Une voleuse qui vole du savon ? (Vicky & Justine)

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Lun 05 Nov 2018, 10:11
Lustre 1 - An 1572
Mois 8

Elle prends la fuite. Elle pensait que Béryl était tranquille, la blague. Elle a failli mourir. Heureusement, elle a pu prendre la fuite. Un bond. Deux bonds. Elle était déjà bien loin, mais malheureusement, il était impossible pour elle de s’arrêter si tôt. Son troisième saut l’emmène encore plus loin, elle atterrit au milieu d’un champ, d’une ferme, sans savoir ce que c’était. Elle n’a pas le temps de s’attarder, son quatrième saut l’emmène encore plus au nord. Jusqu’au moment où son sixième saut la fait atterrir en argent.

Elle a parcouru tant de distance, la peur l’ayant fait réagir à pleine puissance. Sauf que sur son point de chute final se trouve un manoir. Un très joli manoir. Enfin, ça Justine ne sait pas réellement l’estimer. Surtout qu’elle est en train de s’y diriger à grande vitesse. Elle essaye de se décaler, de modifier sa trajectoire, mais elle n’a pas réellement grande influence. Alors elle remarque une ouverture, appelée fenêtre par le reste du monde. Alors elle se contorsionne et fait usage de sa souplesse pour se glisser dans la mince ouverture, rouler sur le sol et se cogner contre quelque chose de solide. Aïe. Elle a sacrément mal à la tête.

Et puis elle avait les fesses en l’air, les pieds de chaque côté de sa tête. Et elle avait toujours mal à la tête. Mais lorsqu’elle ouvre les yeux, elle avait une jolie vue. Une jolie femme se trouvait là, tout en formes et en chevelure flamboyante. Elle était la seule dans sa tribu à être rousse. Et il fallait dire qu’elle avait un charme particulier, cette dame. Bon, la voir d’en bas était peut-être pas la meilleure façon de la rencontrer. Surtout que ça lui donnait une vision assez rare au final.

Elle sentait le sang affluer ailleurs que dans sa tête et Justine bondissa rapidement sur ses pieds, essayant de dissimuler le fait qu’elle se sentait à l’étroit dans son pantalon. “Moi, désolée ! Pas très bien parler langue de vous !” qu’elle dit en agitant sa main, regardant autour d’elle. Elle n’avait jamais vu tout ça. Elle regarde l’intérieur de la baignoire, à quatre pattes. “Comment eau venir ici ? Toi avoir seau pour porter ?” Elle poke la mousse du doigt. “Être étrange. Quoi être chose blanche ?” elle en a sur le doigt, elle agite ce dernier pour s’en débarrasser et elle regarde la mousse flotter dans les airs avant de retomber dans l’eau. C’était quoi ça ? Justine découvrait le savon. Elle ne s’était jamais lavée avec du savon. Puis elle éternue. “Odeur douce mais piquante. Toi aimer ça ?” qu’elle demande. Elle était un peu gênée d’avoir une érection, parce que dans son éducation, on présente le monde extérieur comme un monde dangereux et que les élus de la tribus ne devaient jamais montrer leur particularité, à qui que ce soit. Syf était alors sa seule confidente jusqu’à lors.
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Mar 06 Nov 2018, 04:43
Il était une fois… Une jeune mercenaire rousse prenant son bain. Et, vu la chaleur qu’il faisait en ce moment sur le Royaume d’Argent, elle en avait bien besoin ! En effet, en ce huitième mois de l’année 1572, l’astre lumineux que l’on nomme familièrement soleil avait décidé de ne pas prendre une seule minute de repos (sauf la nuit évidemment, laissant la place à son collègue lunaire). Et, durant la mission qu’elle avait dû effectuer durant la journée, Vicky l’avait bien ressenti… Elle aurait même presque mieux apprécié un travail qui lui aurait demandé de séduire un homme, et de finalement retirer sa tunique, tellement elle avait chaud. Mais, heureusement pour sa "dignité" à mon humble avis, ce n’avait pas été le cas, et elle était resté habillée cette fois-là. Des habits pour le moins estivaux, il faut le dire, mais cela n’avait pas suffi à empêcher la chaleur d’attaquer la rouquine, qui n’avait rêvé que d’une chose tout au long de cette journée. Chose qu’elle avait immédiatement faite en arrivant à son manoir suite à la mission. Et c‘est ainsi qu’elle s’était retrouvée dans sa luxueuse baignoire, à se détendre du mieux qu’elle le pouvait après avoir crevé de chaud toute l’après-midi.

Et c’est dans ce contexte de détente absolue que Vicky s’apprêtait à s’endormir dans son bain. Mais un bruit étrange lui parvint du toit du manoir, suivit d’un autre qui lui sembla plus proche cette fois-ci. La jeune mercenaire ouvrit d’un seul coup les yeux, maudissant l’idiot, ou l’idiote, n’oublions pas les femmes, qui la dérangeait dans ce moment de pure extase puis se redressa lentement (genre elle est toujours allongée dans son bain mais on voit ses deux gros… boobs 8D), ne pensant absolument pas au fait qu’elle était totalement nue. Et ce qu’elle vit la mit encore plus en colère qu’elle n’avait commencer à l’être en comprenant qu’on venait de la déranger pendant son bain. Comment cette jeune femme était arrivée là ? Pourquoi était elle là ? Et puis pourquoi DIABLE était-elle les quatre fers en l’air contre la baignoire ? Cela faisait beaucoup de questions et, quelque soit la manière dont elle les obtiendrait, Vicky aurait des réponses, quitte à menacer cette visiteuse importune.

Mais, avant qu’un seul geste n’ait pu être esquissé par notre jeune mercenaire rouquine préférée, l’autre jeune femme, qui avait également des cheveux de feu à ce qu’il semblait, commença à parler dans un langage assez étrange et à s’interroger sur la mousse présente dans le bain. Oubliant presque complètement sa colère, Vicky laissa échapper un rire presque moqueur. Et j’insiste sur le presque, parce qu’elle n’avait aucunement l’intention de se moquer réellement de cette jeune femme étrange. En fait, même si elle l’avait dérangée et qu’elle détestait ça d’habitude, la rouquine trouvait mignon la façon que son interlocutrice avait de parler, et puis aussi qu’elle n’y connaisse absolument rien au savon. C’est pourquoi, contrairement à ses habitudes, Vicky décida de ne pas se débarrasser de cette trouble-fête (ou trouble-bain, comme tu veux /PAN/), et sortit de la baignoire sans aucune gêne. Puis elle alla ensuite s’enrouler dans une serviette et s’empara d’un peu de savon avant de retourner vers l’autre rouquine pour lui monter

« Calmes-toi voyons, ça fait trop de questions à la fois ! Mais pour répondre à ta dernière, oui j’aime cette odeur douce et piquante, comme tu dis ! Il existe différentes odeurs pour cette chose blanche qui t’intrigue tant, mais celle-ci est ma préférée… »

Avec un petit sourire, Vicky tendit le carré de savon qu’elle avait en main à la rouquine en face d’elle et lui indiqua la baignoire d’un mouvement de la tête. Vu comme l’ignorance de cette jeune femme lui avait semblé mignonne dès qu’elle en avait compris l’importance, notre jeune mercenaire voulait lui apprendre tout ce qu’elle ne savait pas. Et peut être même qu’elles deviendraient amis et partageraient des connaissances en matière de vol et/ou séduction. Enfin… A mon avis, ce serait plutôt Vicky qui en apprendrait à l’autre jeune femme, mais chut !

« Cet étrange carré qui se trouve dans ma main est ce que l’on appelle du savon. Ça sert à se laver plus efficacement qu’avec simplement de l’eau, et c’est ce qui produit cette mousse que tu as observée tout à l’heure ! Si tu veux essayer, je sors de la pièce et je te laisse tranquille. Mais ne prends pas trop de temps ! »

Éclatant de rire, Vicky se retourna et s’apprêtait à quitter la pièce quand elle se dit que, si elle voulait devenir ami avec sa visiteuse inattendue, il valait mieux qu’elle lui dise comment elle s’appelait. C’est pourquoi elle se re-retourna, pour se retrouver de nouveau face à l’autre femme aux cheveux de feu.

« Au fait, moi c’est Vicky ! »
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Jeu 08 Nov 2018, 12:38
Du savon ? Justine appuya son doigt sur la mousse tenue dans la main de la rousse en serviette qui lui expliquait ce que c’était. Bon sang, le monde civilisé est tellement différent de ce qu’elle connaît. “Nous avoir plantes. Plantes retirer saleté et soigner blessures. Très efficace pour reposer et réparer.” Elle hoche la tête. Alors t’en dis quoi hein ? Ton savon il vaut rien face aux plantes géniales qu’elle avait dans sa tribu. Tribu qu’elle n’a plus. Donc plantes qu’elle n’a plus. Mais ça c’est du détail et Vicky n’est pas obligée de le savoir.

Vicky commençait à partir et à lui proposer de prendre sa place. Justine se redressa, agitant les mains, paniquée. “Non non. Dame Vicky très gentille de proposer mais moi pas vouloir déranger plus longtemps. Moi partir comme être venue. Moi être désolée. Moi fuir gens voulant me couic !” Absolument. Elle se précipita d’ailleurs à la fenêtre pour vérifier que personne ne l’avait suivie si loin. Elle ne savait pas vraiment ce qu’ils avaient comme moyen de déplacement et ce qu’elle venait de faire, elle imaginait que les autres pouvaient faire la même chose ou encore mieux. “Moi être Justine. Moi venir de tribu dans forêt interdite. Nous avoir survivre pendant longtemps là-bas. Nous ne pas connaître monde de vous.” qu’elle explique avec sa maîtrise très aléatoire de la langue des humains. Syf avait essayé de lui apprendre les mots, mais ce n’était clairement pas la meilleure professeur de langue. (Non pas de cette langue là, elle peut pas attesté n’ayant pas encore testé.)

Elle se retourne vers l’autre rousse. “Cheveux rouges dans tribu de moi être signe de force et de respect.” Elle expliqua doucement, essayant de trouver les mots plus ou moins justes pour exprimer sa pensée. “Femmes rousses pas exister chez moi. Accomplir grands choses donner permission utiliser fleur rouge pour colorer cheveux. Cheveux rouges prouver de beaucoup de choses et être rare.” Elle hoche la tête. “Vous avoir utilisé plante pour cheveux ?” elle s’approche pour prendre les cheveux entre ses doigts et pour renifler comme le ferait un animal. Elle grimaça après. “Vous sentir odeur piquante. Vous pas avoir utilisé fleurs pour cheveux. Vous être née avec cheveux rouges ?” qu’elle demande, ça lui paraissait impensable, elle qui était la seule rousse de toute sa tribu, elle venait de trouver quelqu’un qui avait des cheveux encore plus rouges qu’elle.

Elle pose ensuite son regard sur la serviette de la demoiselle. “ça être quoi ? Vous avoir vêtements comme ça ? Vous aller dehors avec ?” Elle touche pour voir que c’est tout doux, elle regarde aussi au niveau des jambes pour attester de la non praticité du truc. “Vêtement de vous être pas pratique. Vêtement être doux. Être pratique plus important.” C’est pas vraiment de sa faute si elle n’a jamais eu de serviette, si ? Comment ils faisaient pour se sécher ? Ils avaient de la magie de vent chaud. Tout simplement. Et puis toutes ces nouvelles choses permettaient que le sang qui avait afflué sous la ceinture retourne se balader plus ou moins normalement dans le reste de son corps, ce qui ne se voyait plus trop sous sa tunique.
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Sam 10 Nov 2018, 10:32
Vicky ne put s’empêcher de lâcher un nouvel éclat de rire en voyant l’expression de son interlocutrice suite à sa proposition. Vraiment, cette rouquine était on ne peut plus surprenante… Et dans le bon sens du terme, je préfère le préciser… Ce petit côté naïf et innocent qu’elle avait était vraiment adorable, et notre héroïne ne pouvait s’empêcher de s’attacher à elle. Ça ne lui était jamais vraiment arrivé auparavant, si on oublie son père adoptif bien évidemment, et elle trouvait bizarre de ressentir cela pour une parfaite inconnue, mais Vicky s’en fichait. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était que la jeune femme rousse en face d’elle se sente en sécurité et apprenne pleins de choses qu’elle ignorait. C’est pourquoi, la voyant près de la fenêtre à, semble-t-il, espérer qu’on ne l’ait pas suivie, notre jeune mercenaire s’approcha de Justine et posa sa main sur son épaule, comme pour la rassurer.

« Mais non voyons, ne dis pas de bêtises ! Premièrement, tu ne me déranges pas et, deuxièmement, vu la façon dont tu as débarquée ici, je doutes que n’importe qui ait pu te suivre. Alors, s’il te plaît, chère Justine, tu vas me faire le plaisir de te calmer et de tester cette chose que j’appelle le savon ! »

La dernière partie de sa phrase avait été prononcée de manière un peu plus agressive que ce qu’elle l’espérait, alors Vicky voulut détendre l’atmosphère en chatouillant légèrement Justine au niveau de la nuque. Elle ne savait ABSOLUMENT PAS d’où cette idée lui était venu, mais elle l’avait fait. Et cela sembla marcher, puisque la "trouble-bain" se retourna et recommença à poser tout un tas de questions. Notre chère rousse retira alors immédiatement la main de la nuque de Justine, comme si elle avait honte de ce qu’elle venait de faire. Ce qui n’était pas le cas en fait. Oh, dans une autre situation, Vicky aurait eu honte oui, ou tout du moins n’aurait pas fait cela du tout, mais cette fois-ci, sans vraiment le comprendre, elle s’en fichait. Ce devait sûrement être dû au fait que Justine était horriblement attachante en fait…

Mais bref, revenons à notre histoire, si vous le voulez bien ! Comme je vous le disais, suite à cette mini séance de chatouilles, Justine avait recommencé à poser un nombre incalculable de questions à la minute. Si bien que, avant que Vicky ne puisse répondre à la première, qui concernait la couleur feu de ses cheveux, Justine en posait déjà une seconde. Question qui fit exploser notre mercenaire de rire (oui, encore xD). Une fois calmée, la jeune femme fit un grand sourire à son interlocutrice et prit la parole.

« Je ne t’ai pas déjà dit que tu posais trop de questions toi ? ;) Enfin bref, pour te répondre, oui, aussi loin que je m’en souvienne, mes cheveux ont toujours eu cette couleur… Je pourrais demander à ma mère si elle a eu affaire à une plante particulière lors de sa grossesse mais… ça risque d’être compliquée vu que ce n’est pas elle qui m’a élevée...» Puis, après un long soupir, elle ajouta : « Pour ce qui est de ta dernière question, non, je ne sors pas avec ceci. Mais une démonstration faut mieux que des mots… »

C’est alors que Vicky, sans aucune gêne, retira la serviette pour se diriger de nouveau près de la baignoire, où elle avait posé des vêtements à enfiler après son bain. Après tout, il n’y avait aucune raison particulière d’être gênée de se retrouver nue devant une autre membre du sexe féminin, si ? Entre filles, il était rare que l’on veuille se jeter l’une sur l’autre rien que parce que l’on avait vu une poitrine, n’est-ce pas. Et puis, Vicky ne pouvait pas savoir que Justine avait un petit attribut en plus qui risquait de lui poser problème dans une situation de ce genre !
Mais bref… Complètement nue, donc, comme je le disais, la mercenaire s’était dirigée vers ses vêtements propres, à savoir une tunique et un pantalon en toile, et les enfila tout en se retournant vers Justine pour lui expliquer à quoi servait la serviette, qui traînait en cet instant par terre à l’endroit où se trouvait Vicky précédemment.

« Vois-tu, ce vêtement non pratique que je portais à l’instant n’en est pas un en fait ! C’est ce que l’on appelle une serviette de bain, et ça sert à ne pas rester mouillé après s’être lavé. Mais, dis-moi, si tu ne sais pas ce qu’est une serviette, comment vous séchiez-vous, dans ta tribu ? Avec de la magie ? Ou peut être ne vous laviez-vous pas ? »
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Dim 18 Nov 2018, 15:21
Tester le savon ? Prendre un bain ? C’est pas qu’elle en avait pas envie mais elle n’avait peut-être pas vraiment le temps d’en prendre un. Et puis tout ce que ça impliquait était peut-être plus contraignant que ce qui était prévu à la base.

Mais elle avait raison, personne n’avait pu la suivre de Béryl. Elle avait du mal à jauger, mais ici elle serait à l’abri au moins pour un temps. Et la personne qui occupait les lieux ne semblait pas vouloir atteindre à sa vie dans l’immédiat. Peut-être pouvait-elle en profiter pour se détendre un peu. “Filles prendre bain toutes ensembles dans tribu de moi.” Et elle passa le fait qu’elle avait le droit à un bon nettoyage de saucisse à chaque fois, mais elle jugea que Vicky n’avait pas besoin de le savoir.

Sauf qu’avec une créature aussi charmante en ces lieux, cela allait être compliqué pour l’archère de dissimuler son attribut masculin qui semblait avoir sa volonté propre dans ce genre de moments. Ce n’est pas tant la nudité de Vicky qui attire notre femme de la forêt, mais la manière qu’elle a de parler, de marcher, de déplacer son corps. Elle était gracieuse et élégante. Des corps dénudés, Justine en avait vu des dizaines dans sa tribu, mais elle n’avait pas encore pu admirer les charmes aguerris d’une séductrice expérimentée et sa saucisse se gonfla bien plus au fur et à mesure qu’elle s’habillait. Elle était belle, c’était la seule chose qui traversa l’esprit de Justine alors qu’elle lui faisait face.

Et ça devait se voir maintenant, que ses yeux étaient vraiment flattés par ce qu’ils percevaient. Vite, elle répondit en pivotant, essayant de cacher la bosse dans son pantalon. “Nous avoir magie vent chaud, sécher très bien. Très apaisant.” Ses phrases sont succinctes, parce qu’elle avait beaucoup de mal à se concentrer.

Elle tourna encore en essayant d’éviter le regard de son hôtesse improvisée, cherchant un endroit où se cacher. Sauf que problème. Elle se prit les pieds dans la serviette et commença à chuter sur la demoiselle qui venait de se vêtir. Et les deux corps chutèrent dans la baignoire encore pleine d’eau. L’archère n’était pas vraiment mouillée, parce qu’elle était tombée sur l’autre fille qui avait le derrière dans l’eau. Elle avait quand même eût le réflexe de protéger Vicky en calant sa main derrière la tête de l’autre personne, amortissant ainsi le choc du joli crâne. Et ça lui donnait aussi une excuse pour caresser les cheveux rouges.

Elle se soutenait avec son autre main contre le bord de la baignoire. “Moi vraiment désolée. Moi réparer vêtement mouillé de vous. Moi pas vouloir faire ça.” qu’elle répondait rapidement. Elle se sentait bête. Elle espérait que les beaux vêtements ne s’étaient pas déchirés pendant la chute. Dans tous les cas, Justine ne pensait plus vraiment au paquet qui était posé contre la cuisse de la rousse. Tant pis.
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Dim 02 Déc 2018, 14:43
Alors qu’elle venait, une nouvelle fois, de proposer à son interlocutrice de prendre un bain pour comprendre à quoi pouvait bien servir le savon, Vicky remarqua que cette dernière semblait peser le pour et le contre. Peut-être que, enfin, l’idée faisait petit à petit son chemin dans l’esprit de Justine. Et cela faisait vraiment plaisir à notre mercenaire, qui se ferait une joie d’offrir un bain à l’autre rouquine, voire même de l’héberger le temps qu’elle se sente plus à l’aise. Sans arrière pensée évidemment. En fait, Vicky voulait juste profiter un peu plus longtemps de la compagnie de cette jeune femme qu’elle trouvait si attachante, si innocente, et à qui elle voulait apprendre tout ce qu’elle savait. Mais bref… Donc, c’est pour ça que notre rouquine préférée était plutôt contente que l’idée de prendre un bain fasse petit à petit son chemin dans l’esprit de Justine. Même si ce que cette dernière finit pas dire était plutôt étonnant. Alors, comme ça, où vivait la jeune femme auparavant, les femmes prenaient leur bain ensembles ? En y réfléchissant bien, Vicky finit par se dire que ce n’était pas si étrange que cela finalement. Après tout, les Chevaliers avaient des bains communs, non ? Et puis, du coup, Justine devait être habituée à voir des femmes nues, et n’était donc sûrement pas gênée de voir la propriétaire des lieux en petite tenue devant elle. Enfin, tout du moins, c’est ce que Vicky pensait, et cela explique aussi les paroles qu’elle prononça, avec un petit sourire pour son interlocutrice.


« Et bien, je t’aurais bien proposé de prendre un bain avec toi, pour te rappeler les mœurs de ta tribu, mais, comme tu le sais, je viens à peine de me laver, donc ça risque d’être compliqué. Et puis, tu as dû t’en rendre compte, la baignoire est un peu trop petite pour accueillir deux personnes, malheureusement »

Une fois qu’elle eut prononcé ces paroles, notre mercenaire préférée laissa échapper un petit rire on ne peut plus mignon, avant de se débarrasser de sa serviette pour aller s’habiller. Mais je vous ai déjà raconté comment Vicky s’est vêtu la dernière fois, donc avançons légèrement dans le temps… Tout en s’habillant, notre héroïne avait posé une question à Justine à propos de la manière de se sécher et, alors que cette dernière répondait, elle sentit une légère gêne qui lui semblait plutôt étrange dans la voix de la jeune rouquine. Ce ne pouvait pas être parce qu’elle avait été nue devant elle, si ? Mais, dans ce cas, comment pouvait-elle être gênée alors qu’elle avait passé sa vie à se laver avec d’autres femmes ? Vicky savait qu’elle était jolie mais, tout de même, elle ne pensait pas gêner quelqu’un qui avait vu des femmes nues toute sa vie. Surtout quand ce quelqu’un était elle-même une femme… Mais la mercenaire préféra oublier ce détail, ou plutôt le garder en mémoire pour y revenir plus tard. Mieux valait, peut-être, changer de sujet ou rebondir sur le fait que la tribu de Justine se séchait grâce à la magie.
Mais, alors qu’elle s’apprêtait à prendre la parole pour s’émerveiller sur la magie, Vicky aperçut Justine en train de tomber droit sur elle. Avant même qu’elle n’ait pu esquisser le moindre geste pour l’éviter, elle se retrouva les fesses dans la baignoire, avec son invitée du moment sur elle. Invitée qui, d’ailleurs, semblait avoir un attribut inhabituel qui reposait sur la cuisse de la rouquine. Mais Vicky, qui pensa d’abord avoir rêvé, oublia ce détail et préféra profiter de la situation, qui était plutôt amusante, pour faire un trait d’humour.

« Et bien voilà, tu l’as enfin pris ton bain ! Ça me fait plaisir. Et on a même trouvé un moyen pour le prendre ensemble, comme dans ta tribu. Bon, d’accord, on est toutes habillées, mais ce n’est qu’un détail ça ! »

Vicky ne put alors s’empêcher d’éclater de rire, puis posa sa main sur la joue de Justine et lui caressa de manière tout à fait fraternel (parce que sœurternel ça existe pas 8D), sans absolument aucune pensée coquine ou romantique, avant de se redresser. Tout en se redressant, elle poussa gentiment Justine afin que les deux se retrouvent assises l’une en face de l’autre. Et c’est à ce moment-là qu’elle se rendit compte que ce qu’elle avait senti contre sa cuisse précédemment était réel, et elle ne put s’empêcher de faire part de son interrogation à son interlocutrice.

« Mais, dis moi, quelle est cette chose que j’aperçois entre tes jambes ? Est-ce vraiment ce que je pense ? Es-tu… Une femme avec un… un attribut masculin ? »
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Dim 16 Déc 2018, 15:24
Alerte. Alerte. Vicky s’était rendue de compte de ce qu’elle avait entre les jambes. Et son allusion aux bains et la caresse sur sa joue ne faisaient qu’éveiller l’ardeur du pouvoir de la divinité qui résidait en la sainte saucisse. Surtout qu’elle n’avait pas été sollicité depuis un moment et se retrouver devant une créature aussi charmante que Vicky était une épreuve de la vie.

Car oui, si Justine se retrouva en face de Vicky ce jour là, dans cette situation là, cela ne pouvait être qu’une épreuve envoyée par la divinité de la saucisse afin qu’elle puisse grandir et améliorer son pouvoir. C’était ce qu’elle disait, parce qu’elle ne se doutait pas réellement de la volonté de sa saucisse. Elle avait toujours été choyée et cajolée et depuis la disparition des siens, elle a été délaissée, le sevrage était difficile et Justine en payait les conséquences.

Il fallait trouver une excuse, rapidement. Déjà elle se leva d’un saut agile et habile pour lui tourner le dos. Comme ça elle ne regarde plus. Sauf que ça allait être plus compliqué de la dissimuler vu l’état de la chose. Elle regarda autour d’elle, cherchant quelque chose pour l’aider. Elle paniquait un peu. Les contes de sa tribu racontait que le monde n’était pas prêt à accueillir la sainte saucisse. Alors pourquoi cela devait arriver maintenant ? “Vous faire erreur, dame Vicky. Moi être femme comme vous.” Oui déjà voilà c’est bien. Maintenant faut lui parler en lui faisant toujours dos. Sauf que non, elle n’avait pas vraiment envie de le faire. C’était signe de manque de respect, de mépris et d’humiliation. Cela n’était réservé qu’aux traîtres de sa tribu. Vicky n’était pas une traîtresse. Elle attrapa la serviette et la met autour d’elle, par dessus sa tunique, les poings sur les hanches. “Moi avoir bien appris de Dame Vicky.” Si ça ne marchait pas, elle ne saurait pas vraiment quoi faire.

Sauf que lorsqu’elle baissa les yeux sur son propre corps, elle se rendit compte que ça ne suffisait pas vraiment. On pouvait encore distinguer l’irrégularité dans les formes de son corps. Elle vira au rouge écarlate devant tant de stupidité et essaya de prendre la fuite. Son premier réflexe ? Repartir de là où elle venait, c’est à dire la fenêtre. Sauf qu’avec la serviette autour d’elle, elle n’avait pas vraiment la même liberté de mouvements qu’à son habitude. Alors elle trébuche, roule contre le toit de ce qui ressemblait à un véranda avant de s’écraser au pied de la bâtisse.

Aïe.

Tout son corps lui faisait extrêmement mal. Son dos principalement, qui a été le plus impacté dans la chute, lui lançait une douleur lancinante. Ses bras, notamment ses coudes, lui donnait envie de s’arracher les bras à cause d’avoir essayé d’amortir la chute. Ses jambes quant à elle sont encore en bon état et elle pourrait encore courir si elle n’avait plus aussi mal. Rien de grave à déplorer en réalité, juste extrêmement mal. Elle essaya de se relever, avant que l’hôtesse ne la rejoigne. Il fallait garder la face. Elle grimaça un sourire péniblement. “Moi aller bien Dame Vicky. Moi pas déranger vous plus longtemps. Moi partir et plus embêter vous jamais. Vous être tranquille, plus avoir Justine dans vos pattes. Moi remercier vous.” Oui voilà. Et si elle était assez convaincante, Vicky ne remarquerait pas que, même si elle tenait debout, elle ne pouvait absolument pas bouger toute seule.
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Lun 17 Déc 2018, 14:16
En voyant la réaction de Justine, Vicky comprit immédiatement qu’elle était peut être allé un peu trop loin. Il était possible que la rouquine visiteuse n’apprécie pas que l’on parle de son attribut masculin, ou peut-être même qu’elle était complexé par cela. Et, en posant sa question, la jeune mercenaire n’y avait absolument pas pensé. C’est pourquoi, lorsqu’elle vit Justine se lever, elle en fit de même, mais presque machinalement. Son regard était vide, et elle se maudissait intérieurement de ne pas avoir tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Si cela avait été son genre, vous auriez peut être même pu apercevoir des larmes couler le long de sa joue (plus de rage contre elle-même que de tristesse, mais des larmes quand même !). Bien sûr, comme vous le savez, ce n’est absolument pas le genre de Vicky de pleurer, donc rien de tout cela ne se passa, mais ça aurait pu…

Enfin bref… La rouquine resta plusieurs minutes debout, les pieds dans l’eau, à observer Justine s’activer dans tout les sens sans vraiment y prêter attention. Elle était trop occupée à repasser le film de leur conversation dans son esprit, afin de comprendre ce qu’elle avait pu dire de travers (bien qu’elle le sache déjà, en un sens xD) et d’imaginer ce qu’elle aurait pu dire ou faire pour que cela se passe autrement, et donc éviter que Justine ne s’enfuit comme elle le faisait actuellement. Vicky savait très bien que ruminer n’était pas une bonne chose du tout, et elle avait d’ailleurs chassé ce réflexe de sa vie depuis longtemps, mais, cette fois-ci, elle n’avait pas pu s’en empêcher. C’était comme si, depuis qu’elle avait rencontré Justine, elle reprenait les mauvaises habitudes qu’elle avait quand elle était gamine !
Mais alors qu’elle en était là dans ses pensées, le bruit de quelqu’un trébuchant et roulant sur quelque chose la ramena à la réalité. Comprenant assez rapidement de quoi il s’agissait, la jeune mercenaire se précipita à la fenêtre avant de voir si c’était bien ce qu’elle pensait. Et, malheureusement, c’était effectivement Justine qui s’était retrouvée au sol sans vraiment le vouloir. Alors, bien que la jeune femme tente de la rassurer, Vicky se précipita dans les escaliers et sortit de son manoir pour aller retrouver la rousse où elle s’était étalée.

« Ne dis pas de bêtises Ju’ ! Euh… Tu permets que je t’appelle Ju’, hein ?… Bref, je disais… Premièrement, tu ne me déranges absolument pas ! Je t’apprécies, même ! Et, deuxièmement, tu ne peux pas partir dans cet état, regardes, tu sembles à peine tenir debout… »

En temps normal, Vicky se serait fichu que quelqu’un qu’elle ne connaissait que depuis quelques minutes à peine s’en aille, elle l’aurait laissé partir et serait passé à autre chose en un temps record. Mais, depuis que Justine était entrée par sa fenêtre, rien ne s’était passé normalement… C’était comme si, à partir de ce moment, la Vicky opportuniste et plutôt froide avait laissé la place à une Vicky niaise et attentionnée... Cela agaçait la jeune femme mais, à chaque fois qu’elle voyait la jolie bouille de son interlocutrice, la "elle-même" attentionnée reprenait le dessus et elle en oubliait totalement que ce n’était pas son caractère habituel.
Et, justement, en ce moment, la mercenaire était en quelque sorte dans une "phase" où elle n’était pas tout à fait elle-même. Et cela se manifesta plus précisément lorsqu’elle pris le visage de Justine entre ses mains et posa ses lèvres sur les siennes avec une hardeur qu’elle ne se connaissait pas. Cependant, après seulement quelques minutes de baiser plutôt intense, Vicky se rendit compte de la situation et se recula vivement en rougissant.

« WOW ! Euh… Désolé... Euh... Je sais pas ce qu’il m’a pris ! En plus… Euh … Je suis pas intéressée par les femmes d’habitude… »

Rouge comme une pivoine, la rouquine se demandait vraiment ce qu’il lui avait pris. Ce n’était absolument pas son genre et, même si Justine la rendait un peu bizarre depuis tout à l’heure, elle ne pensait pas que c’était à ce point…
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Lun 17 Déc 2018, 18:42
Elle a mal, il est vrai. Mais apparemment elle ne dérangeait pas et au fond, les mots que VIcky prononça eurent pour effet de la rassurer un petit peu. Elle avait vraiment du mal à trouver sa place dans ce monde qui n’était pas réellement le sien. Elle avait vécu toute sa vie dans la forêt interdite dans une tribu reclu qui considérait le monde extérieur comme incapable de les comprendre. Et en plus, les deux endroits n’avaient vraiment, mais vraiment rien à voir.

Puis vient le moment où elle goûta aux lèvres de son hôtesse improvisée. Elles étaient tendres et agréables et si la douleur avait calmé ses ardeurs, la revoilà repartie de plus belle depuis ce contact somptueux. Elle observa la rousse rougir, être mal à l’aise et elle l’écouta. Elle savait pas trop quoi répondre en réalité, alors elle s’approcha et prit appui sur Vick pour tenir encore debout. “Dame Vicky dire pas dérangée par moi. Moi vouloir prendre bain pour douleur. Eau chaude bonne idée. Dame Vicky être d’accord ?” qu’elle demanda, un peu timidement alors qu’elle ne pouvait plus vraiment cacher les formes inhabituelles pour une femme dans son pantalon. Tant pis. “Moi besoin d’aide pour remonter. Dame Vicky pouvoir aider moi ?” Justine resta accrochée à la riche demoiselle même si elle ne sait pas vraiment ce qu’est la richesse. Elle en profita pour détailler les pièces sur son chemin, qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de voir vu qu’elle était entrée par la fenêtre de la salle de bain, rappelons-le.

Tout est clinquant, tout est pimpant. Elle se demandait si Vicky avait elle aussi des hommes pour faire le ménage dans toute cette gigantesque demeure. Il y avait beaucoup de choses dont elle comprenait pas l’utilité. Elle s’arrêta un instant sur les bibelots de pierre, une statue d’une jolie femme nue qu’elle prit entre les doigts pour regarder les détails. “Nous savoir faire avec terre, plantes, bois. Nous avoir masques très boli.” Un mélange de beau et joli. Pas sa faute si elle ne se souvenait plus correctement du mot.

Elles remontèrent jusqu’à la salle de bain, enfin, où c’était encore le champ de bataille. Justine s’approche doucement de la baignoire, cherchant à défaire sa tunique. Elle chercha à lever les bras proche de sa nuque, mais la douleur l’en empêcha. Elle tourna doucement la tête vers Vicky qui semblait avoir comprit immédiatement qu’elle avait besoin d’aide. Justine la laissa approcher pour défaire le nœud de la corde magique qui soutenait la tenue. L’archère s’en débarrassa délicatement, faisant lentement glisser le tissu sur sa peau, faisant attention à garder le dos tourné vers l’autre, faisant preuve d’une pudeur qui ne lui ressemble pas. Elle glissa lentement un pied dans l’eau tiède avant de s’y plonger entièrement.

Elle découvrit la mousse qui flottait à la surface, jouant un peu avec avant de la placer stratégiquement pour cacher juste ce qu’elle ne voulait pas montrer. “Dame Vicky. Comment faire pour chauffer eau ? Moi pas comprendre. Nous avoir lac d’eau chaude. Savon pas être un lac.” Comment ça elle utilise mal le mot Savon ? “Dame Vicky… Moi pouvoir rester avec vous plus longtemps. Moi penser avoir besoin de repos depuis chute. Moi pouvoir dormir dans arbre. Moi bien aimer Dame Vicky. Être gentille.” Et mignonne. Et belle. Et séduisante. C’est ce que sa saucisse aime bien lui rappeler. Mais elle commençait à se montrer moins méfiante envers la demoiselle. Justine, pas la saucisse. La saucisse ne se méfiait pas, elle.
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Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 25 ans
Race: Humaine
Sam 05 Jan 2019, 15:53
Vicky ne savait vraiment pas où se mettre. Elle se demandait toujours ce qui lui avait pris, elle qui ne ressentait jamais d’amour et qui n’avait jamais été attirée par les femmes. Elle ne pensait pas qu’un jour, une femme (avec un attribut masculin certes, mais une femme tout de même !) se ferait embrasser par elle… Mais, plutôt que de se torturer les méninges, la mercenaire préféra passer rapidement à autre chose, et se dit qu’il serait peut être plus productif de s’occuper de cette jeune femme qui venait de tomber de son toit. Alors, plutôt que de se poser des dizaines de questions sur ce qui l’avait poussé à embrasser Justine, elle l’aida à se relever et lui servit de canne, en quelque sorte, pour l’aider à monter jusqu’à la salle de bains. Cette fois-ci, cependant, elles allaient y parvenir en passant par la porte, et l’autre rouquine pourrait admirer le luxe de la demeure de notre chère mercenaire. Luxe qu’elle avait acquis par la séduction et l’héritage (donc l’assassinat aussi, par extension 8D), mais luxe tout de même. Et, justement, alors qu’elles entraient dans la grande pièce à vivre, Justine s’arrêta pour observer un bibelot. Vicky sourit et l’observa également. En effet, la statue était assez belle, bien travaillée… On voyait que c’était du travail d’artiste. Pour être honnête, la rouquine n’avait jamais vraiment fait attention à ces babioles que lui avaient offertes ses différents maris, mais elle devait bien avouer qu’ils avaient du goût. Alors, après avoir également jeté un coup d’œil sur la femme de pierre, elle acquiesça aux paroles de son invitée.

« Pour être honnête avec toi, je n’avais jamais vraiment fait attention à cette petite babiole jusqu’à maintenant. Mais elle est jolie, tiens ! Je ne sais pas si c’est plus facile avec de la pierre qu’avec du bois, mais, en tout cas, tu devras me montrer un jour si tu sais aussi bien faire que ça »

Après cette petite parenthèse artistique, et cette petite pique aussi, Vicky poussa Justine à reprendre la marche et, petit à petit, les deux femmes finirent par atteindre la salle de bains, et notre jeune rouquine se demanda si elle ne devait pas laisser l’autre femme seule. Mais, alors qu’elle était prête à partir, elle vit qu’elle rencontrait des difficultés à se dévêtir, du fait de la la douleur. Alors, Vicky se dirigea vers elle et l’aida à enlever sa tunique. Puis, après un long temps d’hésitation, elle alla s’asseoir dans un coin de la pièce au cas où son invitée ait encore besoin d’elle. Après tout, Justine était blessée, alors elle allait sûrement avoir besoin de son secours pour se revêtir suite à son bain. Mais, en ce moment-même, ce n’est pas ça qui intéressait la veuve noire. En fait, sans qu’elle ne le contrôle vraiment, et même s’il était caché par la mousse, elle ne put s’empêcher de jeter un œil sur l’attribut inhabituel de Justine. Redevenue la elle-même que vous connaissez si bien, elle se demanda si elle pourrait en tirer de l’argent en l’offrant à des femmes (ou des hommes hein !) en manque d’amour. Avec l’accord de la jeune femme évidemment, elle n’était pas non plus si méchante… Mais, alors qu’elle y réfléchissait encore, elle fut tirée de ses pensées par le son de la voix de Justine, qui lui posait une nouvelle fois une question.

« Alors là… Je ne sais pas du tout en fait. Pour obtenir de l’eau chaude, je n'ai qu'à demander à des serviteurs de remplir la baignoire.» Ou plutôt esclaves, que lui avaient achetés ses ex-maris pour lui faire plaisir, mais ce n'est qu'un détail... «Je n’ai pas plus de précision que ça sur comment ils font.»

Puis, Vicky se leva et se rapprocha de la baignoire, évitant tout de même de lancer un regard trop insistant sur sa saucisse, afin de la rassurer par rapport à l’autre partie de sa question. Après tout, un peu de compagnie, une amie qui lui permettrait de se sentir moins seule, lui ferait le plus grand bien, alors pourquoi pas !

« Et sinon, tu peux rester autant que tu veux ! Le temps de te remettre, tout du moins. Et, plutôt que de dormir dans un arbre, pourquoi n’utiliserais-tu pas un lit ? J’ai plusieurs chambres libres dans ce manoir, tu sais ? »
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Mar 15 Jan 2019, 15:23
Alors comme ça il y avait des gens qui amenaient de l’eau directement dans le bain de Vicky et elle ne savait pas d’où ça venait ? C’était assez dangereux non ? L’eau pourrait être froide ou empoisonnée qu’elle ne le saurait même pas. Le grand lac qui servait de source chaude lui manquait énormément à la Justine, il n’y avait pas de mousse certes, mais il y avait de la vapeur, le bruit relaxant des faibles clapotis des corps inertes dans l’eau et les bruits que faisaient les demoiselles détendues. Ah cela lui semblait si loin maintenant. Elle pouvait enfin se détendre.

Elle regarda la mercenaire s’approcher, décrivant rapidement ses formes et sa démarche afin de profiter du spectacle, l’écoutant. “Moi être désolée, Dame Vicky. Moi pas vouloir abuser, Dame Vicky offrir repas et lit, Moi vouloir remercier.” Elle ne remarqua pas vraiment l’insistance du regard de la mercenaire sur son attribut divin, elle avait en réalité l’habitude d’attirer les regards. Sa saucisse était le centre de l’attention de sa tribu après tout.

Elle ferma les yeux lentement, la posant contre le bord de la baignoire - qui ressemblait quand même sacrément à une hérésie aux vrais bains - avant de la redresser subitement, toute sourire. “Moi promettre montrer vrai bain Dame Vicky. Moi être sûre Dame Vicky aimer et Dame Vicky vouloir rester dans meilleur bain.” Elle ria doucement avant de reposer à nouveau la tête en arrière, fixant le plafond. C’était haut. Cela lui rappelait certaines visions d’être allongée comme cela nue dans le bain. Elle ne put retenir l’air morose qui s’affichait sur son visage. Elle inspira profondément, arborant un léger sourire. “Dame Vicky bien vouloir ?” Elle retrouverait bien un gros lac d’eau chaude non ? Cela ne devrait pas être si compliqué !

Puis, maintenant qu’elle en a assez, elle essaya de se relever pour sortir du bain. Sauf que non, son dos lui faisait encore mal et elle allait avoir du mal à se déplacer correctement pour les prochains jours. Elle pesta, dans sa langue natale, que Vicky ne pouvait pas comprendre. Elle s’accrocha au bord de la baignoire, posant le regard sur l’autre rousse avec une certaine honte de se retrouver dans cet état. “Moi être obligée de demander aide de Dame Vicky.” Elle lorgna sur les douces lèvres de la demoiselle qui s’étiraient en un sourire. Elle dégageait un charisme assez intense et il fallait avouer qu’elle était très jolie, cette demoiselle. Était-ce dû au hasard ou était-ce un signe de la divinité de la saucisse qui l’avait abandonnée depuis le décès de toute sa tribu ? Elle osait espérer qu’elle se faisait ressentir de cette manière. Elle glissa lentement son bras derrière la nuque de la mercenaire alors qu’elle se trouvait entièrement nue. “Situation être inversée, Dame Vicky.” Elle ria légèrement avant de retrouver son sérieux. “Pourquoi Dame Vicky avoir bisouter moi ?” Elle connaissait pas le mot embrasser, était-ce sa faute ?
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