[NC-16] Les fanfictions de Shiraishi [PV]

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Shiraishi
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Âge: 13-17
Race: Humaine
Shiraishi
Mar 09 Juil 2019, 19:47

À l'amour comme à la guerre (Volume 1)




La fin de la cérémonie d'attribution avait donné commencement aux festivités tant attendues à Jade. Le peuple était en fête, danses et défilés emplissaient les rues à tel point que la chaleureuse atmosphère de la foule fit fondre la neige et fit renaître les rues pavées de la capitale dans la joie. Cet événement était plus important pour certains que pour d'autres, permettant de rapprocher la populace et la noblesse, mais aussi les chevaliers souvent dispersés au cours des années dans tous les territoires de la confrérie. Pendant que les écuyers et chevaliers nouvellement nommés se font féliciter par la population en émoi, les vétérans de la confrérie en profitent pour des retrouvailles entre vieux amis, faisant témoignage de leurs missions les plus marquantes et leurs anecdotes les plus improbables. La nourriture est abondante toute la journée et le saké coule à flot toute la soirée. Cette célébration permet à tous de partager ce qui se révélera plus tard des souvenirs inoubliables et qui forgeront des liens forts et indestructibles parmi les gardiens d'Enkidiev.

Cette nuit là, deux des plus vaillants et respectés chevaliers de la confrérie renouvelleront leur rivalité dans un combat singulier et nostalgique, situé dans la vieille cour de la caserne militaire. Les deux maîtres d'armes avaient bu, mais pas au point de perturber leur perception et leur jugement. L'alcool détendait leur corps et enhardissait leur volonté de vaincre. Un guerrier ne pouvait rêver de meilleure condition pour affronter son adversaire de toujours, celui qui emplissait leurs camarades de doutes quant au meilleur chevalier de la confrérie et au même titre la succession au futur kenshin. Chacun d'eux avait un charisme et une prestance équivalant, bien que les qualités qui les mettent en valeur soient différentes. La magie n'était pas un thème à débattre car tout deux étaient d'accord pour dire que chacun avait sa spécialité et que les comparer ne serait en rien déterminant. L'art du combat en revanche, pouvait être un sujet à mesurer pour se départager une bonne fois pour toute. Ceci dit, il ne s'agissait nullement d'un combat à mort mais plutôt d'un échange de passes d'armes visant à convaincre que la maîtrise martial de l'un est supérieure à celle de l'autre. Un des points d'honneur que les deux chevaliers partageaient était que ce combat devrait être officieux et discret, ne voulant entacher à l'autre une mauvaise réputation de vaincue, et aussi car les conflits entre membres de la confrérie sont majoritairement prohibés. Les deux hommes s'étaient mis d'accord pour faire passer ce duel comme un simple et amical entraînement.

Parmi ces deux chevalier, l'un incarnait la vertus de la droiture et la virtuosité dans le maniement de toutes les armes dont un homme peut se servir, il est la fierté de Jade : Xiufei Sen-Paille. L'autre émanait de lui une indéfectible bravoure et une férocité au combat trempée dans les plus sanglantes batailles, il est l'ultime rempart de Topaze : Victor Rosenwald. La cour était dégagée et seules quelques lanternes projetaient une lumière tamisée qui résistait à la nuit précoce de l'hiver. Il faisait froid mais la liqueur de la fête gardait les duellistes contre la température frissonnante. Le silence se fit tel que le vent lui-même se tut, laissant place aux respirations calmes des chevaliers avant le début des hostilités. Le silence fut brisé par le chevalier de Topaze par ce qui s'annonçait être une longue tirade épique mais son homologue de Jade n'eut pas la patience de laisser cette affaire traîner en longueur. Les premières paroles du topazien moururent dans le fracas des chocs des épées en bois. Xiufei fut le premier à agir, comptant bien terminer ce duel d'un unique coup karmique. Victor n'étant pas né de la dernière pluie, il sut que contre le jadois il n'était pas question de s'échauffer avant de rentrer dans le vif du sujet et para la frappe adroitement tout en reprenant une distance respectable face à son adversaire. Ce qui se déroula en une seconde portait le poids de dizaines d'années d'entraînement et de maîtrise, et ce pour les deux combattants. L'expérience des affrontements avait sculpté chez le chevalier de Topaze un corps grand et robuste, ainsi qu'une volonté à toute épreuve et ses compétences martiales se sont surtout établies sur le terrain dans des dilemmes de vie ou de mort. Il était un peu plus grand que son adversaire mais pas de beaucoup. Le chevalier de Jade quant à lui a perfectionné son art parmi les meilleurs combattants et philosophes de l'épée que le pays comptait. Il lui suffisait souvent d'un regard pour connaître l'issue d'un combat. Sa maîtrise des armes est telle qu'elles n'ont plus de secrets pour lui, et plus encore sera-t-il destiné à inventer un nouveau style qui fera honneur à sa légende dans les générations à venir ?

Un combat long et rude s'en suivit. Chaque coup d'épée, chaque mouvement et chaque réflexe témoignait d'une partie des histoires respectives des combattants. En faisant perler leur sueur, ils se racontaient comment ils avaient fait verser le sang. Cependant, alors que les deux chevaliers dévoilaient leur vie guerrière dans l'effort, aucun ne parvenait à prendre le dessus sur l'autre. Leur armure se faisait lourde et leurs vêtements collaient à leur peau, les deux hommes haletaient et n'étaient plus en mesure de porter un coup décisif. Ils se mirent d'accord et le duel cessa. Chacun d'eux pensa furtivement qu'il devrait encore s'améliorer pour surpasser l'autre, mais en attendant les deux frères d'armes se dirigèrent vers les bains. Victor prit la parole et complimenta les talents de son comparse alors que celui-ci rétorquait par des corrections sur la manière du chevalier de topaze à ne pas tenir son épée correctement. Cela ne découragea pas le topazien et se mit même à le provoquer avec de longues tirades héroïques alors qu'il lui frottait le dos avec un linge humide. Se faire ainsi mettre en éloge alors que la victoire lui ait échappé suffit à chatouiller l’ego du jadois. « Tais-toi, tu parles trop ! » s'exclama-t-il. Alors que le linge parcourait son chemin sur les muscles dorsaux de Xiufei, il finit par modifier sa course se dirigeant plus bas et contournant le flan du chevalier pour s'aventurer sur les parois abdominales. Victor, qui avait approché son visage de l'oreille du jadois, annonça avec témérité : « Alors fais-moi taire, veux-tu ? ».

La réponse ne se fit pas attendre, et pour cause il s'attendait encore moins à ce qu'elle soit sous cette forme. Sans prévenir, Xiufei se saisit du bras de son partenaire et d'un mouvement martial le projeta habilement dans le bain. Il se leva ensuite pour profiter pleinement de sa victoire face à l'homme agaçant mais celui-ci jaillit de l'eau comme un prédateur embusqué et agrippa son adversaire pour l'entraîner vers lui. Après s'être brièvement débattu, les deux chevaliers se retrouvèrent encore une fois au point mort. Le regard sévère de Xiufei rencontra celui amusé de Victor, celui-ci ne lâchant pas prise sur son prisonnier. À moitié immergés, les baigneurs se fixèrent durant un long moment dans la grande salle emplie de vapeurs revigorantes. Le sourire du topazien ne dissimulait aucune animosité alors qu'il approcha son front de celui du jadois. Ce dernier prit l'initiative encore une fois en engageant une contre-attaque peu orthodoxe. Au lieu de faire des efforts pour se libérer de l'étreinte de Victor, Xiufei la resserra et ce ne firent pas les fronts qui entreprirent le premier contact des visages des deux lutteurs. Une nouvelle forme de combat prit place retrouvant petit à petit l'ardeur du précédent duel dans la cour, mais cette fois-ci ce ne fut pas leur expérience dans les batailles qu'ils partagèrent. Plus rien ne pouvait arrêter le déluge d'émotions qui traversait les deux intimes frères d'armes, pas même la morsure du froid provoquée par le sol de pierre victime du climat hivernal. La question de qui mériterait de prendre le dessus sur l'autre se posa encore une fois, mais progressivement la confrontation devint une coopération et les nouveaux amants trouvèrent une harmonie dont ils ne soupçonnaient pas l'existence possible une heure auparavant. L'exploration de leur récente union prit de plus en plus d'ampleur au fil de la nuit et c'est ainsi que la confrérie de Jade, sans en être témoin, bénéficiera de liens renforcés qui lui seront profitables dans sa lutte pour la libération d'Enkidiev.

En effet, la guerre n'amenant que des perdants à signer des armistices, l'amour quant à lui garantie une paix complice et durable en effaçant les rancœurs dues aux rivalités.
Crédit à Taëva. Modifié par Shiraishi. Réalisé pour usage sur rpg-chevalier seulement.
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Mar 16 Juil 2019, 00:21

Goût de cendre pour une victoire (Volume 1)




La poussière crépitante virevoltait et alourdissait l'atmosphère morbide qui s'installait dans la ville. Les flammes faisaient leur office et les maisons agonisaient en échappant des bruits de craquement de poutre et d'effondrement de pierre. Des exclamations singulières résonnèrent dans ce qu'il restait de la cité de Jade à chaque fois que des survivants furent débusqués. Le feu les pourchassait comme un prédateur affamé et les dévorait vivants, c'était sa mission. Bien que difforme, il était possible de distinguer une entité malveillante dans les flammes, ou plutôt « de flammes ». La créature se consumait et consommait tout ce qu'il y avait à sa portée, elle semblait hors de contrôle. Pourtant, elle ratissait méthodiquement les allées cramoisies de la capitale comme si elle était dirigée par une volonté autre que la sienne. La purge continua encore de nombreuses heures sans rencontrer la moindre résistance. Passant son doigt rugueux sur le grimoire qu'elle tenait entre les mains, Victoria savait que c'était trop facile. L'armée avait pénétré dans l'enceinte de la ville sans trop de pertes et seul le palais restait à investir. Les forces de la confrérie serait-elles cachées comme des pleutres dans ses derniers retranchements ? Impossible. C'était une ennemi affaiblie, certes, mais la confrérie de Jade se battait trop vaillamment selon ses principes inflexibles pour être sous-estimée. Avait-elle envisagé une autre stratégie ? La chevalière de l'ordre pourpre récita quelques dernières instructions avant de fermer le sinistre livre de sorts qui commandait à l'élémentaire de feu. Victoria suivra les ordres reçus jusqu'au bout et fera son rapport à l'impératrice une fois l'enceinte extérieure sécurisée. Les mailles de sa lourde armure frottaient contre la plaque à chacun des pas de la chevalière d'Irianeth. Elle portait son épée bâtarde à la hanche sans gêne, ce qu'une humaine de taille plus raisonnable ne pouvait faire sans y traîner par terre la pointe du fourreau. En route vers le quartier général qui avait émis l'assaut, Victoria croisa un cortège d'autres chevaliers qui n'escortaient nulle autre que l'impératrice Xiufei elle-même.

Balayant son regard parmi les décombres sans la moindre admiration dans ses yeux, la très vénérée impératrice d'Irianeth foulait le sol de la capitale de son ennemie jurée. Cela déplût à Victoria qui croyait de plus en plus être au milieu d'un piège en train de se refermer. Seulement, la chevalière était intelligente et proférer de telles inquiétudes quant à la sécurité de son éminence reviendrait à l'insulter de faible et de fragile. De tels blasphèmes méritaient une exécution sommaire et immédiate. Elle finit par se placer à ses côtés, soutenant sa cadence de marche pour ne pas l'interrompre dans sa contemplation du carnage. Elle était plus grande que l'impératrice mais celle-ci la laissait vivre tout de même, un privilège pour l'officière qui baissait tout de même les yeux vers le sol lorsqu'elle lui adressait la parole. Une marque de respect minimum pour ne pas provoquer son courroux. Son rapport fut militairement détaillé et ses soupçons quant au déroulement de l'invasion à Jade furent entendus avec la plus grande attention. « Où est Kuraishi, ma sorcière ? », s'interrogea l'impératrice d'un ton froid. « Cette ignoble créature s'en est allée se repaître de ses instincts répugnants dans les quartiers les plus éloignés, dois-je aller vous la convoquer, votre majesté ? », informa Victoria avec un air de dégoût. Xiufei acquiesça par un son désintéressée de sa voix vibrante, tout en caressant lentement son familier félin au regard malicieux et moqueur. Si cela ne tenait qu'à la chevalière, cette abomination aurait dû être occise dès sa naissance. Plusieurs fois avait-elle même suggéré à son éminence la dangerosité de cette demi-humaine qui se laissait guider par ses instincts loufoques et que sa puissance n'avait d'égale que sa folie. « J'ai besoin d'elle comme elle est. » lui avait alors répondu l'impératrice à ce moment là. Victoria ne savait pas ce qui se tramait dans la tête de sa majesté Xiufei, et encore moins dans celle de la créature venimeuse. Refusant de faire trop attendre la dirigeante de l'empire, la chevalière pressa le pas en direction des quartiers encore intactes de la capitale meurtrie. Elle profita du chemin pour envoyer des directives télépathiques à ses troupes, leur ordonnant de se rassembler et de préparer le siège du palais de Jade.

Plic. Plic. Plic. Goûte après goûte sur le planché s'élargissait une trace humide. L'écoulement provenait du plafond et bien que régulier, la chute du liquide se faisait avec un large intervalle. Plusieurs minutes entre chaque goûte. Cela parut tellement une éternité pour l'homme présent dans la pièce qu'il ne pouvait plus les compter depuis un certain temps déjà. Une nouvelle goûte roulait sur son visage, passant par son front et s'échappa d'une de ses mèche de cheveux, s'écrasant à nouveau par terre. L'homme avait la tête vers le bas, il était paniqué, il avait chaud. Son regard alerte parcourait l'intérieur de la pièce sombre comme si il redoutait l'approche de quelque chose depuis les ombres. Il ne pouvait pas tourner la tête pour mieux voir mais il écoutait attentivement. Hors, rien ne se fit entendre à part le ruissellement de sa sueur qui perlait sur le plancher. Des larmes s'y étaient même mélangées par moment. Le jadois était hautement perché à quelques mètres du sol, son corps enroulé dans une substance collante et qui lui tenait chaud. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'il était pris au piège, que la peur le rongeait, que les tremblements le fatiguaient, que le délire s'insinuait dans son esprit. Au moindre bruit, son cœur s'emballait comme par anticipation à sa fin, ce qui ne se fit pas attendre alors qu'elle s'annonçait furtivement près de lui. Il ne l'avait pas remarqué avant qu' « elle » ne le touche et ne lui murmure à l'oreille en chantonnant : « Me revoilà, petit insecte… » Kuraishi avait pris le temps de bien laisser mijoter sa proie dans le désespoir et la fatalité avant d'aller la cueillir. Elle était prête, mais là encore ce serait trop facile d'en terminer maintenant. Il y avait plus de plaisir à dérober un homme de tous ses espoirs, deux fois. Se déplaçant avec agilité dans le faux plafond, la semi-humaine se positionna un peu plus en face de sa victime et déclara : « Je devrai te manger, mais je n'ai plus faim. Tu as été le plus sage et le plus courageux de tous. » Elle s'approcha lentement du jadois alors qu'elle lui expliquait ce qu'il allait devenir : « Je pourrai te garder avec moi, et te protéger, qu'en dis-tu ? » L'homme ne répondit pas. Il attendait de mourir depuis un long moment déjà et ne voulait guère jouer à ce petit jeu avec la créature. Il la défia du regard espérant la provoquer à exaucer son vœu mortel. La sorcière lui caressa le visage avec délicatesse avant d'ajouter avec un sourire pervers : « Dommage, il aurait été plus simple pour toi de le supporter si tu y étais consentant. ». La créature arachnide se positionna convenablement et la crainte emplit une fois de plus le malheureux prisonnier. L'étreinte forcée de Kuraishi ne mit pas longtemps à submerger le peu de résistance que la proie avait en réserve. Des émotions contradictoires instaurèrent la confusion chez le prisonnier et finirent par se confondre avant d'être relâchées dans une extase horrifique. De manière sadique, Kuraishi ne s'arrêta pas à cette seule étreinte et le calvaire se poursuivit longuement encore. Ce qu'il advint du pauvre homme par la suite ne fut pas un mystère lorsque la faim regagna la créature abominable.

Le quartier était remplie d'une odeur de mort et de pourriture. Sans nul doute, Kuraishi avait œuvré de ses sortilèges ici. Des corps en piètre état jonchaient les ruelles maintenant désertes de vie. Les victimes étaient déformées par des kystes protubérants d'une taille inquiétante, une maladie mortelle avait ravagé cette partie de la cité. Victoria espérait que tout était terminé et que ce n'était plus pas contagieux. Un appel télépathique aurait été plus simple, mais l'araignée de l'impératrice était sourde à tout ce qui ne passait pas par la conscience collective de la ruche. De plus, envoyer un soldat de grade inférieur n'aurait que rendu sa mort prématurée. Cette sorcière ne reconnaît que peu d'égales en matière d'autorité. Il était facile de remonter sa piste en trouvant les morts les plus récents et la destination s'était avérée être une demeure plutôt luxueuse. Il semblerait aussi que Kuraishi ait décidé d'en faire temporairement son nid. L'idée que d'autres comme elles puissent naître était dégoûtant. Sentant son énergie magique dans la demeure, Victoria s'interdit d'y rentrer et s'exprima à vive voix : « Son éminence impériale requière votre ragoutante présence, créature innommable ! » Sans attendre de réponse, La chevalière fit demi-tour et rebroussa chemin d'un pas pressé. Elle désirait voir cette chose le moins possible. Sur le chemin du retour, une silhouette masqua brièvement le soleil alors qu'elle passait loin au dessus de la tête de l'officière. C'était un dragon et pas le plus petit. Si Jyanna était enfin arrivée, alors l'assaut final n'allait pas tarder à débuter.


Crédit à Taëva. Modifié par Shiraishi. Réalisé pour usage sur rpg-chevalier seulement.
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