Le Deal du moment : -28%
-140€ sur Roborock S5 Max Aspirateur Robot
Voir le deal
359.99 €

Third Round | Vicky

 :: Hors Jeux :: Archives v.2 :: Lustre 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Dim 30 Juin 2019, 15:42
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Nouveau lustre, Jahël pouvait s’adonner à tout ce dont il avait envie, car il n’avait pas d’écuyer ce lustre. Comment par exemple, massacrer des camps de mercenaires sur les terres de l’Empire, poursuivre des traitres – car il y avait toujours des traitres à traire (oui je voulais juste faire la blague car ce sont deux mots rapprochant) – en d’autres termes, Jahël se la coulait douce. Dans son propre sens de se la couler douce. Disons plutôt qu’il n’avait pas d’obligation d’élévation d’un petit être au rang de Chevalier, donc c’était comme s’il était libre. Bon, libre jusqu’à un certains points évidemment, mais quand il s’agissait de massacres, au moins, il pouvait se donner à fond sans à avoir à en donner à son écuyer pour qu’il se fasse les dents un peu.
Oui, ça a été un passage difficile dans la vie de Jahël : devoir partager son casse-croute de massacre. Déjà que partager sa propre bouffe, c’était d’une difficulté toute particulière, mais devoir partager ses cibles à tuer, c’était un niveau encore plus difficile. Ça le tuait intérieurement. Bon, j’exagère un peu, mais c’était ainsi qu’il le ressentait. C’était comme s’il devait prêter un jouet qui comptait beaucoup pour lui à un être inexpérimenté qui peut le casser trop vite ou s’y prendre tellement mal qu’il n’y prendrait pas son pied.
Tu l’auras compris, Jahël n’était pas de ces gens qui aimaient regardés les massacres. Jahël, c’était un acteur, un bourreau, un exterminateur, mais certainement pas un voyeur. Regarder, c’était ennuyeux, sauf si cela lui permettait d’en apprendre plus sur les techniques de torture – on ne cessait jamais d’apprendre voyons – mais sinon, cela n’avait que peu d’intérêt. Gianny n’a été intéressant à regarder que sur la fin, quand il commençait enfin à savoir comment bien tenir une lame de torture. Autant dire que ce fut tout une étape.

Donc, avec touuut ce temps libre à pouvoir faire un peu ce qu’il voulait dans la limite du raisonnable, Jahël avait un but particulier. Il n’avait pas oublié – c’était bien rare qu’il oublie quelque chose de toute manière – les deux rencontres avec Rages, qui lui laissaient à chaque fois un arrière gout d’inachevé, elle qui avait réussi à s’échapper par deux fois, dont une fois à cause de @Samaël. Pire, c’était comme s’il avait échoué. Echoué à obtenir ses couss-seins, échoué à la mettre en cellule pour son impertinence, échoué à la torturer comme il le voulait.
En d’autres termes, ça le frustrait.
Il n’arrivait pas à passer outre.
Il fallait qu’il la retrouve.
Mais il avait la flemme de voyager, surtout qu’il ne pouvait pas se rendre dans la Confrérie et qu’il était désormais proscrit qu’un Chevalier d’Irianeth remplit de magie se rende à Emeraude, le royaume anti-magie de l’Alliance. Alors, il fit la chose la plus naturelle au monde : il employa un espion. Dit comme cela, cela sonnait un peu adulte. Mais il ne fallait quand même pas oublier que Jahël est un adulte ! Même s’il ne le montre que très peu. Et il savait quand même pas mal de chose, notamment que l’utilisation d’un espion pouvait s’avérer utile quand il s’agissait de retrouver quelqu’un. Bien entendu il n’utilisa pas les espions de l’Empire, il doutait que l’Empereur lui accorde le droit d’en utiliser un juste pour retrouver une personne si peu importante qu’était Rages. Jahël ne savait même pas ce qu’était sa profession et ce qu’elle faisait, il n’avait que son visage, un croquis, et… un pseudonyme.
Donc, il employa un espion hors Empire avec pour seul indice un croquis de la personne. Autant dire que l’espion l’avait regardé d’une drôle de façon, mais finit par accepter la mission – car les défis c’est cool, et car Jahël lui avait donné une bonne bourse pleine d’or (il en aurait bien entendu une autre une fois la mission accomplie).
Donc, au vu des pauvres informations fournies, la recherche fut longue. Il se passa plusieurs mois avant que l’espion n’informe Jahël de le retrouver à la frontière entre Fal et le Désert. Autant dire que l’endroit ne fut pas facile à trouver étant donné que… c’était du sable. Il n’y avait que très peu de point de repérage. L’espion donna rendez-vous tout de même à une oasis non loin du château de Fal. Jahël, enhardi par l’idée de retrouver Rages, s’empressa d’annoncer à l’Empire qu’il n’allait pas être disponible pendant un certains temps et de partir sans demander son reste. Oui il fallait quand même prévenir pour éviter de passer pour un déserteur, car il ne savait pas s’il pourra être contacté jusqu’à la fin de sa mission personnelle.
Rendu à ladite frontière, Jahël était vétu de ses habituels vêtements amples et blancs. Il n’aimait pas trop se retrouver par ici car il n’aimait pas le soleil. Il avait d’ailleurs mis sa capuche sur son crâne avec la ferme intention de ne jamais l’enlever. Bien entendu il s’était muni d’un sac avec le strict nécessaire pour survivre à la chaleur. Il se doutait qu’il allait devoir marcher, ou du moins qu’en cas de course poursuite, il valait mieux ne pas avoir trop de bagages.
Alors, il rejoignit l’espion.

« Votre cible, c’est Vicky, » commença-t-il comme si c’était une information importante. Sur le coup, Jahël s’en ficha, puis se dit que Rages c’était un meilleur nom que Vicky, mit cette information dans un recoin lointain de son crâne, et se concentra à nouveau sur les paroles de l’espion. « Mes sources m’informent que c’est une veuve noire, du genre à se marier à un vieux type riche, le tuer, et hériter de sa fortune. » L’espion regarda longuement Jahël comme si cette information devait faire tilt dans sa tête, mais le Chevalier ne comprit guère où il voulait en venir. L’espion préféra passer à la suite. « La bougre s’est fait un paquet d’ennemi en tout cas. Elle s’est faite capturée par des mercenaires pour la vendre comme esclave. Il parait que dans le désert il y a un clan qui s’adonne à des rites un peu étrange et qui ont souvent besoin de, hm, chair fraiche. Du coup ils l’emmènent là bas. Je vous amène jusqu’à leur dernier emplacement, vous me payez, et je vous laisse. »

Jahël haussa les épaules. Cela n’avait que peu d’importance, l’argent, s’il le voulait, il pouvait tuer cet espion au lieu de le payer en un rien de temps. Mais il n’y voyait que peu d’intérêt, surtout car il avait envie de se réserver pour une certaine personne.
Les voilà donc parti dans le désert sur les traces des mercenaires. Fort heureusement, ils n’étaient pas allés bien loin dans le désert au moment où l’espion les retrouva, ainsi il fut plutôt rapide de les retrouver, bien que pour Jahël cela sembla être une éternité sous le soleil. Pour voyager, ils avaient prit des chameaux, habitués à voyager dans les déserts de sable. Ils s’arrêtèrent non loin d’une oasis où s’étaient arrêtés les mercenaires en question. Là, Jahël effectua la transaction à son espion, et chacun partir dans leur direction sans plus se connaître. Sans doute l’espion avait-il fait des recherches sur Jahël également, et savait qu’il ne valait mieux pas trainer si on avait l’occasion de ne pas rester à ses côtés. Mais il s’en fichait pas mal.
Seul comptait Rages.

Jahël arriva dans l’oasis composé de verdure et d’une source d’eau. Il aperçut les mercenaires avant que ceux-ci ne l’aperçoivent. Il fonça vers eux dans une attaque surprise. Ils n’étaient que 3, les massacrer joyeusement pour avoir kidnappé son jouet fut un jeu d’enfant. Ce fut comme un échauffement, il prit son pied à faire exploser des têtes et en trancher d’autres, les faisant passer soit par le fil de son épée, soit par son pouvoir destructeur.
Il ne pensa pas que Rages en profita pour s’enfuir.
Mais il aurait du s’en douter.
Mais il s’est quand même fait avoir.
Ni une, ni deux, son sac autour de son corps, il laissa son chameau dans l’oasis et pourchassa la jeune femme à pied. Cela aurait peut-être été plus facile à dos de chameau, mais Jahël n’avait pas été très doué avec la bête, il était évident qu’elle ne l’aimait pas. Il avait eut du mal à la faire marcher au début, alors la faire courir… non, il avait plus confiance en ses jambes.
Peut-être était-elle fatiguée, peut-être avait-elle été maltraitée durant le voyage, peut-être n’était-elle pas en tenue pour ce genre d’environnement ; toujours est-il que Jahël la rattrapa… lui sauta dessus, et ils dévalèrent une colline de sable, roulant l’un sur l’autre – car Jahël ne voulait pas la lâcher – tels des amants transits d’amour qui venaient juste de se retrouver.
Arrivés en bas, alors que Jahël pensait enfin avoir sa prise et rentrer satisfait, la tenant fermement par le bras, il n’eut pas le temps de reprendre sa respiration que le sol se déroba sous leur pied et ils tombèrent.
Et tombèrent.
Et tombèrent.
Cela dura une petite éternité (pas plus de quelques minutes) et ils finirent par percuter un sol de marbre où il y avait une dune de sable ce qui amortit leur chute.
Jahël toucha la dune en premier.
Rages en second.
Ou dirons-nous plutôt que Rages s’écrasa sur Jahël alors que celui-ci tentait de se relever.

« Ouch… » Jahël toussotait alors qu’il se dégageait de Rages et sortait de la dune laborieusement. « T’es plus grosse qu’avant dis donc ! » Jahël et la délicatesse, ça faisait deux.

Levant la tête, il se rendit compte qu’ils étaient tombés bien trop bas pour pouvoir remonter. Ils étaient dans ce qu’il semblait être des tunnels souterrains… au moins y faisait-il frais, mais cela n’arrangeait pas Jahël, qui souhaitait pouvoir ressortir et donner à Rages la leçon qu’elle méritait. Jetant un regard vers elle, il bondit à nouveau sur elle avant qu’elle ne tente de s’échapper à nouveau, lui menotta une main qu’il attacha à son propre poignet, la clef soigneusement cachée.

« Attrapée ! Tu ne t’échapperas pas cette fois ! » Il avait l’air aussi fier qu’un enfant qui avait réussi son test d’aptitude. « Je ne te laisserai pas cette fois-ci. » Dans ses yeux l’on pouvait lire une flamme de détermination sanguinaire à en faire froid dans le dos, contrastant avec sa mine enjouée. Puis, quelque peu incertain : « Et, euh… tu sais comment on sort d’ici ? »

CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E
Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Lun 01 Juil 2019, 14:49
Il était une fois… une jeune mercenaire bringuebalée dans le Désert, posée à l’arrière d’un cheval comme un sac de patates. Cette jeune mercenaire se nommait Vicky d’Argent, et elle se demandait encore comment elle en était arrivée à cette situation. Pourtant, tout avait commencé par une matinée normale au Royaume d’Argent. La rouquine s’était réveillée aux aurores, avait revêtue son habituelle tenue de cuir puis avait commencée à parcourir les terres du Royaume à la recherche d’un méfait à accomplir. Malheureusement, assez rapidement, le destin lui fit un mauvais coup… Alors que l’heure du midi approchait, et qu’elle s’engageait dans une ruelle, Vicky fut encerclée par des hommes que l’on pourrait qualifier de… peu recommandables. Tout en eux affichait leurs mauvaises intentions. Les expressions de leurs visages, les armes qu’ils tenaient en main, la position de combat qu’ils adoptaient… Il était évident que ces hommes voulaient du mal à la mercenaire. Et il était évident également qu’elle ne se laisserait pas faire ! Ni une ni deux, la jeune femme aux cheveux de feu fonça dans le tas et commença à asséner de nombreux coups de poings, de pieds, voire même de poignard sur ses assaillants. De cette manière, elle parvint à se débarrasser d’un bon tiers d’entre eux. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant, du fait de leur surnombre, et Vicky finit par être vaincue. Par un simple coup sur la tête…

Et c’est donc ainsi que la mercenaire s’était retrouvée à l’arrière d’un cheval, dans le Désert. Oh, bien entendu, le voyage depuis Argent ne s’était pas fait en un jour, et Vicky avait bien essayé de s’enfuir, mais… elle se faisait toujours rattraper. C’était comme si ses ravisseurs prévoyaient chacune de ses tentatives, comme s’ils savaient quand elle allait s’enfuir… C’était une idée absurde, bien évidemment, mais la rouquine ne trouvait pas d’autres explications à ses nombreux échecs. Elle avait toujours été douée pour berner son monde, la preuve en étant des nombreux nobles qu’elle avait escroqué. Il était donc étrange que, cette fois-là, elle n’y parvienne pas. Pourtant, c’était bien le cas, et Vicky commençait presque à perdre espoir. Jusqu’à ce que, encore une fois, le destin joue l’un de ces tours dont il a le secret… Alors que le groupe, maintenant réduit à trois ravisseurs en plus de la veuve noire, s’arrêtait à un oasis afin de se désaltérer, il se passa quelque chose auxquels ils ne s’attendaient pas. Un homme les massacra les uns après les autres, comme s’il s’amusait. Sentant que c’était enfin sa chance, la mercenaire aux cheveux de feu sauta du cheval sur lequel elle avait été balancée puis se mit à courir comme si sa vie en dépendait. Elle devait s’éloigner le plus possible de ce Désert de malheur, et retourner en Argent !

Malheureusement, encore une fois, tout ne se passa pas comme prévu et, alors qu’elle pensait s’être assez éloignée, Vicky sentit un poids lui tomber dessus puis roula sur le sable sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. Mais, ce qu’elle comprenait, par contre, c’était qu’il fallait qu’elle se sorte de ce pétrin le plus rapidement possible. C’est pourquoi, durant toute la durée de la roulade, elle se débattit comme une diable afin de se débarrasser de la chose, ou de la personne, qui se trouvait sur elle. Mais cela ne fonctionna pas comme elle l’espérait et, finalement, la mercenaire arrêta de rouler et se retrouva en bas de la colline. Pensant enfin être tranquille, Vicky s’apprêtait à s’enfuir une nouvelle fois lorsque le sol se déroba sous ses pieds. Elle tomba dans le vide pendant plusieurs minutes. Chute qui se termina sur un sol de marbre, dans un souterrain. Ou plutôt, pour être plus précis, chute qui se termina sur quelqu’un. Quelqu’un qui traita la mercenaire aux cheveux de feu de grosse. Prenant son air le plus outré, elle se tourna vers celui qui avait parlé et lui asséna une gifle comme il n’en avait sûrement jamais reçu.

« Je ne suis pas grosse ! J’ai peut-être une poitrine imposante, certes, mais je ne suis PAS GROSSE ! »

Puis, réalisant enfin qui elle avait en face d’elle, Vicky cacha précipitamment sa main dans son dos, de peur qu’il la lui coupe, puis se mit à trembler. Jahël… C’était Jahël… Le Chevalier d’Irianeth qui avait tenté de lui découper les seins, puis s’en était plus tard pris à elle lors d’un bal où elle c’était malencontreusement retrouvée dénudée… C’était le seul homme qui avait réussi à effrayer la jeune rouquine depuis de nombreuses années. Et, justement, effrayée, en cet instant, Vicky l’était. Tellement effrayée qu’elle ne réagit même pas lorsque Jahël bondit sur elle. Ni quand il l’attacha à lui par une chaîne. Ce fut seulement lorsqu’il lui adressa la parole qu’elle sortit de ses pensées. Et encore, seuls les mots « comment on sort d’ici » la firent réagir. Comment ça comment on faisait pour sortir d’ici ?! La mercenaire d’Argent regarda autour d’elle et constata, qu’en effet, il était impossible de passer par le passage qu’ils venaient d’emprunter. Mais il devait bien avoir une autre solution non ?

« Comment on sort d’ici ? Euh… Bon ! Analysons la situation ! Il est évident que nous ne pourrons pas passer par où nous sommes arrivés. Mais… On est dans un souterrain, et les souterrains ça a plusieurs sorties, non ? Alors on devrait peut-être avancer, et on trouvera bien un chemin vers le dehors ! »

Durant ce petit discours, Vicky avait petit à petit repris contenance. Et, bien que sa peur soit toujours présente, elle était moins forte que précédemment. Après tout, Jahël et elle était dans la même galère, et il était peu probable qu’il s’en prenne à elle pour l’instant, au risque de s’ajouter un poids. C’est tout du moins ce qu’espérait la mercenaire, alors qu’elle commençait lentement à avancer dans le souterrain.

"Habituelle tenue de cuir":
 
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Sam 03 Aoû 2019, 12:45
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Jahël détestait la douleur. Enfin… il détestait avoir mal. C’était plutôt contradictoire pour un homme dont la passion dans la vie c’est de faire couler le sang et de torturer les gens. Chose encore plus contradictoire, il n’aimait pas spécialement torturer, en fait il ne comprend pas vraiment que ce qu’il fait déjà aux personnes, c’est de la torture. Pour lui, c’est tout à fait normal – surtout si on lui donne l’autorisation – mais quand on dit qu’il torture, il réfute. C’est une notion qui n’est pas clair dans la tête du Chevalier, aussi intelligent soit-il au niveau de sa mémorisation. Oui bon, quelqu’un qui a une bonne mémoire n’est pas forcément intelligent pour autant… surtout sachant à quel point Jahël avait du mal avec les relations humaines et non-humaines. C’était comme si les réactions et les pensées des autres étaient un mystère complet, quelque chose d’imprévisible et de totalement contraire à Jahël. Dans un sens, ce n’était pas faux pour ce dernier point : peu de personnes oserait se targuer être « pareil » que Jahël. Je crois bien qu’il n’y en aura pas deux comme lui.
Bref. Tout ça pour dire que Jahël n’aimait pas qu’on lui fasse du mal, mais aime faire du mal aux autres (passons le fait que dans sa tête ce n’est pas faire du mal aux autres ce qu’il fait mais bref). Alors, lorsque Rages le gifla pour l’avoir traiter de grosses, sur le coup, Jahël n’avait pas trop su comment réagir. Même sa propre mère ne l’avait jamais giflé – ou si au début avant de se rendre compte des conséquences désastreuses de son geste. Alors qu’on le gifle alors qu’il était « adulte », par une pseudo-inconnue, cela eut le don de le choquer. Il ne comprenait pas non plus bien les paroles de Rages : elle avait indéniablement grossi, il pouvait voir la différence avec les dernières fois où il l’avait vu, et cela n’avait rien à voir avec sa poitrine qui cachait la plupart de ses formes.
Autant dire que le petit Chevalier blanc allait avoir une belle marque rouge sur la joue. Mais il faut savoir que Jahël marquait très rapidement, que ce soit à cause du soleil ou d’un coup. Il a des os solides hein, mais quand c’est une tape ou un coup il peut rapidement virer bleu. C’est à cause des propriétés de sa peau : elle est très fragile. L’on pourrait presque voir à travers si le soleil dardait ses rayons meurtriers sur lui. Bon, c’est de l’exagération pure et dure, mais c’est pour dire à quel point sa peau était très contraignante au quotidien.
Cependant, l’urgence de la situation le rattrapa bien vite. Il mit cet évènement de côté – attention, cela ne veut pas dire qu’il l’a oublié, il y aura bien évidemment des représailles – et préféra d’abord empêcher toute retraite à la rouquine avant de passer à ce qui serait le plus dur : comment sortir d’ici. A dire vrai, Jahël aurait pu trouver la réponse tout seul : les souterrains devaient forcément mener à la surface à un moment donné, puisqu’il est formellement impossible de passer par là où ils sont tombés. C’était d’ailleurs plutôt impressionnant et sans doute le Chevalier devrait-il en toucher deux mots à l’Empereur, surtout si les souterrains vont jusque sous Fal, il serait bon de vérifier afin d’éviter que ce genre d’incidents se reproduisent. Cela peut être dangereux !
Et autant dire que ce ne sera pas demain la veille que Jahël remettra les pieds dans ces terres arides, étouffantes, et tout bonnement horribles. Dire que Samaël a du y vivre plusieurs de ses jeunes années. Jahël en vint à le plaindre.
Du coup, les paroles de Rages furent plutôt inutiles pour Jahël. Mais comme il avait posé la question, il ne se sentait pas de vraiment lui dire qu’elle était légèrement un peu beaucoup inutile sur ce coup là. Elle commença à vouloir marcher dans le souterrain… mais le chevalier lui, ne bougea pas, la stoppant net. Là, il lui attrapa le poignet qui était scellé avec le sien et la força à revenir vers lui avec une certaine brusquerie.

« Je sais pas toi mais moi je ne vois pas dans le noir. »

Certes, pour le moment ils étaient dans la luminosité grâce à l’énorme trou au dessus de leur tête, mais il y avait fort à parier que le reste du souterrain était dans la noirceur la plus total. Jahël doutait un peu que Rages possède une vision nocturne, bien que ce serait un pouvoir intéressant pour un assassin, et sa remarque était un peu une moquerie en soit.

« Je devrais peut-être utiliser ta main pour faire du feu… »

Il eut un sourire sans joie ni chaleur tandis que ses yeux dorés brillaient d’un éclat vorace. Clairement, il lui signifiait par cette phrase qu’il n’avait pas oublié sa gifle précédente et qu’il y avait fort à parier qu’à un moment donné il sévisse lorsque le cœur lui en dira. Pour le moment, il se disait qu’il avait possiblement besoin d’elle… mais si elle s’avérait être encore inutile à l’avenir, il changerait peut-être d’avis.
Lui lâchant le poignet, il désigna du menton des torches éteintes disposées sur le mur. Cela voulait dire que les souterrains étaient visités, à quelle fréquence, telle était la question, mais assez importante pour qu’il soit disposé des torches. Il s’approcha donc des torches éteintes sans vraiment demander son avis à Rages bien qu’il se doute qu’elle doit tout de même être d’accord sur son idée de génie. Il en saisit une, laissant l’autre à la rouquine, avant de déchirer un pan de sa longue cape blanche pour l’enrouler autour du bout. Il n’aimait pas trop faire ça à sa cape mais il avait besoin de quelque chose pour brûler sans que cela brûle entièrement la torche. Puis il se saisit de deux cailloux qui trainaient sur le sol – il y en avait quelques uns par ci par là – afin de les frictionner pour créer une étincelle, puis une flamme. Cela mit du temps puisqu’il n’y avait pas d’huile pour aider à la carbonisation, mais au bout de plusieurs minutes, la torche se décida à s’embraser d’une petite flamme.

« Maintenant on peut y aller. »

Jahël estimait que Rages avait du s’occuper de sa propre torche. Evidemment, il ne l’aidait pas pour un sous, elle devait se démerder pour survivre, sinon, elle mourra. Des mains de Jahël. N’en pouvant plus de rester au même endroit, Jahël s’élança donc dans le couloir qui rejoignait une intersection obscure… à peine sa torche illumina l’endroit où ils avançaient qu’une bonne vingtaine de chauves-souris subitement réveillées par la luminosité crièrent leur mécontentement avant de s’envoler, les frappant de leurs ailes et de leurs pattes griffues au passage pour trouver un autre endroit où faire leur nid. Ce fut un instant plutôt horrible, Jahël n’aimait guère les chauves-souris bien qu’il n’en était pas à en avoir peur, et il fut bien content lorsqu’elles partirent toutes.

« Berk… » fit Jahël en se secouant les cheveux. Il avait été griffé à quelques endroits mais rien de sérieux. « Il doit sûrement y en avoir d’autres plus loin… ainsi que des araignées, des scorpions et des serpents... Bon, on continue ? » s’exclama-t-il avec un grand sourire niais tout en tournant la tête vers Rages.


CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E
Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Dim 25 Aoû 2019, 13:35
Vicky avançait dans le souterrain, espérant atteindre la sortie le plus vite possible afin de pouvoir trouver un moyen d’échapper à son tortionnaire, mais elle fut interrompue par une résistance au niveau de son poignet, celui par lequel elle avait été enchaînée. C’était comme si Jahël avait décidé qu’il ne la suivrait pas dans le noir du couloir, comme s’il avait autre chose en tête… Impression qui fut confortée lorsque la mercenaire aux cheveux de feu se retrouva tirée en arrière, le poignet emprisonnée par la main du Chevalier. Elle tenta bien de se débattre, de se défaire de l’emprise de son partenaire d’aventure non désiré, mais il lui fallut bien se rendre à l’évidence… A quoi bon ? Il était évident que ce n’est pas de cette manière qu’elle pourrait se débarrasser de lui. Et puis, de toute façon, il avait totalement raison ! Avancer à l’aveugle, alors que l’on pouvait tomber sur toute sorte de dangers, était une mauvaise idée… Vicky, sentant de nouveau la peur s’insuffler en elle suite au commentaire plutôt cruel qu’elle venait d’entendre, suivit donc docilement Jahël jusqu’aux torches qu’il venait de désigner, s’empara de celle qui lui était tendue, puis tenta de l’allumer. Pour se faire, bien qu’elle aurait voulu ne pas abîmer cette tenue qu’elle avait si souvent vêtue, la veuve noire s’empara d’un morceau de sa tunique et le déchira – quitte à laisser une partie de son ventre apparaître, c’était le moindre de ses soucis actuellement. Puis, observant ce que faisait le Chevalier de son côté, elle l’imita et sa torche finit par s’illuminer quelques minutes plus tard.

Mais Vicky n’eut pas vraiment le temps de se réjouir de ce succès puisque, sans prévenir, Jahël s’élança dans le souterrain et elle fut bien obligée de le suivre. Surtout que, vu que le Chevalier semblait avoir oublié qu’ils étaient enchaînés l’un à l’autre, il ne se souciait plus d’elle ni de la douleur qu’il pouvait lui faire ressentir en tirant ainsi sur son poignet. Il valait donc mieux qu’elle le suive de près, pour éviter que la douleur soit trop importante… Pourtant, en fait, cette douleur ne fut rien comparé à ce qui suivit. En effet, la lumière des torches réveilla un nombre important de chauve-souris, et l’une d’entre elles enfonça ses griffes dans le cuir chevelu de l’Argentaise, comme si elle voulait se venger de ce réveil soudain. Bien sûr, c’est une idée absurde, et ce n’est certainement pas volontairement que la chauve-souris avait fait cela, mais toujours est-il qu’elle avait enfoncé ses griffes dans la chevelure rousse de Vicky. Cela lui fit d’ailleurs pousser un gémissement de douleur, qu’elle étouffa afin de ne pas embêter Jahël. Non pas qu’elle se soucie de ce qu’il pense, non, mais elle n’était pas en position de force actuellement et il valait mieux éviter de contrarier le Chevalier si elle voulait rester en vie. C’est d’ailleurs un peu pour cela que la mercenaire ignora complètement le commentaire de Jahël et préféra continuer à avancer dans le souterrain, se dirigeant au hasard en espérant ne pas tomber sur un piège. Mais c’était trop demandé… Encore une fois, le destin lui joua un mauvais tour puisque, au détour d’un couloir, Vicky aperçut un squelette gisant sur le sol, et s’arrêta net. Si ce squelette se trouvait là, il y avait bien une raison… Quelqu’un avait dû tenter de sortir d’ici, comme eux, et il n’avait sûrement pas fait attention où il mettait les pieds.

« Stop ! » A noter qu’il était inutile de le dire, puisqu’elle était déjà arrêtée et que Jahël avait dû l’imiter… « Regarde ce squelette, au sol ! Je suis sûr qu’il y a un piège dans ce couloir, et que le pauvre homme est mort car il n’était pas aussi attentif que moi ! »

Sans demander son avis au Chevalier, Vicky avança lentement et posa la pointe de son pied droit sur une dalle non loin du cadavre décomposé, avant de se reculer précipitamment. Et, en effet, la rousse avait vu juste ! A peine avait-elle commencé à reculer qu’une volée de flèches était sortie des murs…

« Bon… J’avais apparemment raison ! Et il semblerait que ces dalles réagissent au poids, activant le piège. On doit donc soit trouver un moyen de passer sans faire réagir les dalles, soit trouver un autre chemin… »
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Dim 15 Sep 2019, 14:19
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Tout se passait parfaitement et convenablement bien. Jahël était en présence de Vicky, sa cible depuis qu’elle lui avait fait faux bond en de multiples et trop nombreuses reprises. S’en était assez ! S’était-il dit. Désormais, elle n’allait plus pouvoir partir comme bon lui semble. Elle était attachée. A lui. Pour l’éternité ! Bon, plutôt jusqu’à ce qu’il la mette aux cachots. Et plus si affinité sanguine.
Donc, autant dire que là, actuellement, Jahël jubilait sur place. Il avait sa cible en main. Bon, la situation n’était pas spécialement favorable non plus mais il s’en fichait. Il l’avait eut. Elle était à sa merci. Et autant dire qu’il avait fortement envie de simplement mettre fin à ses jours, là, maintenant, tout de suite, sans demander son reste. Après tout, c’était une mercenaire. Elle ne manquera à personne. Dans un certain sens, ce serait plus pratique pour lui de la tuer maintenant – ou dirons-nous plutôt, la trucider le plus lentement possible pour bien la faire souffrir – et trouver une sortie ensuite.
Cependant… se précipiter n’était pas forcément une bonne chose. Après tout, il ne pouvait pas prendre tout le temps qu’il voulait pour la torturer, là, dans ses souterrains, car il allait finir par avoir faim, et il n’était pas encore devenu adepte de la viande humaine. Donc, au final, la meilleure solution restait de trouver une sortie avant de pouvoir s’amuser avec le petit corps pas si petit car il pèse son poids, de Rages.
Car Rages est son nom hein pour ceux ayant oublié – du moins la joueuse de Jahël avait failli oublier. C’est donc pour cela qu’il finit par ne pas la tuer tout de suite, préférant aller dans la noirceur des tunnels à l’aide de sa torche un peu mal faite mais fonctionnel. D’ailleurs pendant tout le temps où il tergiversa intérieurement sur le sort de Rages, il ne s’était pas préoccupé de son confort ni de si elle faisait la même chose que lui. Pourtant la douleur à son poignet était bien présente. Après tout, cela tirait sur son poignet également. Mais sur le coup, il ne s’était pas dis que c’était à cause du boulet qu’il se trainait.
Enfin bref. Il serait peut-être temps de passer aux choses sérieuses plutôt que de parler de Rages en long et en travers – ce n’était pas bien intéressant. Jahël guettait donc. Il observait tout ce que ses yeux pouvaient capter dans la faible lumière des deux torches improvisées. Il imprimait dans son esprit la disposition des briques et autres petits détails afin de ne pas perdre son chemin, et surtout, il faisait attention à d’éventuels pièges.
Ah ! Voilà à quoi pouvait bien servir Rages ! A servir de bouclier anti pièges !
Oui mais du coup elle mourrait bien trop vite.
Mince, le voilà encore dans une impasse.
C’était rageant.

Puis, la rousse s’arrêta brusquement en montrant un squelette au sol. Sur le coup, Jahël l’observa avec un dédain certain tandis qu’elle faisait son intéressante. Evidemment, il l’avait repéré également, ce squelette, et s’était d’ailleurs demandé s’il laissait Rages prendre les devants physiquement pour voir quel était le piège ou pas. Là encore, cela amènerait à sa mort prématurée. Et dans un sens, la scène qui s’était jouée dans sa tête, alors que des flèches sortaient de trous invisibles, d’une Rages criblées de flèches mais pas encore morte, simplement agonisante dans une expression horrifique très excitante, n’était pas pour déplaire Jahël.
Penchant la tête de côté, écoutant vaguement Rages, il leva les yeux au ciel.

« Classique. »

Oui, c’était un piège classique comme on en trouvait partout. Il s’approcha du squelette, se saisit d’un os assez long et en assez bonne état, puis s’approcha de ce qui semblait être la limite pour le piège à flèches et tapota une dalle à l’aide de l’os. A plusieurs reprises, cela enclencha une nuée de flèche, jusqu’à ce qu’il trouve une dalle solide qui ne déclenchait rien. Il se tourna alors vers Rages avec un air de dédain certain.

« Trouver un squelette est facile. Visiblement, trouver les failles dans un piège ne l’est pas pour toi. »

Les veuves noires ne sont-elles pas censées être assez futées et intelligentes pour réussir leur coup de se marier et de tuer leur compagnon pour amasser leur fortune sans éveiller les soupçons ? Ce n’est visiblement qu’une question d’apparence puisque Rages n’a pas l’air spécialement très futée. Ou alors n’est-ce que de la mauvaise foi ?
Dans tous les cas, Jahël prit de nombreux morceau du squelette pour les lancer plus ou moins loin histoire de savoir jusqu’où s’arrête le piège. Seulement quelques mètres, pas bien loin. Raccordant plusieurs morceaux d’os à l’aide de vêtements à lui mais aussi à Rages – sans lui demander l’autorisation d’ailleurs – il se fit une perche allant jusqu’à la fin du piège. Là il tapota en diverses endroits afin de chercher des dalles ne réagissant pas aux pièges à intervalles réguliers… puis, une fois qu’il les a imprimé dans sa tête, il se tourna vers Rages.

« Suis mes pas. Si tu fais une erreur, on est mort tous les deux. Alors sois sage. »

Il supposait que mourir ne faisait pas parti de son projet d’avenir, alors il se désintéressa rapidement d’elle pour commencer la traversée du piège, ne marchant que sur les dalles inoffensives. Ce fut long car il fallait que les deux protagonistes marchent en même temps sur les bonnes dalles, étant donné qu’ils ne pouvaient pas trop s’éloigner. Le tout en délicatesse.
Une fois arrivés sur la fin, Jahël avait l’impression que cela faisait plus d’un jour qu’ils étaient sous terre à se démener, alors que cela ne faisait pas plus de deux heures.

« T’es lente. C’est grossir qui te rend plus lente ? Je peux te délester de poids si tu veux. » Il pencha à nouveau la tête de côté, jaugeant Rages de bas en haut pour savoir quelle partie mériterait le plus une petite coupe. Avant de finalement hausser les épaules. « Bon, faut avancer, logiquement c’était la direction de l’Empire qu’on a prit et pas du Désert. Enfin, si je n’ai pas été désorienté par le choc. »

Il continua donc à marcher dans la direction qu’il estimait être la bonne. Bien entendu, rien de ce qu’aurait pu dire Rages pour le faire changer de chemin n’aurait eut d’effet – et de toute façon il aurait fallu repasser par le piège. Ils firent quelques pas en silence… puis, Jahël, qui détestait les silences, finit par briser la glace.

« Parait que t’es une sorte de veuve noire. Qui se marie pour prendre la fortune des hommes. C’est ce que t’as voulu faire avec moi ? C’est bête car je n’ai pas envie de me marier, même si mes parents veulent que je marie, mais du coup, ça n’aurait pas été avec toi, mes parents préfèrent les filles plus minces, avec de meilleures manières. En plus, t’as pas une très bonne génétique, mise à part tes yeux qui sont jolis, le reste laisse un peu à désirer, tes cheveux ne sont pas très bien entretenu et ta peau aussi, elle a l’air sèche comme du papier de verre, et avec les seins que t’as-tu dois avoir mal aux dos, ce n’est pas très appréciable. Combien de personnes t’as réussi à avoir ? Pas beaucoup je suppose, mais assez quand même. J’ai fais un peu de recherches sur toi ! Donc je vais pouvoir t’enfermer ! Et on jouera ensemble ! Je me demande à quoi on va jouer d’abord… y’a tellement de possibilités ! Oh ! »

Il s’arrêta soudain. Ils étaient face à un croisement. Ou, plutôt, ils étaient face à un mur et deux possibilités : continuer à gauche, ou continuer à droite. Jahël ne savait pas trop quelle possibilité le rapprocher de l’Empire. Chacun pouvait l’amener plus loin ou plus près. Tout dépendait de comment cela se jouerait une fois dedans.

« Hm. On va à gauche ! »

Pourquoi ? Car il aimait bien aller à gauche.
Sauf que là, sans doute que l’envie lui passera dans le futur. Car à peine avaient-ils fait des pas à gauche qu’un mur vint leur empêcher toute retraite dans leur dos, tandis que les murs sur les côtés se mirent à se rapprocher pour les aplatir comme une crêpe.

« Merde. » fut son seul commentaire. Maintenant. Il fallait courir.


CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E
Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Mar 17 Sep 2019, 13:43
Occupée qu’elle était à balader son regard sur les murs et le sol du souterrain, cherchant un moyen de venir à bout de ce piège, Vicky n’entendit pas la petite provocation de Jahël. Et puis, de toute façon, même si elle l’avait entendu, elle n’aurait rien fait. Premièrement parce que l’homme en face d’elle était Jahël, et que s’en prendre à lui était une très mauvaise idée. Et, deuxièmement, car il avait un peu raison. Habituée à séduire pour obtenir ce qu’elle voulait, la jeune femme n’était que peu renseignée sur les pièges que l’on pouvait rencontrer dans un souterrain. Alors trouver un moyen de les passer… La mercenaire était certes futée sur beaucoup de choses, mais pas les pièges… Et c’est bien pour cela que son cerveau ne porta aucune attention au commentaire du Chevalier d’Irianeth.

Ce fut seulement quelques secondes plus tard, lorsqu’il rapiéça ses vêtements sans même lui en demander l’autorisation, que l’Argentaise reporta son attention sur Jahël. Regardant le Chevalier, puis sa si belle tunique maintenant réduite en lambeaux, puis de nouveau le Chevalier, elle lui lança un regard noir en marmonnant dans sa barbe, se promettant qu’il lui payerait un jour pour cela. Mais elle n’eut pas le temps de réfléchir à un quelconque plan puisque, sans plus de cérémonies, l’Avandey lui adressa la parole pour lui énoncer la façon de se sortir de ce mauvais pas. Ne souhaitant pas mourir tout de suite, Vicky acquiesça d’un signe de tête et commença à suivre à la trace son ravisseur, marchant uniquement sur les dalles sur lesquelles lui marchait. Durant les presque deux heures qui suivirent, elle suivit ses pas sans faire la moindre erreur. L’idée de pousser Jahël sur une dalle non sécurisée afin qu’il se retrouve criblé de flèche lui traversa bien l’esprit, mais la mercenaire aux cheveux de feu la chassa bien assez vite. Après tout, si le Chevalier mourrait, ce serait elle qui se retrouverait avec un poids mort à transporter. Et, de toute façon, il lui était plus utile vivant puisque seul lui avait repéré les dalles sur lesquelles il fallait marcher…

Vicky préféra donc garder l’Avandey en vie et ne tenta rien pour se débarrasser de lui, se contentant simplement de marcher dans ses traces en évitant les autres dalles, qui auraient tôt fait de déclencher une volée de flèches vers eux. Mais la suite des événements, et plus particulièrement les paroles offensantes de Jahël, faillirent lui faire changer d’avis. Heureusement, elle se rappela des raisons pour lesquelles elle ne l’avait pas déjà tué et ne l’agressa que verbalement, les poings serrés et le rouge lui montant lentement aux joues…

« Le seul poids dont j’ai envie de me débarrasser c’est toi, mais pour ça il faudrait que tu me détaches… » S’en suivirent quelques pas en silence, que Vicky utilisa pour se calmer un peu, puis Jahël prit de nouveau la parole et elle lui répondit immédiatement : « Je vois qu’en effet, tu t’es bien renseigné, cher Chevalier Jahël ! Mais, pour ta gouverne, saches que tu dois être l’un des seuls, si ce n’est pas le seul, à m’avoir résisté… A croire que les autres nobles de l’Empire ont plus de goût que toi et tes parents ! »

Toute occupée qu’elle était à provoquer son Chevalier de bourreau, la jeune mercenaire n’avait pas prêté attention aux chemins qu’ils avaient emprunté, et ne fut ramenée à la réalité que lorsque Jahël s’arrêta brusquement devant elle. Surprise, Vicky lui rentra violemment dedans et lâcha un juron bien grossier. Puis, reprenant ses esprits, elle se frotta la tête et jeta un œil autour d’elle. En apercevant les murs se rapprochant petit à petit, elle eut la même réaction que le Chevalier d’Irianeth à ses côtés et se mit à courir d’un seul coup droit devant elle, ignorant totalement la douleur qu’elle ressentait au niveau de son poignet menotté. Malheureusement, quelques mètres plus loin, sa course fut brutalement interrompue par un obstacle au sol, la faisant trébucher en entraînant Jahël avec elle. Relevant les yeux, quelque ne fut pas sa surprise lorsque Vicky remarqua un mur en train de s’ouvrir juste devant eux. Se relevant puis époussetant les restes de sa tunique, elle se tourna vers son ravisseur le plus naturellement du monde – bien qu’elle soit plus qu’impressionnée par le hasard de la situation – et se dirigea lentement vers le passage secret qu’elle venait apparemment d’ouvrir.

« Bon. On va par là ? »


Dernière édition par Vicky le Ven 13 Déc 2019, 08:37, édité 2 fois
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Jeu 26 Sep 2019, 12:31
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Courir. Cela ne devait pas faire bien longtemps qu’ils étaient dans ses souterrains à chercher désespérément une sortie, ça ne faisait même pas encore une journée puisque Jahël ne ressentait pas encore la fatigue – ah, oui, j’oubliais que Jahël avait tendance à faire des nuits blanches car il ne ressentait pas la fatigue, donc en fait, ce n’était pas une référence. Pauvre Vicky, elle allait souffrir. Donc, cela ne faisait possiblement qu’une demi journée qu’ils y étaient, et Jahël en avait déjà marre. S’il s’écoutait, il gratterait les murs à main nue en direction d’en haut, voir même d’utiliser tout simplement les mains crochues de Vicky pour cela. Mais bien évidemment, malgré qu’il en avait envie, Jahël savait également que cela serait sans doute bien plus long que de marcher – euh courir – dans les méandres du souterrain.
Pourquoi courraient-ils ? Les murs se rapprochant inexorablement d’eux étaient une explication plus que raisonnable. Et courir en étant attaché à quelqu’un n’était pas vraiment l’idéal. Au moins, le Chevalier s’estimait heureux que la rousse avait assez de jugeotte pour comprendre qu’il fallait courir et pas simplement rester planter là à tenter de repousser les murs de son propre corps. Si elle avait osé faire cela, autant dire que Jahël n’aurait pas réfléchi à deux fois avant de lui trancher la gorge et de courir libéré d’un poids bien plus imposant que lui-même.
Ah ! Vous pensiez qu’il avait oublié ses paroles ? Non, non, non, très cher. Ce qui rentrait par une oreille ne ressortait jamais. Pareil pour ce qui était de ses yeux. Bon dis comme cela ce n’était pas très glamour, mais bon. Bref. Tout cela pour dire qu’il était loin d’avoir oublié ses paroles, simplement la situation n’aidait pas vraiment à ce qu’il puisse lui répondre. Répondre à quelqu’un en courant pour éviter un piège ne permettait pas à la personne d’être pleinement attentive et puis cela essoufflait inutilement. Donc, mieux valait attendre un temps calme ! Enfin, si d’ici là, la rousse n’avait pas oublié. Ah, mais, Jahël se ferait un plaisir de le lui rappeler.
Et puis, Rages tomba, stoppant net la course de Jahël d’une façon particulièrement brutale. Il eut l’impression que son bras allait s’arracher de son propre corps tandis que pendant quelques douloureuses secondes ses pieds décollèrent du sol avant que son dos ne le percute sèchement. L’air fut expulser de ses poumons, il dut prendre une demi seconde pour se remettre de cette chute tout en grimaçant : son poignet était blessé. Tout ça par la faute de la maladresse de Rages.
Sur le coup, il faillit mettre fin à ses jours purement et simplement. Jusqu’à ce qu’il repère le passage secret qui venait d’apparaître grâce à sa maladresse. Jahël grinça des dents en se relevant rapidement, jetant un regard noir en direction de la rousse qui elle, semblait prendre tout son temps alors que les murs menaçaient de les écraser puisqu’il ne restait qu’une vingtaine de centimètres. Et là voilà qui se dirigeait tout aussi lentement en direction du passage ! Aurait-elle deux de tensions alors que la mort était imminente ? Jahël ne se priva pas de la pousser sans ménagement pour qu’ils entrent d’un bond dans le passage, juste avant de se faire aplatir comme une crêpe. Dans la chute et la précipitation, leurs torches avaient été jetés plus loin et ne furent pas récupérer avant d’entrer dans le passage – Jahël estimait que la pénombre était pas chère payée comparé à leur vie. Enfin, sa vie, la vie de Rages, elle, on s’en foutait un peu.
Jahël poussa un long soupire, ses yeux s’accommodant petit à petit de l’obscurité du tunnel – rempli de toiles d’araignée – il commença à marcher lentement, côte-à-côte avec Vicky.

« Dire que tu es aussi empotée qu’utile serait surestimer ta val-EUUUUUR !!! »

Que quoi ? Que s’est-il passé ?
Oh, rien qu’un autre piège tordu de ce souterrain sans queue ni tête. Le pauvre Jahël ne put finir sa phrase qu’en posant son pied sur une dalle en même temps que Vicky, la dalle se déroba sous leur pied… et les voilà glissant, tombant inexorablement sur un espèce de toboggan médiéval fort peu agréable, dans l’obscurité, leur corps frottant sans ménagement le sol avant de finalement, aussi surprenant soit-il, ne plus toucher le sol. Tombaient-ils ou étaient-ils flottant dans l’espace sombre de cette grande alvéole ?
La question ne se posa plus lorsque leur corps s’enfonça dans une eau glacée.
Au final, même s’ils avaient récupéré les torches, elles n’auraient plus servi à grand-chose là, maintenant.
Jahël eut la présence d’esprit de ne pas respirer, mais il n’avait pas prit une assez grande inspiration pour tenir éternellement sous l’eau, alors il s’acharna à retourner à la surface malgré le fait que l’une de ses mains l’entravaient. Sa tête finit par crever la surface. Il respira un grand coup, but la tasse à cause d’un remous traitre. Il toussa, réussissant tant bien que mal à se maintenir la tête hors de l’eau malgré le froid mordant et le poids lourd – qui avait réussi à revenir à la surface aussi sans doute grâce à ses flotteurs.
Un tour d’horizon visuel. Ils n’étaient pas totalement dans le noir. Il y avait des sortes d’algues fluorescentes dans l’eau, et aussi des champignons fluorescents sur les murs – enfin, ce qu’il supposait être des champignons. Jahël repéra ainsi bien rapidement la rive, et sans vraiment demander son avis à Vicky, nagea dans cette direction, tirant sur son bras pour l’obliger à le suivre. Ce fut laborieux et particulièrement douloureux jusqu’à ce qu’enfin il touche pied à terre, soufflant de soulagement.
Ça y est. Jahël était épuisé. Et de toute façon, ils étaient trempés. Il allait falloir se sécher avant de reprendre la route, donc, repos obligatoire. Le Chevalier tourna la tête en direction de Rages, qui, dans la lumière bleutée luminescente, mettait en valeur ses jolis yeux émeraude. Ses yeux qui furent la première chose qui attira Jahël. Ce n’était pas vraiment ses seins ou ses cheveux, sa peau de lait ou sa taille, c’était bel et bien ses yeux.
Puis, il sortit d’une petite sacoche qui avait réussi à survivre à ses mésaventures, cachée sous ses vêtements et pendue au niveau de la ceinture, une clé.

« Je nous libère car il faut qu’on enlève nos vêtements pour sécher. » Et éviter de tomber malade. « Tu t’enfuies et je te découpe en tranche sanglante comme un rôti sortant du four. »

Si la première phrase de Jahël aurait pu porter à penser à quelque chose d’un peu plus adulte, sa deuxième phrase avait eut le don de redescendre les possibles fabulations de la femme. Et, oui, il était capable de faire cela grâce à son pouvoir. Il attendit le temps de quelques secondes que Vicky ait bien imprimé sa menace dans son petit cerveau avant de finalement les libérer tous les deux. Il ne put d’ailleurs retenir un soupire de soulagement en libérant son poignet. Puis, il se mit à retirer ses vêtements afin de les essorer et de les étendre au sol.

« Au fait. » Quand je dis que Jahël n’avait pas oublié. « Si beaucoup de nobles apprécient un type de beauté, cela ne démontrerait-il pas au contraire leur manque de goût et d’originalité ? Et puis, je ne pense pas que tu ais pu faire tous les nobles de l’Empire, il y en a bon nombre, et je ne pense pas quand même que tous apprécient une beauté plus vulgaire que belle. Tu as de jolis yeux. C’est tout le reste qui ne va pas. Tu devrais faire un effort. Ah ! Il nous faudrait de quoi faire du feu… »


CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E
Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Sam 05 Oct 2019, 11:52
Vicky avançait lentement, extrêmement lentement, observant d’un œil inquiet les murs se rapprochant petit à petit d’elle et de son bourreau. Oh, bien entendu, elle aurait pu avoir un rythme de pas un peu plus soutenu, cherchant à ne pas mourir dans ce souterrain, mais elle espérait – peut être inconsciemment, d’ailleurs – qu’elle parviendrait à atteindre le passage secret au moment où les deux murs se rejoindraient, écrasant ainsi Jahël comme une crêpe et la débarrassant d’un poids. Certes, le Chevalier avait été utile jusqu’à présent, permettant entre autres à Vicky de passer le piège du squelette, mais il avait également l’intention de l’emmener aux cachots et de la torturer. Et, cela, la mercenaire aux cheveux de feu ne pouvait pas le laisser arriver. La mort semblait donc un bon moyen d’éviter ce scénario… Pourtant, ni le Chevalier ni la veuve noire ne moururent ! En effet, alors que les murs étaient de plus en plus proches, tout comme l’entrée du passage secret d’ailleurs, Vicky sentit une pression dans son dos et se retrouva d’un seul coup dans le passage. Il semblait que Jahël l’avait poussée, afin d’attendre plus rapidement leur objectif. Furieuse, la jeune femme serra les poings et tenta de frapper le Chevalier avec qui elle était obligée de partager une aventure. Malheureusement, dans l’obscurité du couloir, elle ne voyait pas sa cible et le rata… Grommelant quelque chose dans sa barbe, elle se contenta donc d’avancer sans rien dire, les poings serrés…

Mais, le destin semblant vouloir lui jouer tout les tours possibles en cette étrange journée, Vicky n’avança pas vraiment longtemps. Après seulement quelques mètres, alors que Jahël était encore en train de la critiquer sans raison, elle posa son pied sur une dalle, et… et elle tomba ! Ce ne fut pas une chute aussi violente que la première qu’elle avait vécu, puisque, cette fois-ci, il y avait une sorte de toboggan pour les diriger, mais tout de même ! Ne contrôlant absolument pas sa descente, la mercenaire se cognait sur la plupart des murs et rentrait même parfois dans Jahël. Si bien que, lorsqu’enfin la chute se termina, elle en fut plutôt rassurée. Elle avait beau être tombée dans une eau glaciale, cela lui importait peu. Enfin… Cela lui importa peu jusqu’à ce que, subitement, elle boive la tasse… Vicky s’empressa donc de remonter à la surface, peut être aidée en cela par sa poitrine plutôt imposante – si l'on croit à ce mythe, en tout cas – et se mit à tousser bruyamment. Une fois remise de ses émotions, elle commença à nager mais, rapidement, sentit un poids au niveau de son poignet. Un poids qui se nommait Jahël et qui, pour l’instant, l’empêchait d’avancer. Elle s’arrêta donc et attendit que cet idiot de Chevalier remonte également à la surface et décide à son tour de rejoindre la rive, que la veuve noire avait déjà repérée depuis plusieurs secondes maintenant, grâce à la lumière apportée par les plantes fluorescentes de l’endroit.

Heureusement, Jahël ne fut pas trop lent et, après une nage qui s’avéra compliquée en raison des chaînes reliant les poignets des deux jeunes gens, ils atteignirent enfin la rive de ce lac souterrain. Soulagée, Vicky soupira bruyamment et s’ébroua afin d’enlever l’eau qui alourdissait ses vêtements. Elle aurait bien voulu les enlever mais, en étant attachée à quelqu’un, cela s’avérait compliqué… Heureusement, l’Avandey eut apparemment la même idée qu’elle et, après une menace que la veuve noire ne prit même pas la peine de relever, les détacha. Immédiatement, la mercenaire aux cheveux de feu s’empressa de retirer sa tunique et son pantalon et de les étendre là où elle le pouvait, avant de s’allonger sur le sol. Elle eut cependant la présence d’esprit de garder ses sous-vêtements sur elle, ayant conscience qu’elle était aux côtés d’un homme. Un homme se nommant Jahël et n’étant apparemment pas intéressé par elle, mais un homme tout de même…

« Tu sais, Jahël, si je parais vulgaire, c’est aussi peut être parce que je porte une tenue qui n’a pas pour but de me mettre en valeur, et qu’en plus j’ai été trimbalée sur un cheval par des idiots pendant plusieurs jours. Mais, imagines moi toute pomponnée, dans une belle robe mettant mon corps en valeur, et peut être comprendras-tu alors que j’ai plus d’atouts que mes beaux yeux… »

Dire que Vicky était vexée était un euphémisme. Jahël était bien le premier à dire qu’elle avait une beauté vulgaire… La plupart de ses victimes, voire même certaines personnes qu’elle ne souhaitaient pas attraper dans ses filets, trouvaient la rousse plutôt belle. Il lui était même arrivée que des femmes la félicitent pour cela ! Et voilà, qu’à présent, un idiot de Chevalier qui ne pensait qu’à l’enfermer et la torturer osait avoir le culot de la traiter de vulgaire… Si seulement Vicky n’avait pas peur du dit-Chevalier, voilà longtemps qu’elle lui aurait fait payé cela !

« Pour ce qui est du feu, peut-être devrions-nous essayer avec ces étranges algues ou ces étranges champignons ! Peut-être brûlent-ils… »
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Sam 26 Oct 2019, 16:29
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Ils étaient trempés, il faisait froid, il faisait sombre malgré les espèces de champignons fluorescents… en bref, ils étaient mal barrés. Le cerveau de Jahël réfléchissait à tout allure pour les faire survivre assez longtemps, histoire qu’ils puissent sortir de ce trou à rats et qu’il puisse ensuite s’amuser avec Rages d’une manière bien différente. La course poursuite pour la retrouver avait assez duré, et cet enfermement souterrain aurait tôt fait d’agacer assez Jahël pour qu’il perde patience… et fasse n’importe quoi, notamment envers Vicky.
L’action première, et sans doute la plus intelligente, fut de se débarrasser des vêtements trempés. Surtout que Jahël n’avait pas peu de vêtements, comme Rages, alors il fallait impérativement qu’il élimine les couches s’il ne voulait pas tomber malade. Il essorait au fur et à mesure ses vêtements avant de les étendre du mieux qu’il pouvait au sol. Ils n’allaient pas sécher très vite dans cet environnement-là, et il doutait que ne plus les avoir éviterait de tomber malade vu qu’ils restaient quand même trempés et qu’il faisait froid.
A la différence de Rages, Jahël était loin d’être pudique. Bien qu’il évitait en général de se trimballer tout nu dans la forteresse pour des raisons plus qu’évidente : il faisait froid sans vêtement ; il n’en restait pas moins quelqu’un qui n’avait aucun complexe sur son corps et n’était pas gêné de le montrer sous toutes ses coutures. Alors, contrairement à Vicky qui garda un semblant de pudeur en gardant ses sous-vêtements, Jahël, lui, ne se gêna pas pour enlever son caleçon, découvrant son engin sans aucune gêne. Le froid rendait la chose plus petite que d’ordinaire, mais Jahël n’était pas de ses hommes complexés par la taille de leur pénis. Il n’y voyait là qu’une réaction naturelle à l’environnement et ne serait donc pas vexé d’un quelconque commentaire à ce sujet.

Et puis, Rages reprit la parole, souhaitant se justifier sur son physique. Y trouver une raison, une excuse pour que Jahël ne la trouve pas belle comme tous les nobles le pensent. Autant dire que le chevalier était un peu dubitatif quant à ses explications. Une belle robe, du maquillage, tout ça, ça rendait forcément une femme plus belle et attrayante, mais ce n’est pas ça qui faisait qu’elle était spéciale. Ce qui faisait d’une personne quelqu’un de spécial, ce sont les spécificités qu’elle peut avoir. Alors, sur le coup, Jahël ne comprenait pas trop pourquoi elle avait l’air vexé. Dans un certain sens – il faut savoir le voir, ce sens – il lui faisait un compliment. Jahël qui fait des compliments, c’est quelque chose de plutôt courant en fait, mais il faut réussir à décrypter. Et puis, comme en général il ne dit pas que cela, il faut réussir à se détacher de son flot de paroles discontinues pour ne prendre que le meilleur.
Alors que Vicky avait son attention focalisée sur les champignons, Jahël s’était rapproché d’elle de son pas inaudible et rapide. Il n’écouta qu’à moitié son commentaire sur le feu d’ailleurs, puisqu’à peine était-il à portée de main qu’il se saisit du visage de Rages, ses deux mains de chaque côté de ses joues, rapprochant son visage pour mieux regarder ses yeux.

« Pourquoi es-tu vexée ? » Avec un peu de jugeotte, il aurait déjà trouvé la réponse par lui-même. « Certaines personnes n’ont pas de caractéristiques notables. Toi tu as de jolis yeux, très caractéristiques, très beaux. N’importe quelle femme peut porter de belles robes, de beaux bijoux, mais si elles n’ont pas ce petit truc en plus, elles n’en restent que banales. » Puis, la prise de Jahël sur le visage de Rages se fit un peu plus oppressante, allant progressivement jusqu’à enfoncer ses ongles dans sa peau tandis que ses yeux brillaient d’une intensité nouvelle, ses pupilles se dilatant sous l’excitation, ses lèvres se tordant en un sourire peu rassurant. « De jolis yeux que j’ai envie d’arracher à l’aide seule de mes doigts, les enfonçant dans tes orbites tout en prenant garde de ne pas abimer les pupilles, avant de tirer, tirer encore, et de voir le sang couler sur tes joues comme des larmes… »

Jahël lâcha soudainement Rages et s’éloigna en direction des champignons prestement, sans attendre son reste. De dos à Rages, il se mordit le doigt pour tenter de réprimer son envie sanglante qui l’avait prit à la gorge. C’était comme s’il avait pu sentir l’odeur du sang avant même qu’il ne gicle de son œil. Alors, il fallait qu’il se contienne. Ce serait dommage de ne pas réussir à se retenir et de la massacrer là, maintenant.
Il cueillit des champignons avant de les observer pour savoir s’ils étaient consommables… mais avaient plus l’air d’être nocif pour la santé à l’ingestion. Jahël ne s’y connaissait pas tellement en matière de plantes étranges, ce n’était pas son intérêt principal dans la vie – ce sont les corps – mais ces champignons ne lui inspiraient guère confiance.
Vérifiant que Rages était toujours là et ne tentait pas de s’échapper, il revint vers là où ils avaient mis leur vêtement et fit un tas de champignon non loin. Puis, prenant deux pierres de taille moyenne qui trainaient par terre sans doute détachées des murs à cause de l’usure, il les frotta l’une contre l’autre plusieurs fois, une bonne vingtaine de fois avec acharnement, avant de voir des petites étincelles sortir et tomber sur les champignons. Il dut encore frotter les pierres plusieurs fois avant d’avoir de quoi pouvoir souffler dessus afin d’embraser les flammes.
Il se passa ainsi de longues minutes d’acharnement avant d’arriver à un résultat acceptable pour pouvoir se réchauffer le corps ainsi que les vêtements.

« Pour se réchauffer il vaut mieux qu’on se serre l’un contre l’autre. On ferait mieux de se reposer avant de poursuivre, aussi. » Tournant la tête vers Rages, il lui fit un beau sourire. « Je ne ferais rien à tes yeux, tu peux t’approcher ! Mais saches aussi que je suis très attentif, même au repos, si tu t’enfuis, ça va me réveiller, et je ne serais pas content. » Menace à peine voilée mise à part, il s’assit près du feu avant d’ouvrir ses bras à Rages. « Allez viens ! »


CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E
Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Dim 27 Oct 2019, 13:03
En sous-vêtements dans le froid du souterrain, Vicky réfléchissait à un moyen efficace d’échapper à son tortionnaire le plus vite possible. Non pas qu’elle ait oublié la menace qui lui avait été faite quelques instants plus tôt, mais elle commençait à en avoir vraiment marre. Si l’on mélangeait le fait d’être perdu dans ce stupide souterrain, la chute qu’ils venaient de faire dans une eau glaciale et fait d’être coincée avec Jahël, on obtenait une mercenaire qui ne voulait qu’une chose, rentrer à son manoir d’Argent pour y retrouver un bon lit. Et c’est justement l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait actuellement. Quelque soit les risques, si Vicky trouvait un moyen d’échapper à ce Chevalier psychopathe, elle n’hésiterait pas et sauterait sur l’occasion. Libre à lui, ensuite, d’essayer de la retrouver, mais elle ne se laisserait pas faire ainsi…

Cependant, la suite des événements modifia l’état d’esprit de la veuve noire, la faisant passer de sûre d’elle à… et bien simplement à effrayée. En effet, plongée dans ses pensées, Vicky ne remarqua même pas Jahël s’approcher d’elle, et ce fut seulement lorsqu’il posa ses mains sur son visage qu’elle s’aperçut qu’il était à présent à quelques centimètres. D’abord surprise de ce contact plutôt… intime, la jeune femme passa à une expression de peur lorsqu’elle sentit les ongles de son bourreau s’enfoncer dans sa peau. Allait-il les lui arracher, comme il menaçait de le faire, ou était-ce simplement un moyen de lui faire peur pour l’empêcher de songer à s’enfuir ? Vicky n’en savait rien. Ce qu’elle savait, par contre, c’est que Jahël semblait apprécier ses yeux. Et, bien que la manière de le dire soit plutôt particulière, il s’agissait bien d’un compliment. C’est pourquoi, même si la peur la gagnait de nouveau, la mercenaire aux cheveux de feu ne put s’empêcher de taquiner le Chevalier lorsqu’il s’éloigna d’elle pour aller s’occuper du feu…

« Je rêve ou ce que tu viens de dire sur mes yeux, c’est… un compliment ? Waaaaah ! Un compliment du Chevalier Jahël d’Irianeth, je suis flattée ! »

Vicky avait beau avoir peur de la réaction de Jahël à cette provocation non dissimulée, elle l’avait tout de même faite ! Non pas qu’elle veuille mourir, ou quelque chose comme ça, mais, puisque le Chevalier ne semblait pas comprendre son point de vue en ce qui concernait leur débat sur la beauté, elle n’avait trouvé que cela pour y mettre fin. C’était comme si, en quelque sorte, Vicky espérait que cette provocation énerve Jahël pour qu’il change de sujet, ou quelque chose du genre. C’était bien évidemment idiot, et la mercenaire aurait dû s’en rendre compte, mais le froid et la fatigue altérait son jugement…

Enfin bref… Toujours est-il que, après cette provocation idiote et inutile, Vicky s’assit sur le sol – ou, plutôt, devrait-on dire, s’écroula sur le sol – et observa Jahël pendant qu’il tentait d’allumer le feu. Son regard se porta d’ailleurs instinctivement sur le corps dénudé du Chevalier, sans vraiment s’en rendre compte. Et elle devait bien avouer que, si l’on oubliait certains détails, il était plutôt agréable à regarder… Non pas qu’elle soit intéressée par lui, du moins plus depuis qu’elle le connaissait réellement, mais… Se rendant compte de ce à quoi elle pensait, Vicky secoua la tête en soupirant et se reconcentra sur ce qui l’intéressait vraiment, à savoir le feu qui permettrait de la réchauffer. Et ce feu, justement, il était enfin allumé, à côté d’un Jahël souriant et les bras ouverts.
Attends… Les bras ouverts ? Cet idiot voulait vraiment que la veuve noire se colle à lui pour se réchauffer plus facilement ? Même pas en rêve ! Plutôt mourir que de s’asseoir à côté de lui… C’est d’ailleurs pour cela que, après s’être rapprochée du feu, Vicky se rassit le plus loin possible du Chevalier…

« Si cela ne t’embête pas, mon cher Jahël, je préfère me réchauffer avec le feu, plutôt qu’en collant mon corps au tien… »
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Sam 09 Nov 2019, 09:42
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


La réaction de la jeune femme alors que Jahël lui faisait clairement et explicitement un compliment sur ses yeux, confirma qu’elle n’était pas très intelligente et encore moins futée. Ou du moins, aux yeux de Jahël, elle ne l’était pas. Il ne comprenait évidemment pas l’ironie dans sa phrase. Pour lui, elle ne faisait que soulever l’évidence, rendant sa phrase inintéressante. Cela ne faisait rien avancer du tout. Le chevalier se prit à espérer qu’elle s’améliore par la suite, car sinon, il vaudrait mieux qu’il la tue tout de suite et s’en sorte par lui-même. Car cela reviendrait au même, au vue des facultés de la rousse.

« Eh bien, tu en as mis du temps pour le comprendre ! »

Ne comprenant pas qu’elle avait tenté de le provoquer, il répondait de façon terre-à-terre, la prenant elle-même pour une idiote – tout aussi explicitement que son compliment. Néanmoins, il se désintéressa rapidement d’elle pour faire sa besogne : à savoir, faire du feu. Oh, il ne se désintéressa pas entièrement, après tout, il avait toujours un œil sur la rousse afin de prévenir toute tentative de fuite.
Bien que toute fuite serait inutile au vu des tunnels, ils finiraient par se retrouver par hasard, il se disait qu’au vu de son intelligence, elle tenterait quand même l’aventure. Ou, dirons-nous plutôt, la mission suicide. Car, malheureusement pour elle, la patience de Jahël avait une limite.
La suite des choses confirma les doutes de Jahël : elle était bien idiote. Non pas qu’elle tente une fuite, mais plus qu’elle préféra éviter les bras accueillants du chevalier pour préférer aller le plus loin possible de lui, se contentant du froid de la pierre et de la chaleur du feu. Jahël laissa ses bras retomber, ramenant ses jambes vers son buste pour garder le plus de chaleur corporelle.

« C’est toi qui vois. »

Vexé ? Pas pour un sous. Il avait tenté d’être gentil, pour une fois dans sa vie. Enfin… il était souvent gentil. D’une gentillesse propre à Jahël – c’est-à-dire que l’on ne penserait pas à de la gentillesse en le voyant faire. Mais lui se considérait gentil, lorsqu’il n’était pas en mode psychopathe.

« Bon, eh bien, reposons-nous quelques heures. »

Jahël ferma les yeux.
Mais ne s’endormit pas.
A chaque mouvement qu’il entendait, il rouvrait les yeux pour observer ce qu’il se passait. S’assurant que tout était sous contrôle et en ordre, il refermait les yeux. Il ne dormait pas non, il était en train de méditer tout en restant à l’affut du monde extérieur à sa tête. En d’autres termes, Vicky n’avait absolument aucuns moyens de s’enfuir sans attirer l’attention de Jahël, qui lui, en plus de se reposer mentalement et physiquement, garder l’œil sur ses mouvements. Il n’était pas idiot et savait que Vicky ne manquerait pas de sauter sur l’occasion. Que ce soit de s’enfuir, ou de le tuer. Après tout, elle était mercenaire non ? Et les mercenaires faisaient souvent dans les coups bas.

Il se passa ainsi 3h. Trois longues heures pour Vicky si celle-ci n’en a pas profité pour véritablement se reposer. Au bout des 3h, le feu s’était éteint. Jahël était chaud et sec. Les vêtements l’étaient en grande partie. Telle une alarme parfaitement réglée, Jahël se leva d’un coup et se rhabilla comme si de rien n’était, non sans avoir envoyé un champignon sur Vicky pour la secouer.

« Rhabille-toi, on reprend la route. »

Poursuivant se s’habiller, il se rapprocha tout à fait innocemment de Vicky pendant qu’elle était occupée à faire de même avant de rapidement lui saisir le bras – non sans le serrer un peu trop fort de sa poigne – et de la menotter à nouveau avec un grand sourire.

« Je n’allais pas te laisser libre tout le temps voyons ! Et puis, tu semblais aimer ça. »

Parfaitement que non, mais Jahël apprenait petit à petit à avoir un certain humour – qui ne passait absolument pas. Son observation des relations humaines le faisait évoluer petit à petit… et de temps en temps, il tentait une forme de relation qu’il avait observé dans ses discours, ce qui pouvait choquer, particulièrement si la situation initiale ne s’y prêtait pas.

« Allez, on reprend la route ! Heureusement qu’il y a ses champignons fluorescents, nos torches ont prit l’eau. »

C’est donc remplis de bonne volonté et le sourire aux lèvres que Jahël voulait continuer la route, sans se douter qu’il pouvait potentiellement y avoir des bêtes féroces cachées dans ses tunnels. Mais s’il y avait des bêtes, c’était qu’il y avait une sortie vers l’extérieur, n’est-ce pas ?



CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E
Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Ven 22 Nov 2019, 08:55
Assise près du feu, le plus loin possible de son bourreau, Vicky observait chacun de ses gestes avec attention, non sans s’être parée d’un sourire malicieux. Cela pouvait paraître étrange, surtout au vu de la situation, mais la mercenaire avait élaboré un plan pour échapper à Jahël. Un plan qu’elle pourrait mettre à exécution dès que le Chevalier regarderait ailleurs, puisque ce dernier lui avait retiré les chaînes qui l’entravait. Un plan qui expliquait le sourire de Vicky malgré le froid et la fatigue qu’elle ressentait, et malgré la situation dangereuse dans laquelle elle se trouvait. Sourire qui s’accentua d’ailleurs lorsque Jahël proposa de se reposer, avant de fermer les yeux. A cet instant précis, discrètement, la veuve noire se rapprocha discrètement de ses vêtements, dans le but de les récupérer pour ensuite s’enfuir sans être remarquée. Malheureusement, elle ne fut, semble-t-il, pas suffisamment discrète, puisque l’Avandey ouvrit les yeux, comme pour la surveiller. La rousse, qui avait gardé un œil sur lui au cas où, le remarqua immédiatement et retourna s’asseoir près du feu, comme si de rien n’était.

Il y eut ainsi de nombreux essais, durant l’heure qui suivit, mais, à chaque fois, Vicky se fit prendre. C’était comme si Jahël ne dormait pas vraiment, comme s’il la surveillait du coin de l’œil, pour justement éviter qu’elle ne lui échappe. Et ce n’était pas si bête, quand on y pensait… Après tout, puisqu’il avait réussi à attraper sa cible, pourquoi le Chevalier prendrait-il le risque de s’endormir, et donc de lui laisser le champ libre ? C’est après son énième essai que l’Argentaise réalisa enfin cela, et alla donc s’allonger près du feu pour s’y reposer un peu. Elle ne pourrait pas s’enfuir aussi facilement, alors autant dormir, n’est-ce pas ? Ce fut en tout cas ce que Vicky pensa, et elle finit donc par s’endormir, extrêmement rapidement, sans vraiment s’en rendre compte. Il se passa ainsi deux longues heures, qu’elle ne vit même pas passer, avant que la mercenaire aux cheveux de feu ne se fasse réveiller par un champignon qui lui atterrit en plein sur le visage. Grommelant comme un enfant qui ne voulait pas se lever, elle se redressa cependant et alla se rhabiller, comme Jahël venait de le lui ordonner.

Encore un peu endormie, Vicky ne remarqua même pas lorsque son bourreau s’approcha d’elle, ni lorsqu’il l’enchaîna de nouveau à lui. Ce fut seulement lorsqu’ils reprirent leur route dans les souterrains, et qu’elle sentit la douleur si caractéristique au niveau de son poignet, que l’Argentaise comprit qu’elle n’allait pas être laissée libre plus longtemps. Grommelant une nouvelle fois quelques insultes bien senties dans sa barbe, elle suivit cependant docilement Jahël dans les souterrains sans faire aucun commentaire. Il ne fallait pas le vexer, sinon il pourrait très bien la découper en morceaux, comme il l’en avait menacé quelques heures plus tôt. Cependant, après plusieurs minutes à avancer en silence, sans que rien ne se passe, Vicky prit tout de même le risque d’ouvrir la bouche, commençant presque à s’ennuyer…

« Au fait… Tu sais, tu n’étais pas obligé de me rattacher, j’ai bien compris que ça ne servait à… » La rousse ne put pas finir sa phrase, une étrange créature étant apparue subitement devant eux… « C’EST QUOI CE TRUC ?! »

Ce truc, comme venait de le nommer Vicky, était une sorte de ver géant à pattes, possédant ce que l’on pourrait appeler une armure de plaques sur quasiment tout son corps. Et le regard que ce ver lançait ne laissait pas sous-entendre qu’il voulait faire ami-ami. C’était même tout le contraire… L’Argentaise se demandait bien comment ils pourraient venir à bout de cette énorme bestiole. Mais cela ne l’empêcha pas d’adopter une posture de combat, prête à en découdre pour pouvoir enfin, peut-être, sortir de ce satané souterrain…

« Bon… Il semblerait que l’on ait pas le choix, il va falloir venir à bout de cette bestiole pour continuer… T’aurais pas un pouvoir utile pour nous en débarrasser ? »


Rappel de la bestiole et de ses points faibles:
 
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Dim 24 Nov 2019, 17:40
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Le trajet semblait se dérouler dans le silence le plus complet, ce qui n’était pas pour déplaire à Jahël. Il faut dire qu’au bout d’un moment, la voix un peu criarde de Rages avait tôt fait de lui casser les oreilles. Alors, du silence, c’était parfait. Il avait pu se reposer en évitant que la demoiselle ne s’échappe, c’était parfait. Tout était parfait. Et si ça continuait ainsi, ils allaient vite retrouver la sortie et il pourra s’adonner à toutes sortes … d’expérience sur Rages car désormais elle lui appartenait car c’est lui qui l’avait trouvé – et ce n’était pas Samaël qui allait l’en empêcher cette fois-ci.
Seulement, voilà. Avec Rages, ce ne pouvait pas être totalement parfait. Car la voilà reprenant la parole. Le chevalier se serait bien passé qu’elle reprenne la parole. Il ne la regardait même pas à vrai dire, et l’écoutait d’une oreille distraite. Après tout, il ne fallait pas donner trop d’importance à des paroles aussi inutiles que celles qu’elle prononçait : ne pas être obligé de la rattraper. La bonne blague ! Bien sûr que si, il y était obligé. La mercenaire n’était pas de ceux qui se laisser facilement faire, bien qu’elle fut facilement enchaînable, Jahël savait pertinemment qu’elle s’enfuirait dès qu’elle le pourrait.
Et ce fut comme si la voix de Rages était la cause de tous leurs problèmes. Décidément, Jahël se disait qu’il allait mieux falloir la bâillonner s’il ne voulait plus d’ennui jusqu’à la sortie. Ah, et la saucissonner aussi, comme ça, il la foutrait sur son épaule et courrait dans les couloirs sombres-pas-si-sombres grâce aux champignons luminescents, et éventuellement il s’en servirait comme bouclier si jamais des monstres venaient à apparaître.
Un peu comme là, à vrai dire.

Alors que Jahël se disait qu’il y allait peut-être y avoir un peu de calme sans qu’ils ne soient interrompus par des pièges grotesques, voilà qu’une créature sortit de terre. Et elle n’était pas très belle. De la taille d’un chien, elle avait une gueule béante semblant pouvoir déchiqueter un être humain en moins de deux secondes. Il n’en fallait pas plus à Jahël pour estimer que c’était une créature dangereuse. Le plus gros problème dans cette affaire, était qu’il ne la connaissait pas. N’aimant pas le désert et la chaleur, Jahël ne s’était guère intéressé à la faune et à la flore de ses environs. Ainsi, il ne s’était pas documenté. Et ne connaissant pas anatomiquement l’animal, il ne pouvait pas utiliser son pouvoir de torture physique sur cela.
La mine innocente et inoffensive de Jahël laissa place à un sérieux implacablement froid, n’écoutant même pas ce qu’avait bien pu sortir une nouvelle fois Rages comme absurdité. La créature n’attaqua pas tout de suite. Comme si elle jaugeait un peu la situation. Il n’en fallait pas plus à Jahël pour dégainer la petite clé des menottes le liant à Rages, et encore moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire : il se libéra d’elle rapidement.
Juste assez rapidement avant que la créature ne les charge.
Alors, il fit ce que tout homme digne de ce nom ferait.
Il poussa Rages dans le dos vers la créature afin d’occuper celle-ci, et lui permettre de passer à côté. Plus exactement, il courut en direction du mur, sauta sur le mur, se propulsa sur celui-ci afin d’atterrir rapidement de l’autre côté de l’animal qui s’était jeté sur Rages. Qu’elle meurt ou qu’elle survive, il n’en avait cure.
Se retournant, il jaugea l’allure de la créature tout en sortant une dague. Il avait mis un peu de distance mais ne s’était pas enfui. Tout simplement car il y avait peut-être d’autres créatures comme celle-ci dans les parages. Alors il valait mieux pour lui d’apprendre à s’en débarrasser rapidement tant qu’il avait un appât avec lequel s’occuper.

Afin de le tester, il lança sa dague sur l’animal. La dague rebondit sur son espèce de carapace au dessus de son corps. Le choc attira son attention et il se tourna vers Jahël une demi seconde avant de rentrer sous la terre, disparaissant dans ses entrailles.
Jahël ne savait guère où il allait réapparaitre – devant, derrière, sous lui ? – mais il n’allait pas attendre sagement que l’animal lui tombe dessus. Alors il bondit contre le mur, crochetant quelques aspérités avec ses doigts et ses pieds tel un escaladeur professionnel, et resta cramponné au mur de façon parfaitement ridicule, peu enclin à rester à terre où c’était visiblement dangereux. Il tourna la tête en direction de Vicky.

« Si t’es pas morte, essaie d’attirer son attention sur toi jusqu’à ce que je trouve son point faible. »

Car il était évident que Rages n’allait pas trouver le point faible.



CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E

Vicky
Rang : Assassin / Mercenaire
Nombre de messages : 374
Rôle : Voleuse, "Veuve noire"

Plus sur le personnage
Âge: 35 ans
Race: Humaine
Dim 01 Déc 2019, 06:53
Jaugeant la créature face à elle, Vicky attendait patiemment qu’elle attaque pour lui asséner un coup ayant pour but de la déstabiliser. Cela serait peut-être plus difficile que prévu avec Jahël à ses côtés, d’autant plus qu’il était attaché à elle, mais, pour le moment, cela importait peu à la mercenaire aux cheveux de feu. Tout ce qu’elle voulait, c’était venir à bout de cette espèce de ver à pattes, pour sortir de ce souterrain et enfin se débarrasser du Chevalier d’Irianeth qui semblait ne souhaiter qu’une chose : la torturer… Et justement, l’occasion de venir à bout de la bestiole finit par lui être donnée quelques secondes plus tard, lorsque cette dernière décida enfin d’attaquer le duo. Mais, avant même qu’elle n’ait pu faire le moindre mouvement, Vicky se sentit poussée dans le dos et se retrouva à seulement quelques centimètres des dents du ver de sables. D’abord surprise, elle se reprit cependant rapidement et roula sur le sol du souterrain afin d’éviter d’être dévorée. Se faisant, elle remarqua enfin l’absence de chaînes sur son poignet et comprit ce qu’il s’était passé. Jahël s’était servi d’elle comme distraction ! Grommelant, la rousse se redressa et balada son regard dans la pièce à la recherche de ce… ce lâche !

« Par Parandar ! Il a pas OSE faire ce que je pense qu’il a fait… JE SUIS UN PAS UN APPÂT ESPÈCE D’IDIOT ! »

Grommelant une nouvelle fois, Vicky eut juste le temps de faire un pas de côté avant que le monstre qu’ils affrontaient s’enfonce dans le sol à quelques centimètres d’elle. Il ne manquait plus que ça ! Ce n’était pas suffisant d’affronter un monstre dans un espace réduit, il fallait en plus qu’il s’enfonce dans le sol, hors de la vue du duo improvisé ! Un instant, la veuve noire eut dans l’idée de s’enfuir, pour partir le plus loin possible de cette bestiole et de cet idiot de Chevalier qu’elle devait se coltiner. Mais, assez rapidement, ce plan quitta son esprit. C’était trop dangereux… Après tout, rien ne disait que, après avoir vaincu l’autre, l’un des deux ne se lancerait pas à sa poursuite ! Et Vicky ne voulait pas prendre le risque de se faire surprendre alors qu’elle courait tranquillement vers la sortie de ce souterrain aux multiples pièges. C’est pourquoi, finalement, elle décida de rester et d’affronter le ver géant. Pourtant, contrairement à ce que Jahël lui ordonnait, elle n’allait pas se contenter de servir de distraction à la bestiole, bien au contraire ! Elle allait être active et le tuer elle-même !

« Ouais, ouais, si tu veux ! »

Ce fut les seuls mots qui sortirent de la bouche de Vicky après que Jahël lui ait ordonné d’attirer l’attention de la bestiole. Des mots destinés à lui faire croire qu’elle était d’accord avec lui, simplement pour éviter qu’il se vexe et vienne la massacrer avant de retourner à son combat contre le ver. Mais, de toute façon, même si elle avait voulu rajouter un commentaire à tout cela, la mercenaire aux cheveux de feu ne l’aurait pas pu. En effet, à cet instant précis, la bestiole ressortit du sol, surprenant Vicky qui se jeta au sol quelques mètres plus loin. Puis, se redressant immédiatement, elle se mit subitement à courir vers lui et, au dernier moment, elle effectua un saut qui la fit atterrir directement sur le dos du ver des sables. Manquant cependant de tomber, elle s’accrocha à cette espèce d’armure de plaque qu’il avait sur le dos afin de reprendre son équilibre. Puis, une fois ceci fait, elle se mit à le frapper encore, et encore, et encore, espérant venir à bout de cette protection naturelle.

« Mais tu vas céder oui ?! Il doit bien y avoir un moyen de venir à bout de ce truc non ?! »

Vu de l’extérieur, il était possible que Vicky passe pour quelqu’un de quelque peu suicidaire, mais elle ne s’en rendait même pas compte. Elle se contentait de se concentrer sur sa cible, s’acharnant en vain sur le dos de la bestiole, qui finit par s’agacer et remuer dans tout les sens, espérant ainsi de se débarrasser de cette intrus qu’il avait sur le dos…
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Jeu 12 Déc 2019, 13:15
Third Round

I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down - I will cut you down -


- An 1576 MOIS 4 -


Rages a été indéniablement très énervée que Jahël se soit servi d’elle comme appât. Ou, plutôt, comme bouclier. Est-ce que cela avait une incidence sur Jahël ? Absolument pas. Lorsqu’elle prononça de vive voix son mécontentement, cela glissa sur le corps des Jahël tel de l’eau ruisselante sur son torse imberbe et dévêtu. Autrement dit, cela glissait impeccablement bien. Oui, Jahël était un imberbe. Mais il le vivait bien. Il trouvait cela plutôt sale d’avoir des poils sur le torse ou sur le visage. Autant dire que si un jour un poils pointait le bout de son nez, ce serait la crise existentielle pour le Chevalier.
Mais passons.
La suite des évènements prit place : Jahël se cramponna au mur et ordonna à Rages de faire office de distraction, puisque dans sa tête, elle n’était bonne qu’à ça. Au moins, admettons la créature était carnivore, il pourrait l’attaquer quand il la mange. Bon, il perdrait son jouet qu’il avait mis tant de mal à retrouver, mais au moins, il serait en vie. Et retrouverait certainement plus facilement la sortie.
Résumons. Ce que savait Jahël de la créature était qu’elle se déplaçait dans le sol et avait une carapace excessivement dure. Une carapace pour protéger son corps, assurément. Mais pour pouvoir bouger avec une certaine aisance, avec l’aisance dont il avait présenté dirons-nous, il fallait qu’il soit quand même libre de ses mouvements par en dessous. Sinon, il serait l’équivalent d’une tortue. Cela signifiait qu’il était sans doute possible de pouvoir l’atteindre par en dessous…

Pendant qu’il se faisait cette réflexion, il observait le combat de Rages avec la créature. Un combat aussi intéressant qu’amusant, à la voir se tortiller sur son dos pour ne pas tomber tout en la tapant frénétiquement. En vain. Cela permit non seulement à Jahël de valider un des points sur ses connaissances, mais en plus de pouvoir observer son allure. Il gigotait, visiblement peu content d’avoir une rousse sur son dos. Son rodéo devait sans doute l’empêcher de pouvoir plonger à terre, ou alors il était simplement trop agacé pour songer à le faire – ce qui démontrerait d’un manque certain d’intelligence.
Jahël se laissa tomber au sol tout en ne perdant pas une miette du combat. C’est en se retrouvant accroupi au sol, lors de sa chute, que ses yeux captèrent quelque chose d’intéressant : là, au niveau du cou, il n’y avait pas cette armure de plaque !

« Continue de faire ce que tu fais ! » s’exclama alors rapidement le Chevalier, les yeux brillants d’excitation.

Les gesticulations imprédictibles l’empêchaient de pouvoir lancer avec précision ses couteaux à lancer, il fallait donc qu’il y aille au corps à corps, et ce avant qu’il ne se mette à plonger par terre. Il se passa bien plusieurs secondes d’observation, couteau dans la main, avant de saisir l’occasion de bondir dans leur direction. Juste au moment où la créature s’apprêtait à faire le mouvement de plonger dans le sol, Jahël se jeta sur eux et planta son couteau dans le cou de la créature aussi profondément qu’il le pouvait, se blessant le bras au passage.

La créature gémit en gesticulant tandis qu’un liquide chaud s’écoulait de la blessure. Il se passa plusieurs autres secondes avant qu’il ne finisse par s’étaler à terre, mort. Concrètement, Rages avait fait le plus gros du travail. Jahël n’avait fait que le finir au moment opportun.

« Où as-tu appris à tenir sur une bestiole pareil comme ça ? » s’étonna Jahël en se relevant, époussetant ses vêtements avec une grimace de douleur pour son bras.

Des gouttes de sang tombaient sur le sol. S’arrachant d’un geste rageux un pan de vêtement, il se banda le bras du mieux qu’il put afin d’arrêter le saignement.

« Il y en a peut-être d’autres. Il faut rester prudent. »

Alors qu’il s’acharnait avec son bandage, ses yeux se tournèrent vers Rages tel un prédateur sur sa proie.

« Toi, t’es pas comme lui, donc si tu t’enfuis, je peux te tuer à distance. » Un sourire, une lueur sadique dans le regard. « Ou, du moins, te casser les deux genoux. A distance. »

La menace était faite, si jamais elle tentait de s’enfuir, car il se doutait qu’elle devait y réfléchir depuis le moment où elle était enchainée à lui.

« Je ne vais pas nous rattacher si jamais on croise à nouveau des monstruosités. Alors sois intelligente, et ne me fais pas te tuer trop vite. »

Son bandage fut fini, il abandonna la dague dans le corps de la créature. Il en avait d’autres de toute manière, et même une épée. Se détournant de Rages, il observa le reste du conduit qui semblait monter en pente douce.

« Allez, on continue. »

Un grognement sourd lui fit bien vite comprendre qu’il avait très faim.

« Quoique, tu penses qu’on peut manger ça ? » demanda-t-il en se tournant soudainement vers la créature, les yeux remplis d’un espoir candide.


CODAGE PAR AMATIS MODIFIE PAR A'E

Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 :: Hors Jeux :: Archives v.2 :: Lustre 2
Sauter vers :