Heureux évènement - Pv: Zero

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Âge: 37 - 42 ans
Race: Humain
Sam 27 Oct 2018, 13:10
[An 1570 – mois 7]

Cela faisait bien une semaine que Cybard se trouvait à Zénor. Le bal était passé depuis des jours et il avait ensuite pris le temps de soigner les relations avec ses hôtes. En compagnie du gouverneur, il avait participé à une partie de chasse, ce qui s’était et de loin, avéré être le meilleur moment passé en ces lieux. Le caractère balnéaire de la colonie le laissant de marbre, on ne pouvait pas dire que l’endroit avait beaucoup à lui offrir. En compagnie de son épouse, il avait pris part à de nombreux repas et serré tant de mains qu’il ne pouvait plus mettre un visage sur celles-ci. Ces responsabilités l’épuisaient, il se sentait acculé tel un animal sauvage à bout de forces. Tout ce qu’il voulait, c’était de se battre, pas de continuer à évoluer dans ce monde qu’il méprisait. La politique la dépassait et il le savait. Rirk lui avait laissé un terrible fardeau.


Ce matin là, alors qu’il écrivait quelques lettres, derrière le bureau de ses appartements, un domestique vint à sa rencontre. Envoyé par l’impératrice, il avisa Cybard que cette dernière exigeait sa présence auprès d’elle durant l’après-midi. Si les mots étaient différents, le sens était bien celui-ci. Nullement débordé et surtout très intrigué par la demande de sa femme, il accepta.


En compagnie de ses corbeaux, il mangea de manière fugace en continuant d’écrire toutes sortes de missives. Cela aussi l’exaspérait au plus haut point. Maintenant qu’il était empereur, il brandissait plus souvent la plume que l’épée, chose qu’il exécrait au plus haut point. Laissant parfois son regard dévier vers la grande horloge du bureau, il quitta finalement ses quartiers quand il estima venu le temps de rejoindre sa femme. Dans les couloirs, il ne croisa que quelques courtisanes qui baissèrent la tête devant lui. Indifférent, il ne prit pas la peine de les saluer et se contenta d’avancer. Les quartiers de l’impératrice ne se trouvant pas loin, son trajet ne dura que quelque minutes. Arrivé à destination, il frappa à la porte et attendit que sa jeune épouse ne daigne l’autoriser à entrer.


Sans nulle cérémonie, il pénétra dans les appartements de Zero. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé en privé avec elle, chose bien triste à admettre pour un jeune marié. Malheureusement pour elle, il avait déjà trop de mal à accepter et gérer sa nouvelle vie pour faire un époux décent. Quelque peu gêné, il s’approcha d’elle. La voir lui rappelait qu’il était déplorable et qu’il devait assurément la décevoir, il ne fallait pas être télépathe pour s’en apercevoir. Du mieux qu’il lui était possible, Cybard sortit le masque qu’il portait lors des évènements officiels, pour masquer son inconfort.


« Vous m’avez fait mandé ma chère, me voilà. Que puis-je faire pour vous ? » demanda-t-il gentiment, en lui offrant un bref sourire.


S’il n’était pas un bon mari, il pouvait au moins se montrer aimable et prévenant avec elle. Ce n’était pas si cher payé après tout. Lui qui n’avait aucun mal à tuer un homme à mains nues ne pouvait pas se laisser démonter devant une femme de près de vingt ans son ainée.



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Âge: 20-25 (G1)
Race: Qucspasseribus
Lun 29 Oct 2018, 23:31
Heureux évènement
An 1570 - mois 7


Elle ne saurait dire si elle considérait que le temps avait passé trop rapidement, ou trop lentement en Zénor. Oh, ils y étaient encore et, à travers toutes les mondalités possible qu’elle avait dû subir elle aussi, elle y voyait au moins le bon côté de pouvoir mettre un visage sur tous ces noms qu’elle n’avait pour la pluparts qu’entendu, ou lus. Un portrait peint n’était pas non plus, parfois, la meilleure des références. Soit elle embellissait à outrance le sujet, soit elle… Non. Elle embellissait toujours à outrance le sujet, surtout s’il était Noble. Alors voilà qu’il en eut plusieurs, Lord et Lady qu’elle ne reconnut que grâce à leurs nom, plus qu’autre chose alors qu’elle, on la connaissait visiblement déjà très bien. Après tout, elle était la nouvelle impératrice et avec ses cheveux d’argent –et une couronne sur la tête, qui plus est-, il était plutôt difficile de ne pas la repérer.

Alors voilà. Elle était bien décidée, aujourd’hui à annoncer la –bonne- nouvelle à son époux, concernant le petit être qui lui donnerait l’impression d’ici quelques mois d’être une baleine. Elle regardait d’ailleurs son reflet dans la glace, appuyant sur son ventre en y cherchant là une quelconque trahissant de l’enfant qu’elle portait, mais sommes toutes, il était encore trop tôt pour le remarquer, même si elle avait l’impression que cela se voyait déjà, si elle ne rentrait pas son ventre.

Elle aurait préféré parler de tout ça tranquillement à la Forteresse de Pikay, mais les choses étant ce qu’elles étaient, elle commençait surtout à craindre qu’on ne remarque sa condition avant que le plus concerné de tous ne le sache et pour elle, c’était chose inconcevable! Alors elle avait choisi de le convié à ses appartements cet après-midi et il n’allait sans doute pas tarder. Elle avait terminé de se changer après sa petite activité d’entraînement personnelle, où elle avait fui, littéralement la sécurité du Château pour aller voler et explorer le Royaume à sa guise et cela lui avait fait le plus grand bien…

Ont toqua alors à sa porte et Zero sut tout de suite qu’il s’agissait de l’Empereur. Abandonnant prestement sa contemplation –quelque peu démoralisante, certes- dans le miroir, elle se dirigea vers le milieu de ses appartements, jetant un coup d’œil rapide pour y remarquer l’un de ses livres de magie traînant sur son lit. S’y dirigeant prestement pour le refermer, elle invita son époux à rentrer, chose qu’il fit sans tarder. Elle en profita pour faire quelques pas afin de déposer le livre sur sa commode. À peine fut-elle retourner vers lui, qu’il se trouvait déjà à sa proximité la faisant presque sursauter. Lui offrant un sourire à sa demande, elle le regarda un instant. Il était vrai, que leurs temps seuls n’avaient pas été des plus nombreux. D’ailleurs, la seule fois où ils avaient été tous deux –seuls- dans les mêmes appartements…

Elle finit par hausser les épaules. Elle n’avait pas la moindre idée de quoi dire, ou quoi faire elle, qui pourtant trouvait toujours les mots juste dans quelconque situation. Portant une main à son front, elle laissa échapper un bref rire et lui désigna un long et confortable siège de cette même main. Voilà au moins qui pouvait le rassuré s’il se considérait maladroit à son égard, il lui arrivait aussi de se sentir empotée. Comme présentement alors qu’il était pourtant à sa merci la plus totale –ou presque-. Tandis qu’il finit par s’asseoir, elle s’approcha du siège où il se trouvait pour y prendre place à son tour.

-Je dois vous avouer que j’aurais préférée vous en parler lorsque nous serions de retour à Pikay, en espérant que nous ayons peut-être un peu plus de temps seuls à seuls, mais…

Entama-t-elle doucement, plongeant ses prunelles dans son regard azuré. Était-il plus ou moins de bonne humeur aujourd’hui? Comment prendrait-il la nouvelle? Serait-il heureux ou son regard s’assombrirait-il encore une fois? Elle avait l’impression que sa vraie réaction face à cette découverte dépendrait directement de celle de Cybard. En même temps, si elle était en mesure de lui donner un héritier, cela lui assurait aussi sa place auprès de lui ce qui sommes toutes était d’une importance capitale… Même si parfois ses libertés de Sorcière lui manquaient, mais sincèrement, elle doutait fort que ses parents s’en remettent si finalement elle était infertile.

-Mais voilà, j’avais surtout peur qu’on le découvre autrement et que vous soyez l’un des derniers à être au courant alors que je crois qu’il est de mise que vous soyez le premier. Non?

Elle attendit quelques secondes, comme s’il pouvait sincèrement répondre à quelque chose auquel il n’était même pas encore au courant. Voyant son air changer légèrement, elle se demandait si tous ces mots ne faisaient, en fait, qu’alimenté une certaine appréhension chez lui. Elle remarqua qu’elle triturait –un peu nerveusement- l’une des étoffes pendantes de sa robe presque immaculée et fini par lâcher le tout, posant ses main sur ses cuisses, frôlant de rouler les yeux en l’air tant elle se trouvait soudainement elle-même exaspérante.

-Pardonnez-moi. Je tourne autour du pot… Je humm… Je suis enceinte, Cybard.

Fit-elle en un souffle. Enfin, elle espérait qu’il comprendrait que ce n’était pas le genre d’annonce qu’elle avait l’habitude de faire, surtout pas à un homme qu’elle ne connaissait que depuis quoi, un peu plus d’un mois à peine? Ses épaules finirent par tomber suite à la petite annonce. Visiblement, cela faisait un moment que la jeune Qucspasseribus gardait cela pour elle.



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Âge: 37 - 42 ans
Race: Humain
Ven 02 Nov 2018, 11:25

Docile, Cybard suivit le mouvement de la main de son épouse et alla s’assoir sur le fauteuil qu’elle désignait. Bien vite, elle vint l’y rejoindre et même s’il ne la connaissait pas vraiment, il sentait que quelque chose la travaillait. Elle avait l’air inquiète ou préoccupée sans qu’il ne puisse comprendre pourquoi. Avait-il fait une erreur ? Voulait-elle revenir sur son comportement durant le bal ? Bordel, c’est vrai que j’avais pas assuré... Pourtant, au lieu de ça, plus elle se mettait à parler, plus l’empereur se demanda ce qui n’allait pas. Bien vite, il comprit qu’il ne devait rien avoir à se reprocher. Un sourcil froncé, il ne comprenait pas où elle voulait en venir et gardait le silence. Tournant autour du pot bien plus que de raison, il commença à tapoter du doigt contre son bras. Allait-elle finir par lui dire ce qu’elle voulait ? Ça devient inquiétant à la longue. Quand elle trouva le courage de lui avouer la vérité, Cybard eut l’impression de recevoir un coup de massue sur la tête.


« Vous... ? En...enceinte ? » bafouilla-t-il presque inaudiblement.


Son mariage avec Zero n’avait été que la simple volonté de ses conseillers. On lui avait expliqué qu’un souverain sans héritier ne pouvait assurer de stabilité une fois sa mort venue. Il avait donc cherché une noble qui ferait officie de mère pondeuse. Telle était à l’origine le but de l’impératrice. Visiblement, après leur nuit de noce, seul instant intime qu’ils avaient partagé, elle était tombée enceinte. En d’autres termes, c’était une excellente nouvelle. L’Empire avait besoin de cet enfant, encore plus s’il venait à s’agir d’un garçon. En cela, l’ancien général se félicitait d’avoir réussi si rapidement.


Pourtant, ce n’était pas à cela qu’il pensait. Durant sa vie, pour faire face combler l’amour qu’il n’avait pas reçu de sa mère, il avait courtisé bien des femmes. Il les avait aimé et avait partagé leur lit tant et si souvent qu’il ne pouvait plus les compter à présent. Avec le temps, s’il avait ralenti le rythme, il avait continué de jouer de sa position pour séduire bien des jouvencelles. Conséquences de ses ébats, nombre de bâtards avaient vus le jour. Ne se considérant pas concerné par leur existence, il s’était désintéressé d’eux. Jamais il n’avait eu d’attention pour l’un de ses enfants illégitime. Parfois, les soirs où il buvait plus que de raison, il s’en voulait. Ces pauvres bâtards n’avaient jamais rien demandé, ils n’étaient que les conséquences de son comportement libertin. Même s’il faisait taire sa culpabilité, il la savait présente au fond de lui.


Aujourd’hui, il allait avoir un enfant, qu’il désirait et espérait. Pour la première fois, il comptait s’en occuper et agir en tant que père. Qui plus est, que sa mère soit sa femme, Zéro, l’impératrice, le comblait de joie. Même s’il ne la connaissait pas, il commençait à ressentir pour elle de forts sentiments, bien plus qu’il n’en avait jamais éprouvé pour aucune femme en ce monde. Il ne lui en avait pas encore parlé, mais le moment privilégié qu’ils avaient partagé lors du bal lui avait fait prendre conscience de cela. Et voilà maintenant que cette nouvelle lui tombait dessus, avant même qu’il n’ait eu le temps ou le courage de lui faire part de ce qu’il ressentait. Il fallait qu’il parler, qu’il dise quelque chose. Au lieu de cela, l’empereur resta silencieux. Son regard plongé dans celui de Zero, aucun son ne sortait de sa bouche. Ses mains tremblaient légèrement, aussi se leva-t-il. Faisant dos à l’impératrice, il posa les poings sur ses hanches en fermant les yeux. Il devait lui parler, il le fallait !


« C’est... »


Incapable d’en dire plus il se retourna vers elle. Sa gorge était nouée, ne lui permettant pas d’exprimer ce qu’il ressentait. D’une main, il saisit la peau de son cou pour faire comprendre à Zero qu’il n’était tout simplement pas en mesure de lui parler. C’était trop dur pour lui. Lui qui avait tué tant d’hommes, qui avait eu tant d’enfants et couché avec toutes ces femmes, il n’arrivait pas à exprimer ce qu’il ressentait. Avouer ce qu’il avait sur le fond du coeur était plus que ce dont il n’était capable. Le regard désespéré, il essayait de lui faire comprendre qu’elle devait lire ses pensées. C’était un pouvoir qu’elle possédait, il le savait très bien. S’il ne pouvait parler, elle devait voir en lui ce qu’il ressentait. Avançant d’un pas, il fit en sorte de laisser son pouvoir au repos. Pourvu qu’elle comprenne...  



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Dim 04 Nov 2018, 01:49
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À voir son expression, il fut tout aussi surpris qu’elle d’apprendre la nouvelle. Zero détourna le regard, mais dû se faire violence pour le relever. Elle n’avait pas à agir de la sorte. C’était quelque chose qui faisait partie de leur contrat matrimonial… S’ils avaient un fils, elle serait par la suite libérée de toute pression quand à concevoir un enfant avec cet homme, bien qu’elle ne se plaigne pas de ce que la vie lui avait offert comme mari, mais il fallait être franc. Avoir un enfant comme preuve d’union lui donnait un point d’encrage sur sa légitimité dans son rôle d’Impératrice. Sa place aux côté de Cybard était donc assuré jusqu’à la fin de ses jours.

Il gardait son regard plongé dans le siens un long moment avant de finalement se redresser et faire quelques pas plus loin pour lui tourner le dos. Les poings sur les hanches, elle se demandait bien ce qu’il faisait. Y avait-il un problème? L’envie irrésistible de pénétré son esprit se fit sentir, mais la jeune femme oiseau savait à respecter le jardin secret de ceux qu’elle considérait enfin, jusqu’à un certain point. Sommes toutes, il finit par se retourner. Toujours aussi muet, elle finit par froncer les sourcils, mais n’était-il pas capable de dire quoi que ce soit?!

Son regard se faisait désespéré et insistant, alors ce fut plus fort qu’elle tout simplement. Sans préalablement croire comprendre ce qu’il désirait, elle remonta tranquillement le fond de ses pensées. C’était ce qu’il voulait? Curieuse, elle inclina légèrement la tête de côté plongeant ses prunelles argentées dans celles azurées de l’Empereur, comme si elles traversaient sans mal son esprit. Le seul problème, c’est qu’à réaliser la permission qu’il lui donnait aussi ouvertement, Zero se faisait gourmande. Ce n’était pas contrôler, voir même involontaire, mais elle s’étendit loin, bien loin. Si elle pouvait être en mesure de masquer ses intrusions lorsqu’elle effleurait, le fait d’aller si loin devait sans le moindre doute devenir de plus en plus inconfortable pour son… Interlocuteur mental. Peut-être revoyait-il certains souvenirs ou songes auquel l’Impératrice avait accès. Elle le senti un moment chercher à résister et cela lui provoqua un sourire en coin, légèrement carnassier.

**Essayez de me repousser, maintenant…**

Fit-elle mentalement à son intention. Son don était-il utile pour ce genre de chose? Ou étais-ce si subtil qu’il était difficile de la rattraper? Quoi qu’il en soit, elle atteignit sans doute cette petite section délicate et duveteuse en lui, sans doute celle… Enfin, celle qu’il avait été désireux de lui démontrer par-dessus tout le reste et le regard de la jeune Sorcière changea aussitôt, se muant en une forme de culpabilité sincère. Était-elle allée trop loin? Cette question, voire cette hésitation l’expulsa plus loin sans le moindre doute aidé par le pouvoir de son époux.

-Je… Je suis désolée…

Fit-elle d’une petite voix, rapportant cette fois son regard vers les volets du balcon de ses appartements. Suivre l’odeur bien plus féroce du mal était bien plus aisé que de suivre le chemin du cœur, surtout lorsqu’il s’agissait d’un personnage comme Cybard dont-il était question. D’un autre côté, peut-être que celui-ci comprendrait que son épouse n’était pas un oiseau fragile dans une cage doré, mais un oiseau de proie qu’il serait difficile de domestiquer, voire impossible. De plus, peut-être ne le réalisait-il pas maintenant, mais il faisait dorénavant partie des rares privilégier qui saurait qu’il lui est possible de communiquer par télépathie, aussi. Sommes toutes, ce n'était en rien la tournure qu'elle croyait que cette histoire prendrait...

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Jeu 06 Déc 2018, 19:50

Qu’elle ait compris ou non ce qu’il voulait, l’impératrice décida d’explorer les pensées de son époux. Même si cela était tout sauf naturel pour lui, Cybard s’efforça de laisser son pouvoir de contre au repos. Il voulait qu’elle voit en ce qu’il ressentait et pour cela il acceptait d’être sondé. Au fond de lui, il sentait qu’elle était présente mais s’il ne pouvait définir cette sensation avec exactitude. Les magies mentales étaient obscures à ses yeux depuis son plus jeune âge. Conformément à ce qu’il espérait, elle vit ce qu’il attendait. Pourtant, au lieu de s’en contenter, elle alla plus loin. Dérivant à mesure que les secondes passaient, elle se permit d’explorer des souvenirs que l’empereur n’avait aucune envie de partager. Ses crimes, ses amantes, ses regrets, elle vit beaucoup plus qu’il l’autorisait.


Cybard eut envie de la repousser en utilisant son pouvoir, mais face au regard et au sourire de l’impératrice, il resta muet et incapable d’agir. Il ne connaissait pas cette facette de sa personnalité et sa surprise était totale. Ce ne fut qu’après une longue minute à sonder son esprit sans vergogne qu’elle décida de rompre la connexion. Alors qu’elle s’excusait, il resta pantois quelques instants. Il était évident qu’il ne s’attendait pas à une telle chose de sa part. S’il savait que sa femme était une sorcière, il n’avait encore pas vu en elle une possible menace. Pourtant, cet incident le laissait supposer qu’elle était bien plus forte qu’il ne le pensait. Au lieu d’en être effrayé, il vit en cela une bonne chose. Avoir une épouse puissante serait à n’en pas douter un atout.


« Hum, commença-t-il en se raclant la gorge. Ce n’est rien. Vous avez, certes, fais preuve d’un peu de zèle mais c’était bien ce que je voulais. »


Pour une raison qui lui semblait difficle à expliquer, le fait qu’elle sache à présent tant de choses à son sujet facilitait les choses. Lui qui avait du mal à exprimer ce qu’il ressentait savait qu’à présent elle pourrait mieux le comprendre. Cela était une belle avancée pour leur relation, il en était persuadé. Avançant de quelques pas, l’empereur se rapprocha de sa femme. Une fois à ses côtés, il plia les genoux pour s’arrêter devant elle. Levant les yeux, il essaya d’attirer son regard tandis que sa main droite se posait sur son genoux. Sans rien dire, il baissa les yeux vers son ventre et y posa son autre main avec délicatesse. Sa paume arriva au contact de Zero comme une plume tombant du ciel. Même s’il savait qu’il était impossible de ressentir leur enfant si tôt, il avait envie d’être au plus proche de lui. Héritier ou non, cet enfant était le premier qu’il désirait et cette nouvelle le comblait de joie.


« Je n’avais jamais été si heureux... » dit-il à voix basse, murmurant presque.


Sentant l’émotion monter et les larmes envahir légèrement ses yeux, l’empereur baissa la tête. Laissant ses paupières se clore, il posa le visage contre la cuisse de son épouse sans plus rien dire. La venue de cet enfant était la plus belle chose qui pouvait lui arriver. Fille ou garçon il se jura d’en prendre soin, bien mieux que l’on ne l’avait fait avec lui durant son enfance. Malgré son rang et ses responsabilités, il voulait être un bon père et il le serait. Quelles que soient les difficultés il y arriverait, il en était persuadé.    



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Sam 08 Déc 2018, 02:18
Heureux évènement
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Cybard la fixa un instant d’un air médusé. Sans doute ne s’attendait-il pas à telle chose de sa part ce qui intérieurement la fit sourire. Sans doute venait-il aussi de comprendre certaine chose la concernant. Étrangement, ce qu’elle avait vue en lui la rassurait sur diverses choses, notamment que ses intentions la concernant étaient tout à fait… Bienfaisante? À vrai dire, mise à part sa famille proche, elle n’avait jamais cru cela possible en soit. S’assurer que son Empereur et mari ne comptait pas la mettre de côté lui faisait plaisir et plus étrange encore, cela n’était pas uniquement parce-qu’elle portait potentiellement le futur héritier de la couronne. Il était assurément un homme surprenant et se surprenait à se considérée bien heureuse d’être tombée sur lui comme époux et savait que l’Empire avait là un excellent Empereur en devenir. Les prochaines années seraient assurément à l’apprentissage malgré tout et elle espérait que le peuple lui ferait autant confiance qu’elle, dorénavant.

Zero gloussa légèrement lorsque le Chevalier dans l’âme lui mentionna qu’il ne lui en voulait pas, avouant au passage qu’elle avait fait un peu d’excès de zèle. Entre temps, celui-ci s’avança légèrement vers elle faisant en sorte qu’il n’y avait presque plus d’espace entre eux, puis plia les genoux. Pourquoi par Parandar sentait-elle ses joues se réchauffée? N’avaient-ils pas fait bien plus? Croiser son regard n’aida en rien sa situation, mais elle comptait bien tout de même se faire contenance. Il posa alors doucement une paume sur son ventre, exprimant par la suite qu’il n’avait jamais été aussi heureux. Cet aveu à voix haute la percuta bien plus que les pensées qu’elle avait captées en lui plus tôt et sincèrement elle ne savait comment agir face à cette vague impromptue d’affection. Cybard prenait la nouvelle –positive- encore bien mieux qu’elle ne l’aurait imaginé, voire qu’elle-même lorsqu’elle avait découvert la chose, un peu paniquée malgré tout sur le coup. Cela lui faisait assurément un poids de moins sur les épaules, maintenant qu’elle avait fait l’annonce au principal intéressé.

-Vous m’en voyez bien heureuse alors… Fit-elle en posant une main sur l’épaule de son époux, laissant ses doigts graciles effleurer la peau de son cou. Du moins, jusqu’à ce que je vous en veuille à mort lorsqu’il me sera impossible de faire preuve d’autant de fluidité et d’agilité dans les airs…

Elle afficha un sourire en coin. Elle n’arrivait pas à s’émouvoir autant que Cybard et elle se demandait si elle était anormale en soit. Au début, elle avait surtout songé à son devoir, ne c’étant jamais réellement demandé si elle comptait aimé et chérir cet enfant, si ce n’était que de le forger en vue du rang qu’il ou elle porterait. N’étais-ce pas le plus important? Avec un père comme l’Empereur et une mère comme elle, comme ses parents l’avaient fait avec elle, cet enfant devrait se montrer digne. Sommes toutes, l’homme devant elle se montrait plus humains qu’elle ne pouvait l’être elle-même et c’était bien le cas de le dire. Sans doute devrait-elle prendre exemple sur sa personne.

-Nous pourrions attendre un peu avant d’en faire l’annonce officielle, qu’en pensez-vous?

Il était encore trop tôt selon elle pour en aviser tout le monde. Elle ne se sentait pas réellement vulnérable en soit non plus simplement elle voulait s’assurer que les prochaines semaines se déroulent bien, notamment son retour à Pikay. À voir ce qu’en pensait son mari après tout ce serait surtout à lui d’en faire l’annonce elle, elle n’aurait qu’à se contenter de sourire et de garder le silence, puis d’observer les divers regards qui couleraient sur sa personne. Dans tous les cas, lorsque celui-ci vint pour se redresser, elle glissa doucement ses mains sur son torse et en agrippa les apparats pour le tirer doucement à elle –même si c’est plutôt elle qui se mouva sur le fauteuil en vue de la solidité de l’Empereur-. Son geste n’était pas vraiment calculée, mais en vue du fait qu’il était si près d’elle, elle s’avança encore un peu et posa doucement ses lèvres sur celles de Cybard. Aller savoir pourquoi, elle réalisa là que c’était sans doute la première fois qu’ils échangeaient un réel baisé de la sorte depuis leur union. Tout comme le fait qu'elle éprouvait pour cet homme qu'elle découvrait et qui la surprenait de jour en jour, une réelle envie. Amoureuse? Non, pas encore certes, mais... Mais elle l'affectionnait. Elle devait bien se l'avouer.


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