[Attribution] La farandole des dragons roses.

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Sveter
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Ven 21 Juin 2019, 02:23


La farandole des dragons roses
- Ft. L'Empire -


An 1575 - mois 1



Il pleuvait. Il pleuvait à siaux et tout était trempé et le froid se faisant mordant. Très vite la terre du Colisée s'était imbibée d'eau et les bottes de tous s'étaient remplies également. Bahal attendait le regard meurtrier sous le chapiteau de bois qu'Amaryllis ait terminé avec son dôme de protection magique. Il était hors de question qu'il s'avance sur l'estrade tant qu'il mouillait. L'humidité commençait déjà à lui donner de l'urticaire.

- T'as terminé ou j'appelle ma meute pour déshumidifier l'air?!, râla le Chef démoniaque.
- J'aimerai t'y voir à ma place, Bahal!, rétorqua la Fée. Voilà, c'est terminé.

Le démon s'avança en prenant soin de bien vérifier qu'aucune goutte ne tombait sur lui et reprit son air fier habituel. Amaryllis quant à elle roula des yeux avant d'aller se placer sur l'estrade avec le comité de l'examen. Tout était -presque- parfait. Les listes étaient prêtes, l'estrade était montée et le public commençait tout doucement à arriver. Bahal la rejoint aussi tôt, prenant place en avant, les bras croisés. Son regard rubis parcourra la salle... Ou était Joncina ? Ce n'était clairement pas le moment de jouer avec ses nerfs ! Cette attribution n'était pas glorieuse du tout. Elle sentait l'échec et le relâchement des troupes. Il n'arrivait pas à concevoir que cette génération soit aussi décevante, Irianeth l'avait habitué à mieux. Quant enfin le monde arriva, il laissa une dizaine de minutes à tous pour se placer, les surplombant de son regard inquisiteur.

- Bonjour.

Le son de la voix de Bahal résonna si fort que l'assemblée au complet se mua dans le silence.

- Bienvenue à tous ceux assistant à cette nouvelle cérémonie. Sachez que c'est avec peu de plaisir que j'annonce que je suis très déçu de cette nouvelle génération. Fort heureusement, nous avons ici quelques personnes pour relever le niveau.

Je demanderai à Ylvä et son maître de venir nous rejoindre ici.


Après quelques instants, les deux personnes concernées firent leur apparition.

- Ylvä, à partir de ce jour, tu fais parti de l'Ordre des Chevaliers d'Irianeth. J'attends de toi un comportement exemplaire afin de nous représenter. Garde le courage dont tu as fait preuve. Samaël, je te laisse le soin de lui remettre son nouvel équipement.

Quelques uns osèrent applaudirent, bruit qui se calma rapidement dès lors que Bahal se remit face à la foule.

- Jean-Neige, appela le Chef roulant des yeux mécontent de voir que leur seule recrue était... ça, Tu as réussi à prouver quelques qualités lors de ton examen. Te voilà hissé au rang d'écuyer. Tu continuera de faire tes preuves avec Uthred. J'ose espérer que sa sagesse et toute son expérience sauront t'améliorer.

Une nouvelle nuée d'applaudissements discrets se fit entendre, pendant que le nouvel et seul écuyer descendit de l'estrade son nouveau plastron en main. Son maître le suivit de prêt.

Amaryllis se prépara donc et prit la parole :

- Les festivités ne s'arrêtent donc pas ici ! Car les Sorciers sont aujourd'hui fiers d'accueillir la jeune Jean-Bernadette parmi leurs rangs.

Elle attendit que la jeune fille se présente.

- Ta formation fut riche et tu as démontré de très nombreuses qualités attendues pour un Sorcier. J'attends donc avec impatience de voir encore ton développement !

La nouvelle adoubée pouvait donc repartir avec son équipement.

- Et pour commencer un nouveau cycle, accueillons du sang frais ! Andreas, Eidyn-Mei, Lorem... Rejoignez-nous.

Andreas, ta curiosité te mènera loin. Pour cela, nous te donnons Gédéon pour guide. Il saura nourrir ta connaissance et te pousser encore plus loin que tu ne l'aurai imaginé. Eidyn-Mei vous rejoindra et ensemble vous allez créer une alchimie sans pareille.

Lorem, tes compétences magiques et ton ingéniosité feront de toi un Sorcier digne de ce nom. Tu sera jumelé à Nashoba pour le prochain lustre.


Les maîtres eurent le temps de remettre leurs effets à leurs nouveaux apprentis. Tous les regard se tournèrent alors vers la retardataire...

Mais ou était donc Joncina, pendant tout ce temps...?

Joncina n'avait jamais été une lève-tôt, et à dire vrai elle n'avait jamais vraiment fait le moindre effort pour le devenir.

Elle ne s'était pas réveillée, voilà ce qui s'était passé. C'était sa dragonne, Djali, qui se chargeait de ça, d'habitude. Elle avait dormi à la forteresse spécialement pour l'occasion et elle ne s'était pas réveillée. C'est en quatrième vitesse qu'elle avait enfilé son plastron en cuir, ses bottes marrons et qu'elle avait couru jusqu'au Colisée. Le tonnerre grondait au dessus de sa tête et elle sentait la pluie dégouliner sur ses cheveux bleus. Oh boy... Décidément, cela allait être une super attribution. Elle débarqua à l'entrée du Colisée, le cœur battant à tout rompre, haletante et trempée jusqu'aux os. Well, that was great ! A peine arrivée, une des organisatrices de l’événement – une des figures du Comité dont elle avait oublié le nom - lui résuma la situation en lui tendant une serviette. Amaryllis venait de commencer son discours, Bahal était d'une humeur massacrante et si elle se dépêchait de rejoindre ses comparses sur le podium, le public ne remarquerait peut-être pas trop son retard. La  jeune midjin fila en catimini jusqu'à l'estrade, allant naturellement se placer au côté de Bahal, droit comme un piquet et visiblement tendu. Le sourire qu'elle lui adressa n'eut pour seule réponse qu'un regard accusateur bien senti. Well... fair enough. La voix claire d'Amaryllis rės

onnait dans tout le Colisée. Joncina leva la tête et songea que la sorcière n'était certainement pas inconnue au dôme qui protégeait l'édifice du mauvais temps. Elle ricana dans son coin en songeant à Bahal avec une tête de chien mouillé. Elle-même ne craignait pas la pluie. Le démon, en revanche...

Ce fût bientôt à son tour de s'avancer sur le devant de la scène. Amaryllis lui adressa un sourire encourageant avant de lui céder la place. Elle n'était pas tout à fait sèche, mais elle ne dégoulinait plus et elle avait pris soin d'attacher ses cheveux en une queue de cheval haute pour faire illusion. Nerveuse, elle se racla la gorge avant de commencer. The show must go on, Joni, songea t-elle en prenant une profonde inspiration.

- Ahem. Je m'adresserai maintenant à mes chers frères et sœurs seccyeths. Vous savez comme moi que les cinq dernières années n'ont pas été des plus simples pour notre Ordre. Aucun apprenti n'a réussi à compléter la formation, prouvant une fois encore qu'il faut non seulement des capacités, mais également une volonté de fer pour devenir l'un des nôtres. Et euh...

Hâtivement, elle sortit un papier de la poche de son pantalon et le défroissa, les sourcils froncés. Qu'est-ce que c'était que ce foutu nom ?

- Mais je suis sûre que Nathan... Je veux dire Nathali-Nathaleigh ! – oui c'est ça – que Nathaleigh saura relever le défi ! Tu as su faire preuve d'une grande vaillance en surmontant tes plus grandes peurs durant l'examen et je suis certaine que Yahmé sera à-même de t'enseigner tout ce que tu dois savoir pour devenir un seccyeth accompli. Applaudissez chaleureusement notre nouvelle recrue ! Puisse-t-elle devenir un pilier de notre belle fraternité ! 

C'est bien volontiers que ses frères et sœurs de vol applaudirent, sifflèrent et tapèrent des pieds pour accueillir cette nouvelle addition à leur ordre. La seule de cette génération. Joncina priait silencieusement pour que celle-ci ne s'enfuie pas en courant, ne jette pas l'éponge au bout de deux ans ou ne se fasse... carboniser avant son heure...

- Et surtout, profitez tous de cette journée!, termina t-elle avec un sourire avant de se retrancher dans le fond de l'estrade.

Bon. Ça, c'était fait ! Bahal se remit en avant, pour clore la cérémonie.

- Et ellque néjour de demer iou..., cracha-t-il en langue démoniaque. La cérémonie se termine ici. Si votre nom n'a pas été appelé, ce n'est pas la peine de venir me poser des questions. Retentez votre chance au prochain lustre ! Vous pouvez désormais disposer.

- Ce que Bahal oublie également de vous dire, ajouta la Chef des Sorciers, C'est que vous pouvez désormais aller profiter des différentes festivités partout à Pikay. N'ayez pas peur de braver la pluie et le froid, vous pourriez être surprit!

Et sur ses mots, les trois Chefs et le comités quittèrent l'estrade.






Crédit à Jahël. Réalisé pour l'usage sur rpg-chevalier seulement.
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Sam 22 Juin 2019, 14:20
Uthred serra sa ceinture autour de sa taille. Il y avait attaché son épée d’apparat, celle qui ne servait à rien, hormis être jolie. Oh, la lame était affutée, évidement et si le chevalier la tirait de son fourreau, nul doute que l’épée ferait son petit effet devant les plus jeunes. Ce n’était pourtant pas son arme fétiche, mais si Uthred avait fait adapté son uniforme quotidien à ces deux épées, Enda et Firïe, son armure d’apparat ne lui permettait pas d’extravagance. Aussi n’essayait-il plus. Il n’avait, de toute évidence, ni la volonté, ni l’énergie de changer tout cela après tant d’année. Et puis, le presque soixantenaire se complaisait, de temps en temps, à rentrer dans le lot. Il laissa donc ses épées de tous les jours au placard, et termina de se préparer en passant un dernier coup de cire sur ces bottes. Et, après un dernier coup de peigne dans sa moustache, le voilà prêt. L’homme quitta alors sa chambre de l’aile des Chevaliers, et parcourra les longs couloirs du Palais Impériale pour rejoindre les quartiers des recrues er futurs écuyers. Le lieu était en effervescence. Les servantes du palais chargées de la bonne tenue des dortoirs et des plus jeunes courraient partout et criaient après les plus excités. Uthred croisa le regard fatigué d’Amée, membre du comité d’organisation de l’examen, et responsable de tout ce petit monde. Les mains sur les hanches, le chevalier s’arrêta alors en plein milieu du couloir et pris une grande inspiration.

- DU CALME., dit-il, de cette grosse voix qui imposa le respect et le silence en moins de quelques secondes. Ne perdez pas plus de temps, finissez donc de vous préparer. La cérémonie va commencer, ordonna-t-il finalement, accordant un petit à l’ancienne sorcière.

Quant à lui, il n’était pas venu pour faire la police, mais pour venir chercher son filleul. Et ou était-il, celui-là ? Il chercha donc du regard le petit bonhomme bleu, mais la cohue – bien que silencieuse – restait chaotique et ce ne fut que lorsque le petit Ashkan tenta de se faufiler à la gauche du chevalier, comptant très certainement sur la vue baissant de son parrain pour filer en douce. Rapide et avec grande dextérité, Uthred attrapa le petit chenapan par le col de sa tunique, et le tira devant lui.

- Et où crois-tu aller comme ça, Ashkan?, demanda-t-il, avant de pousser le petit en direction de son dortoir, ne lui laissant guère l’opportunité de répondre. Il ne connaissait, de tout façon, il en savait assez.

Uthred supervisa alors la préparation de son filleul, râlant dans sa moustache à quelques occasions. Ce petit tenait bien trop de son père, de ça, le chevalier en était sûr. Enfin, il parvins tout de même à le rendre présentable pour la cérémonie, et c’était un très grand pas en avant. Uthred ne donnait pas chère de la tenue de son filleul, mais était confiant sur le fait qu’elle tiendrait au moins jusqu’à la fin du discours de l’attribution.

- Allez, c’est l’heure. Inutile de te dire de te tenir à carreau, rappela-t-il tout de même, connaissant bien trop l’animal pour juger bon de se passer de ces quelques mots.

Sur le chemin trempé qui les mena au Colisée, Uthred en profita pour discuter avec Ash : de ces cours, de sa vie en tant que recrue, il lui glissa même un petit mémo sur l’importance de cette cérémonie pour l’ordre et le prestige de l’empire, mais ne s’attarda pas dessus très longtemps. Après tout, c’était aussi un jour de fête, et il faisait mieux d’en profiter tant qu’il le pouvait encore. Les deux hommes approchèrent de l’estrade, et furent soulagés de constater que la pluie n’était plus en mesure de les atteindre ici. Enfin, Uthred, tout du moins, qui ne comptait plus les rhumatismes qui le faisaient de plus en plus souffrir en temps de pluie. Il allait devoir passer voir Aesc, pour régler ces petits problèmes, plus tard. Uthred observa, pas peu fier, l’adoubement d’Ylvä par Samaël, et une pointe de regret s’installa rapidement dans son regard. Il aurait dû avoir quelqu’un à adouber. Il aurait dû, mais les choses étant ce qu’elles étaient, son ancienne écuyère n’était jamais allée au bout de sa formation. Uthred savait que c’était pour le mieux. Après tout, au vu du caractère de la Perloise, comment aurait-il put, un jour, espérer lui faire confiance ? Le chevalier n’en savait rien, mais en discutant avec Bahal et d’autres chevaliers, le renvoie de Shylinn avait été inévitable, et l’abandon de son jumeau avait rapidement suivie. Tant pis, tant de talant gâché, mais qu’y pouvait-il ? Plus rien.

Et puis, ce fût à son tour de gravir les quelques marches de l’estrade. Visiblement, ses erreurs du passé n’entachaient pas encore sa réputation. Il laissa donc Ash – en espérant qu’il serait responsable- et rejoignit Jean-Neige a qui il remit un plastron. Uthred lui offrit aussi un sourire, parce qu’il n’était pas Bahal et qu’avoir un écuyer lui avait toujours fait plaisir. Arrivé en bas de l’estrade, il laissa la suite de la cérémonie se dérouler et posa une question, une seule, à son écuyer.

- Sur quelles épreuves de l’examen es-tu tombé ?

Oh, il savait, bien évidement mais il voulait l’entendre de la bouche de Jean-Neige, savoir comme le petit avait vécu la chose. Savoir si tout cela lui avait fait tourner la tête.

HRP : Interactions avec @Ashkan and @Jean-Neige
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Neelam
Dim 23 Juin 2019, 04:38
Neelam
de
Jérianeth

Attribu-quoi ?
Quand Neelam s'est réveillée de bon matin, elle se demanda pourquoi elle se trouvait dans la Forteresse et pas au village Tivecca avec son dragon adoré. Dragon qui n'était pas si adoré que cela puisque Neelam se souvenait très bien - oui c'est un exploit - qu'il l'avait superbement ignoré la veille alors qu'elle voulait lui faire un câlin de réconfort car elle ne dormirait pas avec lui. Quel enfant celui-là ! Il boudait car Neelam ne restait pas. On peut dire que c'est une relation un peu malsaine entre eux, à être aussi dépendant de l'autre en tout temps. Neelam n'était d'ailleurs pas bien contente de se réveiller dans la Forteresse. C'était sombre, et c'était surtout très grand. Neelam avait perdu son chemin plus d'une fois pour simplement aller des bains à sa chambre - ce qui, concrètement, ne demandait que de passer un couloir, tourner à gauche, continuer tout droit, aller à droite et prendre la troisième porte à partir du fond sur sa droite pour retrouver sa chambre. Mais c'était trop demander pour le petit cerveau de notre Seccyeth, qui, du coup, était de mauvaise humeur de part sa dispute avec son dragon, et en plus elle avait du se forcer à se laver, chose qu'elle détestait faire. Le seul moment où elle accepte de tremper le pied, c'est lorsque l'eau est bouillante. En d'autres termes, Neelam ne se lave que dans une casserole à souper. C'était à la fois triste et désespérant

Donc, pour en revenir à l'état présent : Neelam avait oublié la raison de sa présence dans la forteresse, ce qui la mit de mauvaise humeur puisque c'était la raison de sa dispute avec Duladra. Elle resta un long moment à pester et à brûler des choses dans sa chambre - au moins les gens ne pouvaient pas se tromper en y entrant, ça sentait le Neelam. Puis, elle se décida à s'habiller pour sortir. Elle avait mit son habituel tenu de soldate particulièrement masculine et c'était mis à roder dans la Forteresse. Elle ouvrait des portes de façon totalement aléatoire histoire de se remémorer pourquoi elle était présente ici, et tombait parfois sur des situations qu'elle n'aurait pas voulu voir. Elle était notamment tombée sur une pièce où un groupe de personne semblait faire un culte assez étrange avec très peu de vêtements et une chaleur étouffante. Sur le coup, Neelam fut tentée de les rejoindre jusqu'à ce que l'une des personnes se scarifiait elle-même, alors elle préféra refermer la porte le plus doucement possible pour ne pas qu'on la remarque. Autant Neelam était une personne très ouverte d'esprit, autant les orgies agrémentées de scarification, ce n'était pas du tout son truc. Elle devait se douter que ce n'était pas forcément dans les moeurs des Tanieths et se demanda sur le coup si elle devait reporter ce qu'elle venait de voir à l'Empereur... puis décida qu'il valait mieux simplement oublier.

Les heures passaient, et Neelam n'avait pas trouvé le pourquoi du comment, la réponse D, la réponse à la vie, son but ultime. Entre temps elle avait volé un peu de nourriture dans les cuisines et s'était posée sur un banc dans un grand couloir où il y avait beaucoup d'animation.

" J'aurais aimé participer à l'attribution mais j'ai beaucoup trop de travail... " fit un serviteur qui passait par là.

" Il parait qu'il n'y a pas foule d'apprentis dans cette attribution... " gloussa une femme qui semblait être une courtisane à sa comparse.
" Et j'ai ouï dire qu'ils ne sont pas top ce lustre ! " avait dit sa partenaire en se cachant la bouche d'un air absolument pas coupable de ce qu'elle disait.

Neelam écoutait les conversations, mais pour le moment, cela ne lui rappela rien du tout. Elle ne faisait qu'écouter les ragots en mangeant sa pomme, les yeux un peu dans le vague et les jambes se balançant dans le vide - oui elle se comportait un peu comme une enfant mais sur le coup ça ne l'a pas dérangé... jusqu'à ça.

" Hey petit, tu ne devrais pas être à l'attribution ? "

Un homme d'un certain âge s'était penché au dessus de Neelam et lui parlait d'une voix douce. Certainement que l'accoutrement de Neelam, non seulement la faisait passer pour un homme, mais aussi pour une recrue - ou alors c'est simplement car elle était petite et que c'était des vêtements militaires. L'homme a simplement fait une déduction.
La Seccyeth leva la tête en direction de l'homme, ses yeux de feu brillant étaient vrillés dans ceux un peu vitreux du vieil homme... et les secondes s'égrenèrent, les deux se regardant patiemment dans la plus grande incompréhension.
Et puis il y a eut un "ding" dans la tête de Neelam. La lumière s'éclaira à tous les étages, elle fut désormais remplie de savoir et de connaissances. Elle se leva d'un bond, donna un coup de tête involontaire au vieil homme qui en tomba à la renverse, se tenant le menton, et Neelam courut en direction du Colisée.
Est-ce utile de dire qu'elle s'est bien évidemment perdue dans les méandres de la Forteresse avant d'enfin atteindre la grande porte et de se stopper net en voyant la pluie.
Il pleuvait.
Il faisait froid.
Neelam n'aimait pas la pluie ni le froid.
Elle se demanda si Joncina le prendrait mal si elle ne venait pas à l'attribution. Puis se dit qu'elle devait très certainement s'en foutre. Du coup, la démone fut vraiment tentée de retourner - laborieusement - dans sa chambre et de se rouler sous sa couette et de simplement hiberner jusqu'au retour du soleil. Mais ce ne serait pas très professionnel non que tous les Seccyeths ne soient pas présents durant l'attribution, non ? Et puis, imaginons, on lui donne un apprenti ! Chose que Neelam n'espérait pas d'ailleurs, et se disait qu'avec son caractère il y avait de fortes chances qu'on ne lui en donne pas, mais voilà, tout pouvait arriver dans ce genre d'occasion.
La démone resta un long moment à observer la pluie, bras croisés, pied tapant nerveusement au sol, espérant une accalmie. Sur le coup, elle fut tentée de prier un dieu quelconque de la météo pour qu'il y ait du soleil, mais se disait que ça ne ferait qu'empirer les choses, alors se résigna à simplement attendre.
Mais la patience n'était pas le fort de notre Seccyeth.
Alors...
Elle finit par piquer un sprint sous la pluie. Elle faillit glisser et se rétamer dans la boue à plusieurs reprises... et finit par avoir le popotin boueux - oui ce n'est pas quelqu'un de chanceux à la base. Mais elle s'en fichait pas mal, elle voulait atteindre le Colisée le plus rapidement possible et se mettre à l'abri. Elle n'avait plus que ça en tête, et elle eut l'impression pendant un court instant que cela lui donnait des ailes - c'était d'ailleurs le moment où elle avait glissé et s'était retrouvée cul dans la boue. Mise à part cela, elle avait des ailes, et finit par atteindre le Colisée, trempée et boueuse au moment du discord de Joncina.
Elle était en retard, mais pas trop. Du moins se rassurait-elle ainsi.
Jouant des coudes, elle se fit une place dans la foule, qui finissait par s'écarter d'elle afin de ne pas être tremper. Là, elle croisa les bras et tapa du pied sur le sol boueux, provoquant un petit "chouip" dérangeant à chaque mouvement de pied, tandis qu'elle ne prêtait qu'une attention détachée aux discords des chefs. A vrai dire, elle essayait de ne pas péter un câble du fait d'être trempé. Alors elle se concentrait sur un peu tout ce qui pouvait l'intéresser, et c'était un peu difficile. Elle se focalisa sur Bahal, être démoniaque sexy qu'elle voulait mettre dans son pieu depuis un bail, et s'imagina comment elle le mangerait tout cru... mais le froid et la pluie revint en force pour calmer ses ardeurs.
Les discours se terminèrent. Neelam supposa qu'elle n'avait pas d'apprentis puisqu'elle n'avait pas eut de regard insistant de Joncina pour qu'elle vienne sur l'estrade. Les gens commencèrent à se disperser, et, soudain...
Neelam s'enflamma littéralement entièrement pendant quelques secondes, éliminant ainsi la pluie, le froid, la boue, et ses vêtements. Les personnes autour d'elle s'éloignèrent promptement de peur d'être la cible de la démone, puis au bout de quelques secondes, le feu rétrécie pour simplement recouvrir ses parties intimes - puisqu'elle n'avait plus de vêtements.

Cela fit rire Neelam, d'un rire tonitruant et... très joyeux, les poings sur les hanches, l'air fière d'elle.

" Aaah ça fait du bien ! "

Puis, elle s'étira comme si elle venait juste de sortir d'un long sommeil, bâilla en ouvrant bien grand la bouche, avant de finalement se diriger vers un buffet et se servir de l'alcool, le peuple s'écartant à son passage.
CODAGE PAR AMIANTE
Yahmé
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Rôle : Seccyeth - Noble d'Irianeth

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Âge: 25-30 ans (L2)
Race: Hybride
Yahmé
Dim 23 Juin 2019, 23:08
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FT. All & @Nathaleigh

Je séjournais à la demeure familiale déjà depuis quelques jours. J’avais ordonné à Kaliyah de retourner à la place aux dragons jusqu’à ce que je la rappelle. J’en profitais pour passer du temps avec mère que je n’avais pas vu depuis quelques temps. Les missions s’enchaînaient les unes après les autres, sans tenir compte de mes autres obligations. Après l’annonce que nos deux familles nous avaient faite à Gédéon et moi il y a de cela environ 2 ans, je ne savais plus où donner de la tête. J’eus essayé de repousser cet événement au mieux de mes capacités, mais je ne savais pas si cela avait vraiment eu de l’effet. Cela me préoccupait beaucoup depuis.

J’avais donc dormi à la demeure familiale avant le grand jour. Il était de mon devoir d’assister à cette attribution pour un tant soit peu connaître les nouvelles recrues de vue. Mère m’y poussait d’ailleurs beaucoup. Elle mettait une grande importance à ce que je sois présente et à ce que j’ai un.e apprenti.e. Elle disait que cela prouverait que j’avais ma place au sein de la fraternité des Seccyeths. Que cela me permettrait d’évoluer en tant que telle. Je n’espérais aucunement avoir à ma charge un.e apprenti.e. Cela m’angoissait au plus haut point. Avoir la responsabilité d’éduquer – et de garder en vie – un.e apprenti.e était à mon sens hors de mes capacités. J’était à peine à même de m’occuper de moi-même, alors m’occuper d’une tierce personne relevait de l’impossible. D’ailleurs, elle risquait de finir en pâture pour dragon à cause de ma maladresse. Je m’en voudrais à mort, et c’est pour quoi je n’en voulais pas.

Je me rendis donc de bonne heure – le jour ne pointait pas encore le bout de son nez – à la forteresse afin de ne rien manquer en compagnie de Mère. Et puis, pour sauver l’honneur des Seccyeths, il valait mieux qu’au moins un de ses membres soit présent dès le début. C’est ce que Mère disait, du moins. Toutefois, j’avais en effet l’intuition que Joncina arriverait en retard, ou au mieux juste à temps, pour ce grand jour. C’était dans ses habitudes, surtout qu’elle avait toujours du mal à se lever tôt.

Le temps n’était pas propice aux événements extérieurs, mais nous devrions nous en accommoder. Je détestais l’eau, et c’est pour cela que j’apportais ma chape de pluie afin de m’en protéger. J’eus une pensée pour Kaliyah. Je devais d’ailleurs lui envoyer un message pour qu’elle revienne me chercher pour demain. Il n’était clairement pas question que je fasse le chemin du retour à dos de cheval, surtout s’il devait pleuvoir ainsi encore.

- [À Kaliyah] Reviens m’attendre au port d’Irven. Je t’y rejoindrai. Ne fais aucun grabuge, sinon tu vas m’entendre !

Sur ces paroles, je ne reçus qu’un simple grognement comme réponse.  Cela me confirma qu’elle avait reçu le message et qu’elle s’y tiendrait. Je n’avais pas envie de gérer ses crises de nerf, en ce moment. Et c’est également sur cette joyeuse réponse – quelle ironie ! – que Mère et moi entrions dans le Colisée. Je constatais avec soulagement qu’Amaryllis finissait tout juste de parfaire un sort afin de nous protéger de la pluie. Je pus ainsi donc fermer ma chape de pluie et de la traîner à mes côtés. Je laissais Mère allait s’installer dans les estrades alors que je m’approchais plutôt du comité d’examen. Je voulais tout de même être le plus proche possible, et puis, ce n’était pas ce que les membres des Ordres devaient faire ? Il y avait évidemment des places séparées pour le public et les principaux concernés.

La cérémonie commença sans que Joncina ne soit présente parmi les examinateurs. Cela ne me surprit guère de voir mon intuition se confirmer. J’espérais seulement qu’elle se présentât dans les temps. Cela m’insupporterait encore plus d’être dans l’ignorance des recru.es sélectionné.es  et attribué.es que de savoir qu’on m’en avait refilé un.e. Quoique, cela restait à voir… Ne pas savoir que j’avais le malheur d’avoir un.e apprenti.e m’arrangerait également, mais cela ne ferait que retarder l’inévitable. Et puis, Joncina devait savoir que je n’étais pas à l’aise avec cela… J’espérais seulement que Mère n’y avait pas mis son grain de sel. Ce serait son genre…

Heureusement pour mon cœur, je la vis se glisser des plus discrètement vers l’estrade aux côtés de Bahal et d’Amarillys alors que ceux-ci clôturaient leur propre discours. Joncina entamât alors le sien, qui se devait d’être des plus improvisés. Je fus cependant surprise de savoir qu’il n’y avait aucune nouveau Seccyeth pour cette génération. Cela me serra le cœur, car cela voulait dire qu’il y avait davantage de chance que l’on m’attribue un.e apprenti.e s’ils étaient trop nombreux. J’écoutais alors attentivement la suite de son discours.

- Mais je suis sûre que Nathan... Je veux dire Nathali-Nathaleigh ! – oui c'est ça – que Nathaleigh saura relever le défi ! Tu as su faire preuve d'une grande vaillance en surmontant tes plus grandes peurs durant l'examen et je suis certaine que Yahmé sera à-même de t'enseigner…

Je n’entendis pas le reste. Je devais blême et mon cœur rata un bond. Quoi ?! J’avais un.e apprenti.e ?! Non ! Impossible ! Qu’allais-je faire ? Comment devais-je m’en occuper ? Je ne fis même pas attention, pour le moment, à son nom tellement cette nouvelle me bouleversait. Joncina m’avait attribué un être vivant sur lequel je devais veiller ! À quoi pensait-elle ?! En plus de ça, il fallait lui trouver un dragon… C’était sûr qu’iel allait être mangé tout cru ! Je continuais d’angoisser ainsi jusqu’à ce que je me rendis compte que j’avais arrêté de respirer et que je manquais d’air. J’empoignais ma gorge par réflexe, là où je sentais un étau, comme si quelque chose d’invisible empêchait l’air de circuler.

Puis, mon cerveau essaya de rationaliser. Il tiqua alors sur le nom de la recrue… Nathaleigh… J’avais déjà entendu ce nom quelque part, mais où ? Je fouillais mes souvenirs brumeux à cause de l’anxiété qui menaçait toujours mon corps de faillir, puis je me souvins des deux jeunes filles rencontrées au port de Pikay, là où me déposait régulièrement Kaliyah sur le chemin du domaine familiale. Nathaleigh… C’était la plus jeune, il me semble. Je me disais au moins que je connaissais déjà la recrue, bien qu’elle semblait très… impulsive. J’allais avoir un gros travail à faire.

Une fois ma crise un peu calmer – et la foule dispersée -, je la cherchais du regard, espérant qu’elle soit restée proche. Heureusement pour moi, je la trouvais parmi la foule restante. Pour ne pas sembler être déstabilisé par cette annonce, je repris une certaine contenance – bien que l’on pût voir que mes yeux étaient quelque peu rougis- et me dirigea vers ma nouvelle apprentie avec une idée en tête. Une fois face à elle – ou lui ? – je ne savais plus –, je me présentai de nouveau.

- Bonjour Nathaleigh. Je ne sais pas si tu te souviens de moi, mais je me présente de nouveau : Je suis Yahmé T. Coudasaïe. J’aurai l’honneur de t’enseigner les rudiments de notre travail de Seccyeth pour les 5 prochaines années.

Ma voix avait été quelque peu chevrotante au départ, mais j’avais vite repris contenance. Je me raclais la gorge avant de poursuivre.

- Ton premier défi sera de te rendre au plateau de Lissen. Tu commenceras ce chemin demain matin, à la même heure que le début des attributions. Tu feras évidemment ce trajet seule. Nous nous rejoindrons au port d’Irven une demi-heure avant l’heure de départ. Je te fournirai une monture sur laquelle voyager. Tu as le reste de la journée pour te préparer à ce voyage qui durera au moins 20 jours.

Je la fixais intensément afin d’observer sa réaction. Je n’avais pas interrompu mon discours de peur d’oublier quelque chose. Mon maître m’avait également imposé cette épreuve lors de mon attribution. Je pensais alors que c’était ce que je devais faire également pour mon apprentie, non ? Quoi qu’il en soit, le mal était fait.

- Si tu n’as pas de question concernant ce voyage, tu peux disposer pour la journée. Nous nous reverrons demain matin à l’heure fixée, sans faute.

Si elle ne semblait pas s’objecter, je lui tournais donc les talons et me dirigea là où Mère s’était installée, dans le but de retourner me reposer à la demeure familiale. Si elle semblait toutefois émettre quelques doutes, j’essaierais de répondre du mieux que je pouvais à ses questions qui seraient probablement beaucoup trop prématurées pour mes capacités de réflexion actuelles.









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Mar 25 Juin 2019, 08:18
La météo d’Irianeth était capricieuse comme à son habitude, mais cela ne me dérangeait en rien puisque j’avais la chance de pouvoir me mettre à l’abri. Lorsqu’Amaryllis eut terminé le dôme, je me joignais aux potentiels mentors pour prendre place. Je saluais quelques personnes, échangeais des banalités jusqu’au discours de Bahal. Parfois, j’avais l’impression que son discours ne changeait pas. Je me rappelle encore que lorsqu’on m’avait attribué un mentor, celui-ci était déçu de ma génération… Est-ce pire ou juste un peu moins bon, ou tout bonnement pas assez excellent pour lui plaire ? En tous les cas, je faisais semblant d’écouter sa voix de crieur.

Lorsqu’Amaryllis prit la parole sur l’estrade, je me redressais sur mon siège et j’époussetais mon uniforme. La jeune Jean-Bernadette rentrait pleinement dans l’Ordre à présent. Je n’avais encore jamais eu de contact avec celle-ci. À vrai dire, son prénom me rebutait un peu. Il était beaucoup trop long à mon goût et les “Jean”-truc on en avant une bonne dose à mon impression. Oui, j’étais l’un de ceux qui aimait les prénoms originaux. Pas trop exotique, pour que cela ne sonne pas comme nos rivales de Jade. Mais bon, je supposais qu’ils étaient soit orphelin soit que leurs parents avaient profité d’une bonne dose de poussière féerique. Mauvaise langue ? Peut-être un peu.

Je fus satisfait de recevoir comme apprenti Andreas. D’après les bruits de couloir des correcteurs, iel avait eu l’appréciation “génie” et cela m’arracha un sourire en biais. Moi-même, plus jeune, j’avais réussi à attendre ce score et je ne pouvais pas demander mieux qu’un premier apprenti avec de si bonnes capacités. Je me demandais même s’il était possible d’avoir un rapport complet de ses aptitudes afin de pousser ses capacités pour le lustre prochain. Suite à l’annonce, je me levais pour donner à mon apprenti ses effets professionnels et lui donner une poignée de main ainsi qu’une pression sur l’épaule en guise de satisfaction et de félicitations. Pas un mot, juste des gestes et quelques regards. Iel me faisait déjà bonne impression.

À ma grande surprise, Nashoba fut également nommé tuteur d’un apprenti. Je pris une profonde inspiration avant de le regarder et de me rasseoir. Certes, je ne l’appréciais pas, car je trouvais ses méthodes incorrectes et égoïstes, en totaux désaccords avec l’idée et les valeurs que je portais pour notre ordre. Néanmoins, je devais bien reconnaître qu’il était bon en magie. Tout notre apprentissage fut une longue rivalité qui continuait même de nos jours. Pourtant, pour ce jour, je me jurais de ne faire aucune remarque désobligeante à son égard. Nous avions que deux apprentis sorciers et il était préférable de se serrer les coudes plutôt que de leur montrer nos querelles personnelles.

Joncina fût en retard, coïncidence, non pur bêtise plutôt. J'étais un grand ponctuel, alors les arrivées catastrophes ce n'était absolument pas mon genre. Au moins, elle sauvait les meubles avec son discours et finit même par me faire tressaillir lorsqu'elle mentionna Yahmé. Yahmé… Je ne lui avais pas parlé depuis le fameux repas annonçant nos épousailles… Pour l'heure, j'avais réussi à négocier une “pause” que je mettais sur le dos des affaires et missions pour Argent et pour l'Empire. Je comptais étirer celle-ci jusqu'au lustre prochain avec l'attribution des apprentis. Mais après, que ferons nous ? Soit je trouvais une meilleure épouse ou une fausse épouse, meilleure que Yahmé. Soit, je pouvais encore tenter de voir avec elle, si elle ne pouvait pas trouver meilleur parti que moi. Ce qui était probablement le moins pénible à chercher, mais d'après nos dernières lettres, j'avais cru comprendre qu'elle n'avait aucune intention de se marier et c'est probablement ça qui me mettait un noeud à l'estomac. Il m'était impossible de valider, de projeter un mariage avec une femme qu'on force. J'appréciais bien trop Yahmé pour la forcer à devenir une Coeurdencre. De plus, actuellement je savais que je ne pourrais pas être disponible pour elle et ça, ce n'était pas dans mes plans familiaux. J'étais peut-être vieux jeux, rigide, mais je voulais le mieux pour mon avenir et futur foyer. Pour ça, il me fallait des bases solides et actuellement, même si ma situation était correcte, elle n'était pas assez prestigieuse à mon goût pour me donner envie de donner à l'Empire une progéniture. J'allais déjà m'occuper d'un apprenti et nous verrons après… Bref, alors que c'était le méli-mélo dans mon esprit, je finis par remarquer que Yahmé avait une teinte plus violacée que d'ordinaire. Connaissant la jeune femme, elle devait être dans un état d'angoisse optimal au point de bloquer sa respiration. Les yeux fixaient sur elle, mes pieds prêts à donner une impulsion pour partir au quart de tour si elle venait à s'évanouir. Sur le coup, je ne m'en rendais pas totalement compte, mais j'étais soucieux de son bien-être. La mâchoire serrée, je la suppliai intérieurement de respirer. J'étais tellement préoccupé par son état que je n'entendis pas la fin de la cérémonie et je fus troublé de voir soudainement les invités se lever. Mon regard se perdit une dernière fois sur la Seccyeth. Elle semblait avoir retrouvé son calme et parlait avec son apprenti. Mon corps se relâcha et je reportais mon attention sur le mien. Alors que plus loin une démone exhibait son corps, j'interpellais ma pupille.

“Andreas, j’espère que ta curiosité et ton sérieux seront encore plus affûtés pour ces prochaines années. Ce n’est qu’en ensorcelant que l’on devient sorcier.e. Tâche de t’en souvenir. Après cette distraction, nous irons t’installer dans ma demeure. Tu resteras à Irianeth la première année pour te mettre à niveau. Si tes résultats sont satisfaisant, alors tu pourras m’accompagner sur le terrain l’an suivant. As-tu des questions ? Dans le cas contraire, profite donc de tes amis et proches une dernière fois, car ton apprentissage te procurera de très maigre moment avec eux.”

Bien que j'essayai de fixer mon attention sur Andreas, mon esprit était volatile. Ma posture indiquait que j'étais pourtant bien présent. Militairement droit, mains dans le dos, torse en avant et tête légèrement inclinait dans la direction de l'apprenti qui devait encore grandir. Pourtant, mes yeux ne tenaient pas en place. Même si j'arrivais à les ramener sur l'adolescent.e, ils repartaient chercher cette silhouette précieuse qui occupait encore mes pensées, Yahmé. Devais-je lui parler ? Saluer sa mère après cet affreux repas ? Comment fallait-il se comporter dans une pareille situation sociale ? Je pestais intérieurement contre mon esprit. Qu'il était fatiguant d'entretenir des relations…
Jahël
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Mer 26 Juin 2019, 04:31

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Une cérémonie, un discours, un buffet ; ce qui semble être une journée normale... lorsque, tout à coup, il la vit.


- An 1575 MOIS 1 -


Jahël se préparait pour l’attribution. Il ne saurait dire pourquoi, mais il était étrangement nerveux. Vêtu de son armure de chevalier qu’il n’aimait pas porter, il avait réussi à faire passer en dessous sa cape afin de faire ressortir la capuche blanche dans son cou, au cas où il y aurait du soleil. Il tourna la tête en direction de la fenêtre. Il pleuvait. Il n’y allait certainement pas avoir du soleil. Il devrait être content de ce fait, mais ne l’était étrangement pas. Ses yeux retournèrent en direction du miroir où il se jaugeait.
Aujourd’hui, il aurait dut attribuer Gianny.
Jahël soupira.
Il ne s’était pas vraiment senti attacher au petit homme. Gianny avait eut des qualités, c’était certain. Des qualités qu’étrangement, Jahël avait réussi à exacerber et faire sortir celles qui étaient cachées. Bien entendu il fut très maladroit et les premiers temps il n’avait pas su comment s’y prendre avec cette nouvelle expérience qu’était d’avoir un écuyer. Il aurait certainement pu faire plus. Il aurait certainement put l’amener plus loin.
Et aujourd’hui, il aurait dut attribuer Gianny.
Jahël ne comprenait pas pourquoi, cette phrase tournait en boucle dans sa tête, et lui faisait un pincement au cœur. Il serra les dents, serra les poings, et inspira un grand coup.
Aujourd’hui, il aurait dut attribuer Gianny, mais Gianny était mort. Point. Il faut arrêter d’y penser maintenant.

C’était l’heure de partir en direction du Colisée. Jahël ne faisait pas parti des premiers, chose qui était plutôt étrange. D’ordinaire, il aurait été là bas au pied levé, limite à harceler ses frères et sœurs d’armes pour pouvoir y être plus vite et commencer l’attribution plus vite. Mais là, Jahël avait trainé les pieds, prit son temps, n’était même pas allé voir ses compagnons d’arme, comme s’il redoutait cet évènement, pour finalement courir sous la pluie de peur d’être en retard.
Fort heureusement, il ne le fut pas puisque la chef des sorciers avait mit du temps à mettre en place la barrière anti pluie. Si elle pouvait aussi utiliser ses pouvoirs pour sécher la terre afin de ne pas avoir l’impression de barboter dans la boue, cela aurait été plutôt pas mal aussi. Du coup, comme il n’y avait plus la pluie, les gens affluèrent. Jahël, quant à lui, trouva rapidement sa cible et se posta aux côtés de Samaël. Le discours n’avait pas encore commencé que le visage presque grimaçant deBahal fit ricaner le Chevalier dans sa barbe, ce qui lui valut un coup de coude bien placé de Samaël.

« Aïeuh ! » soufflé Jahël qui, en réalité, n’avait pas vraiment eut mal.
« Shh. » fut le seul commentaire de Samaël avant que leur chef ne prenne la parole.

Jahël prit un air boudeur, n’écoutant que d’une oreille distraite ce que son chef avait à dire. Pas de longs discours élogieux concernant l’Empire, non, simplement un fort sentiment de déception. Il ne saurait dire pourquoi, mais le Chevalier eut l’impression que cela lui fut adressé. Etait-il la déception en question ? Il préféra ne pas y penser. Puis, Bahal appela les nouveaux adoubés, à savoir, Ylva, avec son maître. Sur le coup, pendant un très bref instant, Jahël se demanda pourquoi son écuyer n’était pas appelé.
Puis se rappela bien vite que Gianny était mort. Il ne pouvait pas être adoubé aujourd’hui.
Il regarda le duo appelé par le chef des chevaliers, et eut une pointe d’envie mêlé à de la jalousie qu’il préféra mettre de côté, enterré bien profondément, afin de ne pas y faire face. La cérémonie se poursuivit avec les sorciers, puis avec les seccyeths dont la chef fut quelque peu en retard, et enfin, le dénouement. Jahël n’avait pas eu d’écuyers. Est-ce à cause de son échec avec Gianny ? Mah, cela n’avait que peu d’importance, de toute façon, il ne se sentait pas d’avoir un nouveau jouet. Oui, c’était étrange : Jahël n’avait pas envie d’avoir de nouveaux jouets.

Il se dirigea vers un buffet sans grande conviction pour prendre quelque chose à manger. Il prit un petit préfou qu’il mâchouilla, son regard parcourant l’assemblée sans vraiment la voir, sans vraiment apprécier la nourriture. Tout ceci avait un gout d’irréel, comme s’il n’était pas vraiment là, comme s’il était en train de rêver. C’était complètement absurde de penser cela, et il en était bien conscient. Mais pour une première fois – qui n’était pas la seule première fois de la journée d’ailleurs – Jahël se surprit à vouloir que ce ne soit qu’un rêve.
Il eut un soupire alors qu’il avalait sa première bouchée qu’il avait mâché pendant de longues minutes.
Et puis, soudain, il la vit.
Ce fut comme si une ancre l’attachait brutalement à la réalité, écartant ses doutes et sa tristesse.
Brusquement, il entendit les conversations, le bruit, les rires, les enfants qui se chamaillaient. Ses yeux captèrent des couleurs, des mouvements, des visages.
Son visage.
Il en lâcha le bout de nourriture qu’il avait dans la main – de toute façon, il n’avait pas faim. Puis, il se dirigea à grand pas vers la source. Quiconque connaissait Jahël savait que ce n’était pas bon signe de le voir se diriger promptement vers une source. Les passants s’écartaient en espérer ne pas être la cible dans les yeux dorés du Chevalier. Il les ignora superbement, hâtant le pas… La personne se trouvait dos à lui, ne le voyait pas. Il dut la contourner. Se posta de tout son long devant elle, les yeux écarquillés de surprise et de curiosité, tandis que ses mains, vives comme l’éclair, se déplacèrent jusqu’au visage de la femme, lui prenant les joues, sentant leur douceur sous ses doigts, se rendant compte qu’elle était bien réelle.
Une femme ailée aux cheveux arc-en-ciel et au nez, hm, conséquent, qui brillait d’une douce lumière, une douce chaleur, qui semblait appeler Jahël.

« T’es qui ? » Il lui sembla la connaître, il aurait dut la connaître plus exactement, mais sa mémoire semblait ne pas vouloir marcher. C’était comme si son cerveau était gelé. Et puis, sa langue se délia. « Pourquoi tes cheveux sont de toutes les couleurs ? Je peux toucher tes ailes ? Je suis sûr qu’on peut faire quelque chose pour ton nez… si je frappe très fort il ressemblera peut-être à un nez normal ! Moi c’est Jahël, Chevalier d’Irianeth ! Alors, je peux te frapper ? »


CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E


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Aurore
Ven 28 Juin 2019, 06:48
Vraiment… La Reine Aurore de Fée se demandait vraiment ce qu’elle fichait ici, sur le territoire d’Irianeth, alors qu’elle aurait très bien pu rester tranquillement dans son Royaume, loin des sangs de stupre. D’abord, il pleuvait, et sa coiffure, qu’elle avait voulu sophistiquée pour l’événement, allait finir par ne plus ressembler à rien. Et puis, la pluie risquait aussi d’abîmer ses magnifiques ailes, ce qui était inacceptable ! De plus, du fait de la durée du voyage de Fée jusqu’au continent d’Irianeth, la souveraine devait subir les couches inconfortables de l’Empire depuis plusieurs jours maintenant. Pourquoi la souveraine s’était-elle infligée ça ? Voulait-elle donner le change afin que l’on évite de soupçonner les projets qu’elle avait pour les Fées – projets non encore au point, mais projets tout de même ? Ou encore, était-elle simplement venue pour renforcer ses préjugés sur les non-Fées ? Parandar seul le sait !

Toujours est-il que, bien qu’elle commence petit à petit à regretter sa décision, Aurore se trouvait bien au Colisée, trempée jusqu’aux os, prête à assister à l’adoubement des nouveaux membres des Ordres et à l’attribution de nouveaux apprentis. Pour l’occasion, elle s’était vêtue d’une robe de couleur bleu nuit, dos nu afin de laisser respirer ses ailes, et avait complétée cette tenue par un bracelet de feuilles entrelacées au niveau de son bras. Malheureusement, comme je vous le disais plus tôt, la Reine aux cheveux colorés n’avait pas prévu la pluie, lorsqu’elle s’était vêtue. C’est pourquoi le fait que la cheffe des Sorciers – cette traître à sa race – crée un dôme de protection au dessus du Colisée fut un soulagement pour elle. Cela permit à Aurore de secouer ses ailes pour les sécher, sans même se soucier du fait qu’elle risquait d’arroser les personnes autour d’elle. Et puis, les discours des différents chefs des Ordres d’Irianeth, même s’ils furent rapide du fait du peu d’écuyer et autres apprentis, lui permirent également de retrouver une apparence à peu près convenable pour une Reine…

Discours, d’ailleurs, qu’Aurore préféra écouter d’une oreille distraite, ne retenant que les éléments qui pourraient, peut-être, lui servir. Et justement, ce fut ce genre d’éléments qui lui arracha un petit rire. Ainsi, cette génération n’était pas très douée ? Elle était une déception pour le chef des Chevaliers ? Et bien… Irianeth était-il en train de perdre de sa superbe ? Bien entendu, la jeune Fée à la chevelure de toutes les couleurs savait qu’il était encore trop tôt pour s’en prendre à eux ou pour quitter le protectorat de l’Empire, au risque de mourir, mais peut-être que, si cela continuait ainsi, elle pourrait prendre son indépendance bien plus tôt qu’elle l’espérait.

Mais… Alors qu’elle en était là dans ses pensées, Aurore remarqua que les attributions étaient terminées, et qu’il était venu le temps des festivités. Ne souhaitant absolument pas se mélanger aux sangs de stupre, elle alla se poser dans un coin du Colisée en se demandant de nouveau ce qu’elle faisait là. Elle piquait ça et là de la nourriture, afin de se sustenter, mais elle n’avait pas vraiment faim. Tout ce qu’elle souhaitait, à l’instant présent, c’était fuir ce continent immonde et retourner dans son beau château. Mais, malheureusement, le destin en avait décidé autrement. Alors qu’elle était tranquillement en train de juger intérieurement tout ces… toutes les personnes présentes, un jeune homme déboula devant elle, posa sans gêne ses mains sur ses joues et commença à proférer des paroles sans sens aux yeux de la Reine. D’abord surprise, Aurore se recula et dévisagea celui qui venait la déranger. Et la première chose qu’elle remarqua fut qu’il… brillait ?! La souveraine avait bien entendu des légendes à ce sujet mais… non, ce n’était pas possible... Les Dieux ne pouvait pas lui avoir choisi une âme-sœur qui n’était pas une Fée…

Se reprenant assez rapidement, après un moment à observer le jeune homme sans vraiment comprendre, Aurore prit un air sévère et le regarda de travers, comme si elle grondait un enfant qui venait de faire une bêtise.

« Et bien ! Est-ce comme ça que l’on s’adresse à une Reine, chevalier Jahël ? Ne vous apprend-t-on donc rien, à Irianeth ? »

Robe et bijoux d'Aurore:
 
Jean-Neige
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Rôle : Écuyer du Chevalier Uthred

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Âge: 16 - 21 ans (L2)
Race: Hybride
Jean-Neige
Ven 28 Juin 2019, 15:03


Il avait fixé le plafond toute la nuit. Ses yeux n'avaient pas réussi à se fermer une seconde tant son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Demain, l'attribution allait se dérouler. Et il allait savoir si son Examen avait été réussit ou non. Il allait savoir si cette fois-ci était enfin la bonne... Lorsque la lueur du jour pointa le bout de son nez, Jean-Neige sorti finalement de son lit, se disant qu'il serait plus productif à se préparer plutôt que de tenter de s'endormir pour quelques minutes. Il prit donc place, assit en tailleur devant le miroir du dortoir, faisant et défaisant ses cheveux dans plusieurs types de coiffures. Il ne fut satisfait qu'après une bonne demi-heure à lever ses cheveux dans tous les sens. Sa réputation n'étant plus à faire, plusieurs recrues et même personnes de l'extérieur s'étaient réunies dans la chambrés en attendant de bénéficier d'une coiffure à l'inspiration du jeune hybride.

Une fois que tout fut prêt, il ne restait plus qu'à leur petit groupe à se rendre ensemble jusqu'au Colisée. Un regard sur l'extérieur lui indiqua que cela n'allait pas être chose facile... La pluie les détrempa rapidement et la coiffure de Jean-Neige fut rapidement bien lourde avec sa masse importante de cheveux. Son chignon tenait encore en place seulement parce qu'il le voulait bien.

La foule était déjà présente dans l'enceinte du Colisée. Jean-Neige était rangé avec toutes les autres recrues, les dépassant pour certains d'une coupe de centimètres... Étant presque le plus vieux, il donnait l'impression d'être plus grands qu'eux en taille, malgré que son visage candide et enfantin lui donnait l'air d'avoir le même âge qu'eux. Il tenta de se tenir le plus droit possible, répétant inlassablement dans sa tête qu'il allait y arriver. Que cette fois serait clairement la bonne! Son regard se leva en l'air, curieux d'observer avec plus d'attention l'architecture du bâtiment et ce dôme magique créé par Amaryllis. Cette magie l'avait toujours impressionné... Jean-Bernadette était par ailleurs très douée avec ça aussi. Jean-Neige avait toujours apprécié l'observer dans ses entraînements magiques. Elle était d'ailleurs auprès de son maître et il n'avait nul doute quant au fait qu'elle allait devenir Sorcière aujourd'hui. Son visage se tourna vers Nate puis vers Andreas leur adressant un sourire radieux, tout en glissant délicatement ses mains dans les leurs. Il n'avait pas pu faire parti de la même génération que Bernie mais au moins il était avec eux.

Le discours commença avec le Chef des Chevaliers. L'assemblée trouva un silence presque immédiatement et Jean-Neige se redressa encore une fois, son cœur recommençant à battre rapidement. Bahal était comme toutes les rumeurs que l'on entendait sur lui... Une allure fière et l'air jamais content. Jean-Neige s'inquiéta de son état.. Il allait finir par avoir des rides à ce rythme là. Le jeune hybride était tellement concentré sur les futures rides du Chef qu'il sursauta à l'entente de son nom.  Il avait réussi?! Il regarda Nate et Andreas un grand sourire aux lèvres, sautillant presque sur place! Son visage radiait de sa bonne humeur tandis qu'il se faisait toisé bizarrement par le Chef. Il n'avait même pas écouté ses critiques tant il était baigné par la joie. Il alla donc rejoindre son nouveau maître, un Chevalier aux allures sages et cool.

- Je suis pas le dragon rose!!, fit-il avec un peu trop d'entrain.

Pendant quelques instants, il retint sa respiration lorsqu'Uthred lui remit son plastron, se retenant vivement de ne pas sourire à pleine dents en face du Chevalier. Il grimaça néanmoins lorsque la lourdeur de sa nouvelle tenue vint se frotter à toutes les brûlures qui commençait à guérir dans son dos. Il lui adressa tout de même un sourire, élargissant ses lèvres.  Ils se rangèrent avec les autres et Jean-Neige profita du reste de la cérémonie avec beaucoup de joie, espérant que sa fratrie soit de la partie. Il applaudit un peu trop fort à la nomination de sa sœur et des deux derniers. Il était le seul écuyer, cela lui semblait si étrange...

Quant enfin il put se retrouver seul avec son nouveau maître, il se trouva impressionné. L'âge avait déjà définit ses traits et les quelques cicatrices qu'il pouvait voir devaient certainement avoir chacune leur histoire. La curiosité gonfla sa poitrine et alors qu'il allait lui lancer pleins de questions, Uthred fut plus rapide, lui demandant les épreuves de son examen. Son sourire s'effaça derechef. Il se souvint de toutes les douleurs martelant son corps tandis que l'adrénaline était redescendue aussi sec.

- Ahem... des....

Son regard se perdit légèrement, tandis qu'il se mit à rire, cachant toute la gêne en arrière de tout ça. Il pointa Ametsey du doigt, en arrière sur l'estrade.

- Lui. Et... Un trou plein de noir. Un... Ange très très beau. Et un dragon...

Il sourit à Uthred, l'air désolé.

Uthred
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Uthred
Sam 29 Juin 2019, 13:44
Ses prunelles vertes sur son tout nouvel écuyer – tout beau, tout neuf ! – Uthred attendis patiemment la réponse de ce dernier. Il était vraiment que cette question pouvait surprendre. Pourtant, le chevalier la posait à chaque génération. Chaque nouvel apprenti qui rejoignait sa tutelle y avait le droit. Pourquoi ? Parce que l’examen que passait les recrues d’Irianeth, à la fin de chaque lustre, avait un certain don pour secouer voire rendre complètement parano les jeunes écuyers. Evidemment, cela n’en arrivait pas à des points insurmontables, mais tout de même. Son écuyère du lustre -1 avait eut énormément de mal à se reprendre de son examen, presque un an. Un an de cauchemar, un an de crise de panique. Et maintenant, elle était l’une des meilleures chevalières de l’ordre.  Mais pour pouvoir améliorer les choses, encore fallait-il être au courant. Aussi Uthred avait pris cette habitude et se faisait une idée de la façon dont ses écuyers avaient vécu la chose. Et c’était donc une routine qu’il avait mis en place.

Il écouta alors les quelques éléments de réponse de son écuyer, qui avait encore quelques progrès à faire en communication. Le regard d’Uthred suivit la direction indiquée par son écuyer, et il haussa un sourcil. Ametsey. Tiens donc. Le chevalier reporta son attention sur le jeune homme, qui riait étrangement – par Parandar, on avait cassé son écuyer ! L’adolescent continua à rafraichir la mémoire du presque soixantenaire, sans pourtant jamais utiliser de phrase. Et ce petite sourire désolée qui lui adresser, lui fit froncer les sourcils. Très bien, cette année encore, l’examen avait fait des séquelles. Il allait devoir avoir une ou deux discussions avec le comité. Il voulait bien que les futurs grands de l’empire soient testés sur leur capacités, et cela de manière générale mais le traumatisme que subissait les recrues n’étaient pas nécessaire. Enfin. Peut-être allait-il avoir son mot à dire pour le prochain examen ? Il l’espérait sincèrement.

- Je vois. Un examen dont le comité a le secret, dit-il, dans un soupir, accordant cependant un sourire à son écuyer. Rassure-toi, tout cela est derrière toi, ajouta-t-il, avant de poser une main amicale sur son épaule.

Main qu’il retira rapidement, et reposa sur le manche de son épée d’apparat.

- Très bien. Dans deux jours, nous partons pour le continent. Des affaires importantes m’attendent à Perle. D’ici là, fais ce qui te plaît, évite simplement les ennuis. Tu me retrouveras à 7h pétante à l’auberge du Poney Gris. Si tu es en retard, tu iras expliquer ton cas à Bahal. Donc ne le sois pas.

L’explications était claire. A présent, Jean-Neige était libre de faire ce qu’il souhaitait pour ces 48h de liberté. Après, il serait trop tard. Et les cinq années à venir allaient être longues et éprouvantes

- Si jamais tu as des questions, d’ici là, tu pourras me trouver au palais, mais puisque tu vas m'avoir sur le dos pendant cinq ans, je te conseil d'en profiter, et bien, dit-il finalement.

Et Uthred adressa un petit sourire à l’écuyer. Il devait à présent discuter avec Ametsey… et retrouver @Ashkan. Ou était-il passé, celui-là ?
Jahël
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Dim 30 Juin 2019, 06:52

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Une cérémonie, un discours, un buffet ; ce qui semble être une journée normale... lorsque, tout à coup, il la vit.


- An 1575 MOIS 1 -


La femme ailée se recula. Jahël garda ses mains levées à l’emplacement de son visage quelques minutes avant de se rendre compte qu’il ne tenait plus rien et qu’il ferait mieux de les baisser. Alors, quelque peu intimidé – oui, c’était possible – par cette lumière, Jahël s’était mit à tripoter des pans de sa capuche. Un Jahël intimidé, c’était impressionnant à voir. Il avait l’air d’un petit garçon qui rencontrait une grande personne pour la première fois, se dandinant légèrement d’un pied sur l’autre, les mains ne sachant pas où les mettre qui tripotaient tout ce qui pouvait être tripoté. Bon, dis comme cela, cela sonnait un peu pervers, mais si on connait un temps soit peu Jahël, ce point est à éliminer direct : un Jahël pervers, ça n’existe pas. Il faudrait encore qu’il ait conscience des relations sexuelles.
Ils s’observaient depuis quelques minutes déjà, se dévisageant. Jahël réussit à choper dans sa bibliothèque qu’était sa mémoire, une information sur ce halo blanchâtre et sur ce sentiment puissant qui le poussait vers elle : un lien d’âme sœur. Une destinée commune, un lien psychique fort qui unie deux personnes, un lien divin qui peut prendre de grandes proportions. Cela unit les deux personnes jusqu’à la mort bien mieux qu’un mariage. Cependant, un point que Jahël ne comprenait pas, c’était que ce lien avait une influence sur les sentiments respectifs, allant soit dans le positif soit dans le négatif. Déjà que le Chevalier comprenait difficilement des relations normales, alors maintenant une relation où les sentiments sont exacerbés à cause d’un lien d’âme sœur, c’est d’autant plus incompréhensif à ses yeux.
Tout ce qu’il pouvait dire avec certitude, là, maintenant, c’était qu’il avait fortement envie de lui donner un coup de poing dans son nez pour le remettre bien, et de lui arracher ses ailes pour l’entreposer dans sa chambre, sur son mur, joliment encadré, avec des cheveux de la femme pour décorer le tout : car des cheveux multicolores comme ça, ça ne courait pas les rues.

Puis, la femme parla, se désignant comme une Reine, et jugeant l’attitude de Jahël comme inconcevable. Le Chevalier leva des sourcils, penchant la tête de côté, démontrant de son incompréhension, tandis qu’il mettait du temps à piocher les informations dans son cerveau, chose qui, d’ordinaire, ne prenait que quelques millièmes de secondes.

« Il n’y a pas de Reine dans l’Empire, nous prenons les royaumes et en faisons des colonies. Placés à leur tête, un gouverneur à la solde de l’Empereur et de l’Impératrice. » Jahël avait débité ces informations comme s’il lisait un livre ennuyeux. « Sauf… » Il fronça les sourcils comme si l’information avait du mal à passer. « Au royaume de Fée, lié à l’Empire par des accords et un protectorat. » Lentement, un petit déclic se fit dans l’esprit de Jahël. Il se mit enfin à comprendre qui il avait en face de lui. A dire vrai, il le savait depuis longtemps, mais comme dit, les informations avaient du mal à venir, comme si ce lien d’âme sœur faisait des interférences avec sa magnifique mémoire. « Donc, tu es la reine Aurore ! » Il sourit comme s’il avait trouvé la réponse à la vie. Il n’emploie pas le vouvoiement, tout simplement car il n’y a que très peu de personnes qu’il prend la peine de vouvoyer. Du reste, il considérait que c’était une perte de temps verbale. « Oh c’est la première fois que je rencontre une reine ! » Il claqua deux fois dans ses mains, l’air fier et heureux. « Pourquoi tes cheveux sont comme ça ? Pourquoi t’es mon âme sœur ? Ca veut dire que je peux t’arracher les ailes ? Je pourrais venir au château de Fée ? J’y suis jamais allé ! Ca veut dire quoi un lien d’âme sœur ? Ca veut dire qu’on doit se marier ? Ca a l’air ennuyeux de se marier, t’es mariée ? Une Reine ça doit se marier et faire des enfants – je crois – comment les fées font des enfants, c’est pareil que pour les humains ? » Passons le fait que Jahël pense que la façon « humaine » de faire les bébés, c’est grâce à la cigogne. Puis, d’un coup, il se tiens droit, le regard et la face sérieuse – contraste étonnant par rapport à il y a quelques secondes, avant de finalement faire une belle et élégante courbette. « Ravi de vous rencontrer, Majesté. » Jahël s’était forcé pour le vouvoiement, afin de lui montrer qu’il était capable quand même de bien se comporter. Puis, il se releva, reprit son air enfantin, et ouvrit la bouche : « Alors, elle était belle ma courbette hein ! »



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Aurore
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Âge: 35-40 ans
Race: Fée
Aurore
Dim 30 Juin 2019, 12:04
Décidément… Ce Chevalier était un être des plus étranges. D’un côté, il semblait intimidé de se retrouver face à Aurore – ou peut-être était-il intimidé par leur lien d’âme-sœur – mais, de l’autre côté, il continuait à se comporter comme un jeune enfant. Alors même qu’il venait de se faire reprendre, il continuait à tutoyer la Reine comme si elle était une vulgaire paysanne, et lui posait tout un tas de questions sans arrêt. La souveraine était perturbée par ce comportement. S’il n’y avait pas eu ce commentaire sur la manie de l’Empire de s’emparer du pouvoir sur les territoires d’Enkidiev sans demander l’avis des anciens dirigeants, elle en serait peut-être même venue à oublier le statut de sang de stupre de son interlocuteur. Et, connaissant le caractère de la Reine des Fées, il fallait bien avouer que c’était un grand exploit ! Pour parvenir à lui faire oublier un temps son racisme envers tous ceux qui n’étaient pas issus du peuple de Fée, il fallait soit être particulièrement doué, soit être une personne très particulière aux yeux d’Aurore. Mais, justement, en y repensant, le dénommé Jahël était quelqu’un de particulier aux yeux de la souveraine aux cheveux colorés. Après tout, il s’agissait tout de même de son âme-sœur. Et, bien qu’elle ne l’accepte absolument pas et préfère le nier, une âme-sœur était quelqu’un avec qui on entretenait un lien particulier. Bon ou mauvais, certes, mais particulier tout de même ! Et c’est peut-être ce lien si particulier qui empêchait Aurore de prendre congé du Chevalier, qui l’agaçait pourtant…

Non, plutôt que de prendre congé de Jahël, la Reine féerique l’écoutait débiter son discours sans queue ni tête, se contentant simplement de battre quelques fois des ailes afin de les dégourdir. Elle n’écoutait qu’à moitié les paroles du Chevalier, mais elle écoutait tout de même. Et, encore une fois, ce n’était pas très habituel. Je ne dis pas que, habituellement, elle n’écoutait jamais ce qu’on lui racontait, mais il était rare qu’elle prête attention à quelque chose qu’elle trouvait inutile. Pourtant, cette fois-ci, elle y prêtait attention. Ce que disait Jahël n’avait aucun sens, elle trouvait inutile d’y porter un intérêt quelconque et, pourtant, elle y prêtait attention… Que lui arrivait-il ? Elle ne le savait pas, et cela l’agaçait encore plus qu’elle ne l’était déjà. Si le simple fait de se retrouver devant celui qui était apparemment son âme-sœur la perturbait, comment ferait-elle pour régner normalement ? Et comment pourrait-elle mener à bien ses projets ?! Elle ne devait pas se laisser avoir et reprendre contenance…

Heureusement pour elle, après quelques minutes où seul Jahël parlait, un silence s’installa enfin et Aurore put finalement en placer une. Elle se concentra un instant, mettant de l’ordre dans ses idées, puis tenta de répondre de son mieux à ce qu’elle avait retenu des questions du Chevalier. Elle ne répondrait sûrement pas à tout, cela était même évident, mais elle ne s’en voulut pas vraiment. Après tout, la plupart était inutile et ne méritait pas qu’elle s’y attarde. Par contre, d’autres méritaient une mise au clair…

« Oui, Chevalier Jahël, je suis bien la Reine Aurore des Fées, vous avez deviné ! Pour ce qui est de ma magnifique chevelure, je peux simplement vous dire que je suis né ainsi. Peut-être est-ce l’œuvre des Dieux, peut être pas, je ne peux point vous le dire… Ensuite, je ne suis pas mariée, non, et je ne me marierais certainement pas avec vous, mais je ne désespère pas et je sais que je trouverais un jour chaussure à mon pied ! » Aurore prit alors une grande inspiration, son regard se chargeant d’éclairs – façon de parler, bien entendu – puis reprit : « Oh, et je vous INTERDIS de toucher à mes ailes ! »

Ces derniers mots, contrairement au reste de la conversation, qui s’était déroulé de manière étrangement calme, avait été prononcé d’une voix forte, attirant probablement l’attention sur le duo. Aurore ne voulait pas se faire remarquer, mais cela avait été plus fort qu’elle. Personne ne touchait à ses ailes, PERSONNE ! C’était l’une des choses les plus précieuses qu’elle possédait, et elle ne laisserait personne les lui enlever…
Jean-Bernadette
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Rôle : Apprentie sorcière d'Irianeth

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Âge: 18 ans - 23 ans Lustre 2
Race: Maître-magicienne, fille du dieu des vents
Jean-Bernadette
Dim 30 Juin 2019, 14:29
''Debout Jean-Bernadette. Tu va être en retard si tu continue à dormir.''

Oh elle était réveillé déjà. Enfin, réveillé était un grand mot. Son esprit vagabondait entre le songe et la réalité, entre le passé et le présent. Mais ça, c'était une situation qu'elle vivait péniblement depuis les dernier jours, ou semaine? L'intensité de ses visions qu'elle avait s'était accentué progressivement. Depuis que son mentor amulette semblait avoir perdu la capacité de lui parler. Ou du moins, elle avait été complètement muette depuis le dernier mois. Étrangement, ce n'était pas comme si elle ne communiquait pas non plus. Puisque pour chaque question qu'elle avait, Bernie semblait deviner toute seule la réponse comme... comme si elle s'en souvenait simplement. Ce nouvel état avait bien entendu attiré l'attention de son maître qui voyait son apprentis avoir de plus en plus de difficulté à se concentrer sur ses tâches et semblait aussi plus souvent atteinte de douleur crânienne et de fluctuation importante d'énergie. L'un comme l'autre savait que quelque chose arrivait. On avait bien essayer de la sonder, de la séparé magicalement de la présence de son mentor amulette mais rien n'y faisait. Son énergie et son esprit semblait accroché à elle comme un symbiose qui avait besoin d'elle pour survivre. Est-ce que cela l'éffrayait? Un peu. Ce qui la terrifiait n'était pas vraiment ce qui allait se passé, mais ce qu'il adviendrait d'elle. Étrangement, malgré la sévérité de la situation, Bernie n'avait toujours pas l'impression que son amie magique se servait d'elle pour de sombre dessein quelconque. Et même si on lui rappelait qu'elle donnait l'impression de lui voler sa place (et il fallait dire que vu les symptômes qu'elle avait, l'idée avait une certaine logique qui la rendait mal à l'aise), l'apprentie-sorcière ne pouvait ressentir autre chose que d'accepter la situation comme si... c'était destiné à arriver.

Lentement la jeune femme ouvrit les yeux en grommelant. La tête lui était lourde et elle était fatigué d'être assaillit par toute ses mémoires qui lui semblait maintenant plus que familier. Encore une fois elle avait très mal dormis à cause de ça. Ses traits étaient tirés, son teint était blafard et de légère poche noir sous les yeux démontraient son épuisement. Une personne dirait que c'est normal pour un apprenti d'être dans un état ainsi la journées des adoubements. Beaucoup des futurs écuyers et apprentis sorciers et seccyeths était tellement nerveux qu'ils avaient de la difficulté à dormir. Ah, si cela pouvait bien être son cas. Malheureusement, pour elle, s'était tout autre chose qu'elle en oubliait presque l'importance de la journée. Donc elle ne pouvait pas entièrement s'excité comme les autres à savoir si elle allait devenir sorcière ou si elle aurait un apprenti. Bref, d'une façon où d'un autre, il fallait qu'elle se prépare, ne serait-ce que pour faire acte de présence. Malgré tout les malaises qui la prenaient, elle n'était pas sur son lit de mort alors il serait très mal vu qu'elle manque à l'appel. Après un petit moment à s'étirer, Bernie s'assit sur son lit pour croisé le regard de Delta qui attendait sur le seuil de la porte. L'apprentie lui laissa un petit sourire pour lui signifier qu'elle allait acceptablement bien.


''Ne vous inquieté pas maître, je serais à l'heure.''

Son maître pouvait être confiant du fait qu'elle ne se rendormirait pas. Ce n'était pas le genre à Jean-Bernadette de se lever aussi tard de toute façon. Durant les quatres dernières années, mis à part quelques rares fois ou la sorcière l'avait réveillé dans le milieu de la nuit pour ses enseignements, la jeune femme était d'habitude réveillé avant elle. Une fois que la jeune sorcière eu quitté les lieux pour laissés son apprentie se préparer, cette dernière se leva pour prendre ses vêtements et se dirigea tout de suite vers les bains. Un bonne séance de méditation et de purification l'aiderais à se détendre et prendre des couleurs. Ah tiens... maintenant qu'elle y pensait, ce n'était pas un rituel de chevalier ça? Les sorciers prenaient bel et bien des bains pour se purifier aussi, mais leur séance de purifications spirituel ne se faisait pas exactement en groupe liée comme les chevaliers. Bien qu'ils leurs arrivaient souvent de faire équipe avec d'autre membre de l'empire, les sorciers n'étaient pas tant des gens qui étaient attachés à un groupe ou un autre. C'était l'une des raisons qui faisaient qu'ils étaient généralement plus solitaire et détaché. Était-ce le prix à payer pour passer des heures à développé des talents uniques que peu de personne pouvait entièrement comprendre?

Se petit moment de plaisance lui fit un plus grand bien, même si cela n'avait pu atténué tout ses maux. Elle profita du temps qu'il lui restait pour aller prendre un bon déjeuner qu'elle amena dehors sur les douves. Le temps semblait plutôt nuageux, lourd. Cela ne prendrait pas de temps que les averses tomberont fort dans la région. Un attribution en pleine pluie. C'était tout simplement génial. Au moins, le temps concordait plutôt bien avec son état plutôt morose. Une pensée du passé surgit dans son esprit alors que la future sorcière se laissa allez à ses désagréables idées noirs. En fin de compte, cela fini par lui coupé un peu l'appétie, mais elle se força néanmoins à manger. Par la suite, elle se rendit au dortoir des élèves ou elle voulai trouver Jean-Neige. La vision de celui-ci en train de s'occuper proprement de ceux qui voulait bien se retrouver sous ses soins lui réchauffa le coeur. Son frère éfféminé lui rappela une vision du passé, alors qu'elle même... Ou était-ce elle? Enfin, qu'elle se voyait s'occuper des cheveux de personnes qu'elle ressentait comme de la même famille. Jean-Neige lui donna finalement son tour, ou elle le laissa y allez à sa guise. Bernie avait entièrement confiance en les capacités esthétique de son cadet. Parfois, l'aînée se demandait même si une vie plus calme avec un travail de se genre ne lui allait pas mieux qu'un dangereux travail de chevalier. Mais bon, même si elle n'appréciait pas le choix que ses frères et soeurs avaient pris, elle ne pouvait pas les empêcher de faire ce qu'ils voulaient. Quel horrible soeur ferait-elle si c'était le cas.

Lorsque sa coiffure fut terminé, Bernie remercia bien entendu Jean-Neige en l'étraignant fortement, avant de lui souhaiter du courage pour les attributions. Honnêtement, elle n'avait aucune idée si celui-ci avait passé les examens ou non. Mais elle avait espoir, tout comme pour Jean-Naymar et Jean-Peuplu. Après avoir quitter les dortoirs, direction la chambre de son maître pour y prendre la robe que lui avait spécialement envoyé Jean-Maman et Jean-Papa pour l'événement et une fois enfilée, direction le portique du château. Pourquoi s'arrêter là? Parce qu'elle venait de se rendre compte, une fois la porte ouverte, que la pluie avait bel et bien commencer et tombait comme un torrent déchaîné. Arf... elle ne voulait ni abimer la belle coiffure que lui avait fait Jean-Neige, ni être détramper de la tête au pied en arrivant au colisée. Avait-elle une solution? Bien sûr que la magie allait lui permettre de ne pas subir les intempérie. S'en sentait elle capable? Honnêtement pas vraiment. Après un soupir, elle abdiqua à retourner chercher une couche supplémentaire d'une cape de cuire qui l'aidait à se protéger de se genre d'intempérie. Ce n'était certe pas aussi parfait que la pluie mais c'était mieu que rien.

Au colisée, les gens étaient en train de se ramasser sous le dôme magique qui venait d'être crée. Ce qui était une bonne chose en soi. Qui l'avait fait? Aucune idée et à voir le regard que son maître lui porte, elle devait être sur le bord d'être arrivée en retard. Sans aucun mot elle se joignit à elle alors que la célébration commençait. Et elle commençait sur une note qui n'avait rien de réjouissante. Le chef des chevalier fut le premier à parler et déjà il exprimait clairement son mécontentement sur la nouvelle génération. Et à la suite de ses mots, Bernie compris un peu pourquoi. Dans le groupe des chevaliers, seulement un écuyer avait été adoubée. Ou plutôt dire écuyère. La jolie brunette à la peau foncée qu'elle avait vu dans le cours de magie d'Uthred, quelques années plus tôt. Et tant qu'au élève qui rejoignit les forces de cet ordre, seulement Jean-Neige avait passé les examens. On s'entendait, même si cela la rendait fier, Bernie doutait que ce soit le meilleur élément pour la chevalerie. Alors s'il était le seul qui était passé, il lui semblait maintenant malaisant de pensée à la qualité des autres élèves qui avait échoué.

Puis Amaryllis pris la suite de Bahal, appelant Bernie à monter sur l'estrade. Quoi? Elle seule? Bien qu'elle ne pouvait nier être fier d'elle pour cet exploit (et surtout en vu des compliments que lui avait lancer la cheffe des sorcières qui était d'un naturelle exigeante.), elle Jean-Bernadette était surprise que ses autres camarades de classe ne se soit pas rendu à ce niveau. S'étaient-ils relâché au cours de leurs enseignement d'apprentis? Même sa rival (qui pourtant Bernie aurait qualifié de compétente, quelques années plus tôt), n'avait pas réussi. D'ailleurs, Bernie n'eu qu'à jeté un petit d'air surprise à leur côtés pour voir les visages de déception et de jalousie qu'ils avaient tous d'afficher. Sans chercher à envenimer d'avantage leur pensées perturbée, la sorcière nouvellement adoubée remercia poliement la cheffe avant de retourner prendre sa place, habillée maintenant des couleurs de son ordre. Pour les élèves nouvellement adoubée au titre d'apprentis, Andreas et Lorem avait été appelé, provoquant un autre sourire de fierté sur le visage fatiguée de la nouvelle sorcière.

Au final... Joncina, la cheffe des Seccyeths pris la place. Bien entendu certaine personne (dont Bernie) avait remarqué son arrivée tardive. Mais là n'était pas l'important. De leur côté, aucun apprentis n'avait réussi à passé au travers de leur apprentissage et seulement un élève avait réussi à attiré leurs attention et passé l'examen. Nul autre que son explosive petite soeur-frère Nataleigh. Était-elle fière? Comment ne pourrait-elle pas l'être maintenant qu'elle savait que toute sa famille avait passé et grandissait dans les échelons des différents ordres. Était elle inquiète? Certainement. Bien que Jaymie avait réussi à devenir un Seccyeth accomplis, le caractère de Nate était fort différent. C'était à se demandé si iel tenterait de carbonisé un dragon ou finirait elle même carbonisé. Et en plus on lui donnait un enfant comme maître. Oh... attendez. Ah, maintenant le nom et le visage lui revenait. Il s'agissait de cette téméraire magicienne Seccyeth qu'elle avait croisée quatre ans plutôt avec Nate. Celle qui ressemblait à un enfant malgré son vieille âge. Comme quoi le destin faisait étrangement les choses. Bon... Jean-Neige avait un maître d'expérience auquel Bernie pouvait faire confiance. Nate avait un maître étrange, mais sachant que Jaymie était dans l'ordre, il pourrait surement jeté un oeil sur lui. Et tant qu'à Andreas, Bernie ne connaissait pas vraiment son maître, Gédéon. Elle ne l'avait que vaguement croisée une ou deux fois sans qu'ils ne se donne la parole alors pour le moment la sorcière ne savait pas trop quoi pensée. Dans tout les cas, elle pourrait surement essayer de l'avoir à l'oeil de temps en temps.

Bahal avait donc raison de dire que cette génération était décevante. Si peu de personne avait réussi à passé. Le chef de l'ordre de chevalerie leur annonça donc la fin de l'attribution et les laissa donc filer d'un ton qui n'augurait aucun envie de festoyer. Les paroles du démon furent bientôt accompagnés de la sorcière qui un peu plus joyeuse, invita les gens à profité des événements malgré la température très peu adéquate. Pendant un moment, Bernie et Delta échangèrent quelques mots, auquel la nouvelle sorcière remercia ses dernières années d'enseignements ainsi qu'écouta avec attention les dernières recommandation et conseil de son maître. Puis elle se retrouva seule. N'ayant pas d'apprentis à sa charge, elle pouvait se concentrer entièrement sur son travail. Mais pour le moment, elle préféra ne pas déranger sa fratrie et leurs maîtres, bien que malgré tout, ne pu s'empêcher de leur lancer un petit message télépathique.


**(Nataleigh,Jean-Neige,Andreas)Je suis fière de vous mes frères et soeurs. Vous avez conquis un étape importante que comme vous le voyez, peu de personne on su monter. Mais n'oubliez pas que ce n'est que le début et qu'il vous... nous... reste encore beaucoup de chemin à faire.**

Sur ses paroles Jean-Bernadette s'arrêta un moment, la tête lui tournait légèrement. Pourtant, elle n'avait pas utilisé énormément de magie. Il semblerait bien que son état et sa fatigue était plus grave qu'elle le pensait. Ou n'avait-elle pas asser manger? Dans tout les cas, peut-être lui ferait-il du bien de prendre au moins quelque chose à boire. Bernie se dirigea donc vers le buffet avant qu'elle ressente une vague de chaleur la frappé de point fouet. Par réflexe (comme tout ceux qui était autours de la source), elle se dégagea rapidement pour jeté un regard courroucé vers la petite démone responsable de cette surprise. Et celle-ci semblait bien amusé de l'éffet qu'elle venait de laisser à la foule avant de s'extasier de confort maintenant qu'elle était dénudé (Ou sèche fort probablement, étant donnée sa nature démoniaque et la température). Pendant un moment Bernie ne la lâcha pas d'un oeil alors que celle-ci se dirigeait au buffet. Au moins elle avait un minimum de pudeur même si on ne pouvait pas dire grand chose de sa dignité. Et un petit plus, elle n'était pas désagréable à regardé même si, enfin, ce n'était vraiment pas la place pour se pavané ainsi. Et de plus... Bernie se rendit lentement jusqu'à la démone, regardant plutôt le buffet et se qui se trouvait devant elle que de croisée le regard qui ne devait avoir surement aucune once de culpabilité de toute façon. Après avoir choisi une boisson qu'elle porta à ses lèvres pour prendre une gorgé, la jeune sorcière se força un sourire avant de tourner la tête vers la démone.

''Pardonnée moi mademoiselle. C'est un jolie tour de magie que vous venez d'exécuté. Enfin malgré la frousse que vous avez semé dans vôtre entourage. Mais laissez moi vous demandez. Si le but était de retrouver un confort, qu'allez vous faire si la pluie ne cesse pas et devez aller dans un autre endroit. Surement vous ne pourriez pas substenir vôtre manteau de flamme suffisament longtemps sans trop vous épuisez non?''

Parce que selon la quantité d'énergie qu'elle avait dégager en un instant, cela brulerait rapidement sa réserve d'énergie. Et à moins d'en avoir une quantité astronomique, ou qu'elle n'allait vraiment pas loin. Bernie ne pensait pas que celle-ci en ait suffisamment pour faire un voyage de plus d'un heure. Au gros maximum. Mais encore, c'était aussi par curiosité qu'elle le demandait. Qui savait si la démone n'avait pas un autre tour dans son sac ou n'avait pas pensée à la situation d'abord. Parce que... elle avait bien pensée à cela, non? En attendant la réponse, Bernie lança un bref regard sur une couleur de cheveux qui attira son attention. Tiens, la reine des fées était ici aussi? Et elle semblait parlé à cet étrange chevalier dont les rumeurs disaient qu'il était presque enfantin. De connaissance, l'ancien maître de Bernie avait fait une mission avec. Mais Delta ne lui avait absolument rien dévoiler sur le sujet, puisque de toute façon c'était avant qu'elle ne rentre sous sa tutelle. Enfin, c'était une vision plutôt étrange à voir et elle se demandait quel genre de conversation pouvait-il avoir. De loin, ils semblaient plutôt familier mais la maître-magicienne pouvait aussi bien se tromper. De toute façon, elle avait déjà quelqu'un avec qui faire la causette et ramena donc son regard vers celle-ci lorqu'elle lui répondit.


(HJ: Je parle de @Aurore @Jael @Gédéon et @Yahmé un peu. Je parle A @Nataleigh @Jean-Neige @Andreas @Neelam)
Ashkan
Ashkan
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Rôle : Recrue d'Irianeth

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Âge: 11-16 ans
Race: Elfe-Midjin
Ashkan
Dim 30 Juin 2019, 15:34
♛ La farandole des dragons roses

An 1575 - Mois 1
1  



▼▲▼

 
Réveillé aux aurore, Ashkan boudait. Il n'y avait pas d'autre mot pour saisir son état d'esprit. Âgé de onze ans, il ne manquait qu'une minuscule année au petit bonhomme pour accéder au rang d'apprenti seccyeth. L'enfant avait harcelé son parrain, était même allé voir les trois chefs pour demander - exiger plutôt - qu'ils le fassent passer l'examen, mais rien à faire. Amaryllis l'avait congédié d'un geste de la main, Bahal l'avait écarté de son chemin d'une simple pichenette qui l'avait projeté contre le mur et Joncina l'avait fixé avec des yeux endormis. Ils préféraient accorder leur candidature à des recrues en âge de le passer mais qui se révélaient être aussi efficaces qu'une tranche de saucisson. Comme l'autre là. Phrïen. A son âge, elle était toujours une recrue. Elle comptait passer au niveau supérieur quand le prince impérial aurait quarante ans ou comment ça se passait ?

Roulé en boule sous ses couvertures, Ashkan daigna sortir un œil lorsqu'il entendit les autres garçons du dortoir s'agiter. Ils étaient tous levés et bavardaient joyeusement en préparant leurs affaires.
Le demi-elfe quitta son matelas à contrecœur. L'expédition qui l'attendait était bien sa seule motivation pour sortir de sa couette. Il descendit l'échelle du lit superposé. Évidemment qu'il avait le lit du dessus ! A son arrivée dans le dortoir, il s'était battu avec un autre môme qui le voulait également et lui avait infligé une cuisante défaite.

Au milieu de la foule de recrues et de futurs apprentis, il se dirigea vers les bains mitoyens au dortoir. De fort mauvaise humeur, il jouait des coudes et poussait les autres enfants pour avoir accès à l'eau le premier. Enlevant la longue chemise qui lui servait de pyjama, il sauta dans le bain et se lava scrupuleusement, ignorant les autres garçons qui chahutaient. Lorsque ce fut fait, il mit sa tunique, son pantalon et ses bottes et fila prestement dans le couloir, les cheveux encore en bataille et les vêtements débraillés enfilés à la va-vite.

Les piaillements des petits étaient un imbroglio de sons. La pauvre Amée tentait bien de se faire obéir mais la foule d'enfants était pareille à un monstre à deux têtes qui ravageait tout sur son passage. Jusqu'à l'arrivée du Chevalier Uthred. Ce dernier joua de sa voix grave et impressionnante pour faire taire les morveux. De loin, Kazem et sa copine aux dents de cheval firent signe à Ashkan de les rejoindre. Le demi-elfe jeta un regard à son parrain et, rapidement, passa sur sa gauche l'air de rien pour rejoindre les deux jeunes serviteurs.
Mal lui en prit. Uthred l'attrapa d'une main par le col de sa tunique et le poussa devant lui comme si son filleul ne pesait que cinq kilos.

Poussant un soupir théâtral, Ashkan obéit à son parrain. Pendant qu'Uthred ronchonnait dans sa moustache sporadiquement, l'enfant termina sagement de se préparer, s'efforçant de rendre son apparence présentable pour satisfaire le Chevalier. Il valait mieux se la jouer fine pour éviter de mettre les nerfs de son parrain en pelote et devoir rester sous sa surveillance pendant toute la cérémonie.
Il aplatit ses cheveux avec de l'eau et remit en place ses vêtements. Profitant d'une minute d’inattention de son parrain, il glissa sous sa tunique le petit couteau qu'il lui avait offert.

Lorsqu'il fut prêt, il suivit le Chevalier. Sur le chemin, ils parlèrent de ses cours et de sa vie. Ash était bien tenté de se plaindre à nouveau sur le fait qu'il n'avait pas pu se présenter à l'examen mais il choisit de se taire. Ne pas contrarier son parrain. Pour le moment.
Lorsque Uthred lui rappela l'importance de cette cérémonie, Ashkan hocha distraitement la tête, l'information entra par une oreille et sortant par l'autre. Il y avait des choses plus importantes que de se tenir debout pendant des heures - Ashkan exagérait à peine - à écouter du blabla inutile en habits d'appart boutonnés jusqu'au cou.
Planté à côté d'Uthred, Ashkan observa Ylvä être adoubée ainsi que Jean-Pommedereinette. Un garçon à la silhouette gracile fut attribué à son parrain. L'enfant le fixa en plissant des yeux, le jaugeant de haut en bas, essayant d'estimer s'il était digne de suivre l'enseignement d'Uthred. Probablement que non. Son parrain rejoignit son nouvel écuyer sur l'estrade, laissant Ashkan seul.
Ce dernier écouta avec envie le discours de Joncina qui était arrivée en retard l'air de rien. Il était...dépité. Il marmonnait dans sa barbe invisible tandis que la seule apprentie seccyeth rejoignait son nouveau maître.  
Les chefs terminèrent leur discours et quittèrent l'estrade. C'est ce moment là que choisit une démone pour prendre feu. Ce qui attira fatalement l'attention du demi-elfe.
La bouche ouverte, Ashkan écarquilla les yeux. C'était...fantastique ! Les flammes léchaient son corps, elle irradiait de puissance et d'invulnérabilité. L'enfant était tenté de courir la voir mais il croisa le regard de Kazem et Dents de Cheval qui hochèrent la tête. C'était le moment. Jetant un dernier regard vers son parrain, Ashkan s'échappa au milieu de la foule et quitta le Colisée.


 
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Andreas
Dim 30 Juin 2019, 16:56

Enfin, l’attribution. Andreas n’avait pas dormi de la nuit. Pas à cause du stress, mais se ses oreilles. A l’aube, comme prévu, iel avait demandé à Jean-Neige de s’occuper de ses cheveux, Andreas avait envie d’essayer une coupe plus courte, pour changer un peu. Une fois ça fait, Andreas fila aux bains pour se laver avant de rejoindre Nate et JN. Antoinette était là aussi, cherchait un abri à la pluie (généralement, quand il pleuvait, Andreas essayait d’être au sec et le corbeau l’avait comprit. Sauf qu’en arrivant dans l’arène, l’oiseau comprit qu’Andreas risquait de se mouiller également, et parti se planquer quelque part. Amaryllis améliora la chose grâce à un dôme magique (trop cool, Andreas le rajouta sur sa liste) et la pluie cessa. Lea futur.e apprenti.e ne porta pas trop d’attention au discours de Bahal, retenant un bâillement, la fatigue du dernier mois lea rattrapant au galop. Jean-Neige fut le premier à partir et Andreas applaudit même si iel n’avait pas vraiment suivit. De même quand Jean-Bernadette gagna son titre de Sorcière. Iel applaudira également quand Nate découvrira son maître. Mais en attendant son tour, une petite anxiété apparue, et si Andreas n’avait pas été jugé.e apte à devenir sorcier.e ? Heureusement le doute disparu aussitôt que son nom fut appelé, Andreas ne serait pas le dragon rose ! Et iel se dirigea alors vers son nouveau maître, un sorcier du nom de Gédéon qui connaissait quelques détails sur son cas, vu les propos qu’il tenu en félicitant sa curiosité et son…sérieux ?

Son sérieux ? Ah. C’était nouveau ça. Andreas n’était clairement pas populaire pour cette caractéristique, loin de là. C’était peut-être même quelque chose qui lui faisait défaut. Iel ne dit cependant rien et essaya d’écouter la suite, ce qui était rendu compliqué par ses oreilles qui criaient au meurtre et l’agitation de l’environnement. Mais Andreas se reconcentra et eut un instant de réflexion avant de poser sa question. « Comment dois-je vous appeler ? Maître ? Professeur ? Lord Coeurdencre ? Monsieur Gédéon ? Vieille fripouille ? Jean-Papa dit que c’est un titre honorifique qu’il donne uniquement aux personnes trop importantes pour prononcer leur nom en notre présence. » D’une manière ou d’une autre, Andreas avait comme la vague impression qu’il y avait un mensonge quelque part dans cette histoire, mais qui était-iel pour remettre en cause la sage parole de Jean-Papa ? « Aussi, auriez-vous une solution contre les acouphènes ? Je ne veux pas vous embêter mais ils veulent pas partir depuis l’examen et c’est pas le plus pratique pour étudier. » Après tout ce sorcier était un grand sorcier, peut-être aurait-il une solution que les guérisseurs de l’empire n’avaient pas ? En vrai, Andreas avait une liste de trois pages de choses qu’iel voulait apprendre, mais l’attribution c’était peut-être un peu tôt pour ça, iel attendrait demain. Pour l’instant, après les réponses, Andreas allait profiter de sa famille, ayant comme une impression que ça serait la dernière fois avant un long moment, et que peut-être quelque chose de grave risquait d’arriver. Mais y’avait pas de raison.
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Samaël
Dim 30 Juin 2019, 21:37

Sam s'était réveillé ce matin-là avec des sentiments divers et contraires, partagé entre la joie, la tristesse et le désir profond de se rendormir. Quelle idée d'organiser l'attribution si tôt le matin ? N'auraient-ils pas pu faire cela dans l'après-midi, comme l'aurait indubitablement fait toute créature civilisée ? Qu'est-ce qui leur prenait d'obliger les honnêtes gens à se lever aux aurores ? Il n'était pas une foutue poule ! Le Comité ne possédait absolument aucun savoir-vivre... Il n'était pourtant pas question de râler ce jour-là, ni de se rendormir, la tête enfouie dans le moelleux de son oreiller - son seul grand amour. Il ne ferait pas cela car son unique préoccupation du jour - et s'il devait se montrer honnête, sa première préoccupation depuis un certain temps déjà - était Ylvä, le grand jour d'Ylvä, le bonheur d'Ylvä. Daug devait être au moins aussi peiné que lui de la fin de leur petite vie à trois. Depuis le réveil de la jeune femme, il ne faisait que traîner dans ses jambes, ne la quittant pas d'un iota, attaché comme une ombre noire et gigantesque à chacun de ses pas. L'ambiance était à la mélancolie mais Sam tâcha de changer les choses en apportant le petit déjeuner au lit, comme il le faisait souvent pour donner le sourire à Ylvä. Il avait récupéré du lait d'amendes, du thé à la menthe, de la brioche, des oranges, du raisin en provenance de Diamant et deux grosses parts de gâteau au citron - maintenant qu'il y réfléchissait, il pensait peut-être un peu à Aquila en préparant le plateau. Il voulait, et même, il fallait que ce jour soit parfait. Yl ne méritait que le meilleur, rien d'autre que le meilleur.
Le petit-déjeuner terminé, il laissa tout le loisir à la jeune fille se préparer seule dans sa chambre et profita de ce moment de tranquillité pour en faire de même. Il consacra un certain temps à tailler sa barbe et nouer ses cheveux noirs en un chignon haut, avant d'enfiler l'armure dorée qu'il ne revêtait que pour les grandes cérémonies et son inséparable cape rouge.
Le chemin  jusqu'au Colisée aurait pu être une catastrophe, mais ce ne fût pas le cas. La pluie tombait à grands flots, le ciel était gonflé de lourds nuages noirs et le tonnerre grondait dangereusement. Sam  ne pouvait pas dire qu'il était plus dérangé que ça. Il marchait à côté d'Ylvä, bien au sec, se contentant de détourner toute trace de pluie et d'humidité loin de leur route. Il n'était pas question que son écuyère arrive à son attribution trempée comme Daug qui se secouait frénétiquement après avoir joué dans les vagues.
Comme Sam s'y attendait, le Colisée était déjà plein à craquer lorsqu'ils y pénétrèrent. Nobles, marchands, ouvriers, grands bourgeois, serviteurs, gouverneurs, soldats, artisans se mêlaient tous les cinq ans comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, avant de retourner à leurs vies respectives. Et bien sûr ils étaient tous là, tous les Ordes. Seccyeths, Sorciers, Chevaliers. Sam ne s'étonna pas de voir Jahël prendre place à côté de lui et ne manqua pas de le saluer avec un large sourire. Sous l'estrade installée pour l'occasion, il reconnut Bahal en pleine querelle avec la dirigeante des sorciers qui opposait à son audible colère son calme presque froid - pas du tout du genre à se laisser voler dans les ailes par un petit démon quasi centenaire de rien du tout. Il ne fallût pas plus de quelques instants pour qu'un dôme scintillant termine d'isoler le monument du mauvais temps et que le chef des chevaliers ne sorte de sa tanière, précédé d'Amaryllis. Sourcils froncés, il se mît à chercher la chef des Seccyeths du regard, sans grand succès. Voilà qui était étonnant...  L'habituelle mauvaise humeur de Bahal, quant à elle, ne manquait absolument pas à l'appel. Le démon semblait d'une humeur massacrante. Sam n'était pas un grand admirateur de son supérieur. C'était un homme brutal, colérique et sanguin. Et puis il devait reconnaître ne pas être tout à fait à l'aise avec les démons... de façon générale. Le feu n'était pas tout à fait son élément de prédilection... Cela ne l'empêchait pas de respecter Bahal pour ses indéniables qualités de leader. Aussi, les ricanements de Jahël face à la mine renfrognée de ce dernier furent-ils étouffés par le chevalier d'un grand coup de coude dans les côtes qui était moins puissant que symbolique.

- Aïeuh !, couina t-il dans un souffle.

Mais quelle drama queen...

- Shh, fût son unique réponse.

Cela ne l'empêcha pas d'esquisser un sourire amusé devant l'air boudeur du chevalier au cheveux blancs. Calmement, il écouta Bahal déverser son mécontentement. Oh bien sûr, aucun chevalier n'était vraiment surpris ou impressionné par ses mots. Certes, les cinq dernières années n'avaient pas été leurs plus glorieuses, mais un peu de positivisme n'aurait tué personne. S'il devait se montrer honnête, seule l'inévitable fin du discours l'intéressait réellement.
Ce fût comme un réflexe. Lorsque le nom d'Ylvä passa les lèvres de Bahal, sa main se posa sur son épaule. Il lui adressa un clin d’œil encourageant avant de rejoindre l'estrade. Toute la mauvaise grâce de Bahal ne parviendrait pas à lui gâcher ce moment. L'adoubement d'Ylvä, son écuyère et presque... C'était stupide. Il n'était pas son père. Elle avait un père, mais il ne pouvait empêcher une fierté presque paternelle de lui gonfler la poitrine. Elle avait travaillé si dur pour en arriver là... Elle était la seule survivante de cette génération et méritait plus que personne ses galons de chevalier. Savourant le moment, il prit tout son temps pour attacher son armure et lui remettre son épée, un sourire ému au bord des lèvres. Il la serra brièvement contre lui avant reprendre sa place dans la foule, à ses côtés.
Sam jeta un regard curieux sur le nouvel écuyer attribué à Uthred et écouta d'une oreille distraite le discours adressé aux sorciers. Joncina finit bel et bien par pointer le bout de son nez - mouillée et confuse, certes, mais tout de même présente - pour prononcer le discours destiné aux Seccyeths avant que Bahal ne referme l'adoubement avec des paroles chaleureuses et inspirantes - on pouvait toujours rêver, pas vrai ?
Sam n'attendit pas plus longtemps avant d’entraîner Ylvä   dans une étreinte bien plus franche.

- Je suis si fier de toi, si tu savais, murmura t-il contre sa tempe.

En éprouvant ce sentiment de joie intense, il pensait, et c'était sans doute vrai... non, c'était vrai, sans aucun doute possible... qu'elle était l'une des plus belles choses qui lui soit jamais arrivée.
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