Deal with it | Mallory

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Rôle : Noble et secrètement dirigeant de l'organisation Umoriel à Béryl

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Âge: 35-40 ans [L2]
Race: Humain
Mahal
Mar 29 Jan 2019, 15:33

{ An  1575  Mois  11 }

« Un chignon. C’est bien un chignon ? » répétais-je en boucle debout devant mon miroir, les cheveux relevés d’une main pour donner l’effet chignon.

Je tournais la tête à gauche, puis à droite, prenant des pauses différentes simples et esthétiques, avant de pousser un lancinant soupire, faisant retomber mon bras le long de mon corps. Mes cheveux en profitèrent pour s’étaler le long de mon visage, chatouillant le bas de mon dos. Indéniablement, j'étais plus attrayant les cheveux longs. Surtout que j’en étais fier, de mes cheveux, je voulais les montrer à tous ! Mais… mon rendez-vous ne prêtait guère à paraître beau. Il fallait au contraire que je sois discret. On ne peut pas dire que je ne sois pas doué à cela, j’étais de base quelqu’un d’assez discret. Si je ne me fais pas remarquer, en règle générale, on me prend pour une personne banale, ce qui, pour ce que je faisais dans l’ombre, n’était pas plus mal.
Mais que faisais-je exactement maintenant ? Eh bien, rien de très légal. J’étais parti il y a quelques jours de mon manoir à Diamant, discrètement et en voyageant léger, pour me rendre à Elfes où j’ai pris une chambre à l’auberge Schtarböque pour quelques jours également. N’ayant que très peu de personnes à mon service au manoir, je n’avais pas eut à donner de raisons à mon absence. Ce n’est pas comme si j’étais roi après tout, et à la longue, mes serviteurs avaient prit l’habitude de mes multiples absences – puisque ce n’était pas la première fois. Mais, cela ne répondait pas à la question de ce que je faisais… pourquoi est-ce que je m’apprêtais. Eh bien, tout simplement pour le business. J’avais rendez-vous avec un certain pirate du nom de Mallory… chose assez étrange, surprenant, et même appréciateur : mes espions n’ont eut que peu d’informations au sujet de cet homme et de son bateau, pour ne pas dire que ce que j’avais été très insuffisants. D’ordinaire j’aimais avoir un arsenal de connaissance sur les personnes avec qui je traite… histoire d’avoir un certain pouvoir sur lui. Autrement dit, cette rencontre s’annonçait intéressante.
Il y a quelques temps, j’avais envoyé une lettre anonyme là où les rumeurs disaient qu’ils mouillaient. Pour Mallory, donnant une date et un endroit où se rendre pour parler affaires avec quelqu’un ayant une bourse bien remplie. Comme à notre habitude, lorsqu’il s’agissait de notre organisation, je prenais le nom de mon cher jumeau : Hermit, afin de ne pas à avoir à lier mon nom public à nos illégalités. Certainement que le prénom de Mallory était aussi un pseudonyme… pour rester aussi vague dans les informations recueillis, c’est qu’il devait avoir refait sa vie du tout au tout. Enfin, ce n’était qu’une supposition. Ce peut aussi être que mes espions sont moins bons que je ne le pensais. Enfin bref !
Je m’étais enfin décidé à me faire un chignon simple, attaché à l’aide de deux bâtonnets typiques du style Jadois. A dire vrai, j’avais recommencé encore et encore ce chignon, car à chaque fois, une mèche rebelle venait s’échapper de ma poigne pour fouetter mon visage. Au final, j’avais abandonné l’idée de l’attacher. Et puis, Hermit me disait dans ma tête que ça m’allait tout aussi bien avec la mèche rebelle, donc bon… on va dire qu’il a raison.
Pour la suite : j’étais habillé d’un simple pantalon large à ceinture coloré ainsi que des bandages le long de mes bras jusqu’au cou, agrémenté de gantelet en acier (comme présenté ici). Le tout permettait de mettre bien en évidence les dessins sur mon torse… qui ne seront pas visibles du fait de la cape que j’allais mettre pour masquer mon apparence. C’était donc totalement inutile que je passe du temps à choisir ma tenue maiiis j’étais, comment dire, du genre coquet. Enfin, la touche finale : puisque je n’avais pas la possibilité d’avoir le masque d’Hermit – puisqu’il s’en servait lui-même pour affaire actuellement – je décidais de colorer mon visage d’une ligne noire à l’aide d’une poudre blanche au niveau de mes yeux, histoire d’assombrir mon visage afin qu’il soit moins reconnaissable sous ma capuche. Car oui, j’allais avoir une capuche tout du long. Oui, il était donc aussi inutile que je passe du temps sur ma coiffure mais… bref.

J’étais arrivé au rez-de-chaussée de l’auberge, là où les voyageurs et peuple venaient se restaurer avec un bon café ou autre collation. Je me suis installé non loin du bar, observant le peuple en ce début de soirée. Il y avait du monde, l’auberge Schtarböque ayant bonne réputation, cela attirait souvent beaucoup de client. En général en groupe, il y en avait rarement seul. Cependant, dans la lettre envoyée à Mallory, j’y avais placé un code à dire à l’aubergiste tenant le bar afin que je le reconnaisse. Le code étant de commander un café noir avec une mousse de lait agrémenté d’une pointe de piment d’Espelette. Ce café n’existe pas – j’avais fais un petit repérage dans le menu de l’auberge avant – donc il se fera gentiment refuser son café. Par la suite, certainement qu’il ira s’assoir à l’écart. Et j’irais l’aborder…
Il se passa un bon moment avant que je n’entende la phrase magique. Entre temps, j’avais commandé un thé à la cannelle et au jasmin, me faisant le plus discret du monde. Et puis entra un homme, tout aussi discret. Sur le moment je ne l’avais même pas vu entrer. Ce n’est que quand j’entendis une voix énoncer la phrase clé que j’eus un léger sursaut avant de reprendre contenance.

« Je suis désolé, mais nous n’avons pas cela au menu, » fit l’aubergiste d’une voix neutre. « Voici la liste de nos cafés, » poursuivit-il en lui tendant une feuille. « Il faut consommer pour pouvoir rester ! » finit-il par avertir.

Regardant ailleurs, j’attendis patiemment que mon client aille s’assoir sur une table éloignée. J’attendis encore quelques minutes, histoire de ne pas paraître pressé ni suspect, avant de me lever, de commander une autre tasse de thé à apporter à la table que je désignais… table où je me dirigeais tranquillement. L’avantage du monde dans l’auberge, c’est que le bruit ambiant allait masquer notre conversation sans danger.

« Cette chaise est-elle prise ? » m’annonçais-je d’une voix suave en montrant la chaise en face de Mallory. Sans attendre une quelconque réponse, je m’installais le plus naturellement et confortablement en face de lui. « Je suis Hermit. Vous devez être Mallory ? » Question purement rhétorique simplement pour lui faire comprendre que j’étais son rendez-vous de ce soir. « Bien navré que le café pimenté n’existe pas. Ce serait une idée de l’inventer, sans doute… Mais trêves de mondanités. Bien que j’aime mêler plaisir et travail, il serait temps de commencer par ce dernier. » Plaisir… au sens large du terme. Autant plaisir charnel que plaisir social. « Je suis là pour affaire… j’ai besoin d’une alliance avec des contrebandiers pour faire la liaison entre mes clients d’Irianeth et ceux d’Enkidiev. Avec, bien entendu, une bonne paye pour travail rendu. Mais je ne m’allie pas à n’importe qui, m’voyez. Et je suppose que vous non plus. Alors. Commençons par vos impressions. Intéressé ou pas ? »




( Pando )
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Âge: 39 - 44
Race: Maître-Magicien (Temporalité x demi-elfe)
Mallory
Dim 15 Sep 2019, 18:38
ft. Hermit.
Le chat & la souris.

Les rendez-vous, il détestait ça. Ces espèces de contraintes dans l'espace et le temps, ces moments planifiés à l'avance où il se devait se trouver à une place définie. Mallory Graves détestait les rendez-vous... Et se mettait pourtant un point d'honneur à s'y tenir. Après tout, les affaires étaient les affaires et ses plans pour le Siren's Song le poussaient à amasser une quantité d'or impressionnante. Mallory avait besoin d'argent, de toujours plus d'argent, d'une pile d'or qui aurait fait pâlir d'envie les dragons de Tivecca, qui aurait rendu les plus petits nobles jaloux et les rois fous. Le pirate poussa un soupir exaspéré alors que son bâtiment mouillait derrière les Îles Saint-Nudes, dont le relief et la réputation suffisaient à eux-seuls à parfaitement dissimuler le Siren's Song. Rares étaient les inconscients qui se risquaient dans cette partie d'elfe et c'était parfait aux yeux de Mallory.

Le capuchon de sa longue veste blanche dissimulait parfaitement son visage, ne laissant apparaître au grand jour que ses lèvres et le bas de sa mâchoire. La superposition de ses tuniques amples cachaient parfaitement les nombreuses armes que le pirate gardait en permanence sur lui. Ses deux sabres, des couteaux, des poignards, des capsules de poudre... Après tout, on ne savait jamais vraiment ce qui pouvait nous attendre sur terre, alors valait-il mieux être paré à toutes éventualités. Le capitaine Graves poussa la porte de l'auberge Schtarböque sans ménagement, se glissant dans la foule en silence. Il zigzagait avec aise entre le peuple, se frayant un chemin jusqu'au comptoir. C'était quoi la phrase débile qu'il devait répéter tel un perroquet ? Mallory tira légèrement la missive de sa poche intérieure, son regard glissant le long des arabesques avant que sa voix rauque ne résonne. «   Un café noir avec une mousse de lait avec une pointe de piment d’Espelette. » L'aubergiste dévisagea l'homme encapuchonné un long moment avant de lui répondre qu'il ne servait pas ça ici. Ah bon ? Vraiment ? Mallory ne l'aurait jamais deviné vu la stupidité de la boisson tiens. Le demi-elfe eut un rictus railleur. « Servez moi juste ce que vous avez de plus fort. »

Le liquide était sombre et amer, mais ça, il s'en foutait bien. S'installant à une table isolée, le capitaine posa ses bottes pleines de sables et de terre sur la table, sortant de sa veste usée par le temps une petite fiole au liquide ambrée. Ni une, ni deux, le contenu de la flasque de fortune alla se mélanger au breuvage. Un peu de rhum rendait tout meilleur. « Cette chaise est-elle prise ? » Mallory releva légèrement le regard sur l'inconnu face à lui, qui semblait vouloir rester tout aussi discret que moi. Parfait, son rendez-vous venait donc de se manifester. « Je suis Hermit. Vous devez être Mallory ? » Le pirate ne répondit pas, son identité était évidente si il était attendu. « Bien navré que le café pimenté n’existe pas. Ce serait une idée de l’inventer, sans doute… Mais trêves de mondanités. Bien que j’aime mêler plaisir et travail, il serait temps de commencer par ce dernier. Je suis là pour affaire… j’ai besoin d’une alliance avec des contrebandiers pour faire la liaison entre mes clients d’Irianeth et ceux d’Enkidiev. Avec, bien entendu, une bonne paye pour travail rendu. Mais je ne m’allie pas à n’importe qui, m’voyez. Et je suppose que vous non plus. Alors. Commençons par vos impressions. Intéressé ou pas ? » Les bottes du capitaine Graves quittèrent lentement la table alors que la silhouette du pirate se redressait, se penchant légèrement vers le dit Hermit. Dans la pénombre de sa capuche, les yeux perçant de Mallory jaugeaient l'homme face à lui. Dissimulé sous une capuche, une cape de bonne facture, aucun accroc le long des étoffes, même pas de tâches de poussière et de terre. Le regard du pirate glissa le long du corps d'Hermit. Un pantalon impeccable, aucun mauvais plis.... Encore un noble. Encore quelqu'un qui était né avec une cuillère d'argent dans le bec. Le pirate se laissa lentement partir vers l'arrière, appuyant son dos contre le dossier de sa chaise.

«   Enchanté, Hermit. Je vois que nous avons la même considération de nos activités respectives. Si nous ne mêlions pas plaisir et travail, qui le feraient pour nous. N'est-ce pas? »

Le pirate sorti une pipe en os de sa tunique, l'allumant en quelques secondes. L'épaisse et âcre fumée s'éleva lentement dans l'air de l'auberge, Mallory prenant son temps pour répondre à son interlocuteur.

«   Contrebandiers ? Cette appellation me touche. » Mallory Graves laissa échapper un rire mauvais. «   Mes impressions ? Mes impressions sont que vous pourriez faire appel à n'importe quelles compagnies maritimes peu scrupuleuse, après tout, vous en avez les moyens, n'est-ce pas, Hermit ? Alors... Mes impressions sont que vous avez surtout besoin d'un service rapide, efficace... Et d'une bonne escorte pour votre cargaison. Voyez-vous mon cher, nous sommes loin d'être de simples contrebandiers. Mais ça, vous le savez déjà. »
Le Capitaine Graves eut un sourire mauvais, laissant planer un silence pesant à leur table. Hermit c'était sûrement déjà renseigné sur qui était réellement Mallory... Et le pirate en avait fait de même. Les informations allaient et venaient avec une facilité déconcertante sous la menace. Une main perforée, une langue tranchée, une famille terrorisée, quelques pièces de ci de là... Il y avait tellement de moyens différents de délier les lèvres.

« Je suis néanmoins flatté qu'une des organisations de Béryl s'intéresse à mon affaire. Qui aurais-crû que, bien à l’abri dans vos montagnes, vous gardiez un œil sur l'océan ?  » Ironie. Sarcasme. La voix du capitaine Graves était empreinte d'un certain dédain, comme si cette conversation l'ennuyait profondément. Tout était trop soutenu, tout était trop factice. Mais Mallory renvoyait la balle, entrant avec un plaisir malsain dans la comédie qu'était ce rendez-vous. « Intéressé ? Tout dépend de deux facteurs, Hermit.  » Mallory Gaves leva un doigt en l'air. «  Un, la compensation. Votre prix est indicatif, je suis celui qui fixe le montant.  » Un second doigt vint rejoindre le premier. «  Deux, la cargaison. Vivante ou inerte ? » Les rumeurs allaient bon train sur les organisations de Béryl et leur commerce d'esclaves... Et Mallory Graves se gardait tout jugement avant d'en avoir le cœur net

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Mer 25 Sep 2019, 13:50

{ An  1575  Mois  11 }


Le pirate m’observa avant de répondre à mes questions. Je me demandais ce qu’il pouvait bien penser. Il était souvent difficile de masquer mes origines de noble, que ce soit dans ma façon de parler ou de m’habiller. Heureusement pour ce dernier point, c’était à peu près l’équivalent auprès d’Hermit, puisque c’est majoritairement moi qui achetait les vêtements et que je n’aimais pas, je devais bien l’avouer, les vêtements de mauvaises factures. Vous pouvez dire que c’est bien une caractéristique de noble. Je l’avoue. Sur le point vestimentaire ainsi que pour mes cheveux, j’avais tendance à être un peu trop coquet. Hermit d’ailleurs en avait souvent marre lorsque je venais pour lui traiter ses cheveux car il avait tendance à ne pas faire comme il fallait. Quant à mes vêtements… je les voulais simples et passe-partout. Néanmoins, comme dit précédemment, même si ce sont des vêtements de type simplet, cela n’en restait pas moins une bonne couture.
Ce qui pouvait me rallier à la noblesse s’arrêtait là. Mais je savais pertinemment que les personnes qui voyaient que je faisais parti de la noblesse avaient déjà commencé à me mettre dans des petites boites bien préparées, pour en avoir déjà entendu parler. Un noble qui s’amusait à aller dans l’illégalité sans vraiment se salir les mains. Ha ! Oui, je détestais me salir les mains, tout simplement car je n’étais pas doué pour la bagarre. Mais, si je détestais vraiment me salir les mains, alors je ne serais pas venu moi-même rencontrer Mallory dans une taverne d’Elfes où je pouvais me faire agresser que ce soit par des personnes autres, ou bien par le client que je rencontrais lui-même – et c’était déjà arrivé. Douloureux souvenir que cette fameuse rencontre aux alentours de Sossenac.
Mallory prit finalement la parole. Il semblait être un homme assez simple au vu de ses paroles – et ce n’est pas car il pensait plutôt comme moi sur le fait d’allier travail et plaisir. D’ailleurs, pour en avoir entendu des belles, j’étais fortement tenté après notre rencontre, d’aller faire une visite sur l’île Saint-Nudes. Histoire… de voir si ce que l’on raconte est vrai. Et pour prendre des vacances.
Le capitaine tira sur sa pipe, me faisant patienter. Je n’avais pas vraiment répondu à sa question, la considérant rhétorique, préférant attendre patiemment qu’il poursuive puisque je me doutais que ce ne serait pas là ses seules paroles. Visiblement, le fait que je les nomme « contrebandiers » avait quelque chose de comique pour Mallory. J’eus un sourire froid. Aurait-il préféré que je le nomme pirate de but-en-blanc, dans cette auberge où il était toujours possible qu’il y ait des oreilles indiscrètes ? Bon, si l’on partait sur cela, alors notre discussion ne devrait pas se faire ici, mais bon. On va simplement dire que tout est beau dans le meilleur des mondes. Aussi, je trouvais son commentaire sur les compagnies maritimes relativement peu intéressant. Après tout, il savait que je savais qu’il était un pirate, et sachant que je sais qu’il sait que mon organisation est criminel – on sait pas mal de chose n’est-ce pas – cela devrait être évident que passer par une compagnie maritime légal m’apporterait plus de problèmes qu’autre chose, puisqu’une compagnie maritime est parfois contrôlée, et il suffit d’une taupe pour me faire avoir. Tandis que des pirates… même s’ils parlaient, en soit, ce sont des pirates. Personne ne les croirait. C’était donc comme il disait, pour un service rapide, mais aussi, pour ma sécurité à moi et à mon entreprise. Je ne prends pas n’importe qui pour faire affaire.
Il y eut un nouveau silence. J’imprimais soigneusement ce qu’il me disait, préparant déjà mes réponses, tout en finissant d’un coup mon thé. Oh oui je sais c’était une honte, je ne savourais pas mon élixir, mais bon, autant éviter de paraître trop noble en le sirotant avec mon petit doigt en l’air. Ça m’était déjà arrivé de le faire, je l’avoue. Pas en présence de malfrats et d’autres personnes peu recommandables bien sûr, je savais me préserver afin que l’on n’est pas trop envie de me fracasser la tête en me voyant.
Je laissais donc planer le silence sans l’interrompre, attendant patiemment. Car cela se sentait qu’il n’avait pas fini de parler. Du moins, j’espérais qu’il allait continuer, puisque s’arrêter sur cela ne me donnait que peu d’informations pour engager le sujet qui m’intéressait le plus actuellement : le contrat. Fort heureusement, il exauça mes vœux et voilà sa langue qui se délia. Il était flatté. Je fronçais les sourcils. Se moquait-il de moi ? Oui, j’en avais bien l’impression. Il allait sans doute falloir que je passe à la vitesse supérieure si je ne voulais pas le perdre. Néanmoins, il disait être possiblement intéressé… enfin. On va dire cela.

Après ses questions, je décidais de ne pas répondre tout de suite, pianotant doucement sur la table en bois, bien calé contre le dossier de ma chaise. Je jaugeais Mallory de mon regard vert émeraude, me demandant si finalement, ce ne serait pas une meilleure idée d’abandonner. Puis, d’un coup, je ramenais mon buste au dessus de la table, accoudé grâce à mes bras, mains jointes sur la table.

« Je pourrais. Je pourrais créer ma propre…hm. Compagnie maritime. Pour mes transactions. Cela se fera peut-être un jour. Surtout si je n’arrive pas à conclure ce marché. Ou si vos tarifs sont bien trop élevés. Ce qui me retient de la créer ? Le manque d’information. Je ne me lance pas tête baissée dans une affaire sans avoir l’assurance que cela fonctionne. Et puis, quand il y a des pirates déjà tout préparés à disposition… c’est bien plus simple. Avant de passer… à ce qui vous intéresse le plus, simple précision : Umoriel est à Béryl, mais son commerce est partout. Enfin. Cela ne doit pas être spécialement intéressant pour vous de savoir ça puisque ce que vous voulez savoir c’est ce qu’il y aura dans la cargaison. » J’eus un sourire à la fois froid et mauvais. « Majoritairement inerte. De la drogue, pour être plus précis. J’ai des clients sur les terres du Continent Noir, et ces terres sont… peu propices à faire pousser mes plantes. Donc je dois exporter. Mais, il se pourrait également que je vous demande de transporter des personnes. Des assassins, des espions, et/ou des voleurs, pour des affaires sur le Continent Noir. Oh bien sûr ils se débrouillent très bien actuellement pour passer d’un point A à un point B, mais si je peux leur faciliter leur tâche pour que le travail soit accompli plus rapidement, je ne dis pas non. Mais pour le moment ce sera que de la drogue. Il y aura un de mes hommes avec la cargaison, à la fois pour surveiller que tout se passe bien et aussi pour faire le relais avec un de mes hommes sur Irianeth pour le paiement. Il faudra ensuite évidemment ramener l’argent et l’homme jusqu’à Enkidiev. Un problème, et le contrat est terminé. » C’est bien pour cela que je n’allais pas choisir un homme de main à la légère pour cette tâche. Sans doute aussi ferais-je des roulements entre mes hommes en qui j’ai le plus confiance. Peut-être Hermit voudra-t-il faire le voyage de temps en temps aussi ? Il faudra que je lui en parle. « Parlons rémunération. Déjà, j’accepte de donner 5% des drogues transportées, sachant que ce ne sera pas des petites cargaisons. Il y aura bien une bonne centaine de kilos de drogues à chaque fois. Histoire de faire le stock sur Irianeth. Oh bien entendu ce ne sera pas tous les jours et le point de rendez-vous changera selon vos convenances. Ensuite, ce qui vous intéresse le plus : le paiement. Je n’irais pas au-delà de 35% des revenus de la vente. Ce qui fait une sacrée somme, de tête sur environs 100 kilos de drogues transportées, sachant que le prix n’est pas le même selon la drogue en question… hm en moyenne cela reviendrait à 3 000 000 de pièces d’or pour votre équipage. Sachant que 100 kilos est à l’heure actuelle le maximum que j’envoie, en général c’est plus de l’ordre de 50 kilos, mais la demande est en augmentation. Je pense pour ma part que c’est un prix raisonnable. » Sachant que pour 1 gramme le client doit payer 10 pièces d’or. « J’ai bien entendu que vous vouliez fixer le montant vous-mêmes. Seulement je veux que vous compreniez que je ne suis pas là pour faire de la perte d’argent. Donc. On peut négocier. Pour le moment, mon prix est de 35%. »





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