Twinkle Twinkle little star ~ [Zaïm]

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Jeu 06 Déc 2018, 19:27


« Twinkle Twinkle little star ~ »
How I wonder what you are… ~

Les festivités de Parandar avaient été une sacrée bouffée d’air frais pour la princesse, qui avait, par la même occasion, pu rencontrer le roi d’Opale. Même si elle appréciait la compagnie d’Aery, elle avait décidé, ce jour-là, de partir seule (enfin presque, il y avait toujours son garde du corps pas très loin). Perdue dans ses pensées qu’elle était, Anthea n’avait absolument aucune idée du chemin qu’elle avait parcourue jusqu’à maintenant. Était-ce réellement grave ? Pas vraiment, elle profiterait encore mieux du décor au retour, et nul doute que son garde du corps savait précisément où ils étaient. La princesse releva la tête ; il semblait qu’elle se tenait au milieu d’un des célèbres vergers de Diamant.

Le ciel était dégagé et malgré la saison froide qui commençait à pointer le bout de son nez, la température restait assez douce pour que l’adolescente ne grelotte pas malgré sa tenue. En effet, ses bras et ses épaules était dénudés. Elle portait une tenue qu’elle avait trouvé chez un tailleur diamantois, une sorte de tunique-bustier, de couleur bleutée, en dessous de laquelle l’on pouvait voir une jupe assortie, descendant jusqu’à ses pieds chaussés de haut talons. Anthea n’aimait pas particulièrement cette couleur, mais le tissu était très agréable à porter et la coupe du vêtement mettait ses formes de presque femme plutôt en valeur.

Les rayons du soleil filtraient bien facilement au milieu de ce verger, et même si la jeune femme au regard émeraude avait une peau pâle, cette dernière supportait plutôt bien le soleil : en outre, Anthea était chanceuse de ne pas brûler directement au contact du soleil. Continuant sa balade, elle se retrouva bientôt près d’une rivière au bord de laquelle elle s’assit, retirant ses chaussures pour tremper ses pieds dans l’eau fraîche, soupirant de soulagement. Pourquoi avait-elle décidé de se chausser de la sorte déjà ? Après quelques instants, une lumière attira son attention. Tournant la tête pour en chercher la source, elle ne la trouva cependant pas. Intriguée, elle sortit les pieds de l’eau, les laissant sécher un court moment avant de remettre ses chaussures. La princesse se releva… Peut-être avait-elle rêvé ?

Pourtant non, la lumière recommença de plus belle mais une fois de plus, Anthea ne pouvait pas identifier l’origine. Secouant la tête, elle se remit en route, dans la direction où elle pensait avoir vu le signal lumineux. Au bout de quelques minutes, elle arriva dans un petit village. A sa coiffure, une longue tresse placée en couronne tout autour de sa tête, avec quelques mèches bouclées relâchés par ci par là, l’on se doutait bien qu’elle était au moins noble, si ce n’est plus. Aujourd’hui cependant, elle avait décidé de ne pas porter toute sa parure de bijou dorés, seulement ses boucles d’oreilles émeraudes rappelant son regard – mais surtout réceptacle de son énergie magique, dont elle ne se séparait que pour dormir. Sa démarche aussi « trahissait » son rang, le dos droit et la tête haute, le pas assuré bien que ses pieds la faisaient souffrir. Peut-être que personne ne la reconnaîtrait, mais dans le doute, elle se devait de renvoyer une bonne image de son royaume.

Anthea allait entrer dans un joaillerie quand un homme en sorti, visiblement agacé. Elle l’observa un instant. Il était grand, très bien habillé mais son regard l’impressionnait – bien qu’elle n’en montra rien. Elle se poussa pour le laisser passer, se rendant compte qu’elle lui bloquait légèrement le passage. La princesse ne le quitta pas du regard alors qu’il n’en eut aucun pour elle, et faillit crier sa surprise lorsqu’elle comprit d’où venait la lumière qu’elle avait aperçut plus tôt. Il en était tout bonnement la source ! Pouvait-elle pourtant se risquer d’aller le voir et de lui dire qu’il était lumineux ? Pouvait-elle prétexter qu’il pouvait être son âme-sœur alors même qu’elle savait que cela était faux ? Non, car alors il pouvait deviner qu’Anthea possédait le don magique, chose qu’elle ne devait tout simplement pas révéler, peu importe son interlocuteur. Déjà que son propre frère ne le savait pas alors….

Il fallait pourtant qu’elle trouve quelque chose avant qu’il ne disparaisse de son champ de vision… Heureusement pour l’émérienne, il sembla échapper quelque chose. Attendant un moment pour ne pas avoir l’air de l’observer depuis quelques temps déjà, elle marcha doucement à sa suite pour ramasser ce qui ressemblait à une lettre, avant de rattraper l’homme aux cheveux blonds, de l’interpeller poliment et de se plier en une révérence parfaite.  

« Pardonnez-moi, messire, mais vous avez laissé échapper ceci »  


Dit-elle en lui tendant la lettre de ses deux mains, plongeant son regard émeraude dans celui rubis du blond. Un mélange de sentiments étranges s’éprit de la demoiselle, de la peur, du regret, de l’admiration… Cet homme inspirait beaucoup de choses et elle commençait à regretter d’avoir engagé la conversation, bien qu’elle n’en montra rien ou presque – seul quelqu’un capable de lire précisément les expressions faciales aurait remarqué sa mâchoire tressaillir faiblement une ou deux fois.


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Sam 08 Déc 2018, 17:21


Le dos droit, le regard fier, Zaïm marchait dans un verger de Diamant. Le soleil réchauffait légèrement son corps, mais il préférait l’air de Turquoise, ou mieux, de Fal. Un léger sourire traversa le visage de l’homme alors qu’il se rendit mentalement compte que son frère vivait plus au nord encore bien loin de la chaleur. Ce n’était cependant pas pour son frère que le noble foulait les terres Diamantoise. Il était ici pour affaire. Quelques rumeurs étaient venues aux oreilles de son père et il avait décidé d’envoyer son fils négocier. C’était après tout une des compétences de Zaïm qui ne décevrait son père sous aucun prétexte.

Il avait donc passé la journée à se plier aux coutumes de cette contrée lointaine qu’il avait pourtant étudiées avec attention, comme toutes les autres. Il avait été poli, chaleureux et convaincant, comme toujours. Il ne s’agissait que d’obtenir un accord commercial, mais le jeune noble avait brillamment négocié les termes, ce qui plairait à son père, il n’avait aucun doute à ce sujet. C’est donc satisfait qu’il repartît de ce petit coin de terre avant de renvoyer la plupart de ses serviteurs présents vers l’auberge qui avait été entièrement louée pour sa visite dans ces terres. Zaïm était après tout un noble issu d’une famille prestigieuse et riche. S’il ne possédait certes pas de manoir dans ce royaume, il avait largement la possibilité de louer une auberge entière et de la faire aménager à sa convenance par ses serviteurs afin de rendre le voyage aussi agréable que possible.

Lui-même ne souhaitait pas rentrer tout de suite et avait décidé d’aller visiter le petit village dont on lui avait vanté les boutiques. Ce n’était pas un grand village et le noble doutait d’être impressionné par quoi que ce soit, mais il aimait sentir le regard des gens du petit peuple se poser sur lui avec admiration. Bien évidemment, le rang de Zaïm était sans équivoque. Sa tenue détonnait dans les rues de cette petite bourgade. Comme toujours, il était impeccable, sa chemise blanche était faite dans les meilleurs tissus et la couleur rougeoyante de sa veste ne laissait aucun doute sur la qualité des teintures. Quelques bordures d’or rehaussaient le tout alors que des bracelets d’un métal tout aussi précieux rappelaient son appartenance. Pour finir le tout, une épée se trouvait sur son flanc gauche. Il était après tout un noble, un homme d’armes et ne se déplaçait pas sans cet attribut. Il n’était pas aussi apprêté que s’il devait se rendre dans un bal, mais bien suffisamment pour traverser un petit village comme celui-ci. Il n’en faisait pas trop, juste assez pour être remarqué et que quelques badauds s’inclinent sur son passage. Zaïm leur adressa un très léger signe de main. Il aimait être apprécié et le leur rendait donc en leur montrant cette petite attention.

Finalement, il se décida à entrer dans une petite joaillerie. Peut-être y ferait-il une découverte intéressante ? Certes, Diamant n’était pas connue pour ses bijoux, mais l’expérience lui avait appris qu’on faisait parfois des découvertes spectaculaires dans les pires endroits. Le serviteur qu’il avait gardé près de lui le suivait avec attention, se faisant aussi discret que possible afin de ne pas déranger son maître.  La boutique était petite, mais quelques pièces étaient tout de même remarquables. Une améthyste qui renvoyait la lumière d’une couleur toute particulière attira son attention. Le joaillier accepta sans trop de difficulté que Zaïm puisse observer la pierre de plus près et ce dernier se retourna afin d’utiliser sa magie pour effectuer quelques tests.

Après tout, le noble n’était pas idiot et savait parfaitement que la magie était plutôt mal vue dans les territoires de l’Alliance. S’il avait conservé la légère aura de lumière qu’il aimait avoir autour de lui il l’avait cependant réduite à son minimum. C’était suffisant pour que les gens ne pensent pas directement à la magie, mais soient assez interpellés pour l’observer, se demandant s’ils rêvaient ou si la lumière venait naturellement sur le noble. Quoi qu’il en soit, pour ses tests, il préférait être discret. Finalement, il décida d’acheter la pierre et laissa son serviteur payer la somme. Serviteur particulièrement maladroit qui laissa échapper la bourse et son contenu au sol, obligeant Zaïm à attendre quelques minutes que ce dernier ait tout ramassé. Finalement, il ressortit de la boutique, légèrement agacé par tant d’incompétence de la part de son personnel. Un personnel dont il exigeait la perfection en permanence.

Remarqua-t-il la jeune noble qui le laissa passer ? Pas vraiment, il avait la tête ailleurs à cet instant et se contenta de continuer son chemin sans même un regard. Il allait rejoindre l’auberge où il logerait et irait peut-être faire un tour avec Zéphyr, son fidèle destrier. Malheureusement, ses pensées furent coupées une voix l’interpellant.  Il se retourna, le regard dur, il n’avait plus envie d’être importuné à cet instant.

Son regard rougeoyant croisa ceux émeraude de cette distraction malvenue. Pendant un instant il détailla cette femme qui lui offrit une révérence parfaite. La peau blanche, visiblement douce, les cheveux parfaitement coiffés, des tissus nobles. Il s’agissait d’une noble, il n’avait aucun doute à ce sujet. Elle lui tendit une lettre qu’il aurait laissé échapper. Vraiment ? Son regard se radoucit un instant avant de quitter les yeux de la jeune femme pour foudroyer son serviteur qui était sans doute responsable de cette perte. Celui-ci se précipita pour prendre la lettre, laissant à Zaïm un peu plus de temps pour observer – et surtout reconnaître – la noble. Il détestait avoir cette impression de reconnaître quelqu’un sans savoir de qui il s’agissait. Malheureusement, l’esprit du noble était encombré de nombreux visages dont certains qu’il n’avait eu l’occasion de voir qu’en portrait. Quoi qu’il en soit, il était certain d’être face à une jeune femme issue d’une famille noble d’importance et c’est pour cela qu’il se fendit d’une révérence. Il réussirait bien à trouver de qui il s’agissait.

Je vous remercie de votre bienveillance Ma Dame. Je suis Zaïm de la famille Pökontë de Turquoise et je suis honoré de faire votre rencontre en cette surprenante circonstance. J’aimerais vous remercier pour votre attention. Je possède un collier qui vous scierait à merveille. Accepteriez-vous de m’accompagner jusqu’à ma résidence afin que je puisse vous la remettre ? demanda poliment Zaïm.

Son ton était maitrisé, mais chaleureux. Zaïm n’allait pas laisser passer une occasion de rendre sa fin de journée divertissante. Il n’était pas coureur de jupon comme pouvait l’être son frère. Cependant, il apprécierait à coup sûr la compagnie d’une noble avec qui il pourrait discuter intelligemment. Bien évidemment, tout en parlant le noble avait remarqué le garde du corps non loin, lui confirmant que la jeune demoiselle n’était pas n’importe qui et qu’elle était dès lors encore plus intéressante. Souriant, il attendait une réponse espérant celle-ci positive. Après tout, il s’était plié au parfait rituel du noble et avait été des plus courtois. Il n’y avait dès lors aucune raison de refuser cette pieuse invitation n’est-ce pas ?
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Dim 09 Déc 2018, 13:07


« Twinkle Twinkle Little Star… ~  »
Up above the world so high…

Le regard rubis de son interlocuteur se radoucit et elle sentit comme un poids se libérer de ses épaules. Cependant, elle n’aurait pas aimé être à la place du serviteur. Elle était certaine qu’il devait être mort de trouille simplement par le regard que venait de lui lancer le noble. Anthea en vint même a ressentir de la culpabilité pour ce pauvre homme qui se ferait sans aucun doute sermonner plus tard par sa faute. Enfin, était-ce vraiment de sa faute ? Elle fut tirée de ces pensées lorsque le noble se présenta. Il voulait la remercier en lui offrant un collier simplement pour une lettre ? La princesse se serait d’habitude méfier au moins quelques instants, mais quelque chose l’attirait chez cet homme, était-ce sa lumière ou l’homme en lui-même ? Elle ne saurait le dire. Lui offrant un sourire montrant des dents parfaitement alignée, elle se présenta à son tour.

« Enchantée Zaïm. Tout l’honneur est pour moi. Je suis Anthea d’Emeraude, fille du défunt Octavius et sœur du roi Vaelin d’Emeraude. Et c’est avec grand plaisir que j’accepte votre invitation. Où se trouve votre résidence ? Je ne connais pas beaucoup Diamant alors voir du pays me ravi au plus haut point. »


Surtout en une aussi charmante compagnie, mais ça, elle ne le dit pas à voix haute. Elle se tenait toujours droite, la tête haute. Malgré les impressions que Zaïm laissait en elle, elle ne pouvait pas salir l’image de sa famille en ne se tenant pas parfaitement. Lorsqu’il l’invita à le suivre, elle fit bien attention à caler ses pas à ceux de son interlocuteur. Des milliers de questions lui brûlaient les lèvres, mais elle n’arrivait tout simplement pas à parler. Et nombres de ces questions étaient de toutes manières inintéressantes. Pourquoi était-il si beau ? Pourquoi elle se sentait si étrange ? Pourquoi il semblait briller encore plus que le soleil pourtant déjà haut dans le ciel ? Pourquoi était-il ici… Ah tiens, voilà un sujet qu’elle pouvait aborder sans pour autant avoir l’air… ahurie.

« Êtes-vous venu à Diamant pour les fêtes de Parandar vous aussi ? »


Demanda-t-elle, alors que son regard se perdait sur les bâtisses du village qui les entouraient. Elle essayait de deviner où sa résidence se trouvait. De toute évidence, cela ne devait pas être bien loin sinon il aurait appelé une calèche ou quelque chose du genre, à moins qu'il aime beaucoup marcher. D'ailleurs, Anthea était tellement prise dans ce tourbillon d'émotions et de questions qu'elle en avait presque oublié ses pieds douloureux.


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Dim 09 Déc 2018, 15:14

La jeune noble était jolie, il aurait été idiot de le nier. Zaïm était-il attiré par elle pour autant ? Pas vraiment. Pas charnellement du moins. Il ne voyait en elle qu’une charmante jeune femme issue d’une noble famille riche. Une jeune donzelle qui avait sans doute bien peu d’expérience et qui pourrait lui être utile. Or, le Turquais aimait que les gens puissent lui être utiles, et pour cela il se montrait toujours des plus chaleureux et courtois. Un visage parfait d’ange bienveillant qui cachait des intentions bien moins nobles… Quoique cela était discutable. La damoiselle se présenta à son tour. À peine avait-elle prononcé son prénom que Zaïm sut à qui il avait à faire. Il avait déjà vu le portrait de la princesse, mais celle-ci était beaucoup plus jeune. Cela expliquait qu’il ne l’avait pas directement reconnue. Bien évidemment, cela augmenter drastiquement l’intérêt qu’il portait à la jeune femme. Il s’agissait d’une princesse après tout, une princesse héritière tant que le récent roi n’aurait pas produit son propre héritier. Une princesse qui, selon la rumeur, avait le nez dans les affaires du royaume et était bien loin d’être un simple faire valoir.

Il s’agit d’une petite auberge un peu en retrait du village. Ce n’est pas vraiment digne d’une princesse telle que vous, mais je n’ai malheureusement rien de mieux à vous proposer, du moins rien qui soit dans ce royaume, dit-il avec un sourire bienveillant.

Pourtant, la princesse se rendrait compte que la « petite » auberge n’avait rien des tavernes de bas étage. C’était un établissement noble qui avait été entièrement loué par le noble. Un endroit complètement nettoyé par ses serviteurs de sorte et dont les décors étaient déjà relativement riches et nobles, du moins pour une auberge. Après avoir envoyé son serviteur prévenir de l’arrivé d’une invitée de marque, en espérant que celui-ci ne fasse pas de bourde cette fois-ci, Zaïm invita la princesse à le suivre.

Conscient des chaussures de la noble, il adapta son rythme pour marcher doucement afin qu’elle ne soit pas obligée de presser le pas et de se briser la cheville. C’était quelques choses qu’il avait appris à faire au fil du temps : repérer les choses chez les gens et s’y adapter afin de leur plaire au maximum. Ne faisait-il pas cela depuis son enfance après tout ? Lorsque la jeune femme reprit la parole, il posa son regard sur elle, comme si ce qu’elle disait était la chose la plus importante du monde. Était-ce la vérité ? Non. Ce n’était que banalité, mais il était important de toujours paraitre intéressé par ce que son interlocuteur pouvait dire. Cela le mettait en confiance et le pousser à en dire toujours plus.

À vrai dire, je suis venu pour affaires. Les fêtes de Parandar étaient simplement une distraction bienvenue. Pour tout vous dire, j’ai rarement eu l’occasion de venir à Diamant, mais c’est un royaume agréable. Est-ce les fêtes qui vous ont amenés ici ? J’imagine que vous avez eu peu de temps pour vous détendre ces derniers mois.

Zaïm était toujours aussi courtois. Il se montrait attentionné envers la jeune femme. Le couple était pratiquement sorti du village et au loin on pouvait voir une petite auberge se dresser. Elle n’était certes pas très impressionnante, mais Zaïm n’était pas censé loger ici très longtemps et elle était donc suffisante. À l’extérieur plusieurs chevaux broutaient l’herbe d’un champ attenant. Un instant, les yeux du noble se posèrent sur ces derniers un très léger sourire satisfait ce posa sur ses lèvres. Puis, il reposa son attention sur la jeune femme. Leur arrivée était imminente, les serviteurs devaient s’affairaient à l’intérieur afin de préparer les lieux pour cette invitée royale.
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Dim 09 Déc 2018, 17:03


« Twinkle Twinkle Little Star »
Like a Diamond in the sky…

Anthea, d’habitude si méfiante à l’égard des compliments ou autres attentions qu’on le lui accordait, baissait un peu trop sa garde pour ne pas le regretter plus tard. En parlant de garde, le sien ne l’avait évidemment pas quitté d’une semelle depuis qu’elle marchait aux côtés de Zaïm. Ce dernier s’excusa de ne pas pouvoir la recevoir dans de meilleures conditions, excuses qu’elle balaya d’un geste de la tête et d’un sourire. S’il était de Turquoise, cela était tout à fait naturel. Être noble ça ne veut pas dire avoir une résidence secondaire dans chaque royaume. Elle le comprenait plutôt bien. Le serviteur courroucé plus tôt fut envoyé dans ladite auberge, sûrement afin de préparer l’arrivé des deux nobles. Allait-il essuyer à nouveau des remarques ou se rattraperait-il ? La princesse le saurait bien assez tôt.

Ainsi Zaïm se trouvait à Diamant pour des affaires. Quelle genre d’affaire ? Serait-il bien venu de le demander ? La femme aux cheveux d’ébène se dit que non, ce n’était pas tellement une bonne idée, d’assaillir un inconnu qui vous accueille de questions jugées indiscrètes. Surtout lorsqu’il se montrait aussi généreux que le Turquais. Il aurait très bien pu se contenter d’excuses et en rester là, mais non, il tenait à lui offrir quelque chose en gage de gratitude. La princesse se faisait-elle des idées sur les attentions du noble ? A n’en pas douter. Mais il faut que jeunesse se fasse. Quand bien même elle a été éduquée pour éviter au maximum cela, ce n’était que de la théorie. La pratique était récente et nul doute qu’elle aurait besoin d’erreurs, plus ou moins graves, pour mûrir. Après tout, elle restait une jeune femme de dix-sept ans, et à cet âge… L’on se berce souvent d’illusions.

Alors qu’ils semblaient se rapprocher de l’auberge en question – quelque chose y ressemblant commençait à se dresser à l’horizon – Anthea répondit alors à son interlocuteur.

« Effectivement, mon frère n’est monté sur le trône que très récemment et jusqu’alors, je devais parfaire mon éducation. Oh bien sûr, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, mais j’avais besoin de prendre quelques jours loin de toutes responsabilités. »


Elle voulait encore parler, mais la jeune femme ne voulait surtout pas ennuyer Zaïm avec des détails futiles… Leur conversation l’était bien assez pour le moment et même si elle était aveuglée par cet être lumineux, son cerveau n’était encore pas totalement hors d’usage. Ils arrivèrent aux abords de l’auberge, beaucoup moins modeste que le pensait Anthea. Elle ne put s’empêcher de sourire à la vue des chevaux. Quelques instants plus tard, ils furent sur le pas de la porte, qu’un serviteur ouvrit immédiatement. On invita la princesse à entrer et à prendre place sur un des fauteuils, ce qu’elle fit en faisant bien attention à ne pas froisser ses vêtements. On lui apporta une tasse de thé qu’elle accueillit volontiers, fermant les yeux en humant l’odeur délicieuse du breuvage. Elle ne boirait cependant pas tant qu’elle n’y était pas invitée. Craignait-elle l’empoisonnement ? Oui et non. L’on devait toujours craindre, lorsque l’on était membre d’une famille royale, que n’importe qui puisse atteindre à votre vie. Mais elle ne voyait vraiment pas l’intérêt que le Turquais aurait à faire cela, pas tant qu’il n’obtiendrait pas ce qu’il voudrait – s’il voulait quelque chose. Anthea observa un peu plus attentivement l’environnement. Cela ne ressemblait en rien à une auberge, tout semblait avoir été ré-aménagé pour le séjour du blond. Malgré sa surprise, elle n’en oublia pas les bonnes manières. Inclinant respectueusement la tête, elle prit la parole.

« Je vous remercie grandement pour votre accueil chaleureux, Zaïm. »



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Dim 09 Déc 2018, 17:41


Tout cela était banal. Zaïm se montrait aussi attentionné qu’il était censé l’être envers une princesse et tout aussi respectueux bien évidemment. Se considérait-il comme inférieur à la jeune femme ? Absolument pas. Il avait simplement une connaissance parfaite de l’étiquette et ne comptait pas passer pour un rustre devant la donzelle. Quoi qu’il en soit elle évoqua la montée sur le trône récent de son frère et ce que cela avait engendré dans son propre quotidien. Il était tout de même intéressant de noter qu’elle avait envie de prendre quelques jours. Était-ce là un aveu de faiblesse ou simplement une envie de fuir ? Quoi qu’il en soit, Zaïm avait bien entendu les propos de la jeune fille même s’il n’en montra rien. Il n’irait pas l’ennuyer avec quelques questions politiques. Anthea avait envie de souffler ? C’est exactement ce qu’il allait lui offrir. Après tout, il était bien plus simple d’obtenir des faveurs en se comportant ainsi. Quelles faveurs ? Il n’en avait pas la moindre idée pour le moment. Il savait simplement qu’avoir des amis était une chose importante. Avoir des amis dans la royauté était encore plus bénéfique. Surtout lorsque tout cela n’était pas officiel.

Quoi qu’il en soit les nobles étaient arrivés à l’auberge et les serviteurs Turquais ne tardèrent pas à ouvrir la porte tout en faisant une parfaite révérence à la princesse. Le travail avait été correctement fait et le thé préparé. Une odeur de biscuit embaumé déjà l’air laissant deviner qu’ils venaient d’être faits. Après s’être délesté de son épée dont il n’avait pas besoin à l’intérieur et donné quelques ordres, Zaïm invita la jeune femme à s’asseoir sur un des fauteuils. Ces derniers étaient plutôt confortables même si l’on sentait qu’ils avaient déjà utilisés de nombreuses fois. Les serviteurs revinrent bientôt avec une théière bien chaude. Le thé fut versé dans deux tasses et apporté aux nobles. Profitant de cela, le Turquais posa son regard sur la princesse. Elle ne semblait pas craintive et n’avait aucune raison de l’être. Son garde du corps l’avait docilement suivie et avait été invité à s’asseoir, légèrement à l’écart, mais assez proche pour pouvoir agir, s’il le souhaitait.  

Alors que des petits biscuits furent servis, Zaïm but une première gorgée de thé. Il doutait que la princesse craigne l’empoisonnement, mais d’un autre côté il était au courant du passif de sa famille et pouvait comprendre ce genre de méfiance. Ce genre de meurtre perfide n’était pas rare dans leurs milieux et plus encore dans la royauté. Allait-il évoquer le sujet ? Non. Pas plus qu’il ne parlerait du décès récent de son père. Elle était ici pour se détendre n’est-ce pas ? Pas pour ressasser de mauvais souvenir. Lorsqu’elle le remercia, il fit un signe de tête signifiant que ce n’était rien.

J’aurais préféré vous recevoir dans de bien meilleure disposition, mais il n’existe pas encore de moyen de déplacer un manoir tout entier. Où logez-vous pendant votre séjour ? demanda-t-il curieux tout en se saisissant d’un petit biscuit qui sentait la fleur d’oranger.

Il écouta attentivement la réponse de la jeune femme avant qu’un serviteur arrive dans la pièce avec un coffret en bois. Zaïm lui fit signe d’avancer et ce dernier s’agenouilla bientôt devant la princesse, coffret ouvert. À l’intérieur, se trouver un collier de très bonne facture avec pour unique pendentif une Émeraude. Le noble avait pour habitude de toujours amener avec lui quelques présents qui pourraient lui être utile et l’expérience lui avait prouvé que ce n’était jamais trop.

Il me semble que ce collier est fait pour vous. Je l’ai trouvé lors d’une expédition dans le royaume de Fal et j’attendais de trouver la bonne personne à qui l’offrir, quoi de mieux qu’une princesse pour cela ? Observez la manière toute particulière dont il reflète la lumière, déclara le blond en souriant.

Le serviteur resta en position, laissant tout loisir à la jeune femme d’observer le collier à la chaîne d’or. Il espérait qu’elle apprécierait le présent.

Pardonnez-moi si je vous parais impertinent, mais accepteriez-vous une balade à cheval après ce goûter ? Je pourrais envoyer mes serviteurs allez-vous chercher une tenue plus adéquate si vous le désirez ?

C’était peut-être présomptueux, mais Zaïm avait remarqué son regard vers les chevaux.  Il était prêt à parier qu’elle les appréciait autant que lui et qu’elle ne serait sans doute pas contre une balade. Cela permettrait également de détendre l’atmosphère et ce faisant d’offrir un divertissement à la princesse qui était à Diamant pour cela.
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