Attraper un poulet grillé | Shay & Falconidæ

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Falconidæ
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Falconidæ
Sam 27 Juil 2019, 12:05
Topaze - Lustre 2
M10 - A1577

Voler en journée d’orages était quelque chose d’assez inconscient. Sauf que Falconidæ avait des choses à faire et vous savez ce qu’on disait d’elle. Elle était tellement têtue qu’elle avait quand même décidé de traverser les régions à toute vitesse, en espérant passer sans problèmes. Ahah. La blague. L’orage n’allait pas attendre que la guerrière passe pour éclater. Oh non. Et il se fit même un malin plaisir à ne pas se retenir.

La foudre tomba littéralement sur elle. La Qucspasseribus se raidit sur le moment et chuta. Par chance, la foudre n’avait fait que la traverser, mais la chute était haute et elle n’arrivait pas à bouger ses ailes sous le choc de la foudre. Elle n’arrivait pas à planer ni même ralentir la chute, alors elle chercha un moyen au sol d’amortir. Sauf que non. Elle s’écrasa dans un arbre, cassant deux branches avant de se retrouver au sol.

Ses ailes lui faisaient horriblement mal, elle n’arrivait plus à les déplier. Elle avait mal aux hanches également, elle ne sait même pas si elle arriverait à se relever. Elle avait de la boue partout, allongée par terre. Elle savait que si elle ne bougeait pas maintenant, son état allait s’empirer. Elle ne savait pas où elle était, mais elle devait rassembler ses forces pour se tirer hors d’ici.

Et c’était animée par un instinct de survie et par l’adrénaline qu’elle se releva, s’accrochant à l’arbre. L’orage était encore bien présent et la douleur également. Elle tituba quelques minutes, voir quelques heures même. Assez pour espérer s’en sortir. Espoirs qui seront balayés rapidement lorsqu’un piège se déclencha. Un filet en métal, qui l’entourait et la suspendre à l’arbre à côté d’elle. Elle se sentait compressée, accentuant la douleur de son corps endolori.

Le temps qu’elle réalisa sa situation prit quelques secondes. Elle se retrouvait maintenant blessée, suspendue à un arbre, dans l’incapacité de bouger. Elle essaya  d’attraper une de ses épées, mais la contorsion causait une douleur insupportable et avortait l’idée d’essayer de détruire le piège.

Elle avait une envie de s’endormir, dans le froid, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas. Qu’elle ne devait pas. Cela dépendant de sa survie. Mais que pouvait-elle bien faire dans une situation comme celle-ci ? Elle était incapable de bouger et dans un piteux état. C’était donc comme ça qu’elle allait finir sa vie ? Sans même avoir effleuré son but ? Même l’orage s’estompait, comme pour témoigner de la sérénité dont Falca faisait preuve pour affronter sa fin.

C’était au moment où tout semblait terminé qu’elle entendit un son particulier. Un cheval. Au galop. Et il y avait une chance que le cheval porte quelqu’un sur son dos. Alors elle cria. Jusqu’à s’en briser les os s’il le fallait. Elle essaya d’attirer l’attention en demandant de l’aide. En espérant que cela fonctionne. Que quelqu’un la retrouve. Parce que là, ça craint.
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Shay
Sam 03 Aoû 2019, 12:57

Poulet ou
Omelette ?

1577 - mois 10

L
’orage grondait. Les éclairs vrillaient le ciel, illuminant la nuit comme en plein jour. Le tonnerre en faisait trembler quelque peu le sol tant il était imposant et fort. C’était une nuit d’orage Topazienne parmi tant d’autres. Violente et relativement courte. Relativement car à mon sens, ce n’était jamais assez court. A peine y a-t-il eut le tout premier coup de tonnerre que cela me réveilla en sursaut aux côtés d’une femme parfaitement endormie sur ses deux oreilles.

M
oi, Shay de Topaze, je détestais les orages comme l’on pouvait détester une araignée velue et claudiquant. Oui, bien entendu que cela pouvait exister, et bien entendu que l’on n’aimait pas ça. Heureusement pour moi, les araignées, j’en faisais mon affaire, il suffisait de les écraser avec le talon et rapidement. Mais les orages… je doutais que mon royal et parfait talon allait pouvoir l’écraser et le faire taire.

J
e tentais de réveiller Dayle en la secouant un peu pour qu’elle me tienne compagnie pendant mon plus grand désarroi, mais j’eus droit qu’à un grognement et à un très vague « laisse-moi-tranquille ». Les orages, Dayle, elle s’en fichait comme de sa première danse.

C
ependant, il y avait un troisième maillon à cette maigre chaine… et ce maillon fut réveillé par l’orage et se mit à pleurer. Sur le coup, je me demandais si les pleurs du bébé allaient enfin réveiller Dayle qui pourra par la suite nous tenir compagnie à tous les deux… mais j’eus droit à une tape sur le flan et à un « Vas-t’en-occuper ». Ok Femme, tu es la moins empathique et compatissante de l’univers. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle se rendormit aussitôt. Je poussais un long et langoureux soupire alors que je me levais, pris un plaid pour ne pas avoir froid avant de me diriger dans l’autre pièce ouverte à la notre où était fièrement entreposé le fruit de notre union : notre enfant. Je le pris délicatement dans mes bras, l’enroulant avec moi dans le plaid, faisant des mouvements de bas en haut pour tenter de le calmer à grand renfort de bruitages en tout genre.

Q
uand on devenait parent, c’était le moment où il fallait faire le fort, dépasser nos peurs, car l’enfant aura plus peur que nous adulte. En théorie bien entendu. Je devais dire que je devais me faire violence, à chaque fois qu’un éclair zébrait le ciel, pour ne pas serrer mon fils comme un ours en peluche rembourrée d’organes vitaux. Je me concentrais sur le petit bambin dont on venait de fêter sa deuxième année, un bébé bien dodu du nom d’Ezel. D’ordinaire il était plein de vie et jovial, mais sans doute mes gênes devaient jouer dans la balance : il semblait détester autant que moi les orages. Eh bien, on ne pouvait pas dire que cela m’aidait à garder mon calme ! Marcher tout autour du landau ne m’aidait pas non plus, alors je finis par me décider à m’assoir dans une chaise à bascule en bois renforcé, en face de la fenêtre aux rideaux ouverts. C’était sans doute un peu bête de me mettre en face de la fenêtre là où je pouvais bien voir les éclairs, mais dans un certain sens, « voir » me donner une impression de « contrôle ». Alors, je nous balançais moi et le petit Ezel en attendant que l’orage passe. Au fur et à mesure, mon fils finit par s’endormir – sans doute d’épuisement – et c’est au même moment que je le vis. Ce fut lors d’un éclair qui illumina le ciel… sauf une petite tâche sombre ailée ressemblant à un poulet lors de son premier baptême de l’air.

«
Ca c’est une première ! » dis-je doucement à l’intention du bébé endormi. « Il y a de ces étrangetés à Topaze. »

L
a nuit ne me permit pas de tout voir, mais en de rares et très brefs instants grâce aux éclairs, je vis la descente aux enfers de la petite boule sombre à plume jusqu’à atteindre la forêt non loin du château. Cela eut le don d’effacer un peu ma peur des orages pour titiller ma curiosité. Si c’était un animal peu commun, sa capture serait plutôt bénéfique pour le royaume… un peu comme une mascotte. A dire vrai je ne savais pas trop ce que je ferais lorsque j’attraperai cette bizarrerie, sans doute Dayle voudra qu’on le remette en liberté. Ce qui serait dommage dans un sens… j’aimais bien les animaux et les garder près de moi. J’en vins à me souvenir de là fois où j’ai rencontré une Pardusse… j’avais eut fortement envie de la capturer et de ne jamais la laisser repartir, mais c’était une personne et non un animal.

L
’orage finit par se calmer. Au loin, le jour se pointa. J’avais l’impression de ne pas avoir beaucoup dormi. Le commun des mortels aurait certainement des cernes autour des yeux. Mais ce n’était pas mon cas, évidemment. Je poussais un soupire avant de me lever et d’aller remettre Ezel dans son petit lit le plus doucement possible afin de ne pas le réveiller. Fermant le rideau afin que le soleil se levant ne perturbe pas les deux endormis, je fis un brin de toilettes silencieux avant de m’habiller et de sortir de la chambre. Là, j’arrêtais une servante afin de lui donner quelques indications.

«
Réveillez la Reine d’ici deux heures. Si elle ne se lève pas, aspergez-là avec une serviette froide et humide avec les compliments de son mari. Montez également son déjeuner. Et si elle ne se réveille toujours pas, privez-la de déjeuner en prétextant qu’elle doit maigrir. »

J
’allais certainement avoir droit à des représailles de la Belle au bois dormants, mais je m’en fichais pas mal. C’était devenu habituel que l’on se lance des vacheries et d’autres petits coups sournois et fourbes. En plus, j’estimais avoir été gentil en lui laissant l’opportunité de dormir encore pendant deux heures. D’ordinaire, j’aurais dis seulement quelques minutes. Elle devrait s’estimer heureuse ! Mais évidemment, ma gentillesse ne sera ni relevée, ni récompensée. Ah. Quelle Femme indigne. Je devrais m’en chercher une autre.

P
ar la suite, j’attrapais un soldat Topazien pour lui faire part d’un objet volant non identifié qui avait rencontré quelques soucis de vol durant l’orage et s’était écrasé dans la forêt. A deux, nous pourrons balayer plus de terrains, ne sachant pas si l’objet bougerait ou non de place, et n’ayant pas non plus sa position initiale exacte. C’était donc un peu armé au cas où ce serait dangereux, habillés de capes et de bottes hautes car il avait plu et c’était boueux, que nous partîmes avec nos chevaux à la rencontre de cet être. Nous nous séparâmes assez rapidement pour couvrir plus de terrains, lançant nos montures dans les chemins habituellement empruntés afin d’essayer de repérer d’éventuel traces de passages. Après un orage pareil, très peu de personnes se seraient déplacées à cette heure. Très rapidement, j’entendis alors une voix appelant à l’aide, non pas dans le sentier mais plus dans la forêt sauvage. Je stoppais mon cheval, l’attachant à un arbre avant de m’enfoncer dans les profondeurs de la forêt en direction de la voix, non sans avoir signifier par télépathie à mon comparse que j’avais peut-être trouvé quelque chose.

Q
uelle ne fut pas ma surprise de découvrir une femme dans un filet en maille de fer, suspendue dans les airs… et surtout, à plume. Une Qucspasseribus ! C’était plutôt rare d’en rencontrer à Topaze. J’en avais déjà aperçu lorsque j’étais à Jade, mais c’est bien la première fois que j’en rencontre une de si près. Sur le coup, un peu surpris, je ne dis rien pendant quelques secondes avant de me ressaisir et de me secouer.

« Ne vous inquiétez pas, je vais vous libérer, calmez-vous. »

J
’essayais de la rassurer, et j’essayais de montrer que mes intentions n’étaient pas mauvaises. J’avais tout de même aperçu qu’elle était armée, et je ne voudrais pas que l’on se lance dans un affrontement si elle estimait que je lui voulais quelque chose de moins bienveillant. Je me dirigeais alors vers le lien qui soutenait le filet en hauteur, un mécanisme un peu plus complexe qu’une simple corde, il me fallut quelques minutes avant d’enfin réussir à libérer le système. La femme ailée s’écrasa au sol avec le filet. Aussitôt, je me précipitais pour l’aider à se défaire des mailles… et lorsque je voulus lui saisir le bras pour l’aider à se remettre debout, je pris un coup de jus. L’on pouvait même voir un filament électrique entre nos deux corps. Sur le coup, je retirais ma main bien vite, surprenant et aussi un peu douloureux.

«
Oh, il semble que ce soit le coup de foudre entre nous ! » Ce fut dit sur le ton de l’humour. « Je vous ai vu vous prendre l’éclair. Vous arrivez à bouger ? A marcher ? Je peux vous porter jusqu’à mon cheval. Je vous transporterai jusqu’au château pour votre rétablissement. Ah, je manque à tous mes devoirs… je me présente : Je suis le roi régent Shay Pökontë-Turgan de Topaze. Puis-je savoir qui vous êtes et ce que vous faisiez à voler en plein orage ? »


‹c› Vanka
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Dim 04 Aoû 2019, 06:29
Elle passa le reste de la nuit dans ce filet, pensant que son heure était arrivée. Sauf qu’il y avait un espoir. L’espoir qui résidait dans ce bruit de sabot contre le sol qu’elle avait entendu plus loin. Sauf qu’il s’arrêta. Alors elle soupira. C’était fini, elle allait mourir comme ça, suspendue comme du bétail. Puis une voix se fit retentir jusqu’à ses oreilles. Se calmer ? C’était pas comme si elle pouvait se débattre. Ce qui la retenait en l’air s’enleva après quelques minutes, s’écrasant lourdement au sol. Sa hanche la relança encore plus fort, elle grimaça mais ne cria pas, elle n’avait plus réellement la force de jurer de douleur. Elle était épuisée et affamée et il n’y avait que ce type qui pouvait l’aider.

Surtout qu’il fait une blague, elle aurait pu trouver ça drôle si son état n’était pas si critique. Rien que respirer lui était douloureux, alors elle n’avait pas réellement envie de rire. Bouger ? Elle en était incapable, ses ailes ne lui répondaient plus et sa hanche droite était trop douloureuse pour s’appuyer dessus. Attendez, ce type était le roi de Topaze ? C’est vrai qu’il y avait certains indices qui ne trompaient pas. Sa tenue, son attitude. Elle serait donc à Topaze ? Elle pensait avoir été plus loin. Elle pensait sincèrement avoir rejoint Opale au moins, mais non, elle n’avait pas été assez rapide il semblerait.

Elle rassembla ses forces, répondant péniblement. “Je ne peux… me lever.” Le ton de la voix était faible, même ses pensées s’étaient brouillées à cause de tout ça. La douleur était omniprésente dans son esprit ce qui mettait le bazar. Elle s’appuyait au sol avec un bras alors qu’elle était couverte de boue, mais ça c’était le cadet de ses soucis.

Elle laissa l’homme la transporter jusqu’au cheval, le facilitant comme elle le pouvait bien que ce soit une tâche ardue. Ses jambes avaient du mal à supporter le peu de poids qu’il restait. Ils marchèrent lentement, la touriste appuyée sur le roi. Elle se sentit mal à l’aise dans cette situation. Il était un roi qui perdait son temps pour aider une personne qui n’avait rien à voir avec lui et son royaume. Mais elle chassa rapidement ces idées-là de son esprit. La douleur lui rappela que l’important, c’était de rester en vie.

Ne pouvant pas réellement agir, elle fût installée sur le canasson, relativement confortablement. Heureusement qu’il faisait attention à son état. “Je suis… Falconidæ Rienne. Je… Je me chargeais de livrer une concoction médicinale à… à des paysans plus loin sur vos…. terres.” Elle respira longuement après cette phrase, comme si cela lui avait demandé autant d’énergie que de déplacer une montagne. “Je… cherchais à… retourner… voir l’herboriste… pour… l’informer.” Elle reprit une pause pour respirer calmement. La moindre des choses était de répondre à ses questions, mais elle se voyait mal lui retourner l’interrogation. Après tout, il était sur ses terres, c’était donc normal qu’il se balade par ici. “Je… pensais arriver… à temps avant… l’orage.” Et on pouvait dire que c’était raté.
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Shay
Mer 07 Aoû 2019, 13:39

Poulet ou
Omelette ?

1577 - mois 10

E
lle ne pouvait pas se lever. Elle était visiblement en douleur au vu de son expression un peu grimaçante et le fait qu’elle ait du mal à parler… mais intérieurement, j’avais espéré qu’elle puisse se lever et marcher jusqu’à mon cheval. Car, voyez-vous, une femme lambda ne m’aurait pas dérangé, mais une femme avec des ailes devaient être indéniablement plus lourde. Surtout qu’elle avait également sur elle des épées ce qui alourdit d’autant plus l’ouvrage. Bon. J’étais là et je lui avais proposé de la porter jusqu’à mon cheval puis jusqu’au château. Je ne pouvais plus reculer. Alors je rangeais de côté le fait que je me haïssais, gardant un air neutre, tandis que je passais délicatement un bras derrière son dos – et ses ailes – et l’autre derrière ses genoux, avant de la soulever doucement du sol.

S
e prendre un coup d’éclair devait certainement rendre tout son corps douloureux, de ce fait, j’essayais lorsque je marchais de la bouger le moins possible dans mes mouvements. Autant dire que porter dans ses bras un Qucspasseribus n’était pas chose aisée, non seulement s’était lourd mais c’était assez encombrant. Evidemment je me suis abstenu de dire à cette femme blessée qu’elle était lourde, je n’avais pas spécialement envie de me faire frapper, bien que dans sa condition actuelle je n’étais même pas sûr qu’elle puisse atteindre mon visage.

B
ref. Nous finîmes par arriver jusqu’à mon cheval. Entre temps, j’avais informé mon coéquipier que je venais de récupérer un être ailé blessé et je le sommais d’aller préparer notre venue au château : à savoir, prévenir les guérisseurs du château et préparer une civière avec des bras robustes pour transporter la jeune femme. Heureusement que l’infirmerie du château se trouvait au rez-de-chaussée, je me voyais mal transporter la femme ailée dans les escaliers, même avec une civière. Déjà ce serait parfaitement douloureux pour elle, mais aussi pour moi et l’autre personne qui devrait porter la civière. Enfin bon. Nous étions donc arrivés à mon cheval où je l’installais en amazone, ou disons plutôt que je l’installais perpendiculairement à la route, autant pour sa commodité que pour ma visibilité. Je travaillais très précautionneusement afin d’éviter de trop la bouger, puis je m’installais donc derrière elle, l’un de mes bras devant et l’autre derrière elle. Je me saisis des rennes, et je fis avancer le canasson au pas.

S
e fut à ce moment-là qu’elle se présenta, sans doute être sur un cheval était moins douloureux que dans mes bras donc elle pouvait se permettre de parler. Elle se nommait donc Falconidae, un prénom assez long et peu commun, sans doute commun chez les Qucspasseribus, et elle m’expliqua pourquoi elle était sur mes terres. Le fait qu’elle avait espéré arriver avant l’orage m’arracha un sourire amusé. Peut-être un peu moqueur sans doute.

«
Eh bien, Falconidæ, malgré les conditions je suis enchanté de faire votre connaissance. Serait-ce présomptueux de ma part de vous appeler Falco ? Si oui, ce n’est pas bien grave. En tout cas, vous avez eu de la chance que je vous ai vu tomber, sinon vous seriez sans doute rester coincer longtemps. Les chasseurs installent les pièges la nuit et attendent le lendemain soir pour aller les voir. Enfin devrais-je dire « le » chasseur. Car tous ne font pas comme ça mais au vu du type de piège dans lequel vous étiez, je connais un peu la personne qui les fait et il est du genre à ne vérifier que le soir. D’après moi il devrait vérifier aussi le matin mais bon. Il est un peu, hm, lunatique. »

J
e savais pertinemment que la jeune femme ne se sentait pas de trop parler… alors je parlais surtout pour meubler et faire passer le temps jusqu’au château. Etant donné que je faisais avancer ma monture au pas pour minimiser l’impact sur le corps de Falca, nous étions assez lents, et avancer en silence n’était pas vraiment mon truc. De toute façon, j’étais une pipelette, comme Dayle d’ailleurs. Sur ce point, je ne saurais dire si l’on s’est bien trouvé, nos discussions durent trop longtemps.

«
En tout cas, tout comme il n’est pas forcément bon de se déplacer sur terre quand il y a de l’orage, il ne vaut mieux pas faire de même dans les airs ! Vous auriez du vous arrêter par prudence lorsque vous avez senti l’orage arriver. Car je suppose que vous n’étiez pas dans la tourmente depuis peu lorsque l’éclair vous a touché. Vous avez aussi beaucoup de chance vous savez, l’éclair a simplement du vous traversé sans vous toucher véritablement, sinon vous en seriez morte. Enfin bon au château, les guérisseurs traiteront vos éventuelles brûlures, vérifier votre audition et votre vue… je crois que pour la paralysie des membres ils font faire un bain d’eau glacée. »

J
e blablate tellement que je me demande si parfois l’on ne devrait pas me frapper pour me faire taire. Je me demandais si sur le coup j’ennuyais la personne plus que ne l’aidais dans sa douleur. Surtout à parler de l’éclair et de ses blessures, cela ne devait pas sonner très rassurant pour elle.

«
Vous pourrez rester le temps de votre convalescence. Cela prendra sans doute quelques jours. Si vous nous donnez le nom de l’herboriste on peut lui transmettre votre message. C’est pour cela que les pigeons voyageurs sont faits ! » J’avais tenté là encore un trait d’humour assez discret. « Oh, nous voilà arrivé. »

E
t ce n’était pas trop tôt de l’avis de la Qucspasseribus sans doute. J’arrêtais le cheval devant les marches du palais où nous attendaient trois hommes avec une civière afin de transporter la jeune femme – dont mon coéquipier précédent. Je descendis en premier de mon cheval, puis avec l’aide d’un des hommes, nous descendîmes la femme ailée en douceur avant de la coucher sur la civière. Puis, se fut direction l’infirmerie dans une marche assez rapide, peut-être un peu trop. Il faut dire que les hommes Topaziens ne savaient pas vraiment faire dans la délicatesse, mais au moins, nous atteignîmes la destination finale assez rapidement. Là, une guérisseuse avec son apprentie prirent en charge la femme. Je pris congé le temps des soins, demandant à être prévenu lorsque ce sera finit.

C
ela prit un petit moment, au point où elle eut droit à un déjeuner léger. Moi, en attendant j’avais vaqué à mes occupations de régent, non sans rendre visite très souvent au petit Ezel qui était toujours content de me voir – évidemment, c’est moi le père ! – quand enfin un serviteur vint à ma rencontre pour me signaler la fin des soins de la femme. Je pris mon petit ange avec moi alors que je descendais voir Falconidæ à l’infirmerie.

«
Alors, » commençais-je en dégageant les rideaux blancs délimitant le lit de la Qucspasseribus. « Comment vous sentez-vous ? Qu’a dit la guérisseuse ? Oh, laissez-moi vous présenter mon fils : Ezel. Ezel, voici Falconidæ. »

L
e bout de chou avait ouvert grand les yeux quand il avait vu la femme ailée et ne réagissait pas vraiment aux présentations. Bon, en même temps, il était encore petit. Mais sans doute était-il plus intéressé par les ailes de la femme que par la femme en elle-même…

‹c› Vanka
Falconidæ
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Âge: 29 - 34
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Falconidæ
Lun 23 Sep 2019, 15:26
Elle arrivait à peine à comprendre ce qu'il racontait. Ce régent prononçait beaucoup trop de mots pour qu'elle ne puisse en enregistrer la totalité dans sa cervelle de moineau. Qui plus est, lorsqu'on se trouvait aux limites de l'inconscience, il était ardu d'organiser clairement ses pensées. Elle ne savait même plus réellement où elle était.

Le réveil se fit dans une chambre. Dans un lit tout du moins. C'était un lieu assez confortable. Il y avait un grand rideau blanc. Et elle avait surtout un sacré mal de tête, essayant péniblement de remettre de l'ordre dans ses souvenirs. Le déjeuner est la première chose qui lui revint, parce qu'elle avait cette sensation de faim au fond de son estomac. Ce sont les différents sons qui lui reviennent petit à petit plus ou moins éprouvants selon les blessures constatées. Sa peau était couverte de bande de tissu, cachant des brûlures dues à la foudre. Elle avait aussi un bandage autour de la tête. Ses ailes, elles, étaient repliées sur elles-mêmes et elle était incapable de les déployer ni même de les voir. Elles étaient enroulées maladroitement, prouvant la rareté des soins prodigués à des hommes-ailées.

Le rideau fût dégagé et l'un des visages qui fit son apparition ajouta de nouveaux souvenirs à sa base de données cérébrale. C'était lui qui l'avait tirée de ce pétrin dans lequel elle s'était fourrée. "Ma tête me pèse encore lourdement, mais je pense être tirée d'affaire." L'optimisme de la Qucspasseribus refaisait déjà surface, preuve qu'elle s'en était bien sortie. "Mes souvenirs sont encore un peu flous de ce qu'il s'est passé cette nuit-là, la guérisseuse a dit que j'allais avoir besoin de quelques jours de repos et de longues journées de rééducation pour mes ailes qui ont été le plus gravement touchées." Elle ne se laissa pas démonter non plus. Elle était en vie et c'était un miracle de l'être encore. Elle allait très certainement s'en remettre, peu importe le temps que cela prendra.

Elle offrit un léger sourire au jeune enfant. "Bonjour Ezel, tu peux m'appeler Falca, c'est plus simple." Elle reposa son regard sur le visage du paternel. "Je ne saurais comment vous remercier. Je vous présente déjà mes excuses pour tout le trouble que je cause." Elle baissa la tête. "Je ne me souviens même pas très bien de la discussion que nous avons eu sur votre monture. Je me souviens simplement du fait que vous êtes le Roi Régent de Topaze." aussi parce que la guérisseuse lui avait raconté comment elle avait atterri là. Peut-être qu'elle devrait commencer à utiliser les formules de politesse, il serait dommage de se brouiller avec son sauveur si rapidement.
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