Un objet, une rumeur, une aventure. [PV]

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Xylra
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Âge: 19 ans
Race: Humaine
Ven 09 Nov 2018, 10:23

Le royaume d’Argent.

Il était impossible pour Xylra de ne pas ressentir une pointe de joie quand on l’envoyait dans son royaume de naissance. Elle profitait toujours de cette opportunité pour visiter la forge de ses parents et dormir à l’auberge de la ville. La chevalière adorait l’auberge de son royaume d’enfance. L’ambiance était toujours festive et surtout, les rumeurs y étaient toujours intéressantes.

Cette fois-ci, alors qu’elle s’apprêtait à aller dormir dans la chambre qu’elle avait louée, elle entendit deux hommes parler entre-eux d’un objet magique qui se trouverait à quelques lieux d’ici. Se concentrant sur leurs paroles, elle put entendre les informations importantes malgré le bruit environnement:

«Je te jure. Il semblerait que cet objet soit plus que surprenant. Tu imagines ce que ça peut valoir? Il parait qu’il se trouverait dans une des forêts du royaume… Tout près de…»

L’homme arrêta de parler. Xylra se doutait qu’il regardait autour de lui puisqu’elle entendait les bruits causés par sa chaise. Un léger sourire étira les lèvres de la chevalière. Heureusement, elle était dos aux deux hommes alors ils ne pouvaient pas s’en rendre compte.

Enfin, il s’inquiète pour sa vie… Il était temps qu’il remarque que sa conversation attire l’attention. pensa-t-elle.

Le regard émeraude de la femme se posa sur un groupe d’homme à une table avoisinante. La rouquine avait bien remarqué que ces quatre hommes lançaient des regards au deux hommes qui discutaient de cet objet. Il était évidant qu'ils étaient intéressés.

Xylra ressentit les mouvements derrière elle. Les deux hommes qui discutaient de l’objet se levaient. Ils avaient surement remarqué le danger que le groupe d’homme représentait. Malheureusement, fuir n’était pas une solution. La chevalière se doutait que le groupe allait tout simplement les suivre. La journée avait été bien calme, un peu d’action allait la réveiller.

La chevalière, habillée d'une simple tunique rouge qui n'affichait pas son rang, attendit quelques minutes. Comme elle s’y attendait, le groupe d’homme s’était levé à leur tour surement pour rejoindre les deux hommes à l'extérieur. La chevalière termina sa chope d’eau d’une seule traite et se leva. D’un signe de tête, elle fit comprendre à l’aubergiste qu’il n’avait rien à craindre, elle allait s’occuper de ces hommes. Ce dernier la remercia de la même façon sachant très bien que la chevalière allait calmer le jeu ou simplement mettre la honte aux hommes.

Dès qu’elle sortit, elle entendit un échange de parole qui s’annonçait plutôt mal.

«Laisser nous partir… Je vous en pris. Je vais tout vous dire.»

«Crache le morceau tout de suite si tu veux que ton ami respire encore demain.»

«Il parait que l’objet est au fond d’une grotte, au centre d’une clairière au centre de la forêt.»

Un bruit fit comprendre à jeune femme qu’on venait de frapper l’homme. Ce fut le geste de trop. La chevalière se dirigea vers le groupe d’homme, la main sur la garde de son épée.

«Maintenant, vous lâchez cet homme et son ami. Si vous désirez vous en prendre à quelqu’un oser m’affronter.»

La voix de la femme était sèche et claire. Les hommes semblaient amusés de la situation. Une femme qui les menaçait. Toutefois, il ne s’avait pas à qui ils avaient faire. Toutefois les hommes n’étaient plus que quatre…Trois nouvelles personnes s’étaient ajoutés au groupe. Le combat s’annonçait beaucoup plus difficile…
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Âge: 17 - 22 ans [L1]
Race: Pardusse
Ven 09 Nov 2018, 14:05


An 1570 – mois 11

Depuis peu la joyeuse compagnie des chercheurs avait élu domicile dans le royaume d’Argent. Il n’y avait pour le moment pas d’affaire requérant leur attention et n’étaient lié par aucun contrat. Si certains membres avaient choisi de profiter de ce repos pour vaquer à quelques occupations ou chercher une nouvelle mission, d’autres, comme Ashanaï, profitaient simplement de ce temps pour découvrir un nouveau royaume.

En effet, elle n’avait jamais eu l’occasion de découvrir Argent et comme pour tous les royaumes où elle était de passage elle ne pouvait s’empêcher d’explorer les environs. Elle avait donc abandonné depuis quelques jours le lieu de résidence provisoire de la compagnie pour explorer les villages avoisinants et pourquoi pas trouver une mission intéressante. Jusque-là, il fallait bien avouer que rien n’avait attiré son attention, mais elle n’était pas restée inactive pour autant. La jeune pardusse avait ainsi passé une bonne partie de sa journée à aider qui en avait besoin et à discuter. C’était quelques choses qu’elle appréciait faire, parler, apprendre, faire des rencontres ; le voyage était parfait pour toutes ses choses plus qu’enrichissantes.

C’est d’ailleurs de cette façon qu’elle s’était retrouvée dans cette petite auberge en compagnie de quelques soldats qu’elle avait aidés plus tôt dans la journée. La pardusse jouait aux fléchettes avec ces derniers riants et s’intégrant sans soucis dans ce groupe qui n’était pourtant pas le sien. C’était intéressant de découvrir une autre culture, mais finalement il fallait bien l’avouer la plupart des soldats se ressemblaient, peu importe qui ils servaient. S’étaient, pour la plupart, des gens simples et courageux qui tentaient de nourrir leur famille et de protéger leur patrie. Elle s’amusait du manque de précision d’un joueur qui avait clairement bu un peu trop quand quelques mots parvinrent à ses oreilles félines.

Instinctivement, la pardusse se tourna vers la source de celle-ci. Deux hommes venaient de partir, suivis par quatre autres puis une autre femme aux cheveux rouges. Quelques choses se tramaient, Ashanaï en aurait donné sa queue à couper, et ce n’était sans doute pas quelques choses de bon aux vues de l’allure des quatre gaillards. Plissant légèrement les yeux, Ash s’excusa auprès de ses compagnons et sortit de la taverne.

À peine sortit elle entendit le son d’une voix féminine. Discrètement, restant dans l’ombre de l’auberge, elle se dirigea vers celle-ci. Elle ne mit pas longtemps à comprendre que les choses allaient sans doute déraper. La femme était seule et faisait face aux quatre hommes en train de molester les deux premières sorties. Un mouvement permis à la pardusse de comprendre que trois acolytes s’ajoutaient aux quatre déjà présents.

Sans doute n’était-elle pas censée causer de grabuge par ici. Tout ça ne la regardait d’ailleurs pas. Cependant, il était évident que les deux premiers hommes n’étaient pas de grands combattants alors que les sept êtres étaient des brutes épaisses. Quant à la femme, Ash avait remarqué son arme et elle respirait la confiance en elle. Clairement, elle n’avait pas peur et savait ce qu’elle faisait. Malheureusement, les hommes n’étaient pas conscients de la force de cette dernière et n’hésitèrent pas un instant avant de passer au combat, visiblement bien décidé à lui faire ravaler sa fierté.

Ash n’hésita pas, un feulement sourd sortit de sa gueule alors qu’elle bondissait sur un premier adversaire toutes griffes dehors. D’un geste précis, elle le griffa à l’avant-bras, l’obligeant par la même à lâcher le poignard qu’il avait voulu utiliser. Avec agilité elle se dirigea alors vers les deux victimes avec la ferme attention de les protéger. C’était de toute évidence eux les plus faibles. Elle esquiva le premier coup d’un homme et lui rendit la pareille en grognant. Son corps était simplement revêtu d’une tunique légère et d’un pagne. Elle n’avait pas besoin de plus malgré le froid de l’hiver, son épaisse fourrure était bien suffisante pour la protéger du froid. Elle se tourna vers un troisième homme, le fixant de ses yeux jaunes.

Vous devriez partir, je n’ai pas mangé de chair humaine depuis quelques jours…

Tout en disant cela, elle fit claquer sa puissante mâchoire. Personne n’avait envie de finir dans l’estomac d’une autre personne. Certes, la pardusse n’avait jamais mangé de chair humaine et ne le ferait jamais, mais elle comptait sur les potentielles croyances populaires pour faire fuir les brutes avant que tout cela ne se termine mal. Elle passa une fois de plus à l’attaquer, ne visant pas les attributs vitaux, mais cherchant simplement à blesser. Hors de question de se retrouver avec une pile de cadavre sur les bras, déjà parce qu’elle n’avait pas envie d’ôter la vie à qui que ce soit, et ensuite parce qu’elle était sur un territoire qui n’était pas le sien et qu’elle avait sans doute fait déjà bien trop de grabuge.
Xylra
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Race: Humaine
Dim 11 Nov 2018, 23:13
La situation était précaire. Elle avait prévu botter les fesses de quatre petits prétentieux, mais maintenant ils étaient plutôt sept. Digne de son rang, aucune lueur de peur ne traversa le regard de la chevalière. Elle allait certainement suer un peu plus, mais elle allait régler cette situation. Sans plus attendre, elle se mit en garde. Xylra avait l’intention de les assommer, mais si elle devait en arriver là, elle dégainerait son épée pour les réduire au silence.

Alors qu’elle allait frapper, elle entendit un feulement sourd. Son regard émeraude se leva pour voir ce qui semblait être un prédateur sauter sur les hommes. Sans se poser davantage de questions, sachant que les ennemis de ses ennemis sont ses amis, la jeune femme se mit à attaquer à main nue. Elle mit au coup direct au nez d’un homme qui s’écroula directement sous l’effet de la surprise. Un beau filet de sang coulait maintenant abondamment de ses naseaux. Ensuite, elle contra les attaques d’un autre homme et le fit trébucher pour qu'il rejoint son collègue au sol.

Xylra se retourna légèrement pour regarder l’inconnu qui était venu lui donner un coup de main. Quand elle prit la parole, un sourire étira les lèvres de la chevalière. La chevalière comprit qu’elle avait à faire à une femme, du moins à une pardusse femelle.  Sa menace était claire. Les hommes qui n’étaient pas au sol semblaient la prendre beaucoup plus au sérieux. Cette fois-ci, ils avaient peur. Toutefois, la jeune pardusse ne s’arrêta pas aux menaces. Elle attaqua de nouveau ce qui arracha un nouveau sourire à la jeune femme. La rouquine ne se fit donc pas prier pour continuer à occuper les autres hommes. Au bout d’une bonne minute, tous les hommes étaient au sol.

Les voyants gémir contre la terre gelée, Xylra eut un sourire en coin. Ils étaient surement blessés, mais les blessures physiques n'étaient rien par rapport à la douleur à leur orgueil. La chevalière savait que la rumeur n'allait pas tarder à courrir dans la ville; deux femmes avaient mis au tapis sept hommes. D'ailleurs, un de ces derniers se releva difficilement. Il foudroya du regard les deux jeunes guerrières. Un regard mauvais apparut sur le visage de la rousse. Cette fois, elle dégaina son épée. S’ils n’avaient pas encore compris, c’est qu’ils étaient stupides. La voix de Xylra était glaciale. Elle n'avait plus envie de rire. Le combat était terminé.

«Pars avec tes hommes. Le combat est fini, vous avez perdus. Compte-toi chanceux, je te laisse la vie sauve. Si j’entends encore parler de tes hommes et toi, je te promets de revenir et cette fois-ci je serai moins clémente.»

La chevalière se mit de nouveau en garde sa lame brillant face aux rayons lunaires et cette fois-ci ce fut suffisant. Les hommes ne demandèrent pas leurs restes et s’enfuirent. La rousse se doutait qu’ils allaient surement revenir et cette fois-ci, l’aubergiste n’allait surement pas manquer sa chance d’expliquer qui elle était. Il aurait la paix pour quelques semaines. Toutefois, pour ce qui est de l’autre guerrière…

Xylra se retourna vers cette pardusse qui lui était venu en aide. Franchement, les hommes avaient été chanceux qu’elle retienne ses coups. La chevalière se doutait qu’elle aurait pu mettre facilement fin à leur petite vie d'un simple coup de griffes bien placé.Tout en lui présentant sa main en signe de remerciement, la jeune chevalière prit la parole :

«Merci pour votre aide. Je suis la chevalière Xylra d’Irianeth. Vous avez bien combattu. Je vous remercie d’avoir évité de les tuer. Ils sont clairement des crétins bagarreurs, mais peut-être que si nous avons cogné assez forts, ils réaliseront qu’ils feraient bien de changer.»

La jeune femme sourit en coin. Elle espérait sincèrement qu’ils changent de voie, mais elle se doutait qu’elle rêvait. Elle reprit la parole :

«Vous n’êtes pas blessée au moins? »

En voyant comment elle avait combattu et surtout avec quelle finesse et agilité qu’elle le faisait, Xylra se doutait que les hommes n’avaient pas été assez rapide. Franchement, elle était assez impressionnante.
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Lun 12 Nov 2018, 13:01


Ashanaï combattait bien, esquivant avec agilité chacun des coups portés par les hommes. Ils étaient lents, balourds et l’alcool qui coulait visiblement dans leur sang leur donnait du courage, mais ralentissait encore leur mouvement. La pardusse continua d’éviter les coups mortels. Elle ne voulait pas se retrouver avec une accusation de meurtre sur le dos. Après tout, elle n’était qu’une voyageuse en ce lieu. Même si elle avait noué quelques liens avec les soldats du coin, ils ne pourraient pas grand-chose pour elle si l’Empire décidait de l’arrêter. Ce fourré dans ce genre de bagarre n’était déjà pas une très bonne idée et elle savait qu’Arlan lui en ferait la remarque si cela parvenait à ses oreilles.  

Alors que les hommes étaient au sol, la guerrière qui avait combattu sans même dégainer son arme décida de faire appel à cette dernière. Ash voyait qu’elle était parfaitement calme, c’était une combattante accomplie qui avait des années d’entraînement derrière elle. C’est avec une autorité froide qu’elle prit la parole. Il était clair qu’elle ne voulait pas s’amuser et qu’il était temps d’en finir. Bien sûr, les hommes le comprirent aussi et ne demandèrent pas leur reste. Surtout après qu’Ashanaï ait feulé de nouveau en hérissant ses poils afin de se rendre plus importante.

Ash se tourna ensuite vers les deux victimes de tout ça qui étaient encore au sol et n’avait sans doute pas très bien compris ce qui se passait. Ils ne semblaient pas être de mauvais bougres, mais avaient tout de même pris quelques coups dans l’affaire. Cependant, la guerrière s’approcha et lui tendit une main qu’elle n’hésita pas à prendre alors qu’elle se présentait.

Merde. Il s’agissait d’une chevalière d’Irianeth. Un petit coup de pression vint saisir Ash. D’accord, elle n’avait moralement pas mal agi, mais elle était face à une gardienne de l’Empire et participer à une bagarre de ce genre n’était peut-être pas bien vu. Pourtant, elle se rassura bien vite quand la rousse continua sans lui reprocher quoi que ce soit. Au contraire, elle la remercia de ne pas les avoir tués avant de lui demander si elle était blessée.

Non, je ne suis pas blessé. Ils étaient trop bourrés pour pouvoir me toucher ! Je ne crois pas qu’ils changeront de voie pour si peu… Peut-être qu’en les arrêtant ? Enfin…

Bah oui, vas-y Ash, explique à une chevalière d’Irianeth, l’élite de l’élite de l’Empire comment faire son boulot. C’est une excellente idée. La pardusse se rendit bien compte qu’elle avait peut-être fait une bourde et c’est pour ça qu’elle se tue bien vite pour revenir à autre sujet.

Je m’appelle Ashanaï… je me suis dit que vous auriez besoin d’aide quand je vous ai vu sortir même si en vous voyant combattre il était évident que vous vous en seriez très bien sortie toute seule…

D’accord, la pardusse essayée peut-être de se rattraper un peu. Elle était cependant sincère. En même temps, c’était logique, sept balourds n’étaient pas de taille contre un chevalier entrainé à combattre depuis toujours et censé protéger son territoire contre d’autres chevaliers tout aussi entraînés.

En tout cas eux semblent un peu plus amocher… Je peux aller chercher de quoi les soigner… À moins que vous puissiez le faire ?

À force de trainer dans des coins où la magie était omniprésente, la pardusse commençait à demander aux gens s’ils pouvaient l’utiliser pour faire des choses qu’elle avait l’habitude de faire autrement.

D’ailleurs pourquoi ils vous ont attaqué ?

Cette fois la pardusse s’adressa directement aux deux hommes. Elle était après tout curieuse de savoir ce qui avait pu se passer puisque le ton ne semblait pas être monté à l’intérieur. Ce n’était sans doute pas à elle de poser cette question, mais elle voulait vraiment savoir. Malheureusement, il semblait que les deux pauvres bougres étaient peut-être encore sous le choc et que l’apparence de la pardusse en partie souillée de sang ne les aidait surement pas à se calmer.  
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