l’avait désiré et maintenant qu’il l’avait, il lui laissait un horrible goût dans la bouche. Il fallait être bien sot pour vouloir gouverner.


Pour ne rien arranger, voyager était devenu un calvaire pour lui. Depuis la mort de son ainé Rirk, il se refusait à consommer quoique ce soit dont il ne puisse être sûr de la provenance. En d’autres termes, à chaque voyage, il devait partir accompagné de ses cuisiniers, ses sommeliers et son intendant. En plus d’emmener tous ces gens, il devait prendre des vivres, d’autant plus conséquentes s’il allait loin. Enfin, pour assurer sa sécurité, celle de ses gens et de sa pitance, il devait faire appel à des chevaliers. Tout cela était un calvaire ce qui avait pour conséquence de l’agacer au plus haut point chaque fois qu’il devait prendre la route. Malheureusement, il ne faisait plus assez confiance à ses hôtes pour leur confier sa vie en mangeant leur nourriture ni en buvant leurs boissons. Quelle tristesse pour lui, un chevalier et général, de redouter à ce point voyager.


De très mauvaises humeurs, l’empereur avait pris place dans ses quartiers du château de Zénor après avoir pris le temps de converser une petite heure avec ses hôtes. Comme à son habitude, il était seul, ne partageant en aucun cas ses appartements avec sa jeune épouse. Cela n’avait rien de personnel, il aimait juste être seul pour se reposer. Seul son corbeau, Ombrage, avait le loisir de lui tenir compagnie. Assis sur un fauteuil confortable, il regardait l’océan au loin caressant les plumes de son oiseau. Un pincement au coeur, il se rendit compte qu’il n’arrivait plus à apprécier cette vue depuis quelques temps. Cela l’inquiétait et il ne savait même pas pourquoi.


Quand le soir approcha, Cybard laissa ses domestiques l’apprêter. Il enfila une somptueuse tenue faite de cuir noir et parsemée d’étoffe précieuse. Au cou, il portait un collier en or serti d’un immense rubis et dans son dos, un cape en soie trainait sur le sol, arborant les armoiries de sa maison. Enfin, bien que cela lui déplaisait fortement, il accepta de porter sa couronne sur le crâne. Cet ensemble était pensé pour être la fois luxueux et pratique s’il venait à devoir danser. Bien sûr, il n’escomptait pas se livrer à une telle activité. L’empereur était un guerrier, pas un danseur, raison pour laquelle il décida de ne pas se séparer de son épée même durant cette soirée. Avant de sortir de ses quartiers, il enfila la chevalière en or massif de son ainé, qui l’avait lui même hérité de leur père. Devant sa porte se trouvait le chevalier Jahël, très reconnaissable à son teint blafard, ses cheveux blancs et son regard d’or. Le voir lui permit d’oublier un instant son agacement. Il se rappelait des primes années du jeune homme lorsqu’il n’était qu’une recrue et lui un chevalier. Ce temps lui semblait si loin à présent, terriblement loin. En compagnie de l’homme se trouvaient trois gardes impériaux dont les visages étaient dissimulés derrière leurs casques.


« Vous trois, allez chercher l’impératrice dans ses appartements, dit-il en désignant des gardes d’un coup de tête. Ser Jahël, vous m’accompagnez. »


L’escorte était maigre, mais Cybard ne craignait pas pour sa vie en compagnie d’un chevalier. De plus, étant lui même armé, il estimait pouvoir se défendre. De toute manière, qui aurait été assez sot pour l’attaquer de front dans l’un de ses fiefs ? En compagnie de son garde, il prit la direction du bal en silence. Une fois arrivé à proximité de l’entrée, domestiques et nobles ne tardèrent pas à les rejoindre. S’approchant de Jahël, il posa une main sur son épaule et lui susurra à l’oreille.


« Allez vous assurer que mon vin me sera servi une fois les festivités commencées. Je ne voudrais pas que cet imbécile de sommelier me fasse trop attendre. Quand ce sera fait, je vous autorise à prendre un peu de bon temps. Tâchez néanmoins de monter la garde, ne serait-ce que du coin de l’oeil. »


Bien que le ton de l’empereur soit assez neutre, il était évident qu’il ne donnait pas une si grande marge de manoeuvre à tout le monde. Le travail de ce chevalier était ingrat, il le savait pertinemment, aussi voulait-il s’assurer qu’il puisse s’amuser, au moins un peu. Qui sait, peut-être allait-il faire la connaissance de quelques nobles dames dont il pourrait s'amouracher. Une fois le chevalier partis, Cybard rejoignit son épouse et entra en sa compagnie dans la salle de bal.


Silencieux, l’empereur se laissa guider jusqu’à sa table, bien en évidence sur un point surélevé de la table. Il allait pouvoir y observer les gens danser et s’amuser quand lui s'ennuierait comme un rat mort. Quel évènement stupide. Finalement, quand la musique s’arrêta et que les choses sérieuses furent sur le point de commencer, il se leva. Main sur la paume de son épée, il avança. Toisant l’assemblée, il s’éclaircit la voix.


« En cette soirée, veillez à vous divertir comme il se doit. Louons Parandar de ses bonnes grâces et prions pour que, dans sa grande générosité, il ne continue de bénir l’Empire. »


Le ton du souverain était faux et il était évident pour les plus attentifs qu’il ne pensait rien de ce qu’il disait. Sans plus perdre de temps, il retourna s’assoir, laissant à son hôte le loisir de lancer pour de bon les festivités. Coudes posés et mains jointes, l’empereur regardait les invités dans rien dire, espérant que cela se termine rapidement.


Jahël
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Sam 20 Oct 2018, 13:28
Jahël allait finir par penser qu’il était maudit. A croire que dès qu’il s’agissait d’une mission ingrate, c’était à lui qu’on devait penser. Bon, il exagérait peut-être un peu. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas affilié à être un simple garde, une simple escort’. Mais dans la tête de Jahël, le temps semblait plus distendu et chaotique que dans la réalité. Ainsi, pour lui, cela datait de la veille la dernière fois qu’il dut jouer les larbins.
Enfin, « jouer » les larbins : c’était un larbin. Le larbin du chef des chevaliers et le larbin de l’Empereur. Mais il préférait éviter d’y penser. De toute façon, ce n’était pas comme s’il avait les capacités pour ne plus être autre chose qu’un larbin. Il n’avait pas les qualités pour être chef et encore moins Empereur. Au moins, être Chevalier lui procurait un statut toujours plus élevé que les simples gardes impériaux, et il pouvait s’adonner à son sport préféré : le massacrage de gens. Oui, c’était un sport – oui, massacrage existait dans le Dictionnaire du Fabuleux Jahël le Chevalier Magnifique. Autrement dit le DFJCM. Voilà.

Bref, revenons à nos moutons. Jahël avait donc été sommé d’accompagner l’Empereur lors de son passage aux fêtes de Parandar, à Zénor. Il avait protesté au début. Puis le chef des Chevaliers l’avait « gentiment » ramené à l’ordre, et c’est avec force grognements et bouderies intempestives que Jahël s’était préparé pour la fête. Il pensait d’ailleurs pouvoir mettre ses habituels habits larges à maille fine et couleur claire. Mais non ! Que nenni ! Ce serait bien trop facile sinon ! A la place, Jahël était obligé de mettre une armure de Chevalier. Autant dire qu’il était d’autant plus mécontent de sa situation. La seule bonne chose était que l’armure qu’on lui donna était plus fine et moins lourde que l’armure de guerre. Aussi, il avait réussi à négocier pour pouvoir avoir une capuche noire pour recouvrir ses traits quand il y avait trop de soleil.
Car le soleil, c’est mortel.
Et ça rime.

En bref, nous voilà avec un Jahël en armure souple rouge sombre et capuche noir. Le tout lui donnait un teint de cadavre.
Beh au moins les assaillants réfléchiront à deux fois avant d’attaquer un zombie mécontent.
Face à l’Empereur, Jahël aurait du faire un effort pour paraître au moins inexpressif, mais il ne pouvait s’empêcher d’arborer cette expression boudeuse de noble de 10 ans qui n’aurait pas eu son jouet préféré et excessivement cher pour son anniversaire. Oui, c’était déjà arrivé que Jahël soit privé de cadeau et qu’il pique une crise. Fort heureusement, et ce malgré son retard mental, Jahël avait bien grandit, et à défaut de piquer une crise, il boudait ostensiblement. Pourtant cela n’eut pas l’air de troubler ou de vexer l’Empereur – peut être savait-il très bien masquer ses émotions, ou alors était-il lui aussi particulièrement ennuyé d’assister à cette fête.
Dans tous les cas, Jahël boudait. C’était ce qu’il fallait retenir de ce long paragraphe inutile.

Ils arrivèrent à la fête. Cybard donna un ordre à Jahël. Celui-ci haussa les épaules dans une attitude faussement je-m’en-foutiste, et alla s’occuper de son verre pour qu’il arrive à bon port sans que des produits illicites ne viennent agrémenter le bouquet. Puis il se posta à un coin de la pièce, le dos appuyé contre un mur, les bras croisés dans une attitude signifiant bien « ME PARLEZ PAS PAYSANS ». Son regard ronchon semblait profondément désintéressé de la fête, même lorsque l’Empereur parla, mais ceci était bien trompeur. Car en effet, pendant qu’il parcourait nonchalamment la pièce du regard, Jahël enregistrait chaque visage, chaque nom qu’il entendait, et bien entendu, vérifiait qu’aucun des convives ne porte atteinte à son Empereur.

Au fond de lui, il espérait que quelqu’un commette un impair pour qu’il puisse se déchainer, et s’amuser un peu.
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Âge: 25 ans
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Sam 20 Oct 2018, 17:32
Il était une fois… Une jeune femme qui détestait porter des robes. Pourtant, une fois encore, elle en avait enfilé une pour faire illusion. Après tout, c’était les fêtes de Parandar, une célébration où la plupart des nobles allait sûrement se retrouver. Et, à en voir le faste qui avait été déployé dans le château de Zénor, il n’y avait aucun doute que c’était le cas. Voilà pourquoi, même si elle manquait de tomber à chacun de ses pas à cause de sa robe légèrement trop longue à son goût et qu’elle détestait ça, Vicky était dans ce château à jouer les nobles jeunes femmes à la recherche du grand amour.

Quand elle avait entendu parler de la célébration des fêtes de Parandar, alors qu’elle se baladait dans les rues d’Argent, la jeune femme ne s’y était pas intéressé plus que ça. Après tout, comme je vous l’ai dit plus haut, elle détestait enfiler des robes, et aux fêtes, généralement, ben on portait des robes… Elle n’allait sûrement pas aller s’afficher à une fête inutile où elle n’aurait pas la possibilité de s’enrichir.
Pourtant, plus elle entendait les gens mentionner ce bal, et plus notre jeune voleuse se disait que ce serait une bonne idée de s’y rendre. Enfin, soyons plus précis, elle décida d’y aller uniquement parce qu’elle entendit une vieille pimbêche signifier à une autre vielle pimbêche que la crème de la crème de l’Empire d’Irianeth s’y trouverait, mais ce n’est qu’un détail.
Très rapidement, donc, elle était retourné à son manoir, avait cherché une robe qui ferait le plus "noble idiote" possible pendant des heures, l’avait enfoncé dans un sac en velours puis s’était dirigé vers l’écurie et avait pris le cheval que lui avait "offert" son ex-mari pour quitter Argent et se rendre à Zénor.

Après un peu plus d’un jour à cheval, elle arriva enfin à la capitale du Royaume et se rendit dans la première auberge qui se présenta à elle. A peine l’eut-elle remarqué que le tavernier lui lança une remarque du genre « Ma jolie, tu restes autant que tu veux si tu me payes en nature ! » qui agaça énormément Vicky. Mais elle laissa couler, elle le tuerait pendant la nuit, en lui faisant croire qu’elle venait lui offrir son paiement, pour mieux l'étrangler (retenez bien cette phrase, c’est exactement ce qu’elle a fait 8D).

Enfin… Après toutes ces informations inutiles à l’histoire, revenons au jour de ces fêtes de Parandar ! Ce jour-là, donc, Vicky enfila sa robe (robe avec un décolleté assez plongeant, je sais pas si je l’avais précisé 8D) ainsi que quelques bijoux, puis sortit de cette saleté d’auberge pour se rendre au château de Zénor. Puis, une fois arrivée, comme je vous l’ai dit dans le premier paragraphe si vous ne l’avez pas déjà oublié, elle s’installa dans son coin et balada son regard parmi les convives comme si elle recherchait son grand amour. Ce qui n’était pas du tout le cas, vous vous en doutez, elle recherchait plutôt le noble avec le plus de biens. D’ailleurs, lorsque ce qu’elle pensait être l’Empereur d’Irianeth se leva pour prononcer quelques mots, elle songea qu’elle pourrait peut être lui parler, l’Empereur étant réputé pour sa grande richesse. Mais, très rapidement, elle se ravisa, se disant que jouer un mauvais coup à l’Empereur, que ce soit le voler, ou pire, était le meilleur moyen de mourir...
Xylra
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Âge: 19 ans
Race: Humaine
Sam 20 Oct 2018, 21:46
Nouvellement chevalière, la voilà sur une mission des plus importante. Elle devait protéger l’Empereur pendant son déplacement pour la fête de Parandar à Zénor. C’était un grand honneur, mais la jeune femme ne comprenait pas pourquoi elle avait été choisie pour cette tâche. Sérieusement, une nouvelle chevalière à peine adulte et qui venait tout juste d’être adoubée? Était-ce un test? Au fond d’elle, la rouquine espérait que ce soit le cas.  Elle était prête à relever tous les défis. C’est pour cette raison qu’elle, sans demander plus amples informations, remercia le chef des chevaliers de cette chance et alla se préparer pour le départ.

Le jour du départ, Xylra était prête bien avant les autres. Déjà habillée de sa nouvelle cuirasse, elle attendait sagement l’Empereur et les autres chevaliers qui devaient l’escorter. Elle s’attendait à quelques chevaliers d’expériences, mais la réalité fut toute autre. Lorsqu’elle vit arriver Jahël, elle étouffa un soupire plaintif. Le voyage risquait d’être long et pénible si Monsieur le fils de riche devaient les accompagner. Effectivement, bien que la jeune femme n’eût pas grandit sur Irianeth, pendant sa formation d’écuyère, elle avait pu observer certain de ses collègues. Jahël avait peut-être été celui qui l’avait le plus découragé; son comportement de fils de riche et d’enfant gâté l’avait rapidement découragée à essayer une quelconque approche. Aujourd’hui encore, il était fidèle à sa réputation. La rousse ne fut aucunement surprise de voir son attitude désagréable lorsqu’il se présenta pour le voyage. Sans aucune surprise, il semblait de mauvais poil. Sérieusement, il devait réellement être un bon combattant parce que sinon on l’aurait surement donné à manger aux dragons.

Xylra se concentra à sa tâche tout le long du trajet. Contrairement à certain, elle n’était pas là pour faire l’intéressante, mais bien pour mener à bien sa mission. Elle ne se laissa pas déconcentrée et s’assurait de bien surveiller les environs. Il était impossible qu’il arrive de quoi que se soit à l’Empereur sous sa garde et ce pendant sa première mission. Heureusement, ou malheureusement pour le défi, la voyage fut d’un ennuie sans borne. Rien à déclarer; même les oiseaux avaient évité l’Empereur.

Maintenant qu’ils étaient à Zénor, la rouquine fut envoyée avec l’Impératrice. Elle garda ses appartements jusqu’à ce que trois gardes royales viennent la demander. Xylra laissa l’Impératrice sortir et suivit la troupe jusqu’à l’entrée de la fête. Quelques minutes plus tard, l’Empereur se présenta et fit son entrée avec sa femme.

La rousse resta à l’écart. Gardant à l’œil, l’Empereur et sa femme, elle fit le tour des installations. Quand son souverain prit la parole, elle l’écouta sans pour autant faire attention à ses paroles. Le ton de sa voix sonnait faux. La chevalière se doutait bien que c’était que des paroles politiques; des paroles qui doivent être dites, mais qui ne sont que du bruit.

Jahël était dans un coin. Bien qu’il semblait bouder encore, Xylra se doutait qu’il écoutait tout ce qui se passait prêt de lui. Après tout, je vous rappel qu’il n’a pas été donné à manger aux dragons alors il devait être compétent. De son côté, la rouquine faisait la même chose, mais elle devait avouer qu’elle s’ennuyait profondément. Elle croisa le regard d’une femme qui se mourrait d’envie de trouver un homme à croquer. La chevalière regarda rapidement ses mains gantées. Disons qu’elles n’avaient pas les mêmes priorités.
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Rôle : mercenaire / chasseuse de tête / au service du dieu de la discorde

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Âge: 22 - 27 ans
Race: Maître-Magicienne
Dim 21 Oct 2018, 10:40
Aquila n’aimait pas Zenor. Il y faisait chaud, elle trouvait l’air humide et désagréable et surtout – surtout ! - elle exécrait ce que l’endroit transpirait : les vacances. Chose qu’elle ne connaissait pas, elle n’arrivait tout simplement pas à comprendre comment certaines étaient capable de venir ici, profiter des biens faits de la mer – une question de goût, sûrement ! - et du sable chaud. Alors certes, l’endroit avait tout pour plaire, mais la jeune femme ne trouvait pas son compte dans les activité balnéraire auxquelles s’adonnaient quelques riches Tanieth. Elle avait un petit faible pour les sources thermales, il était vrai, mais n’y allait que pour se délasser de la tension incessante qu’elle accumulait au fil de ces jours et de ces missions. Elle qui n’était pas une grande adepte de l’eau, pouvait pourtant y reste quelques longues heures. Et le résultat était tout simplement magique. Sa magie était boosté, et ses ailes retrouvaient une certaine force. Et ces eaux naturellement chaudes étaient aussi merveilleuse pour son grain de peau qu’elles faisaient chatoyer comme seule l’eau pure et scintillante des cascades aériennes de son île d’origine était capable de le faire. En soit, Aquila n’avait rien contre Zénor, mais quelque chose contre ces gens.

Et pourtant, cet attroupement de nobles d’Irianeth en ces temps festifs lui évitait bien des galères. En effet, puisqu’ils étaient là, elle n’avait pas besoin de voler jusqu’au continent. Le voyage était long, très long et, après deux jours de battement d’ailes intensifs, elle avait la tête comme un ballon.  Zénor était donc un endroit merveilleux lorsqu’il s’agissait de chercher, mais surtout de trouver quelqu’un. Et ce quelqu’un, Aquila avait une petite idée de l’endroit ou il se trouvait, et son employeur le lui avait confirmé. Son contrat se trouvait dans ce pays, non pas pour ces sources thermales, mais pour les festivités en l’honneur de Parandar. Le lieu était gardé et protégé, mais la Maître-Magicienne trouvait l’appel du gain et le défi apporter devant trop grand pour le laisser passer. Le plus dur n’allait donc pas de repérer sa proie, mais de la garder vivante jusqu’à la livraison, chose pour laquelle on la payait encore plus cher. La raison de tout cela ? Elle n’en savait rien, et s’en manquait comme de sa mère. On lui proposait un contrat, lui soumettait les conditions, la payait la première moitié en avance et lui complétait le reste à la fin. Aquila n’en demandait pas plus.

A la nuit tombée, elle quitta donc la forêt de Zénor. Apprêtée d’une jolie robe bleu ciel parsemée de quelques tâches blanches, ouverte dans le dos – pour ses ailes ! - Aquila déploya ces dernières et se dirigea vers le château. Elle atterrit souplement à l’extérieure de l’enceinte de celui-ci, et, avant d’entre sur le lieu des festivités, enroula ces cheveux blancs en un chignon qu’elle fit tenir grâce à une baguette en fer, affûtée et prête à l’emploi, si besoin. Elle laissa quelques mèches s’échapper de sa coiffure et, sûre d’elle, entra dans la bâtisse. Ses ailes repliées dans son dos lui permettait de se mouvoir assez aisément au sein de la salle, bondée, qui accueillait la réception. Aquila se demanda simplement ce qu’elle foutait là. Elle n’aimait pas les gens, encore moins les nobles, et se trouvait être entourée par eux. Elle gratifia d’ailleurs l’un d’eux d’un regard aussi sombre et effrayant qu’une nuit sans lune, l’homme avait frôlé ses ailes de sa grosse bedaine. « Arg. L’horreur. » souffla-t-elle, à elle même avant de se mettre, sans attendre, en quête de sa proie. Elle avait le portrait de l’homme en question en tête, et serait capable de le reconnaître parmi une foule aussi épaisse que celle-ci. Elle se mit donc à chercher, attentive, réactive. Son regard perçant lui permettait de voir plusieurs choses à la fois. Les nobles au buffet, les chevaliers et les gardes en service, les serviteurs. Elle voyait tout, sauf ce qu’elle voulait voir.
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Dim 21 Oct 2018, 12:06


Une musique entrainante et agréable était jouée par les musiciens. Si l’empereur n’avait rien d’un grand connaisseur en la matière, il trouvait que cette mélodie était appréciable. S’il avait aimé danser, il aurait voulu le faire sur ces notes. Peu de temps après qu’il se soit assis, son sommelier en chef se faufila à ses côtés, escorté par Jahël. D’un signe de la tête, il remercia les deux hommes et les congédia. Tandis que son regard scrutait l’assemblée sans rien y chercher véritablement, il porta le gobelet en or à ses lèvres. Soupirant, il regarda le contenant avec agacement. Voilà à quoi ressemblait sa vie maintenant. Boire du vin hors de prix dans des verres pas moins chers. Rester assis à regarder des gens danser en ayant peur à tout instant de prendre une dague dans le dos. Craindre de mourir empoisonné à chaque repas. Cette situation le mettait hors de lui. Il en voulait à son frère de l’avoir quitté. Bien que cela n’ait pas de sens, c’était bien à Rirk qu’il en voulait. Pourquoi l’avait-il laissé à ce poste qu’il détestait ? Sa peine lui cachait même le goût de ce breuvage, pourtant réputé excellent. Il n’avait pas le coeur à s’amuser.


Il ne lui fallut que quelques gorgées pour finir le contenu de son gobelet. D’un regard, il intima au domestique le plus proche de l’en débarrasser et retourna ensuite dans son monde. Tandis qu’il balayait une fois de plus la salle, son attention fut captée par une femme. Elle lui semblait familière. Se redressant sur son fauteuil, il passa une main dans sa barbe. Je la connais, j’en suis sûr. Qui est-elle ? Ses cheveux blancs étaient attachés en un chignon et elle portait une belle robe bleue, mais ce n’était pas ce qui la définissait le plus. Dans son dos, la demoiselle avait de longues et gracieuses ailes, repliées sur elles même tel un oiseau sur une branche. Ces traits, cet air, ces cheveux, aucun doute possible il l’avait déjà vu. Où ? Quand ? Grattant son menton à travers sa pilosité faciale, il faisait marcher ses méninges à plein régime. Soudain, ses paupières se relevèrent légèrement. Aquila...


C’était bien elle, la jeune mercenaire qucspasseribus dont il avait loué les services quelques années plus tôt. Il était alors général et elle faisait partie d’une compagnie qu’il avait utilisé pour mener quelques actions sur les terres de Turquoise. Voir un visage familier lui faisait plaisir, mais il se demanda rapidement ce qu’elle pouvait faire ici. À bien y penser, cela n’était pas forcément très bon signe. Elle, une mercenaire, dans un endroit comme celui-ci ? Avec tant de nobles tanieth ? Quelque chose lui déplaisait. Peut-être était-elle ici pour le travail ? Sauf que je n’ai pas souvenir de l’avoir engagé. Il devait mettre les choses au clair.


Se relevant de son siège, l’empereur descendit de la partie surélevée de la pièce en s’excusant auprès de son impératrice, par pure politesse bien évidemment. En plus des nombreux gardes impériaux et Zénoriens, deux chevaliers étaient présents dans la salle. Le plus proche se trouvait être la jeune Xylra. Avançant lentement, en serrant les mains de nobles quelconque sur son chemin, il se dirigea vers elle. Au vu du bruit ambiant, il prit sur lui de parler assez faiblement, de telle sorte qu’elle ne soit la seule à entendre.


« Soyez prête à intervenir si j’en donne le signal. »


Comme convenu, le signal était simple. Si l’empereur venait à lever la main au niveau de son visage, paume ouverte et dirigée vers une cible donnée, son escorte avait pour ordre de la saisir sur le champ. En prévenant la chevalière en avance, Cybard s’assurait que les choses se passent selon son plan. Il ignorait s’il allait avoir besoin d’en arriver à de telles extrémités mais il préférait rester paré à toutes éventualités. Reprenant son chemin, l’empereur fit en sorte d’avancer vers la mercenaire en arc de cercle, n’entrant dans son champ de vision qu’au dernier moment. Il ne comptait pas lui laisser le temps de s’échapper et accéléra le pas. Arrivant à son niveau, il se figea. Droit comme un «i», l’ancien général adoptait une posture militaire, les bras croisés dans son dos. Son regard était plongé dans celui de la jeune femme et son visage aussi inexpressif qu’à l’accoutumée.


« Je ne vous avais pas vu depuis des années, demoiselle Aquila. Que faites vous ici ? demanda l’empereur en avança d’un pas. Je n’ai pas souvenir de vous avoir engagé. J’ose espérer que votre cupidité ne vous aurait pas conduite à faire l’erreur immense d’accepter un contrat contre l’un de mes sujets. Expliquez vous, immédiatement. » ordonna-t-il


Malgré le fait qu’il ait déjà eu recourt à ses services par le passé, Cybard ne comptait pas lui faire le moindre cadeau. Aucun traitement de faveur, surtout pas envers une mercenaire. Ces gens pouvaient être utiles, à n’en pas douter. Pourtant, leur fâcheuse tendance à changer de camp comme de chemise en fonction de la paye lui déplaisait fortement. Si elle était ici pour agir contre l’empire, il ne comptait pas la laisser faire.


Jahël
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Dim 21 Oct 2018, 14:39
L’Empereur descendit de son siège. Jahël le suivit des yeux avec une forte intensité. En son for intérieur, il jubilait. Peut-être allait-il lui donner une autre mission ? Possiblement plus importante que d’aller vérifier que son alcool lui parvenait.
Pendant un bref instant, l’air bougon de Jahël disparut pour laisser place à de grands yeux émerveillés.
Pendant un bref instant.
L’Empereur se dirigea vers Xylra et lui parla.
Voici ce qui se déroula dans la tête de Jahël :

« QUOIII ?
Et moi alors ?
Pourquoi il lui parle à elle ?
Elle est plus jeune que moi en plus !
Je suis son aîné !
C’est à moi que tu dois parler !
EH OH
TOI LA BAS
VIENS M’VOIR
ME SNOB PAS
QU’EST-CE QUE TU LUI DIS
JE VEUX SAVOIR
EH
OH
Je suis là aussi… »

Des larmes lui montèrent aux yeux. Jahël reprit son air boudeur habituel, mais de plus mauvais poil qu’avant. Il détourna la tête pour ne plus avoir à voir l’infidélité de son Empereur envers lui.
The end.
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Dim 21 Oct 2018, 17:26
Le Bal des honneurs
An 1570 - mois 7



C’était la première fois que Zero trouvait la traversé vers l’autre continent éprouvante. Elle en connaissait pourtant déjà la cause et préférait en rien le laisser paraître après tout, les premiers mois étaient très incertains et elle préférait attendre d’être assurée sur la viabilité de l’enfant à venir pour en faire une annonce officielle. En effet, suite à leur première nuit de noce, la jeune Impératrice portait l’enfant de l’Empereur et ne le savait que depuis quelques jours à peine. Elle attendait le bon moment afin de le lui annoncer au préalable. Lorsqu’ils seraient seuls à seuls et pour l’heure, l’occasion ne c’était pas présenté.

En plus de ressentir elle-même un profond malaise qu’elle s’efforçait de garder pour elle, elle sentait en Cybard une profonde irritation laquelle elle avait du mal à identifier. Il fallait dire que celui-ci n’avait sans le moindre doute pas l’habitude d’être autant entourer et c’est pourquoi elle préféra rester elle-même de son côté. Elle s’imposerait de sa présence à un autre moment, tout simplement après tout, ils en avaient le temps…

Évidemment, une fois arrivée au Château, l’heure n’était pas au repos. À peine ses domestiques l’avaient affublée de ses apparât, qu’elle allait à la rencontre, aux côtés de son époux des hôtes qui les recevaient. Si celui-ci n’avait strictement rien avalé de la tablé qui se présentait à eux, Zero, elle, avait pris quelques bouchée. Si elle était paranoïaque à sa manière, elle considérait qu’il serait mal vu que les deux figures ne daignent goûter à toute cette préparation en leur honneur. Observatrice, elle avait suivi chaque mouvement des domestiques, chaque bouchée de leurs hôtes. Elle n’était dès lors pas inquiète plus qu’il ne le fallait et cela n’avait rien à voir avec de l’insouciance, ce que peut-être l’on aurait pu croire.

Une fois cette petite rencontre terminé, Cybard rejoint ses appartements sans un mot, visiblement toujours agacé par quelque chose. Non sans jeter un coup d’œil oblique vers lui, Zero conclu avec le couple Impérial et s’assura que tous avaient bel et bien le sourire avant de faire de même à son tour. Une fois dans ses appartements, elle se laissa de nouveau préparer pour le Bal à venir, portant une tenue des plus sublimes en vue de l’évènement, ne laissant aucun doute sur son rang. Sur sa tête trônait sa couronne et ses bras dénudés arboraient quelques bijoux se mariant avec les couleurs rougeoyantes et obscures de sa robe. Couleurs choisie préalablement afin que le tout soit harmonieusement bien assorti avec l’Empereur.

Elle était prête depuis peu lorsqu’on toqua aux portes de ses appartements gardé dans le but de l’escorter pour enfin se diriger dans la salle de Bal. Les trois gardes impériaux au visage recouvert par un casque l’amenèrent auprès de Cybard qui, elle devait l’avouer, était d’une prestance remarquable dans cette tenue. Lui offrant un sourire, Zero lui tendit la main afin que celui-ci la prenne et la dépose sur son bras avant d’entrer. Ils se dirigèrent, bien accompagné jusqu’à la grande table des prestigieux invité. La jeune Impératrice observait chaque visage avec une attention particulière même si cela, peut-être ne semblait guère être le cas, elle saluait, d’un hochement de tête accompagné d’un sourire chaque convive qui s’attardait sur sa personne, la gratifiant d’une révérence ou bien d’un hochement respectueux de la tête. Cela avait au moins le bénéfice de contrasté avec l’air sérieux de son époux. Un bout d’un moment, celui-ci fini par se lever et donné un discours typique à ce genre d’évènements. Zero quant à elle c’était levé à son tour, mais se contentait d’afficher un léger sourire, hochant brièvement de la tête pour approuver les paroles de l’Empereur, peu importe comment elles pouvaient bien sonner. Elle était là pour le soutenir.

Voilà que suite à son discours le Bal était officiellement lancé. La musique reprit, les convives recommencèrent à danser et Zero observa le tout avec une envie non dissimulée de laisser ses pas fouler la piste de danse seulement, il ne lui fallut qu’un coup d’œil vers Cybard pour comprendre que ce ne serait assurément pas lui qui allait prendre les devants et l’invité. Elle se calla donc légèrement dans son siège en laissant échapper un bref soupir qu’elle voulut étouffer, tandis qu’elle tendait une main pour masqué l’ouverture vers son gobelet doré lorsqu’un domestique vint pour remplir de nouveau sa coupe de toute façon, elle n’avait jamais été une très grande buveuse lors d’évènements du genre, préférant de loin garder toute sa tête.

Au bout d’un moment, Cybard porta finalement son attention sur sa personne et la jeune femme aillé lui offrit un sourire radieux jusqu’à ce qu’elle réalise qu’il s’excusait pour aller déambuler dans la salle. Si elle aurait sans doute put se plaindre intérieurement pour sa petite personne, elle eut la présence d’esprit d’observé avec une certaine discrétion où celui-ci se dirigeait. Elle ne manqua donc pas non plus de le voir accosté une Chevalière, pour ensuite se rendre vers une femme aillé qui lui était inconnue, mais visiblement pas pour son mari. Elle n’avait rien d’un Chevalier et sommes toutes, son visage lui aurait été familier. Il pouvait y avoir plusieurs raisons à cette rencontre, mas rien qui ne lui plaisait en soit, concernant ces scénarios ainsi donc, elle choisit d’effleurer discrètement l’esprit de l’Empereur lui-même, une faiblesse qu’elle y avait déceler dès leur première rencontre et chose laquelle elle comptait lui faire éventuellement mention… Et l’aider à renforcer sa barrière mentale, si c’était possible pour lui. Ils ne pouvaient se permettre que son esprit soit si… Faible. Que ses pensées puissent être à nue ainsi. Elle préférait se servir de lui que de faire une intrusion mentale à une simple étrangère, sans connaître ses propres capacités tenant mordicus à garder ce talent discrèt.

Ainsi donc, cette femme était une mercenaire et Cybard avait déjà fait affaire aux services de sa Guilde. Elle n’était pas invitée et il avait des doutes concernant la présence de celle-ci, ici. Fronçant légèrement les sourcils, elle masqua cet air agacé en prenant une gorgée d’une coupe où trônait de l’eau, puis déposa celle-ci et tourna le regard vers le Chevalier, non loin tout en ramassant le gobelet de son mari non sans avoir préalablement fait signe qu’on le remplisse de la même source.

-Chevalier Jahël, je vous prie… Fit-elle d’une voix mielleuse. Je crois que l’Empereur à oublier sa coupe et je vous serez grée de la lui apporter…

Elle tendit celui-ci au Chevalier au teint blafard et, lorsqu’il la prit, elle maintint sa prise, attardant quelques secondes son regard lunaire dans le sien, inclinant légèrement sa tête invitant celui-ci à se pencher vers elle.

-Et profitez-en pour vérifier l’invitation de cette Qucspasseribus au passage…

Elle avait murmuré cette phrase. Celle-ci n’était même pas venu à leur tablé les saluer, de surcroit. Tout le monde connaissait l’allégeance douteuse des mercenaires et elle n’en voulait pas ici, près de son Roi, qu’importe si elle était là pour une mission quelconque ou pas. Affichant un petit sourire innocent, elle fit signe au Chevalier de se rendre dans la foule, près de Cybard.


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Lun 22 Oct 2018, 02:57
Les prunelles bleues de la Qucspasseribus s’agitaient frénétiquent à la recherche de son contrat. Sans aucun verre à la main, la jeune femme aîlée passait à travers les invités aussi discrètement que possible. Elle ne prenait cependant pas la peine de se fondre dans la masse pour obtenir ce qu’elle voulait. Etait-ce bien nécessaire ? Elle qui parvenait toujours – ou presque – à obtenir satisfaction, avait-elle la soudaine nécessité de s’identifier à l’un de ces nobles Tanieth aux habits impeccables qu’ils portaient, et à l’air niais et possiblement bête qu’ils arboraient ? Elle n’en était pas certaine. Voilà peut-être une erreur qu’elle était en train de commettre, ou pas. Elle était en mission, et si elle ne parvenait pas à poser le regard sur sa victime, c’était pour la simple et bonne raison qu’il ne devait pas être là. Et s’il n’était pas là, il devait être ailleurs. Alors la mercenaire devait simplement quitter la fête – pour son plus grand plaisir ! - et voir si « son homme » était encore sur Zénor, ou s’il avait eut vent de sa venue. Ces choses là arrivaient, parfois, lorsque le client s’entourait de personnes peu avisées sur la loyauté et la discrétion d’une telle mission. Les choses s’annonçaient bien plus compliquées que prévues, et Aquila pensait même prendre un petit verre le temps d’amorcer sa réflexion. Elle savait parfaitement bien cependant, que l’alcool n’avait jamais été son fort, et préférait s’en garder éloignée. Elle, plus le liquide du courage dans un bal comme celui-ci était équivalent à un aller direct en geôle, et la jeune femme avait bien des choses à faire. La jeune femme se donna alors encore quelques minutes pour trouver sa proie, qui après tout, devait encore être en train de se préparer. La fête venait de commencer et, bien qu’il ne fallait en aucun cas louper le beau discours de l’empereur, certains ne se privaient pas pour arriver en retard.

La maître-magicienne avança alors dans la foule, évita soigneusement la piste de danse, et pris le pari de continuer ces recherches. Elle était d’ailleurs si absorbée par sa mission qu’elle ne vit qu’au dernier moment une forme massive et imposante se placer devant elle, droit comme i. Elle n’avait pas besoin de lever les yeux vers le visage de l’arrivant pour savoir de qui il s’agissait. Il suffisait de juger l’énergie magique de l’homme et de rapidement constaté que, puisque l’empereur était de la partie, un petit cercle de neutralité humaine s’était tout naturellement tracé autour d’eux. Et donc, son petit général était devenue Empereur.. Aquila était au courant, évidemment – elle regrettait peut-être de ne pas être de ceux engagé pour tuer l’ancien souverain, quel prestige cela aurait ajouté à sa réputation – avant de se rappeler qu’il n’était jamais bon d’avoir un empereur sur le dos. Hors, c’était exactement ce qui se passait à l’heure actuelle. @Cybard savait pertinemment ce qu’elle faisait là, elle ne voyait donc pas pourquoi il se posait la question. « Oh votre Majesté ! » s’exclama-t-elle alors, feignant la déférence et la politesse, y ajoutant même une petite courbette ridicule, avant de reprendre, un demi-sourire posé sur ces lèvres roses. « Il est bien rare de voir un ancien client comme vous monter si rapidement les marches du pouvoirs » dit-elle, sans toutefois daigner répondre aux interrogations de l’ancien général. Après tout, cela pourrait ne pas lui plaire. Peut-être fallait-il améliorer la vérité ? « Le mot « mes » ici, pour définir « vos » sujet, me semble un peu trop, Majesté. Il s’agirait plutôt d’un traître, selon mes sources. D’un traître à son rang, d’un traître à sa patrie. A votre patrie, même. Irianeth, si fière et majestueuse. Ce n'est pas de cette façon que la guerre à venir contre la confrérie sera gagnée. » expliqua-t-elle alors, prenant au passage un verre sur le plateau d’un servant qui passait là, lui permettant de se décaler légèrement, et de voir ce qui se passait derrière l’empereur.  Sa proie était là, aussi visible qu’un cygne sous les rayons de la lune.

A moitié coincée par la présence de l’empereur prêt d’elle, par le regard de son épouse, qu’elle sentait peser sur eux, et par l’avancé d’une chevalier au couleur d’argent. Aquila avait deux choix : jouer avec le feu, ou partir. N’étant, dans tous les cas, pas certaine de pouvoir quitter cette soirée sans problème – qu’elle idée lui avait pris de venir ici, c’était un coupe-gorge à ciel couvert ! - la jeune femme choisi la première option. « Il serait peut-être possible de s’arranger, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle alors, d’une voix plus douce qu’à l’ordinaire. « Un traître dans votre rang, cela ne doit pas calmer les consciences. » souffla-t-elle finalement, avant d’ajouter, tout bas, d’une manière telle que seul Cybard était capable de l’entendre. « Je vous en revaudrais une. » assura-t-elle, dans un sourire.

Elle n’aurait pas dû venir ici, ce soir.
Jahël
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Lun 22 Oct 2018, 07:27
Bouderie intempestive d’un boudeur incompris. Bouder, c’est tout un air vous savez. Pour bouder bien comme il faut, il faut l’allure générale, mais aussi l’expression du visage, l’expression du regard, l’expression du corps. Certains diraient même qu’on peut moduler son aura pour faire en sorte qu’elle boude aussi, mais ça, l’auteur que je suis n’est pas très sûr de ce fait.
Donc, Jahël entrait tout particulièrement dans la case des boudeurs professionnels. Attitude fermée à toute discussion, bras croisé, regard fuyant, expression de pur mécontentement au visage. Jahël pourrait clairement être la réincarnation du dieu de la bouderie tant l’ensemble était parfait.
C’était un adulte, qui boudait.
C’était parfait.
Mais voilà, comme dans la vie on ne peut laisser la perfection s’exprimait allègrement (*tousse*), Jahël fut tirer de sa bouderie. Pendant une fraction de secondes. Car oui, comme monsieur faisait le bébé à qui on avait retiré son doudou bien aimé, le chevalier ne faisait plus trop attention à son entourage – c’est pas bon ça ! Alors lorsque l’Impératrice vint vers lui pour lui parler, il ne la remarqua que quand il entendit sa douce voix.
De ce fait, pendant une fraction de seconde, sa bouderie fit place à de la surprise, consternation, dubitatisation – oui ce mot existe – pour ensuite retourner à bouder. Oui, tout ceci en une fraction de seconde. Les sourcils de Jahël font de la gymnastique olympique.
Quel manque de finesse, quel manque de respect ! Jahël, l’enfant pourri gâté qu’il était, osait même faire sa moue boudeuse de petit garçon face à l’Impératrice. Qui sait, peut-être dans le fond avait-il envie de téter son sein – ahem – et qu’il boudait pour qu’elle le prenne dans ses bras, le réconforte et lui papouille la tête comme une maman consolerait son fils qui pleurerait la non-exclusivité qu’il avait auprès de son père. Mais bon, ça, on n’en saura rien, n’est-ce pas. Ce n’est que pur conjecture.

Bref, trêves de mondanités. L’Impératrice lui demandait donc d’aller apporter sa coupe à l’Empereur. Cela ne permit pas à Jahël de décoincer les muscles de son visage qui semblaient sceller à jamais dans cette expression peu ragoutante. Il n’était pas un serveur ! C’était un Chevalier, non mais ! L’Empereur et l’Impératrice le prenaient vraiment pour un homme à tout faire. Pourtant, il n’avait vraiment pas la tête de l’emploi. Samaël aurait été bien dans son rôle. Même Xylra – pensa-t-il en grinçant des dents, le souvenir de la trahison de l’Empereur n’étant pas encore passé. Et puis, surtout, Jahël n’avait pas encore envie d’aller voir l’Empereur. Il le boudait. Il ne voulait ni lui parler ni le voir. Oui donc il le boudait quoi.
Avec un soupire, Jahël prit donc la coupe. Là où il pensait vite rejoindre l’Empereur pour terminer sa basse besogne, l’Impératrice, elle, n’en avait pas finit avec lui puisqu’elle retint la coupe encore quelques minutes en se penchant en avant.
Une petite case dans l’esprit de Jahël s’ouvrit : lorsque quelqu’un se penchait en avant, plusieurs options. Soit, la personne minaudait – dont le sens échappait encore à Jahël. Soit, la personne avait mal au dos. Soit, la personne voulait lui dire un secret. Soit la personne attendait que l’autre personne se penche à son tour pour faire un contact lèvres-lèvres – embrasser, comme il l’avait observé maintes fois parmi les couples.
Dans tous les cas, il fallait que l’autre personne se penche aussi. Alors Jahël se pencha, bien qu’un peu raide. Il n’aimait pas trop ne pas savoir, et cette situation l’incommodait.

« Et profitez-en pour vérifier l’invitation de cette Qucspasseribus au passage… »

L’incompréhension fit place sur le visage de Jahël. « HEIN QUOI ? OU CA ? COMMENT CA SE FAIT ? J’EN AI PAS VU » pensa-t-il fortement. Comme il avait décidé de bouder et d’arrêter sa surveillance, il n’avait donc pas remarqué la jeune femme en robe bleu échancrée dans son dos pour permettre à ses ailes une certaine liberté. Voir même de les mettre en valeur ? Il ne saurait dire, la beauté était une notion abstraite pour Jahël. Personne n’était beau, personne n’était moche.
C’était sa conclusion sur ce débat inutile.
Bref, l’Impératrice mit rapidement fin à ses interrogations muettes et silencieuses en désignant l’Empereur… qui discutait bel et bien avec une Qucspasseribus. Jahël ne l’avait pas vu arrivé, et cela l’irritait. Son expression boudeuse prit alors la forme d’une implacable froideur. Il hocha à peine la tête pour signifier à l’Impératrice qu’il avait comprit – bon il a hoché la tête, mais tout concentré sur la femme piaf, ce n’était pas un hochement de tête très prononcé. Jahël et les bonnes manières…
Il s’en alla donc en direction du duo. Il fendit la foule souplement, évitant les invités sans verser une seule goutte de la coupe au sol, le tout sans quitter la femme des yeux. Il arriva sans mal jusqu’à leur hauteur. Là, il tendit la coupe à l’Empereur, reprenant durant quelques secondes une expression boudeuse, marmonnant un vague « c’est à vous », puis son attention revint exclusivement vers la femme ailée.
Il nota tout les détails de son visage, de ses cheveux, de ses expressions et de sa gestuelle. Il ne l’avait pas vu arrivé. C’était un élément perturbateur pour Jahël. Alors, par principe, il ne l’aimait pas.

« Votre invitation ? » demanda-t-il d’une voix tout aussi froide. « Si vous n’en avez pas, je devrais vous mettre dehors. » Un sourire glacial se peignit sur ses lèvres. « Vous me ferez plaisir en résistant ! »

Histoire qu’il puisse déchaîner un peu son pouvoir en lui brisant les os, en retournant en un angle improbable ses ailes, en lui arrachant la peau… bref, à s’amuser comme l’entendant Jahël.
Rien que d’y penser, ses pupilles se dilatèrent sous l’excitation, ne perdant pas une seconde la cible des yeux et son sourire mauvais sur les lèvres.
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Lun 22 Oct 2018, 12:55


L’honnêteté était la plupart du temps louable et le chemin à suivre. Pourtant, s’il n’aimait pas qu’on lui mente, Cybard devait reconnaitre que cela était parfois nécessaire. Aussi fut-il étonné de voir son interlocutrice passer à table si rapidement. Alors qu’il n’avait rien de plus que des soupçons et une furieuse envie d’étancher sa curiosité, elle avait fait le choix de tout lui dire. Un traitre à la nation que tu viens passer par le fil de ta lame ? Va savoir... Impossible de savoir si elle disait la vérité concernant la prétendue traitrise de sa cible, après tout Cybard ne savait même pas de qui il s’agissait. S’il voulait bien la croire lorsqu’elle disait être engagée pour tuer, il n’était pas prêt à lui confiance concernant l’entièreté de cette histoire. Quel sot croirait une mercenaire qui aurait dit n’importe quoi pour se tirer de ce mauvais pas ? Pas lui en tout cas.


Avant que l’empereur ne puisse répondre à la jeune femme, le chevalier Jahël approcha. Interrogatif, le chauve haussa un sourcil en le voyant lui tendre son gobelet. Que fais-tu là bon sang ? Je n’ai rien demandé. Reprenant rapidement constance, il s’en empara d’une main en ne lui offrant qu’un regard agacé. Impossible de croire que cet énergumène avait décidé de lui même de jouer les serveurs. S’agissait-il d’une demande de son sommelier ? Dur à croire, non seulement il ne se le serait pas permis et surtout jamais le chevalier n’aurait accepté. Zero ? Oui, sans nul doute cela devait être un ordre de son épouse. S’il appréciait le geste, il se demanda un instant pourquoi elle agissait ainsi. La réponse ne tarda pas.


Glacial, le chevalier lui demanda son invitation en ne manquant pas de la menacer au passage. C’est ainsi que l’empereur comprit ce dont il retournait. Jahël n’était que le pion de son épouse. Sûrement en cherchant à épauler son époux, l’impératrice devait lui avoir ordonné de se débarrasser de la jeune femme. Cela partait peut-être d’un bon sentiment, mais Cybard n’appréciait guère son intrusion dans cette discussion avec la mercenaire, qu’il espérait pourtant le plus cordiale possible. Malheureusement, à présent, au vu de ce qu’il venait d’apprendre et des récents évènements, il devait changer son fusil d’épaule. Le regard noir, il regarda un instant Zero droit dans les yeux. Bon sang ! Vois ce que tu m’obliges à faire... L’attention de l’empereur ne tarda pas à revenir vers Aquila. Pourtant, il tendit l’index vers son subordonné d’un air menaçant.


« Calmez vous, Ser. Je n’apprécie guère votre excès de zèle. », grinça-t-il entre ses dents.


Malgré tout, il ne pouvait pas laisser la mercenaire s’en tirer aussi facilement. Après ce qu’elle lui avait dit, il sentait le doute s’insinuer en lui. Peut-être disait-elle la vérité ? Si un traitre se trouvait dans ses rangs il voulait le savoir. Si elle mentait, il voulait le savoir aussi. Désolé, mais tu ne vas pas t’envoler comme ça mon bel oiseau. Prenant un air déterminé, Cybard s’efforçait de ne pas paraître trop agressif. Il devait garder son calme, ce qu’il faisait tant bien que mal en tapotant nerveusement contre le gobelet en or.


« Aquila, vous êtes une femme intelligente. Vous devez savoir qu’après m’avoir avoué cela il n’est plus question pour vous de partir. Ni de mener votre travail à bien, ajouta-t-il avant de marquer une pause. J’aimerai néanmoins faire la lumière sur cette histoire. Si traitre il y a réellement, je vous laisserai m’en débarrasser. En revanche, si vous mentez... De sa main droite, il cessa de taper contre son verre sans terminer sa phrase, considérant qu’elle était suffisamment lourde de sens. Comme vous pouvez le voir, mes sujets passent une agréable soirée et j’apprécierais beaucoup que cela continue. Laissez mon chevalier vous escorter et veiller sur vous le temps que la fête ne soit terminée et je viendrai en personne régler cette affaire. Si vous acceptez de coopérer, je vous fais la promesse solennelle que nul mal ne vous sera fait jusqu’à notre prochaine rencontre. D’un pas, Cybard avança vers la femme pour se retrouver presque à son contact. Son visage fiché devant le sien, il gardait ses yeux plongés dans les siens. Vous m’avez été utile par le passé, ne m’obligez pas à vous faire du mal, je vous en prie. »


La messe était dite. L’empereur estimait qu’il avait été grand prince avec elle. Par le passé, il aurait certainement été moins généreux mais il s’efforçait aujourd’hui de se comporter en souverain. Du moins, c’était ce qu’il pensait. Son souffle chaud fit voler une des mèches d’Aquila tandis que son front se plissait. Pourvu qu’elle décide de se montrer sage...


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Lun 22 Oct 2018, 16:38
Les choses prenaient une tournure bien inattendue. Comment Aquila aurait-elle penser que l’empereur en personne allait venir l’empêcher d’accomplir sa mission ? Évidemment, la jeune femme savait pertinemment, au moment même ou elle avait choisit de venir à ces festivités – bien ridicules, d’ailleurs !- que le couple royal allait être de la partie. Rien d’anormale, jusque là. Elle ne s’était pas attendue, cependant, à ce que @Cybard la reconnaisse et mette ses plans en périls. Plan bien simple d’ailleurs, qui ne consistait qu’à surveiller sa cible jusqu’à pouvoir l’attraper discrètement, puis s’envoler et effectuer la livraison. Aquila n’était pas subtile dans sa manière de faire et d’exécuter ces missions. Elle jouait sur l’efficacité, et la surprise. Ce qui était largement suffisant pour réussir. La jeune femme avait une réputation, certes, mais peu de gens étaient prêts à admettre qu’elle venait bien pour eux, et ne voyaient la réalité en face que trop tard. C’était assez amusant, d’ailleurs. Et promettait, cette-fois ci aussi, de divertir la Quscpasseribus.  

Avant cela, cependant, elle allait devoir trouver le moyen de se débarrasser de l’empereur. Oh, l’homme était loin d’être désagréable, mais, étant donné les circonstances de leurs retrouvailles et le fait qu’il connaissait la jeune femme aîlée, cette dernière apprécierait pouvoir terminer cette conversation. Elle n’avait évidemment pas choisis la meilleur solution, mais, peut-être que le souverain allait y trouver rapidement son intérêt, et douterais assez pour lui faire confiance sur ce coup. La mercenaire en doutait cependant, car le problème était bien là : Cybard la connaissait – de renom, au moins – et handicapait la jeune femme dans sa quête. Venir ici était une vraie erreur et n’allait pas manquer de la retarder. Elle devait maintenant faire avec, puisqu’il ne lui était pas possible de se débarrasser de l’empereur de cette façon. L’envie de déclencher un vent violent au sein de la salle de bal de Zénor la démangeait, mais il était inutile, selon elle, de s’attirer plus de problème, tant que sa proie était hors de porté, en tout cas. Aquila pouvait le voir au loin, détendue, discutant avec d’autres nobles. Oh, qu’elles étaient belles l’innocence et la sérénité d’un moment pareil. Pourvu que cela ne dur pas pensa-t-elle, avant d’avoir un autre problème à gérer.

Un chevalier, aux cheveux d’argent, contrastant d’une belle manière avec son uniforme rouge. Aquila lui trouvait malgré tout une air assez enfantin. Il semblait jeune, et bien ennuyé par son devoir de chevalier. Si tel était la chose qu’il venait de faire. Ramenez une coupe de vin à l’empereur, réellement ? La jeune femme pensait que les chevaliers d’Irianeth valaient bien mieux que cela. Etaient-ils donc serveurs, à présent ? Elle retint un petit « oh » d’amusement lorsque le ton glacial du chevalier lui fût destiné. Il était évident, cependant, qu’Aquila n’avait aucune invitation à cette soirée, et avait simplement choisis un garde assez faible pour le convaincre de la faire rentrer. Voilà tout. Elle se voyait mal expliquer ça au chevalier, ni à l’empereur – qui lui devait certainement s’en douter ! Le soldat trouva bon alors de la menacer, comme s’il lui faisait peur. On peut-être espérait-il une réponse de la part de la jeune femme. Cette dernière comptait bien répondre : elle aussi était capable de bien des choses, et n’était certainement par un petit chevalier. Elle comptait bien lui montrer qu’elle ne le craignait pas. L’empereur la coupa dans son élan, cependant, en réprimant d’une voix grinçante son soldat, tirant dans le même coup, un sourire à la jeune femme, qu’elle perdit aussitôt lorsque le souverain reporta son attention sur elle.

Ces lèvres s’étirèrent de nouveau, rapidement. Le doute s’était donc insinué dans cette jolie tête qui portait la couronne. Tant et si bien qu’il voulait en savoir plus. Très bien, et puisqu’il voulait attendre la fin de cette soirée, Aquila allait avoir touut le temps possible pour soit parfaire ses explications et convaincre l’empereur, soit se faufiler discrètement vers la sortie pour retrouver la liberté d’un courant d’air. Cette dernière idée la tentait tout particulièrement. Elle se sentait oppressée, ne pensait guère est capable de réussir cette mission ce soir et aimerait bien se sentir de ce mauvais pas. Évidement, les recommandations du souverains firent échos dans son esprit. Elle n’avait pas peur de lui – il n’avait rien à voir avec le dieu de la Discorde – ni du chevalier, mais connaissait leur puissance, pour avoir déjà travailler il y a quelques années en leur compagnie. Et puis, il y avait quelque chose dans le regard de Cybard, puissant et.. suppliant ? Ahah. Vraiment ? « Je vous attendrais, sagement, votre majesté. » souffla-t-elle, avant de remettre en place cette mèche de cheveux argentés sur laquelle il avait soufflé. Et puis, elle se retourna vers le chevalier, vers sa nounou, a qui elle adressa un joli sourire. « Quel est votre nom, Chevalier ? » demanda-t-elle à celui qui l’avait menacé, pas inquiète pour un sous de se retrouver sous sa coupe. C’était bien évidemment inutile, mais cette mission donnée par l’empereur ne semblait guère plaire au jeune homme. « Cela vous arrive souvent de faire la nounou ? Ou de servir à boire à sa majesté ? Il me semblait que les chevaliers d’Irianeth était de puissant combattant. Se sont-ils reconvertis au fil des années ? » demanda-t-elle, d’une voix moqueuse, le regard fier et l’ait hautain. Se moquait-elle ? Oh, clairement. Et si l’empereur lui demandait d’être sage, la petite voix rauque et suave qui se faufilait dans son esprit soufflait à Aquila que ce n’était pas le moment de se tenir correctement. Et cette petite voix, la jeune femme se refusait à la défier.
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Mar 23 Oct 2018, 11:32


Jouer avec la patience de l’empereur était rarement une bonne idée. Peu enclin à garder son calme de manière générale, il exécrait au plus haut point que l’on se moque de lui. Pourquoi la mercenaire ne comprenait-elle pas que parfois il fallait montrer patte blanche ? Elle était cernée de toutes parts, sans la moindre chance de fuir. Entre les capacités des deux chevaliers et de Cybard lui même, prendre ses jambes à son cou semblait illusoire. Cela sans compter le fait qu’il était possible que l’impératrice décide de se joindre à la partie si la situation s’envenimait. Pourtant, au lieu de rester sage comme elle l’avait promis quelques secondes plus tôt, elle décida de provoquer Jahël. S’il était vrai que le chauve n’appréciait guère son subordonné au teint blafard, il ne pouvait pas la laisser s’en prendre à lui sans rien dire. D’un pas, l’homme recula, sans changer l’expression de son visage.


« Écoutez moi bien attentivement. J’estime avoir été plus que généreux avec vous, bien plus qu’à mon habitude. Est-ce ainsi que vous me remerciez ? En crachant sur l’honneur de mon chevalier ? dit-il en posant la main droite sur la paume de son arme. Qui êtes vous pour émettre le moindre jugement de valeur ? Vous n’êtes qu’une misérable épée à louer, sans honneur, sans bannière, seulement motivée par l’appât du gain. Prendre la vie d’un homme désarmé au beau milieu d’un bal serait-il moins honteux que d’obéir aux ordres de son empereur ? » lui cracha le souverain au visage.


Le ton montait à chaque mot que Cybard prononçait. Bien vite, les curieux commencèrent à comprendre que quelque chose se tramait. Sur le manche de son épée, les doigts de l’homme ne cessait de battre le rythme de son agacement. *Je t’ai donné une chance et tu as choisi de me cracher au visage ? Très bien, on verra qui jouera au plus malin quand nous en aurons terminé.* Plus les secondes passaient, plus un silence pesant s'abattait dans la salle.


« Jamais je ne tolèrerai que l’on se moque de mes chevaliers. Jamais... »


L’empereur n’aimait pas vraiment Jahël, mais il ne pouvait pas supporter ce manque de respect. Plus qu’un homme, il était l’un des représentant d’un Ordre qui le dépassait. Un groupe qui représentait la puissance d’Irianeth, son fer de lance, sa plus belle oeuvre. Lui qui avait partagé les rangs de ces chevaliers, il se sentait solidaire envers eux. Bien qu’il ait tenté de chasser sa nature profonde, elle revenait au galop. Son déguisement d’empereur s'effritait et il redevenait le guerrier irascible et impulsif qu’il avait toujours été. Sans crier gare, il lance derrière lui son gobelet encore rempli de vin. D’un geste de la main libre, il donna le signal à ses deux chevaliers. Sans perdre une seconde, le chauve dégaina son épée avec vitesse. Dessinant un arc de cercle, il allait la mettre au niveau de la gorge d’Aquila. La tuer n’était pas son but et l’ordre muet donné à ses subordonnés était de la capturer, non de l’occire. À peine le fer avait-il résonné que tous les gardes de la salle s’activait déjà.


« Essaie de fuir et je prendrai ta vie, mercenaire. »


À trop jouer avec le feu on s’y brûlait la plupart du temps. Peut-être Aquila s’en souviendrait-elle. À moins qu’elle n’ait dans sa manche un atout qui ferait rapidement passer l’empereur pour le dernier des idiots. Déterminé à la capturer, Cybard serrait fermement le manche de son arme en attendant que ses hommes ne maîtrisent la femme. Si les choses devaient mal se passer, il n’aurait aucun scrupule à se salir les mains.  


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Rôle : mercenaire / chasseuse de tête / au service du dieu de la discorde

Plus sur le personnage
Âge: 22 - 27 ans
Race: Maître-Magicienne
Mar 23 Oct 2018, 13:28
La voix d’Aquila était pleines de moqueries et cherchait définitivement la querelle. Elle ne trouva cette dernière cependant pas ou elle le pensait, et le chevalier qu’elle visait n’eut nullement le temps de répondre : l’empereur s’en chargeait à sa place. Oh, son égo d’ancien soldat était-il touché ? Cute. La jeune mercenaire écouta les paroles envenimées de l’empereur qui s’intensifiait en s’avançant dans son discours sans pourtant déstabiliser la jeune femme. Le regard et les actions de l’empereur l’embêtait, certes, mais elle ne craignait pas cet excès de colère qui émanait du souverain. Après, tout, s’il la tuait, elle reviendrait plus forte encore, et ne manquerait pas de se venger de tout ce cirque. Évidement, personne, sauf elle, ne le savait. L’homme ne savait donc pas à quoi il s’attendait. Cela ne ferait que retard l’inévitable ou son paternel divin déciderait enfin de la rappeler à lui pour le servir comme elle seule serait capable de le faire. Oh, ce n’était donc pas de la mort qu’Aquila avait peur, mais de ce qui allait se passer au-delà de celle-ci. Une personne raisonnable, dans sa situation, aurait donc choisis de se rendre, sans préavis. Elle n’était cependant pas raisonnable, et faisait honneur au titre honorifique que portait son père divin. Le dieu de la discorde, complexe et imprévisible. Sa fille était exactement comme lui – à l’exception prêt qu’elle n’était pas folle, elle, et avait donc un minimum de raison. Mais les paroles de Cybard, la prise en main de son épée et l’avancée méthodique des deux chevaliers en sa direction insufflait à son instinct la défense, et non la fuite.

Les ailes de la jeune femme commencèrent donc immédiatement à se gonfler, comme un chat hérisse ses poils lorsqu’il rencontre un chien. Aquila n’était pas du genre à se rendre aussi facilement, et peut-importe les conséquences des ses actes à venir, la jeune Quscpasseribus ne comptait pas mettre ses mains en l’air et se soumettre aux ordres de l’empereur. La seule autorité qu’elle reconnaissait était divine, mais ça, Cybard ne devait certainement pas connaître. Que savait-il alors, de ces activités, de son honneur – qu’elle n’avait pas, il était vrai ! ? Rien. Le dernier ordre de l’homme au crane chauve déclencha alors la défense de la maître magicienne. Ses ailes gagnèrent en volume, prêtes à décoller, bien que l’idée d'une fuite était impossible, et un vent de plus en plus puissant se dirigea en direction du souverain, de qui elle s’était éloigné d’un pas – elle n’aimait pas les armes, et n’appréciait clairement pas en avoir une sous la gorge. Le but était simplement de désarmer l’homme, et le déstabiliser légèrement, il fallait l’avouer. Elle n’était pas venu ici pour le tuer, sa proie était bien différente, et si la mercenaire n’était pas capable de l’avoir ce soir, il n’était pas question d’en changer. Son pouvoir montait en même que la tension palpable dans la salle. Les échanges cordiaux entre nobles s’étaient arrêtés, et toute l’attention était portée sur elle. Quoiqu’il arrivait, elle ne se sortirait pas de là libre comme l’air. Son chemin était tout tracé vers les geôles d’Irianeth, qui ne savait pas encore quel oiseau il allait très rapidement capturer.
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