La danse de la vie | Dayle

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Shay
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Shay
Lun 01 Juil 2019, 15:46

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

«
Sir, il faut faire quelque chose ! »
« Cela fait plusieurs semaines déjà et rien n’a été fait pour nous, Sir. »
« C’est embêtant. »
« Très embêtant. »
« J’entends bien, » fis-je d’une voix neutre où je me félicitais de ne pas laisser transparaître mon ennui.

A
ujourd’hui, je m’occupais des réclamations du peuple Topazien. En règle générale, c’était des réclamations plutôt banales. « Un tel a volé ma vache », « un tel a paye moins de taxe mais a un plus grand terrain que moi »… Et puis de temps en temps, il y avait des affaires un peu plus amusantes, qui demandaient un peu plus de réflexion, comme l’affaire précédente où un groupe de voleur avait sévi dans l’est du pays, ce qui avait demandé que je déploie une petite unité de soldat pour enquêter et retrouver les voleurs. Le tout en me tenant informé le plus souvent bien entendu pour que je puisse rassurer nos citoyens. En général, Dayle était avec moi pour les complaintes. Dayle étant une femme, les hommes du pays avaient un peu de mal à venir lui faire des réclamations bien qu’étant leur reine, alors ma présence servait à délier les langues en présence de la reine – ce qui permettait aussi au peuple de s’habituer à sa présence et de l’entendre prendre des décisions intelligentes, ainsi elle avait de plus en plus de crédits aux yeux des hommes. Malheureusement les progrès restaient lents, et aujourd’hui, Madame avait réussi à se dispenser de la tâche, ce qui était d’autant plus ennuyeux pour moi. Ennuyeux car entendre les personnes geindre demandait beaucoup de patience. Mais, cela faisait parti des devoirs de la royauté.

A
ssis sur le trône des réclamations, je tenais en main une lettre écrite par les deux paysans dans une écriture effroyable. Je mis déjà un temps incroyable à déchiffrer leur écriture, fort heureusement, les deux hommes – des jumeaux agriculteurs – très bavards m’avaient permit de très vite comprendre la situation. De mon doigt j’appelais un de mes conseillers près de moi. Demandant aux deux hommes de patienter, je m’entretins quelques instants avec mon conseiller, chuchotant des messes basses, puis le conseiller se hâta jusqu’au scribe qui attendait patiemment la suite des choses. Il fallut attendre encore quelques instants que le scribe écrive ce qui fut demandé avant que l’on me tende le papier, que je signais.

« La Couronne vous dédommagera pour vos désastres respectifs et vous donnera de quoi refaire vos plantations. Du reste, je vais dépêcher des personnes pour enquêter. »

L
e papier leur fut donné, ils me remercièrent à grand renfort de joie et de courbettes avant de partir avec hâte. Je poussais un soupire. D’abord des voleurs, et maintenant un incendie dans les champs topaziens, on ne peut pas dire que le lustre commençait bien ! La journée des complaintes était terminée, les portes se fermèrent. De mon côté, je notais la dernière réclamation qui avait été faite sur un papier – oui j’avais la manie de tout noter afin de ne rien oublier – et la solution proposée. J’avais vu avec mon conseiller et trésorier que les dédommagements étaient raisonnables donc cela n’avait pas posé de problèmes. C’était déjà un bon point.

J
e me levais, le bout de parchemin enroulé soigneusement sur lui-même dans ma main, je me secouais tel un éléphant coincé dans la neige afin de me réchauffer. Avoir laissé les portes ouvertes en ce début d’année hivernal, ce n’était pas bon pour ma santé. Fort heureusement, apprenant de mes erreurs du passé, je m’étais habillé un peu plus chaudement cette fois-ci, à savoir que j’avais au moins le torse de couvert. Chose qui était plutôt inhabituel, pour les gens qui me connaissaient bien. Je fis quelques pas puis je m’étirais. Rester ainsi longtemps assis sur un trône relativement peu confortable malgré le royal coussin, ce n’était pas bon pour les os et les muscles. Je n’avais d’ailleurs même pas honte de faire un peu de gymnastique devant les quelques gardes, conseillers et scribe de la salle. Ils avaient l’habitude, maintenant.

E
nfin, me voilà dans les couloirs à la recherche de ma femme. Entre temps, j’avais accroché deux servantes pour leur ordonner de me chercher un plateau avec ma liqueur favorite et un poêle à chauffer. Certes il faisait nettement plus chaud dans les couloirs que là où j’étais depuis le début, et marcher m’aidait à me réchauffer, mais ce n’était pas assez. Et j’étais frileux. Bon, ça ce n’était point une nouvelle. Du coup, les servantes allèrent rapidement me chercher ce que je demandais pendant que je zonais dans les couloirs à la recherche, encore, de ma femme. Elles me rattrapèrent rapidement avec ce que j’avais demandé. Et comme je n’avais pas encore l’intention de me poser, elles devaient me suivre jusqu’à destination.
Mais quelle destination ?
Je dus interroger plusieurs serviteurs avant d’enfin trouver ma réponse.

D
ayle se trouvait au troisième étage, dans un salon qui était en général privatisé pour la royauté – à savoir nous – bien que parfois il était aussi utilisé pour les rencontres diplomatiques puisqu’il était très cosy. Lumineux et spacieux, il y faisait toujours bon. Des sofas, canapés et fauteuils étaient disposés à des endroits stratégiques ici et là, des plantes pour donner un air plus naturel, un bureau dans le fond, des bibliothèques incrustées dans la pierre. Car il ne faut pas oublier que Topaze était le royaume avec la plus grande bibliothèque du royaume – si on faisait abstraction de la tour des Mages dont on dit qu’elle avait des milliers voir des centaines de milliers d’ouvrage sur la magie et le monde. Mais bref. C’était donc tout naturel que les salons soient composés de bibliothèques. Ce salon-là, comme il était aussi fait pour que moi et ma femme puissions avoir des moments personnels – non je ne parle pas forcément d’actes à l’horizontale – il n’y avait pas d’armes sur les murs en ornementation. Quelques tableaux, beaucoup de plantes et de fleurs. Comme le soir approché, ici et là, des bougies étaient entreposées.

M
’approchant du salon, j’entendis au travers de la porte de la musique. Tiens, Dayle n’était donc pas seule. Poussant un soupire, me demandant bien ce qui avait bien pu la retenir pour ne pas venir sur le trône des réclamations, j’ouvris la porte comme si j’étais chez moi – ah mais, je suis chez moi ! – sans frapper, et fis quelques pas à l’intérieur, les servantes dans mon dos.

«
Eh bien ! » m’exclamais-je avec un petit sourire en découvrant une Dayle en plein acte… de danse. « Madame s’amuse pendant que je joue les rois ? » le tout appuyé par le petit parchemin que j'agitais devant elle. C'était une petite vacherie comme nous en avions prit l’habitude de nous envoyer, je pris mes aises jusqu’à aller m’installer confortablement dans le sofa, ordonnant aux femmes d’installer le plateau avec la liqueur et le poêle chauffant non loin de moi, avant de les sommer de partir. « Cela fait bien longtemps que je ne vous avais pas vu danser très chère. Continuez donc pendant que je me réchauffe. Qui sait, vous regardez m’aidera peut-être à me réchauffer. »

‹c› Vanka
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Dayle
Lun 01 Juil 2019, 21:37


La matinée avait été tout simplement affreuse. Le sommeil la prenait d'assaut pour de longues heures depuis presque une semaine, son attention avait largement diminuée tandis qu'elle se sentait nauséeuse au point de ne plus pouvoir manger le matin. Et au fil de la journée, ces sensations partaient puis revenaient... Avec le froid ambiant, Dayle ne s'était pas trop alarmée. Les épidémies étaient courantes en cette saison après tout. D'autres personnes étaient malades et ses symptômes restaient supportable avec des soins d'infusions. Néanmoins, elle ne se sentait pas la force de se rendre jusqu'aux doléances du jour et demanda à Shay de s'en porter garant seul. Les matinées étaient en réalité toutes affreuses depuis bien une semaine. Après avoir finalement réussi à s'extirper du sommeil, elle ne s'était pas dirigée vers les cuisines pour demander son déjeuner, elle ne le garderai sûrement pas.
Elle eut l'aide de deux de ses servantes habituelles pour s'habiller, remarquant son teint un peu palot et son air creusé par la fatigue. Tandis que l'une peignait ses cheveux, l'autre lui rafraîchissait le visage. Cette sensation la soulagea de bien des maux, son visage retrouvant quelques couleurs. Après quelques discussions sur les maux qu'éprouvait la Reine en ce moment, l'une des servantes émit l'hypothèse qu'il serait plus sage pour elle d'aller consulter un Guérisseur. De son expérience de grossesse, les symptômes étaient similaires. Dayle s'arrêta sur le mot grossesse, observant de manière crédule les deux femmes qui l'accompagnait. Était-ce réellement possible? Sa main se posa sur son ventre encore bien plat tandis qu'un millier de questions se grouillaient dans son esprit.

Le reste de la journée fut relativement calme et la jeune femme retrouva un gain d'énergie après avoir pu manger un copieux repas, après sa visite à un guérisseur. Elle n'en revenait pas... La suspicion de sa servante était donc vraie. Un grand sourire traversait son visage tandis qu'elle sentait des fourmillements dans ses jambes. Elle ressentait le besoin d'exprimer sa joie et quoi de mieux qu'un peu de danse pour se défouler? De ce pas, elle somma des musiciens pour une séance privée. Au vu de l'heure de la journée, Shay en avait encore un moment avec les doléances et elle ne pouvait décemment pas débarquer en plein milieu pour terminer le travail avec lui.

Après une petite demi-heure, ses dames de compagnies appelées ainsi que quelques musiciens, la salle fut transformée. L'orchestre débâti avec la Reine des quelques musiques à jouer et très vite les tapis devinrent leur zone de danse. Les rires et la musique se mêlèrent à la bonne humeur de Dayle tandis que les jambes et les pieds se levaient sur des gigues folkloriques de Topaze. L'apport du Sheng aux musiques d'ici rendait les mélodies encore plus rythmées, doublant le plaisir de la jeune femme à danser.

Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir sous couvert de la musique, mais son regard croisa rapidement celui de son époux. Il avait donc terminé sa tâche journalière! Elle lui sourit en roulant des yeux pour simple réponse, il connaissait après tout les raisons de son absence matinale. Même si sa bonne humeur du moment laissait à penser que tout n'était que jérémiades et plaintes inutiles.

- Parce que vous pensiez que l'immobilité allait vous réchauffer! On se remet drette plus vite que ça!, somma-t-elle en riant.

Elle s'approcha tout en faisant quelques pas de danse et fit une révérence à Shay lui tendant sa main pour l'inviter à danser. Comme elle savait pertinemment qu'il ne se lèverai pas de son propre chef, elle attrapa son avant-bras pour se pencher en arrière et faire une bascule afin de le relever. Ainsi attiré et piégé sur la piste, Dayle continuait à faire des petits sautillements au rythme de la musique, dansant autour de son époux qui se tenait droit.

- L'on m'a toujours dit que les Fallois étaient bon danseurs... Cela se cache quelque part icitte en vous! Bougez, cela va vous réchauffer!

Shay
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Shay
Lun 08 Juil 2019, 05:21

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

P
ouvoir rester tranquillement assis dans un sofa largement plus confortable que le trône des doléances, ce n’était pas une possibilité avec Dayle. J’étais pourtant bien callé, mon royal postérieur s’était agréablement enfoncé dans le sofa qui prit sa forme avec souplesse et perfection, ce qui fait que mon postérieur s’est détendu immanquablement. Mon dos aussi appréciait tout particulièrement le contact avec la doublure duveteuse du sofa, contrastant avec force au trône dur et froid. Ah, j’oubliais de dire que j’avais quand même su adapté ma tenue vestimentaire au climat de Topaze – à la longue j’avais fini par comprendre qu’il vaudrait mieux que je m’habille plus chaudement – cependant dès que je me trouvais dans une pièce où il faisait bon, l’on pouvait être sûr que j’enlevais au moins le haut. D’ailleurs, bien que mes habits aient beaucoup de couleurs et de style Topazien, il y avait tout de même pas mal de teintes et de styles rappelant Fal. Le tout bien organisé pour ne pas que cela jure et que je me retrouve plus comme un arc en ciel que comme un roi. Et puis j’avais différents habits qui avaient à chaque fois des teintes différentes, tantôt plus Topaze que Fal, tantôt plus Fal que Topaze.

B
ref, tout ça pour dire que j’avais enlevé mon haut, chose que les serviteurs et plus spécialement Dayle avaient fini par avoir l’habitude de voir. Il n’empêche que je me félicitais de ne pas m’être laissé aller avec ce climat froid et la nourriture souvent grasse du pays – certainement pour pouvoir faire des réserves quand il fait froid, donc, tout le temps – j’arborai toujours fièrement mes magnifiques abdos. Bon, mes entrainements constants devaient y être pour quelque chose.

M
ais ! Si nous revenions au temps présent hm ? Avec une Dayle qui ne voulait pas me laisser tranquille à siroter ma liqueur tout en matant tout à fait impunément ma femme danser. Non, elle ne me laissait pas être un mari obscène et graveleux, préférant me forcer à me lever. Tiens, parlons en de sa manière de me faire lever : on aurait dit un chaton tentant de faire basculer un gros matou par la simple force de ses patounes. C’était adorable, alors j’ai décidé de me laisser faire – et de l’aider un peu sinon elle risquait de se casser le dos à faire la bascule. Me voilà tiré jusqu’à la piste de danse où Dayle se mit à danser tout autour de moi comme pour créer une cage invisible. Puis elle tenta de titiller ma fierté en vantant les capacités en danse des Fallois… j’eus un sourire tandis que madame frétillait dans tous les sens. J’attendis qu’elle passe près de moi, et d’un coup, je lui saisis le bras pour l’attirer contre mon torse et l’emprisonner dans mes bras.

«
Il y a plein d’autres façons de se réchauffer, » Mon sourire et mon regard en disaient long sur ce que j’avais derrière la tête. Et puis, me connaissant, il ne fallait pas chercher bien loin. Je crus même distinguer du coin de l’œil quelques serviteurs qui rougirent, se demandant certainement s’ils ne devaient pas nous laisser en intimité. Puis, tout aussi rapidement, je retournais Dayle, collant son dos contre le mien, mettant mes mains sur ses hanches. « A Fal, nous avons des danses plus orientales, avec beaucoup de mouvements de hanche. » Afin d’étayer mes propos, je fis quelques mouvements de hanche de gauche à droite, de façon plutôt lente, et entrainant Dayle avec moi grâce à mes mains. « C’est la base. Puis vient les mouvements des bras et des mains, souples et volatiles, et les mouvements des jambes et des pieds, tournant et sautillant. » Je lui avais prit ses mains pour tenter de les faire balancer dans les airs à la façon falloise, mais lorsque je tentais de lui faire bouger les jambes, cela donna une catastrophe où elle faillit tomber. Bon il faut dire que je suis un piètre professeur de danse. Néanmoins, je la rattrapais avant qu’elle ne tombe, allant même jusqu’à la porter, mes deux bras autour de sa taille. « Je croyais les Topaziens doués en danse ? » lui chuchotais-je à l’oreille pour la taquiner, suivit de : « Profites de la vue ce n’est pas tous les jours que tu peux être à cette hauteur ! » Absolument pas sérieux et absolument pas décidé à lui remettre les pieds sur terre, un grand sourire aux lèvres, me voilà à sautiller, imitant ses sautillements précédents avec elle dans mes bras. Oui, c’était puérile et ridicule, mais elle avait voulu que je danse, alors me voilà en train de danser avec elle ! Puis, gigotant tellement que je finis par la lâcher, j’avais passé mes mains sur son petit ventre avant qu'elle ne s'échappe et je me rendis compte qu’il était légèrement plus bombé que d’ordinaire. « Eh bien femme, auriez-vous prit du poids ? Il faudra sans doute voir le cuistot pour mieux adapter les repas… » dis-je, taquin, alors que je me servais un verre, ce petit amusement ayant eut raison de mon gosier. « Je vous sers ? »


‹c› Vanka
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