Supplice du baise main [Roan & Mahal]

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Mynerva
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Rôle : Noble - Dame de compagnie

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Âge: 20 - 25ans
Race: Humain
Mynerva
Jeu 27 Juin 2019, 11:44
La fin de journée approchait à grand pas et je laissais un soupire quitter mes lèvres. Assise face à ma coiffeuse, mes yeux plongeaient dans le reflet de ceux-ci dans le miroir, j’étais lasse de cette chaleur. Depuis peu, je résidais au château de Diamant dans l’aile des invités de marque. Mes bagages étaient à demi-défait et je ne pouvais en vouloir à Félicie qui se donnait déjà un mal de chien à me rafraîchir. Malgré la blancheur de la pierre qui érigeait ce château, un soleil de plomb en ce premier mois de l’an rendait l’atmosphère insurmontable. Mes couches et couches de tissus y était probablement pour quelques choses, mais je me refusais à les laisser. Alors que j’attendais, amorphe, que le temps passe, on vient me tirer de mon ennui en frappant à mes appartements. Rapidement, je me redressais surprise et heureuse que quelque chose se passe ici ! Je faisais signe à ma domestique de se presser pour aller voir qui cela pouvait être. Un éventail à la main, je tirais sur mon cou pour entrevoir l’inconnu et je finis par relâcher ma posture pour m’avachir dans mon sofa lorsque la petite Félicie referma la porte.


“Mmmh. Qui est-ce ? Pendant un court instant, j’avais l’espoir qu’on vienne nous proposer quelques jeux… Diamant n’est pas si amusant qu’on veut nous le faire croire.”

“C’était un valet ma Dame, il est venu nous avertir que ce soir, une réception aurait lieu pour inaugurer les festivités de la nouvelle année. Ce en saura pas aussi grandiose que la Fête des résolutions, mais je pense que cela vous fera le plus grand bien!”


Je jetais un regard en biais à la servante avant de lui arracher l’invitation des mains pour relire moi-même les informations. Effectivement, une réception serait donnée sur les terrasses en bordure du grand jardin. Le thème de cette soirée était : “Divine Idylle”. Les accessoires nommés étaient les plumes, le coton, l’or, le blanc, les coloris pâles et le verre ou le cristal. Mes yeux se plissèrent et un sourire narquois étira mes douces lèvres. Je posais le pli sur la coiffeuse et marchais dans pas flâneur vers mes robes. Qu’allais-je trouver d’intéressant à porter ? Après plusieurs essaies, mon fois se porta sur une charmante toilette de couleur champagne parsemé de semi-pierres précieuses et d’argent. Le tissu était léger et la culotte ainsi que son jupon en coton blanc. Je demandai à ce qu’on prépare un bain d’eau fraîche aux essences fleuries afin de laver ma peau de toute transpiration. On fit également venir une coiffeuse pour qu’elle vienne artistiquement embellir ma coiffure, le parfumeur, ainsi que la maquilleuse qui vient blanchir ma peau et roser mes pommettes et mes lèvres. Quatre heures plus tard, j’étais prête et c’était avec une certaine satisfaction que j’observais mon visage dans le miroir une dernière fois avant de me rendre sur les terrasses.

Autour de moi, tout semblait briller de mille feux. Une musique légère animait déjà la place donnant sur le grand jardin. Quelques amies se joignirent à moi pour découvrir avec une certaine excitation l’espace que le château avait préparé pour nous amuser. Lorsque les grandes portes s’ouvrirent, mes yeux se mirent à briller et ma joie envahissait mon visage, car la décoration pour ce début de soirée était exquise. Des cygnes empaillaient décoraient les tables rondes ainsi que le buffet. Les calices étaient de cristal et formaient une tour sur laquelle se reflétait les flammes des bougies environnantes. Quelques servantes servaient déjà du vin et des jus. De nombreux fruits et viandes blanches garnissaient le buffet. L’orchestre royal jouait un air envoûtant qui me faisait presque penser que nous avions quitter le royaume de Diamant pour nous rendre, en un instant, au Panthéon des dieux. La chaleur avait laissé place à une fraîcheur douce et plaisante. Petit à petit, des groupes commencèrent à se former pour discuter paisiblement en attendant que l’on annonce les premiers jeux.

Mon attention se porta aussitôt vers un groupe d’hommes au sein du quel se trouvait Mahal, un noble de Diamant. Depuis mon arrivée, je l’avais trouvé fort agréable à regarder. J’écoutais en secret ses conversations et sa voix, tout comme son esprit, me paraissaient des plus plaisant. Il n’était pas encore marié, même pas fiancé, plus libre que cela, nous ne pouvions faire mieux. Le seul souci étant probablement son cousin Roan qui, pour mon plus grand damne, était lui aussi de la soirée. J’attrapais au vol une amie afin que celle-ci me présente au groupe masculin. Elle était la jeune sœur d’un de ces beaux étalons et j’allais en profiter.


“ Messieurs, vous ici ?! C’est étonnant. On m’avait rapporté que vous seriez en train de jouer aux cartes. Je suis heureuse de voir que vous avez tout de même préféré mettre le nez dehors.”

“Vanylle… Ma Chère Sœur, ne nous faite dont pas regretter d’avoir sacrifié notre soirée de jeux pour venir ici. Qui est donc ton amie ?”

“Mynerva D’Ombrépine, elle nous vient tout droit du royaume d’Émeraude.”



Je m’inclinais sagement en ne quittant pas des yeux le frère aîné de mon amie.


“D’Émeraude ? Rien que cela. Vous venez en visite ?”

“Plutôt pour affaire. Mon père, le Duc D’Ombrépine espère que je puisse trouver ici un bon parti.”

“Ah! Vraiment ? Émeraude est dépourvu de noble digne de votre rang ? Il faut croire qu’il n’y a pas que l’Ordre des Chevaliers qu’ils ont perdu !”


Quelques petits rires se firent entendre et je me mis à les imiter pour ne pas sortir du lot. Après avoir échangé quelques banalités, mon amie, son frère et quelques convives se lancèrent dans un jeu de cache-cache au sein du grand jardin, le jeu était animé par un valet et je m’y serais bien risquée si Mahal n’avait pas préféré de ne pas s’y risquer. Restant à ses côtés, déçue de constater que son cousin Roan avait fait de même, j’essayais de lancer une quelconque discutions pour briser la glace.


“Vous n’aimez pas les jeux Sir Mahal ?”

Robe et coiffure:
 
Mahal
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Rôle : Noble et secrètement dirigeant de l'organisation Umoriel à Béryl

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Âge: 35-40 ans [L2]
Race: Humain
Mahal
Ven 28 Juin 2019, 14:33

{ An  1575  Mois  1 }


Ah ! Les mondanités. Les festivités de nobles où les faux-semblants sont de mises. J’étais étrangement plus à l’aise dans le rôle d’Hermit pour le recrutement ou le déploiement d’hommes pour Umoriel plutôt qu’être là au milieu d’hommes et de femmes venues à la fois pour s’amuser et pour comploter. Un noble n’est pas un noble s’il ne complote pas pour descendre les autres et monter dans les rangs. J’eus un soupire, seul face à mon miroir, à jauger ma tenue. Est-ce que j’avais vraiment envie de participer à cette soirée ? Une partie de moi en avait envie, surtout car j’avais reçu l’invitation de la part d’un ami noble que j’ai envie de me taper depuis un bout de temps et que je suis pratiquement sûr qu’il est hétéro. Mais hé, avec l’alcool, tout peut arriver ! Du moins de son côté car je ne bois pas d’alcool. Je tiens très peu l’alcool de toute façon donc je ne me risquerai pas. Le thé, le thé c’est mon mojo.
Bref.
Je m’étais donc soigneusement préparé pour la soirée. J’avais fait venir un coiffeur pour mes cheveux, bien que d’ordinaire j’aimais en prendre soin moi-même, aujourd’hui je subissais une flemme monstrueuse, alors j’ai fais venir un bon coiffeur. Suivant mes indications, me voilà pourvu d’une haute queue de cheval. Mes cheveux sur le haut de mon crâne et sur les côtés ont été tressés jusqu’à la queue de cheval où ils sont alors lâches et lisses (comme on peut le voir sur cette photo). Avant cela j’avais fais plusieurs essayages de tenues en accord avec le thème de la soirée. Il me fut plutôt difficile de trouver une bonne tenue, je dois bien avouer que les couleurs clairs ne m’allaient pas. Du moins, je trouvais qu’ils ne m’allaient pas. Alors, éternel insatisfait, j’avais fais venir quelques temps auparavant plusieurs tenues de Rubis, pour finalement jeter mon dévolu sur celle-ci. Je n’étais bien évidemment pas entièrement satisfait de cette tenue, beaucoup trop pimpante à mon gout, je préférais la sobriété en général. Les quelques pierres en cristal colorées sur la ceinture en soie faisaient un peu trop, à mon gout, comme celles sur les autres parties de mon corps, mais hé, le temps filait et je n’avais plus beaucoup de temps. Au moins avais-je l’air d’un noble.

La nuit commençait à peine lorsque ma calèche s’arrêta devant le château de Diamant où se déroulerait la fête. Il faisait chaud pour ce début de lustre, mais du fait de mon don, les températures m’étaient supportables. Je ne suais pas ni n’avais l’impression d’étouffer, ce qui était fort appréciable. Un petit regard envers les personnes « normales » et j’en voyais certain se tapoter la tête avec un mouchoir. Cela me fit rire intérieurement. Extérieurement, je leur disais bonjour et me plaignais de la chaleur. Puis, je me laissais guider jusqu’aux terrasses spécialement faites pour cette soirée, et l’on peut dire que les organisateurs avaient fait du bon boulot. Il ne faisait pas trop chaud, la musique était à la fois entraînante et se laissait écouter en bruit de fond. Mais alors que je faisais le tour pour en apprécier les efforts des petites mains derrière le décor, voilà que mes yeux captèrent la peau violacée d’une personne que je ne connaissais que trop bien, en train de discuter avec un autre homme. Le plus simplement du monde, je me dirigeais vers lui dans un empressement contenu… puis, comme si nous étions comme cul-et-chemise, je passais un bras sur ses épaules.

« Tiens, comme on se retrouve ! » lançais-je d’un ton joyeux avec un grand sourire. « Permettez que je vous l’emprunte ! » annonçais-je à la personne tierce, n’attendant point son avis pour éloigner mon cousin et nous trouver un petit coin tranquille. Bien évidemment, dès que nous fûmes assez éloignés, je retirais mon bras de ses épaules. « Quelle coïncidence, » repris-je, cette fois-ci d’un ton plus froid. « Tu n'aurais pas pu trouver une autre fête où t'incruster ? »

« Et bien et bien... Je pourrais te retourner la question, cousin »

Je sentis à son ton qu’il était aussi content de me voir que je l’étais. Cela ne me fit ni chaud ni froid. A la place, je préférais lui répondre avec un sourire de façade, bien faux, bien comme il faut.

« Moi j'ai reçu une invitation. »

Invitation provenant d’un ami noble que je cherchais depuis le début sans faire mouche. Elle était d’ailleurs soigneusement rangée dans la poche intérieure de ma veste.

« Et bien moi aussi ! »

Réponse fort amusante de mon très cher cousin qui avait des airs de réponse d’enfant de 10 ans. Je n’y croyais pas vraiment à cette histoire d’invitation, après tout, être un hybride dans l’alliance, cela ne devait pas être facile pour les bonnes relations, mais faisons comme si c’était le cas.

« Oh, tu t'es fais des amis qui acceptent les gens de ton... espèce ? » répondis-je du tac-o-tac, le tout agrémenté d’un sourire narquois. « Intéressant. » Ca ne l’était pas. « En tout cas, cousin, faisons comme si nous nous apprécions un minimum. Cela ternirait notre nom de famille si nos disputes se font en public. »

En effet, il y avait déjà bien trop de rumeurs sur les Harrison, toutes pas forcément fausses – notamment celles sur le fait qu’on veuille tous monter les échelles sociales ou encore qu’on cache notre véritable fortune, je mettrais ma main à coupée que certains tentent de se mettre les royautés dans leur poche d’ailleurs – alors il valait mieux éviter d’envenimer encore plus la situation.

« Les gens de mon espèce ? Tu veux dire les nobles de bonne compagnie ? Et bien saches, mon cher cousin, que cela fait longtemps qu'ils sont acceptés ! » Je ne pus retenir un petit ricanement. Il savait que je savais que ma remarque sur sa race n’était pas bien passée, tout simplement car sa race n’était que peu appréciée, alors il tentait de rectifier le tir… mah, cela n’a pas bien marché. Mais faisons comme si, il avait l’air si fier, ne brisons pas ses espoirs. « Mais, pour une fois, je suis d'accord avec toi ! Donnons le change. »
« Bien content que tu saches faire preuve d'intelligence. » Petite pique en veux-tu en voilà. « Evitons tout de même de rester trop longtemps ensemble, nos mauvaises habitudes reprendront le dessus. Je pars de ce côté en ce qui me concerne. Profites bien. »

J’ignorais son regard assassin et commençais à me diriger là où j’avais aperçu ma cible, puis, à peine quelques secondes après, je me retournais vivement.

« Au fait ! » le hélais-je alors qu’il prenait son chemin aussi. « Ta nouvelle coupe ne te rend pas plus humain. Mais, c’est mieux qu’avant. »

Clin d’œil, sourire en coin narquois, je me détournais sans attendre de réponse et me diriger vers mon ami. Je ne saurais dire pourquoi, mais ce petit échange de bon procédé avec le Na’aril m’avait boosté. J’étais gonflé à bloc, et c’est avec un grand sourire et une nouvelle énergie que j’agrippais mon ami noble du nom de Gérald Beauregard – dont le regard était effectivement beau – et que nous partîmes discuter avec d’autres nobles.

Le cours de la soirée se déroulait plutôt bien. Jusqu’à ce que Gérald décide que ce serait amusant de se joindre à un autre groupe d’hommes qui semblaient bien s’amuser, et qu’au même moment, Roan le rejoigne aussi. Nous échangeâmes un regard qui voulait dire entre nous « Qu’est-ce que tu fais là ? Dégage ! » mais extérieurement cela avait l’air d’un regard neutre entre deux cousins qui se connaissaient.

« Ah, les Harrison ! » fit l’un des hommes. « C’est si rare de vous voir ensemble ! »
« Haha ! En effet, nos affaires respectives ne nous permettent pas d’être ensemble lors de mondanités, » répondis-je d’un ton mi-neutre mi-amical, avec sourire de convenance et regard rieur.
« Vous m’en direz tant ! J’ai une petite sœur, adorable, mais on se voit si peu souvent ! Ce doit être dur. D’ailleurs, » le noble ne parlait désormais qu’à moi, Roan étant happé par d’autres conversations. « J’ai ouï dire que vous êtes encore célibataire ? Ma sœur a une petite vingtaine, mais elle s’est déjà comment faire plaisir à un homme ! »

Il avait un sourire graveleux. J’ai trouvé que c’était un peu malsain de parler ainsi de son propre sang. Bon, entre moi et mes cousins Harrison cela ne comptaient pas, on se détestait tellement que parler ainsi n’était point gênant. Pour nous, pour les autres, je ne sais guère. Du coup, je préférais ne pas montrer ma gêne, lui sourire, et répondre sur un ton d’humour.

« Il faut bien ça pour plaire à un homme ! » Léger coup de coude complice et il ria, signe qu’il était plutôt d’accord. De mon côté, je ne l’étais pas, il y avait mille et une façon de plaire à un homme et cela n’incluait pas forcément d’être nu comme un vers dans des positions embarrassantes. Et puis, de toute façon, je n’aimais pas les femmes. « Etait-elle présente à la fête ? »
« Ah ! Non, malheureusement. » C’est plutôt « heureusement » de mon avis, car je n’avais pas envie de rencontrer une femme de petite vertu.

Les discussions s’enchaînèrent. Roan et moi évitions d’échanger trop ensemble dans une même conversation, même si cela dut arriver quelques fois. Et pour les besoins du faux-semblant, il fallait quand même qu’on se parle de manière amicale, histoire de ne pas donner l’impression que nous étions en froid.
Non loin de nous, le peuple s’agita. Nous entendîmes une histoire de cache-cache dans les jardins du château de Diamant. Ce petit jeu aurait pu m’intéresser, cela m’aurait soustrait à la présence de Roan – qui avait vraisemblablement décidé de ne pas y participer non plus – mais Gérald que j’essayais de mettre dans mon pieu n’avait pas envie d’y participer.

« Je reviens, » me dit-il avant de s’en aller promptement en direction de ce qu’il semble être une pièce pour se rafraichir.

Je n’eus pas le temps de dire quoique ce soit qu’il était parti, à mon grand damne, j’aurais pu l’y accompagner mais cela aurait été bien trop étrange. Il n’y a que les femmes qui font cela, n’est-ce pas ? Je mettrais sous silence qu’Hermit et moi-même avions souvent partagé bains et pots de chambre jusqu’à longtemps. Je pense même que cela pourrait se produire maintenant que nous sommes adultes. Mais passons.
Un petit silence gênant s’était installé… qui fut rompu par l’arrivée d’une femme, dont je ne puis que remarquer la beauté et l’élégance, qui m’apostropha d’une question qui me fit sourire, amusé.

« Je ne joue que si l’enjeu en vaut la peine, » petit clin d’œil à la clef pouvant avoir une petite signification coquine, je me rendis compte que mes discussions avec Athénaïs m’avaient permis de me décoincer pour parler aux femmes. Bien que je déteste toujours autant leur contact et de parler trop longtemps avec elles, j’avais beaucoup plus d’aisance qu’auparavant. Je note donc l’évolution. « Pardonnez mon ignorance étant donné que vous semblez me connaître, me permettriez-vous de savoir votre nom belle demoiselle ? D’ailleurs, permettez-moi de vous retourner la question : aimez-vous les jeux, très chère ? »






( Pando )


Rappel de la tenue et coiffure de Mahal:
 
Roan
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Rôle : Dirigeant de la famille Na'aril et des maisons closes du même nom

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Âge: 45-50 ans
Race: Hybride
Roan
Dim 30 Juin 2019, 06:24
Le château de Diamant… Roan n’y avait jamais vraiment mis les pieds au cours de sa vie, trop occupé à se prélasser dans son manoir ou encore à visiter les différentes maisons closes qu’il possédait dans le monde. Mais, aujourd’hui, l’occasion était différente. Le noble hybride avait reçu une invitation pour un bal se déroulant dans la place forte du Royaume, et il avait bien l’intention de s’y rendre. Certes, dans un premier temps, il avait d’abord été surpris d’être invité, du fait de la réputation que l’on faisait aux hybrides dans l’Alliance, mais, assez rapidement, il avait préféré mettre ce détail de côté et se concentrer sur la tenue qu’il porterait. Et, en accord avec le thème de la soirée, son choix se porta sur un ensemble composé d’un haut de couleur blanc pâle, surmonté d’une veste à fourrure noire, ainsi que d’un pantalon noir également. Certes, en y repensant, Roan se dit que ce n’était peut-être finalement pas tant en accord avec le thème que cela, mais peu importe. Après tout, son haut était de couleur blanche, n’est-ce pas ? Et puis, de toute façon, sa nouvelle coupe, qu’il arborait depuis quelques mois maintenant, était suffisamment blanche elle aussi…

Le Na’aril préféra donc ne pas se poser de questions supplémentaires et, après avoir fait un brin de toilette, il enfila cet ensemble puis se dirigea d’un pas lent vers le château de Diamant. La chaleur lui sembla plutôt étouffante en ce début d’année, sûrement à cause de la fourrure de sa veste, mais Roan n’y prêta pas vraiment attention. Ou, tout du moins, pas consciemment. Inconsciemment, il hâta le pas afin de se retrouver au château le plus rapidement possible pour profiter de la fraîcheur qu’il pensait y trouver. Et il hâta tellement le pas qu’il atteint sa destination avant presque tous les invités. Malheureusement, lorsqu’ils aperçurent sa couleur violette, les gardes ne le laissèrent pas passer et le Na’aril dut sortir son invitation afin de prouver sa bonne foi. Chose qui n’aurait certainement pas été demandée à un simple humain. Mais peu importe… Une fois à l’intérieur de la forteresse de Diamant, Roan oublia bien vite cet incident lorsqu’il aperçut l’un de ses amis, en la personne de John Harry Peaky. Cet homme était l’un des rares en Diamant à se ficher complètement de la race du Na’aril et à lui adresser la parole comme à n’importe quel autre noble. Alors certes, il y avait peut-être quelque chose d’intéressé là dedans, mais l’hybride s’en fichait comme de sa première tétée. Il appréciait le Peaky, et c’est d’ailleurs pour cela que ce fut vers lui qu’il se dirigea en arrivant sur la terrasse réservée pour la fête.

« Ah, sir John ! Heureux de vous revoir ! Je suppose que vous n’êtes pas étranger au fait que je sois convié à ce bal »

« Ahah ! Vous m’avez démasqué sir Roan ! Un bal au château de Diamant sans un représentant de la grande famille Na’aril n’aurait pas été amusant ! »

Les deux hommes partirent alors dans un éclat de rire, puis reprirent leur sérieux et se mirent à discuter de tout et de rien pendant plusieurs minutes. Durant leur discussion, les invités finirent pas arriver les uns après les autres et le bal put enfin réellement commencer. Mais Roan et John Harry n’en tinrent pas compte et continuèrent leur conversation comme si de rien n’était. Malheureusement, cette fête ne pouvait pas se poursuivre dans la bonne humeur très longtemps… Et, alors que le Na’aril s’apprêtait à vanter les mérites de son commerce à son ami, une voix trop familière se fit entendre. Mahal… Qu’est-ce qu’il faisait là celui-là ? N’avait-il pas mieux à faire ailleurs, plutôt qu’embêter son cousin hybride à un bal où tout se passait bien ? Mais Roan ne put pas se poser plus de questions qu’il fut entraîné à l’écart par son cousin, qui commença immédiatement à s’en prendre à lui.

« Quelle coïncidence ! Tu n'aurais pas pu trouver une autre fête où t'incruster ? »

Roan lança un regard noir à son cousin, signifiant bien qu’il était aussi heureux que lui de le voir ici, puis d‘un ton froid également, lui répondit.

« Et bien et bien… Je pourrais te retourner la question, cousin ! »

Roan avait insisté de manière évidente sur le mot « cousin », comme pour dire à Mahal que ce n’était qu’un titre et qu’il ne le considérait absolument pas comme un membre de sa famille. Après tout, comment deux êtres se détestant autant pouvait partager le même sang ?

« Moi j'ai reçu une invitation. »

Évidemment… Sinon il ne se trouverait pas là… Mais il aurait tout aussi bien pu ignorer l’invitation afin de laisser le Na’aril profiter tranquillement !

« Et bien moi aussi ! »

« Oh, tu t'es fais des amis qui acceptent les gens de ton... espèce ? Intéressant. » Roan ne put s’empêcher de grommeler dans sa barbe, agacé par la confiance et le sourire de son cousin, mais le laissa tout de même poursuivre : « En tout cas, cousin, faisons comme si nous nous apprécions un minimum. Cela ternirait notre nom de famille si nos disputes se font en public. »

En entendant cette idée de Mahal, le Na’aril ne put qu’acquiescer. Pour une fois, le Keywan avait eu une bonne idée. Mais, au-delà de cette bonne idée, il avait également insulté Roan en faisant référence à sa race. Et, cela, il ne le laisserait pas passer. Mais Mahal payerait plus tard… Pour l’instant, notre jeune noble ferait semblant de ne pas comprendre…

« Les gens de mon espèce ? Tu veux dire les nobles de bonne compagnie ? Et bien saches, mon cher cousin, que cela fait longtemps qu'ils sont acceptés ! » Roan poussa un petit ricanement, fier de son sous-entendu sur l’absence d’intelligence de Mahal, puis reprit : « Mais, pour une fois, je suis d'accord avec toi ! Donnons le change. »

« Bien content que tu saches faire preuve d'intelligence. Évitons tout de même de rester trop longtemps ensemble, nos mauvaises habitudes reprendront le dessus. Je pars de ce côté en ce qui me concerne. Profites bien. »

Roan ne releva même pas la petite pique de son cousin, et rejoignit John Harry sans demander son reste. Il était tellement pressé de s’éloigner de Mahal qu’il n’entendit même pas sa remarque sur sa nouvelle coiffure. Pourtant, en y regardant bien, cela ressemblait presque à un compliment… Bref. Toujours est-il que, bien que le Na’aril apprécie grandement son ami, les circonstances firent qu’il ne put pas discuter avec lui durant toute la soirée. Il fut donc obligé, après avoir été "abandonné" par celui qui était peut-être le seul homme acceptant sa race dans ce bal, de se tourner vers un autre groupe d’hommes. Groupe d’hommes qu’avait également rejoint Mahal… Mais peu importe, s’ils évitaient de trop se parler, il n’y aurait pas de problèmes…

Malheureusement, après un certain moment, où Roan avait conversé avec plusieurs hommes en ignorant complètement son idiot de cousin, le destin fut de nouveau contre lui et une partie de cache-cache éloigna la plupart des personnes du groupe, le laissant seul avec le Keywan. Enfin seul… Ce n’est pas le mot exact. En plus de Mahal, il y avait une jeune femme du nom de Mynerva d’Ombrépine, qui venait apparemment d’Emeraude. Au vu de la manière dont elle l’avait complètement ignoré pour se concentrer sur le Keywan, Roan devina que son statut d’hybride ne lui plaisait pas. Et cela l’énervait au plus haut point. Certes, il était violet, mais il était aussi noble ! Pouvait-elle comprendre cela ? Agacé, donc, le Na’aril interrompit la conversation et fit un baise-main des plus distingué à Mynerva, avant de lui lancer un regard qui en disait long sur ce qu’il pensait.

« Bien le bonjour à vous également, Dame Mynerva ! »

Tenue de Roan:
 
Mynerva
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Race: Humain
Mynerva
Mer 03 Juil 2019, 17:12
Qu’il était charmant dans son costume cintré lui affinant sa posture chevalière. J’aimais particulièrement la coiffure de Mahal. Il avait l’air d’un bel étalon au sang pur et je ne saurais pas dire si c’était l’effet du corset qui me compresser bien trop la poitrine ou simplement son clin d’œil, mais l’un ou l’autre -ou probablement les deux- me coupa le souffle. Mes yeux brillants comme des pierres précieuses se perdaient sur les traits délicats de son visage. Un sourire satisfait remontait mes pommettes rosées. Hélas, la suite de la conversation fit disparaître mon sourire, il n’avait même pas prêté attention à ma présentation et bien que son “belle demoiselle” me fit légèrement débouder, j’étais tout de même insatisfaite de ce compliment si banal. “Belle demoiselle” vous imaginez un instant ? On pouvait tenir de tel propos à une enfant, à une cousine, ou je ne sais quoi encore, mais certainement pas à une dame de ma prestance. Je battis des cils et détournais mon regard vers les danseurs. Le menton légèrement remonté, la tête droite, j’allais répondre à sa demande lorsque son horrible cousin violacé me fit l’affront de me barrer la vue pour baiser ma main en guise de salutation. J’eus un léger mouvement de recul avant de constater qu’il mettait impossible de me dérober. Lorsque ses lèvres approchèrent ma peau si immaculée, je songeai, un instant, à défaillir. Du moins, jouer la comédie pour attirer l’attention et que l’on l’éloigne au plus vite de moi. Cependant, je ne fis rien, et c’est avec un certain héroïsme - à mon goût- que je bravais l’affreuse créature aux cheveux blancs.

- Roan… Vous ici. Pardonnez mon étourderie, c’est que Sir Mahal est si attirant qu’il vous a éclipsé de ma vue. Il faut dire, que votre tenue est des plus luxueuses.

Mon regard jonglait de l’un, puis de l’autre. Un sourire malicieux pinçant mes lèvres et la critique moqueuse et gratuite envers Roan me fit froncer le nez. Au plus tôt, j’ôtais ma main de la sienne pour la cacher derrière les pans de ma robe afin d’essuyer celle-ci sur le tulle en me jurant de brûler cette robe dès mon retour dans mes appartements. Pour ce lutin à la peau mauve, je n’avais pas employé le “Sir”, il était au-dessus de mes forces. Je ne pouvais pas lui donner un tel titre, car bien qu’il soit de la noblesse, à mes yeux, il n’en avait pas les qualités et encore moins les critères. Sa simple présence ici me faisait douter de la suite de cette soirée. Pouvait-il y avoir d’autres spécimens de son genre ici ? Est-ce que Miss Providence allait faire, elle aussi, son apparition pour souiller un peu plus cette fête ? Je me mordillai ma langue avant de parler de nouveau. Réfléchissant à mes mots et tout ce qui pourrait s’en suivre.

- Je suis une excellente joueuse. C’est d’ailleurs ainsi que j’ai pu connaître votre identité, à tout deux.


Mes yeux roulèrent vers Roan. Il n’était pas difficile de retenir celui d’un sang impur et cela devenait encore plus facile lorsqu’on affirmait qu’il n’avait pas la prestance de son cousin.

- Connaissez-vous le jeu du “Qui est-ce ?”, en général, il est plutôt connu auprès des jeunes filles de la cour.

Mes yeux, tels ceux d’un chasseur à l’affût se mirent à rechercher un groupe qui pouvait bien y jouer, il y en avait toujours un lors des réceptions de ce genre puisque c’était le moment parfait pour retenir les relations intéressantes ou celle à ne pas créer.

- Messieurs, regardez sur votre droite, non loin de l’orchestre royal. Quatre radieuses demoiselles sont en ce moment même en train de jouer. Je suis certaine que c’est de vous qu’elles devinent l’identité.

Je lançais un nouveau regard en biais à l’héritier violet avant d’ouvrir mon éventail pour cacher une partie de mon visage. Non loin de nous, les rires et quelques cris de frayeurs provenant du grand jardin se faisaient entendre. Ils avaient l’air de bien s’amuser de ce côté-ci. Je me mis alors à songer à comment aurait pu être notre soirée si Mahal s’y était présenté. Les hautes haies étaient l’endroit rêvé pour quelques délices et merveilles inavouables. Un sourire en coin me revint progressivement tendit qu’une lueur de malice venait rehausser mon regard. Je revins à la réalité de cette soirée lorsqu’une servante proposa quelques rafraîchissements. Sans un regard pour elle, je saisis une coupe et la portais à mes lèvres. Je n’osais pas leur proposer d’aller prendre place à une table pour jouer aux cartes, ni même de les convier à faire une toute autre activité, car j’avais bien trop peur de ce que pourrait penser ces messieurs d’une Dame entreprenante.
Roan
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Roan
Sam 06 Juil 2019, 16:54
Au vu des réactions de Mynerva, Roan avait atteint le but qu’il espérait atteindre. La façon qu’elle eut de légèrement se reculer, puis d’immédiatement retiré sa main, montrait bien à quel point la noble d’Emeraude n’avait pas apprécié cet intrusion dans son espace vital. Et c’est exactement ce qu’espérait le Na’aril. Puisqu’elle ne semblait pas vouloir de lui ici, l’hybride allait lui imposer sa présence jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et décide de quitter la fête. Et si cela lui permettait également d’embêter son idiot de cousin, pourquoi s’en priver ? C’est d’ailleurs pour cette raison que, sans plus de façon, Roan alla se placer entre Mynerva et Mahal tandis que la jeune femme lui répondait. Réponse, d’ailleurs, où elle n’utilisa pas le titre de Sir pour le désigner. De plus en plus agacé par le manque de respect dont elle faisait preuve à son égard, le Na’aril serra les poings et lança son regard le plus noir à Mynerva. Cependant, il ne s’en prit pas à elle, afin de ne pas lui donner raison quant aux préjugés sur les hybrides, et se contenta simplement de hausser les épaules comme si de rien n’était.

« Certes, certes, mon cousin est plutôt attirant, il faut bien l’avouer, mais il ne porte pas autant attention à vous que vous ne portez attention à lui. Après tout, lequel de nous deux a retenu votre nom, Dame Mynerva ? »

Roan pensait-il vraiment que son cousin était attirant ? Bien sûr que non. Mais aucun de ses deux interlocuteurs n’avait besoin de le savoir, n’est-ce pas. Tout ce qu’il y avait à retenir de ses propos, c’était la double critique leur étant destinée. L’une sur le manque d’attention du Keywan, et l‘autre concernant le manque de discernement de la dame d’Ombrépine. Le noble hybride en était d’ailleurs plutôt fier, et il était certain qu’elles allaient faire mouche. Après tout, quelle dame pouvait apprécier qu’on lui fasse remarquer le manque d’intérêt d’un homme dont elle tentait d’obtenir les faveurs ? En tout cas, aux yeux du Na’aril, Mynerva d’Ombrépine n’était pas de ces dames, et c’est pour cette raison qu’il avait prononcé ces mots.

Mais là n’est pas le sujet… Suite à cet instant consacré uniquement à s’envoyer des piques, la noble d’Emeraude se mit à parler de ses qualités de jeu et d’une activité, que l’on nommait le "Qui est-ce", beaucoup pratiquée dans la cour. Roan connaissait ce jeu, mais il n’en avait jamais compris l’intérêt. A quoi cela servait-il de deviner l’identité d’un homme ou d’une femme à qui l’on ne parlerait peut-être jamais ? Ne valait-il pas mieux aller s’adresser à la personne en question ? C’était en tout cas le point de vue qu’adoptait le Na’aril. Et même si quelqu’un essayait de lui prouver le contraire, il ne changerait pas d’avis. C’est pourquoi, plutôt que d’écouter les propos de Mynerva, le dirigeant de maisons closes se contenta simplement de se servir une coupe de grand cru de Diamant lorsqu’une serveuse vint leur apporter quelques rafraîchissements. Puis, se rappelant d’un petit détail, il la porta à ses lèvres avec un sourire en coin.

« Sans vouloir vous offenser, ma Dame, je tiens à dire que deviner mon identité n’est pas des plus compliqué. A ma connaissance, je suis le seul homme hybride et noble à Diamant. Quant à l’identité de mon cher cousin, le voir à mes côtés est une piste… »

Ces paroles avaient-elles pour but d’offenser la dame d’Ombrépine ? C’était évident, et Roan ne s’en cachait pas. Le regard qu’il lui lançait en portant la coupe à ses lèvres en était la preuve…
Mahal
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Mahal
Sam 27 Juil 2019, 07:57

{ An  1575  Mois  1 }


Il est indéniable que le fait que je ne la reconnaisse pas, ou du moins, que je ne me souvienne pas de son nom, a quelque peu vexé la jeune femme qui m’adressait la parole. Il faut bien avouer que j’avais été très distrait par mon compagnon de fortune qui m’avait d’ailleurs fâcheusement laissé tomber. Ce qui, au plus profond de moi-même, me vexait aussi. En tous les cas, il est vrai que je n’avais pas prêté attention à sa petite présentation de tout à l’heure. D’ailleurs, elle-même tentait de ne pas prêter attention à mon cousin violacé à mes côtés, qui se rappela à son bon souvenir en lui offrant un baisemain. Il est clair qu’elle n’a pas apprécié ce coup d’éclat au vu de son léger mouvement de recule et à son expression plus fermée que tout à l’heure lorsqu’elle me parlait, ce qui, je devais bien avouer, m’arracha un sourire moqueur à l’intention de Roan.
Mynerva… Je dus faire fonctionner ma mémoire activement afin de me souvenir de ce que ce nom m’évoque. Aussi, les quelques légers bribes de discussion précédentes me revinrent en mémoire, ce qui m’aida à me souvenir de qui était la jeune femme. Enfin, j’avais mis un petit moment avant de m’en souvenir quand même, étant donné que je prêtais aussi une oreille attentive aux dires de la jeune femme, répondant avec sournoiserie à mon cousin, m’arrachant un plus grand sourire encore. Bien que… ce qu’il répondit par la suite n’était pas tellement pour me flatter.

« Vous êtes ravissante également dans cette robe, Dame Mynerva. Vous avez bon goût en la matière, » commençais-je par répondre à son compliment précédent. Puis, me penchant vers la noble, je lui chuchotais à l’oreille quelques mots comme si l’on complotait quelques malices, bien que je fis exprès que ma voix porte juste assez pour que Roan entende quelques mots. « Je vous pris d’excuser la tenue de mon cousin, je pense bien qu’il n’a pas bien compris le thème de la soirée… » Puis, me redressant et parlant à nouveau normalement : « Quant à mon offense précédente, je saurais me faire pardonner avec ce que vous voudrez. Vous n’avez qu’à demander. »

A ces mots, un sourire qui se voulait chaleureux. En effet, c’était la moindre des choses que d’accepter de répondre à l’une de ses faveurs. En espérant que cela suffise à me faire pardonner… dans tous les cas, je n’allais pas non plus me mettre à genou. Bien que pas très grande, j’avais quand même une petite fierté, et je n’aimerais pas devoir me mettre en 4 tout le temps pour une femme. En tous les cas, je préférais ignorer les piques que me lancer mon cousin. Ce serait lui donner trop d’importance pour si peu de choses. Après tout, au vu de la répugnance de Mynerva à l’égard de l’hybride, il était clair que pour gagner cette, hm, partie, il valait mieux que je me préoccupe d’elle plutôt que de ce que pouvait bien dire Roan.
La noble était donc une joueuse également. La soirée promettait d’être amusante. Je me demandais alors pourquoi elle ne jouait pas avec les autres nobles dans les jardins du château ? Je ne me risquerai sans doute pas à lui poser la question de peur de l’offenser sur quelque chose qui pourrait être évident pour n’importe qui d’autre que moi : à savoir que c’était moi la raison au fait qu’elle restait sur les terrasses au lieu de s’amuser avec les autres. Mais, avec les femmes, j’avais un peu de mal à savoir leur motivation et ce qu’elles pensaient. La plupart du temps. Donc, elle avait deviné nos identités grâce au jeu du « qui est-ce ». Effectivement j’avais déjà entendu parler de ce jeu, souvent utilisé lors de soirée mondaine. Souvent par les jeunes filles, mais les hommes aussi pouvaient s’y adonner afin de… chercher une compagne de soir digne de ce nom, ou encore pour le défi. Bien sur il y avait bien d’autres raisons au fait de chercher l’identité de quelqu’un. Regardant dans la direction que Mynvera nous indiqua, il y avait effectivement un groupe de jeune filles qui semblaient y jouer.
Sur le coup, je fus tenté de les identifier, étant donné que j’en connaissais deux sur les 4 du fait de mes… commerces. Leur famille avait commandité certains des services d’Umoriel, et évidemment, on se renseignait toujours un peu sur les clients afin de ne pas se faire avoir. Mais je doutais que les reconnaître serait en ma faveur, je pense plutôt que cela vexerait d’autant plus Mynerva car je ne l’ai pas reconnu tout de suite, elle. Alors je préférai me taire.

Des rafraichissements furent donnés, cependant, il semblait bien que ce soit des coupes remplies d’alcool. Hm, comment dire, j’étais loin d’être fan de l’alcool. Je n’aimais pas le gout, et encore moins les effets que cela me provoquait. J’étais, en quelque sorte, un maniaque du contrôle. J’aimais contrôler la situation, et j’aimais par-dessus tout avoir le contrôle de moi-même. Il est clair qu’avec le Na’aril dans cette soirée, la situation risquait fort de m’échapper à mon contrôle, mais au moins, j’aimerais garder la tête froide et dénuée d’alcool.
Sans oublier le fait que… je tenais excessivement peu l’alcool. Il y avait de fortes chances qu’une seule coupe de vin rouge suffirait à m’enivrer et à me faire vomir.

« Auriez-vous du thé froid ? » demandais-je à la serveuse. « Je préférerai, merci. Aux fruits rouges. Sans sucre. »

A vrai dire, je n’attendais pas de réponse de sa part. Je m’attendais simplement à ce qu’elle reparte en cuisine et m’apporte un thé froid, comme mes exigences. Je me comportais peut-être comme le maître des lieux, mais étant donné que c’était une soirée mondaine pour les nobles, le service devait certainement être fait pour pouvoir accéder aux demandes de tout un chacun… dans la décence évidemment. Nous étions quand même au château de Diamant, sans doute que la royauté ne devait pas être bien loin, alors tout excès risquait d’être sévi.
Attendant patiemment mon verre, j’écoutais d’une oreille un peu distraite mon cousin parler… et je ne puis me retenir de rire à sa dernière mention.

« Ah ! Mon très cher cousin. Avoir un homme à vos côtés ne fait pas de lui un noble Harrison… L’un de vos prostitués à la limite. Ou une de vos conquêtes masculines. Mais pas un membre de notre famille. » J’eus un léger mouvement de main, comme pour mettre cela de côté tant c’était dérisoire. « Mon identité est tout de même plus difficile à trouver. Ma branche n’est pas spécialement connue. Chez les Harrison, l’on reconnait les Na’aril, les Rol’ay et les Elhys, mais pas souvent les Keywan, bien que l’on tend vers cet idéal. A cela, » Je me tournais vers Mynerva. « L’on peut dire que vous avez l’œil en plus d’être intelligente et instruite. J’adorerai vous tester en jeu. Qu’en dites-vous ? Et pour donner un peu de piment… On mise ce que l’on veut. Argent ou autre. »

Mon verre mettait du temps à arriver, ce qui me frustrait un peu, néanmoins l’idée de jouer à un jeu de carte sans savoir quel type de mise il y aura… c’était un peu excitant.






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Mynerva
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Dim 08 Sep 2019, 03:43
Roan. Roan. Roan. Il devait être le seul à penser qu’il était un noble… Comment un hybride pouvait l’être ? Cette pensée me fit papillonner des yeux et je dus me forcer à lui faire un sourire. Même avec la plus grande des motivations, il m’était impossible de lui donner un véritable sentiment de sympathie. Il me dégoûtait tant que cela en devenait fatiguant voir lassant. Mordillant le coin de ma bouche, imitant presque le bec d’un canard, je faisais chavirer mon regard vers l’homme qui méritait mon attention. Mon cœur fut renfloué et mon sourire ranimé par le ténébreux dont la verve était d’humeur flatteuse. L’offense passa très rapidement à la trappe lorsque sa proposition vint à mes oreilles. Pour ce faire pardonner, je pouvais demander tout ce que je voulais ? Vraiment tout ? Mon regard devint malicieux et mon sourire espiègle. Silencieuse, je méditais donc à cette demande que je gardais précieusement dans ma manche. Par la suite, je trouvais ce noble prétendant à en devenir bien sage, préférant le thé frai et rouge aux exquis arômes alcoolisés. Comme une brave fille, la servante fit, son pas pressé les démarches nécessaires pour trouver de quoi satisfaire le noble. Je haussais un sourcil, il allait devoir attendre longtemps. La suite de la conversation devint gênante, mais également affreusement croustillante. Ainsi, donc Roan était de ce genre-là. L’information était gravée dans un coin de mon esprit et serait sous peu transmisse aux femmes et aux hommes les plus bavards de la cour.

Les compliments du gentilhomme glissaient de ses lèvres pour caresser ma peau. Ils étaient si mélodieux à mes oreilles que j’aimais poser sur lui un regard de miel. Par sa grandeur, son charisme, le Harrison éclipsait totalement le rat violet qui lui servait de cousin. Il souhaitait me tester à un jeu, quelle charmante idée, comment pouvais, je résister à pareille tentative d’approche ? Puisqu’il semblait apprécier les femmes qui avaient de l’esprit, je comptais lui servir mes plus beaux morceaux sur un plateau d’argent. D’un sourire faussement timide, j’acceptais la partie.

« Très bien. Si nous pouvons miser ce que nous voulons, alors je choisirai les roses. »

Il aurait été mal vue pour ma condition de dépenser le moindre sou en jouant. Sans époux, il valait mieux garder ces petits pêchers pour plus tard en guise de vengeances amères.

« Puisque vous souhaitez miser, je suppose que nous jouerons à un jeu de bluff. »


Mon regard se tournait avec virulence et une pointe de dédain faussement masquée vers Roan. Je dus me mordre la langue pendant quelques secondes avant de finir par lui proposer de la manière la plus neutre que je pouvais le faire à son égard.

« Vous vous joignez à nous ? La partie n’en sera que plus intéressante… »


Avant même que l’être hybride ne daigne me donner sa réponse, je tournais gracieusement ma belle robe pour m’avancer d’un pas sur le côté pour laisser place au Charmant afin qu’il puisse nous guider à la table de son choix. Le menton relevé, les yeux doux, la courbe de ma posture légèrement cambrée, les épaules relâchées, j’adoptais la parfaite position des Dames de cour. En fond, les instruments à cordes étaient aussi doux qu’un air printanier. Les percussions rajoutaient une pointe de lourdeur pour donner un rythme plus militaire. Mais ce que j’aimais le plus entendre dans ces airs de fête, c’était le bruit grinçant des timbales et grelots, qui donnaient un petit coup de fouet malicieux. Sifflant tel des serpents, se dérobant entendre les tambourins et les cordes pincées.
Roan
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Lun 16 Sep 2019, 16:42
Les différentes piques de Roan concernant les capacités de déduction de la Dame d’Ombrépine furent loin d’avoir l’effet escompté… En effet, elles arrachèrent un rire peu discret à Mahal. Et, pire encore, Mynerva buvait les paroles du Keywan en ignorant totalement ce que pouvait dire le Na’aril, qui voyait ses tentatives de provocation échouer. De plus en plus agacé par le comportement de ses deux interlocuteurs, donc, il préféra cependant ne rien en montrer et se contenta simplement d’observer les deux jeunes gens papillonner, tout en sirotant lentement son verre de vin. Mais, intérieurement, il bouillonnait… S’il n’avait pas un rang à conserver, Roan les aurait sûrement déjà envoyé valser dix mètres plus loin. Après tout, qui était cette Ombrépine pour s’adresser à son cousin en l’ignorant totalement ? Et qui était Mahal pour répondre à ses provocations par une moquerie qu'il ne tentait même pas de dissimuler ?

Heureusement pour lui – ou pour eux, dépendant du point de vue –, Roan était un noble qui savait se tenir, et aucun coup malheureux ne partit en direction de l’un des deux interlocuteurs du Na’aril. De l’extérieur, on pouvait même croire qu’il suivait avec attention la conversation se déroulant près de lui. Sa coupe à la main, le regard alternant entre Mynerva et Mahal, selon qui prenait la parole, l’homme à la peau violette avait tout l’air de quelqu’un intéressé par ce qu’il écoutait. Ce n’était bien évidemment pas le cas, puisque Roan n’avait que faire de ce que pouvait se raconter les deux jeunes gens, mais peu importe… Ne souhaitant pas leur donner une quelconque satisfaction, il préféra rester auprès d’eux le plus longtemps possible. Et bien le lui en prit, car la suite des événements lui donna une nouvelle occasion d’embêter Mynerva et Mahal. En effet, alors que le Keywan semblait proposer un jeu à la Dame d’Ombrépine, cette dernière se tourna vers notre cher hybride et lui demanda s’il souhaitait participer également. Sachant très bien que la jeune femme espérait sûrement une réponse négative, le Na’aril se para de son plus beau sourire et répondit d’une voix forte :

« Que je me joigne à vous ? Mais quelle EXCELLENTE idée, Mynerva ! » Notez que, comme l’Ombrépine quelques minutes plus tôt, Roan n’avait pas employé le terme de "Dame" pour s’adresser à elle… « A trois c’est mieux qu’à deux, n’est-ce pas ? »

En réalité, Roan n’avait pas vraiment envie de jouer à quelque jeu que ce soit, préférant plutôt essayer de retrouver les rares amis qu’il avait dans ce Royaume afin de discuter affaires avec eux, mais la perspective d’importuner Mahal, et plus encore d’imposer le violet de sa peau à cette noble raciste, l’enchantait énormément. C’est pourquoi, toujours paré de son sourire jusqu’aux oreilles, il suivit la jeune femme d’un pas enjoué, écoutant la musique d’une oreille distraite. Il ne put également pas résister à la tentation de s’approcher de Mynerva pour lui proposer son bras, comme il l’aurait fait pour une amie ou une Dame qu’il tenterait de séduire. L’hybride savait que cela l’importunerait énormément, et cela ne faisait qu’augmenter sa bonne humeur…
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Mahal
Sam 21 Sep 2019, 14:16

{ An  1575  Mois  1 }


Mynerva ne fit aucun commentaire sur le fait que je lui permettais une faveur pour me faire pardonner. Son regard et son sourire ne me disaient rien qui vaille. Je réussis à masquer le léger frisson qui me parcourut l’échine avec un simple petit mouvement pour changer de position, donnant simplement l’impression que ma position précédente était quelque peu inconfortable. Je ne perdis pas mon sourire, chose absolument remarquable. Par Parandar, qu’est-ce que j’avais envie de partir d’ici en courant, de me laver 3 fois à l’acide avant de finalement me jeter d’un pont.
Ah.
Mais cela rendrait la vie bien trop facile à mes cousins, voyons.
Bon, mettons de côté le fait que j’avais l’impression d’avoir signé un pacte avec le diable en permettant à Mynerva de me de faire faire ce qu’elle voulait, dans tous les cas je doutais que ce ne soit quelque chose de trop gros. Une bonne dame ne se permettrait jamais de demander direct à la première rencontre une chose un peu trop salace ou une chose un peu trop éternel (aka le mariage). Même si, en soit, me marier étant un de mes objectifs, ce ne serait pas bien dérangeant… Simplement j’avais déjà pour cible une certaine Athénaïs qui devait avoir bien murit. Et voilà que cette Mynerva semblait intéressée et intéressante. Bon dieu, il allait falloir choisir !
Bon, trêves de mondanités surfaites. Je venais de proposer d’aller jouer à un jeu. Histoire de pouvoir s’assoir et mettre un peu de distances physiques entre nous – après tout, être debout donner un peu trop l’opportunité de pouvoir se rapprocher, et je commençais à suffoquer.
Elle voulait donc miser des roses. Choix intéressant. Elle ne voulait pas jouer d’argents – en soit, cela m’arranger, ne connaissant pas les compétences en jeu de mes adversaires, je préférerai éviter de me retrouver à sec. Même si l’idée d’extorquer de l’argent à Roan n’était pas déplaisante, j’aimerais éviter que ce ne soit l’inverse.

« Choix intéressant, » commentais-je donc. « Je vous suis. »

Oui j’avais vraiment l’intention de miser des roses également. Après tout, il ne faudrait pas embarrasser la dame en misant autre chose. J’avais peut-être dans l’idée de miser des informations histoire d’en apprendre plus sur elle mais… eh bien, si je perdais, ce serait à moi de fournir des informations, et je n’étais pas encore préparé mentalement à subir un interrogatoire. Une autre fois, sans doute. Je me réserverai le droit d’investiguer un peu sur elle….
En tous les cas, je ne me mouillais pas trop en misant de simples roses, et cela pourrait potentiellement faire plaisir Mynerva. C’était tout bénéf’ pour moi.
Nous voilà donc parti pour un jeu de bluff, comme le souligna la demoiselle. Etant donné que ma vie entière était sur la base du bluff, je ne serais pas trop dépaysé… même si, lors d’un jeu de cartes, les choses changeaient beaucoup plus rapidement que dans la vie. C’est ce qui était appréciable. Un coup gagnant en quelques minutes… ou un coup perdant. Tandis que dans la vie, il fallait souvent attendre des mois, voir des années, avant d’avoir le fruit de notre carte posée sur la table. La rapidité de l’instant…
Oh, il y avait aussi du bon dans la vraie vie. Le plaisir intense de voir notre bluff prendre forme et gagner. C’était très appréciable également. Après tout, si je n’aimais pas cela, je ne m’amuserai pas à diriger dans l’ombre une organisation mafieuse tout en complotant pour prendre l’ascendant sur mes cousins, récupérer leur part de marché et devenir l’un des plus puissants nobles d’Enkidiev.
Ah, c’était bien ambitieux tout cela.

Mynerva invita Roan à jouer. Je n’aurais pas pensé qu’elle l’aurait invité, à dire vrai. Je l’aurais plutôt imaginé l’ignorer superbement et m’entrainer jusqu’à une table de jeu en le laissant là, tout seul, à se chercher de faux amis pour éviter d’avoir l’air abandonné du monde. J’avais même commencé à esquisser un mouvement en direction des tables en m’apprêtant à proposer mon bras à la jeune femme. Sur le coup, cela m’arrêta net, et il se passa quelques horribles secondes où l’on attendait tout les deux que l’hybride décline poliment l’invitation pour aller voir ailleurs.
Il ne déclina pas.
Serait-ce car il ressentait ce besoin de mettre son nez dans mes affaires afin de me faire le plus chier possible ? Hm. C’était fort probable à bien y réfléchir. Roan était de ces gens qui ne réussissaient à dormir qu’après avoir eut leur quota d’emmerdement. Il sembla donc particulièrement enjoué à l’idée de venir jouer avec nous. Je me forçais un sourire aimable.

« Plus on est de fou, plus on rit comme on dit. »

Voilà un adage qui ne mérite pas sa place entre nous trois, mais bon, il fallait bien jouer la comédie en prétextant être parfaitement… heureux… de l’avoir parmi nous. Mais le plus culotté arriva une fois qu’il eut fini de s’extasier sur le fait de jouer à trois : il offrit son bras à Mynerva. Je dus bien me retenir de rire en le voyant faire tout son possible pour incommoder la jeune femme. Soit. Il voulait jouer à celui qui serait le plus malin ?

« Voyons, cousin, » j’avais pris un air faussement concerné et inquiet. Pour lui ? Mah, je vous laisse y réfléchir. « Ne vous donnez pas cette peine. Permettez moi d’escorter ma Dame jusqu’à notre table. »

Je lui fis un sourire un peu mielleux – à Roan – et un peu arrogant aussi, sous entendant par là qu’il se forçait à prendre la jeune femme par le bra, tout en espérant que Mynerva comprendrait le stratagème et ne le prendrait pas mal. Evidemment, je l’avais dis bien assez fort pour que les quelques nobles qui passaient par là entendent. Aussi, l’emploi du « ma Dame » n’était pas là pour rien non plus. Cela montrait bien qu’il y avait moi et Mynerva, et Roan. Vous voyez où je veux en venir ? Non ? Ce n’est pas bien grave.
Je fis un grand sourire à Mynerva tout en lui proposant gestuellement mon bras. Sur le coup, je me demandais encore pourquoi je venais de faire cela – j’aurais mieux fait de m’éviter un contact avec la gente féminine en laissant Mynerva se dépatouiller avec Roan. Mais voilà, il a fallu que je joue au plus audacieux. Alors, je réprimais au loin mon dégout et mon envie de vomir.

« Je propose que l’on joue au huit midjinien. Ce sont de petits êtres bien inventifs, leur jeu de carte s’est rapidement répandu partout sur Irianeth et Enkidiev, ils en ont fait une nouvelle mode. Vous en avez déjà entendu parler ? Si non, je me ferais un plaisir de rappeler les règles. Nous pourrons faire un tour pour rien histoire de nous mettre dans le bain. Ah ! » J’hélais un serveur qui passait non loin de nous. « Il nous faudrait un jeu de 54 cartes sur cette table, » lui dis-je en désignant la table où nous nous dirigeons. Puis, me tournant vers mes partenaires de jeu : « J’ose espérer que le fait que ce soit un jeu important du continent noir ne vous embête pas. »






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Lun 07 Oct 2019, 16:34
Quel malheur s’abattait alors sur nos têtes lorsque le violacer sembla bien heureux de nous rejoindre au jeu. J’avais tant prié intérieurement pour qu’il puisse trouver mieux à faire ailleurs ! Hélas, le destin nous jouait un bien étrange tour, mais je finis par remercier celui-ci par la suite. À mon grand damne, l’hybride des basses-cours me tendit son bras et je dois avouer que je me sentais soudainement dépérir. Là, mon visage devint blême et contre toute attente, j’étais tentée de demander de l’air. Bloquant ma respiration pour feindre le malaise, je fus finalement sauvée par le charmant Mahal et pu relâcher discrètement l’air que je tentais de bloquer. Par tous les dieux, merci… C’est donc à la hâte et sans un regard pour la raclure violette que je prenais le bras du noble. Son « Ma Dame » fit monter le rouge à mes joues et je fus bien heureuse que ma poudre rosée puisse en dissimuler la rougeur. L’absence de particule qu’avait fait exprès d’oublier Roan me blessa et il allait souffrir dans les prochaines minutes pour cet acte odieux. Une fois que nous fûmes installés et que mon merveilleux et charmant noble si élégant nous annonça le jeu auquel nous allions jouer, j’écrasais avec violence et sans aucune retenue le pied de l’hybride avec le talon de ma chaussure.

« Allons, nous ne sommes pas en conflit avec eux bien que leur passé fut des plus barbares. Je n’ai aucun souci avec cette es-pè-ce ci… »

Mon regard tendre vint se poser sur Roan tandis qu’un sourire des plus purs venait étirer mes lèvres avant que je n’ôte ma chaussure de son pied et éloigne mes jolies jambes du côté de mon sauveur. Puis, mon attention se reporta sur le maître de jeu qui apportait avec lui un paquet de cartes qu’il se mit à battre sous nos yeux. Pour épater nos yeux, le jeune homme nous fit quelques démonstrations de sa dextérité et m’amusa d’un petit tour d’illusion en me demandant de choisir une carte, de la montrer à mes compagnons, de la reposer dans le paquet pour qu’il puisse, comme par magie, retrouver ma dame de cœur. Après avoir distribué nos cartes, le maître de jeu me demanda de commencer puisque j’étais la plus belle fleur qu’il semblait avoir vue ce soir-là. Inutile de vous dire à quel point mon sourire et mes yeux se mirent à pétiller de mille feux. Le domestique annonça le début du jeu puis nous laissa jouer en toute tranquillité.

« Dame de cœur à vous l’honneur. Dame de pique à vous la suite. Messieurs, si elle n’est pas dans vos mains, c’est au Benjamin de la table de suivre. Que la bonne fortune vous sourit. Excellent jeu. »


Satisfaite et fière, je posais donc ma première carte sur la table de jeu. J’ouvrais le bal avec un couple de deux, un cœur et un carreau. Étant très joueuse, je connaissais les règles de ce jeu, mais j’avais envie de faire ma petite ingénue pour entendre le doux son mélodieux de la voix de Mahal plutôt que celle de son incorrigible cousin.

« Sir Mahal, pourriez-vous partager vos connaissances sur ce jeu ? En particulier pour les effets de certaines cartes, car je crains de confondre certaines. »

Une domestique vint apporter le thé glacé du jeune noble et j’en fus surprise, car le temps m’avait semblé relativement court. Puis une autre vint de nouveau remplir ma coupe et on vint nous proposer quelques amuse-bouches sucrés et salés. Dans un besoin primaire de mastiquer pour éviter d’avoir des envies de meurtre alors que j’étais assise entre le plus charmant et le plus vilain, je me laissais donc tenter par quelques douceurs pour occuper mon palais, détendre mes nerfs et noyer mon esprit. Pour mon plus grand bonheur, on me présenta donc une assiette composée de raisins dont la grosseur était étonnante, d’une mousse au citron et de quelques macarons fruités.
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