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Attraper un poulet grillé | Shay & Falconidæ

 :: Confrérie de Jade :: Province de Topaze
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Falconidæ
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Falconidæ
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Sam 27 Juil 2019, 12:05
Topaze - Lustre 2
M10 - A1577

Voler en journée d’orages était quelque chose d’assez inconscient. Sauf que Falconidæ avait des choses à faire et vous savez ce qu’on disait d’elle. Elle était tellement têtue qu’elle avait quand même décidé de traverser les régions à toute vitesse, en espérant passer sans problèmes. Ahah. La blague. L’orage n’allait pas attendre que la guerrière passe pour éclater. Oh non. Et il se fit même un malin plaisir à ne pas se retenir.

La foudre tomba littéralement sur elle. La Qucspasseribus se raidit sur le moment et chuta. Par chance, la foudre n’avait fait que la traverser, mais la chute était haute et elle n’arrivait pas à bouger ses ailes sous le choc de la foudre. Elle n’arrivait pas à planer ni même ralentir la chute, alors elle chercha un moyen au sol d’amortir. Sauf que non. Elle s’écrasa dans un arbre, cassant deux branches avant de se retrouver au sol.

Ses ailes lui faisaient horriblement mal, elle n’arrivait plus à les déplier. Elle avait mal aux hanches également, elle ne sait même pas si elle arriverait à se relever. Elle avait de la boue partout, allongée par terre. Elle savait que si elle ne bougeait pas maintenant, son état allait s’empirer. Elle ne savait pas où elle était, mais elle devait rassembler ses forces pour se tirer hors d’ici.

Et c’était animée par un instinct de survie et par l’adrénaline qu’elle se releva, s’accrochant à l’arbre. L’orage était encore bien présent et la douleur également. Elle tituba quelques minutes, voir quelques heures même. Assez pour espérer s’en sortir. Espoirs qui seront balayés rapidement lorsqu’un piège se déclencha. Un filet en métal, qui l’entourait et la suspendre à l’arbre à côté d’elle. Elle se sentait compressée, accentuant la douleur de son corps endolori.

Le temps qu’elle réalisa sa situation prit quelques secondes. Elle se retrouvait maintenant blessée, suspendue à un arbre, dans l’incapacité de bouger. Elle essaya  d’attraper une de ses épées, mais la contorsion causait une douleur insupportable et avortait l’idée d’essayer de détruire le piège.

Elle avait une envie de s’endormir, dans le froid, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas. Qu’elle ne devait pas. Cela dépendant de sa survie. Mais que pouvait-elle bien faire dans une situation comme celle-ci ? Elle était incapable de bouger et dans un piteux état. C’était donc comme ça qu’elle allait finir sa vie ? Sans même avoir effleuré son but ? Même l’orage s’estompait, comme pour témoigner de la sérénité dont Falca faisait preuve pour affronter sa fin.

C’était au moment où tout semblait terminé qu’elle entendit un son particulier. Un cheval. Au galop. Et il y avait une chance que le cheval porte quelqu’un sur son dos. Alors elle cria. Jusqu’à s’en briser les os s’il le fallait. Elle essaya d’attirer l’attention en demandant de l’aide. En espérant que cela fonctionne. Que quelqu’un la retrouve. Parce que là, ça craint.
Shay
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Âge: 37-42 ans [L3]
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Sam 03 Aoû 2019, 12:57

Poulet ou
Omelette ?

1577 - mois 10

L
’orage grondait. Les éclairs vrillaient le ciel, illuminant la nuit comme en plein jour. Le tonnerre en faisait trembler quelque peu le sol tant il était imposant et fort. C’était une nuit d’orage Topazienne parmi tant d’autres. Violente et relativement courte. Relativement car à mon sens, ce n’était jamais assez court. A peine y a-t-il eut le tout premier coup de tonnerre que cela me réveilla en sursaut aux côtés d’une femme parfaitement endormie sur ses deux oreilles.

M
oi, Shay de Topaze, je détestais les orages comme l’on pouvait détester une araignée velue et claudiquant. Oui, bien entendu que cela pouvait exister, et bien entendu que l’on n’aimait pas ça. Heureusement pour moi, les araignées, j’en faisais mon affaire, il suffisait de les écraser avec le talon et rapidement. Mais les orages… je doutais que mon royal et parfait talon allait pouvoir l’écraser et le faire taire.

J
e tentais de réveiller Dayle en la secouant un peu pour qu’elle me tienne compagnie pendant mon plus grand désarroi, mais j’eus droit qu’à un grognement et à un très vague « laisse-moi-tranquille ». Les orages, Dayle, elle s’en fichait comme de sa première danse.

C
ependant, il y avait un troisième maillon à cette maigre chaine… et ce maillon fut réveillé par l’orage et se mit à pleurer. Sur le coup, je me demandais si les pleurs du bébé allaient enfin réveiller Dayle qui pourra par la suite nous tenir compagnie à tous les deux… mais j’eus droit à une tape sur le flan et à un « Vas-t’en-occuper ». Ok Femme, tu es la moins empathique et compatissante de l’univers. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle se rendormit aussitôt. Je poussais un long et langoureux soupire alors que je me levais, pris un plaid pour ne pas avoir froid avant de me diriger dans l’autre pièce ouverte à la notre où était fièrement entreposé le fruit de notre union : notre enfant. Je le pris délicatement dans mes bras, l’enroulant avec moi dans le plaid, faisant des mouvements de bas en haut pour tenter de le calmer à grand renfort de bruitages en tout genre.

Q
uand on devenait parent, c’était le moment où il fallait faire le fort, dépasser nos peurs, car l’enfant aura plus peur que nous adulte. En théorie bien entendu. Je devais dire que je devais me faire violence, à chaque fois qu’un éclair zébrait le ciel, pour ne pas serrer mon fils comme un ours en peluche rembourrée d’organes vitaux. Je me concentrais sur le petit bambin dont on venait de fêter sa deuxième année, un bébé bien dodu du nom d’Ezel. D’ordinaire il était plein de vie et jovial, mais sans doute mes gênes devaient jouer dans la balance : il semblait détester autant que moi les orages. Eh bien, on ne pouvait pas dire que cela m’aidait à garder mon calme ! Marcher tout autour du landau ne m’aidait pas non plus, alors je finis par me décider à m’assoir dans une chaise à bascule en bois renforcé, en face de la fenêtre aux rideaux ouverts. C’était sans doute un peu bête de me mettre en face de la fenêtre là où je pouvais bien voir les éclairs, mais dans un certain sens, « voir » me donner une impression de « contrôle ». Alors, je nous balançais moi et le petit Ezel en attendant que l’orage passe. Au fur et à mesure, mon fils finit par s’endormir – sans doute d’épuisement – et c’est au même moment que je le vis. Ce fut lors d’un éclair qui illumina le ciel… sauf une petite tâche sombre ailée ressemblant à un poulet lors de son premier baptême de l’air.

«
Ca c’est une première ! » dis-je doucement à l’intention du bébé endormi. « Il y a de ces étrangetés à Topaze. »

L
a nuit ne me permit pas de tout voir, mais en de rares et très brefs instants grâce aux éclairs, je vis la descente aux enfers de la petite boule sombre à plume jusqu’à atteindre la forêt non loin du château. Cela eut le don d’effacer un peu ma peur des orages pour titiller ma curiosité. Si c’était un animal peu commun, sa capture serait plutôt bénéfique pour le royaume… un peu comme une mascotte. A dire vrai je ne savais pas trop ce que je ferais lorsque j’attraperai cette bizarrerie, sans doute Dayle voudra qu’on le remette en liberté. Ce qui serait dommage dans un sens… j’aimais bien les animaux et les garder près de moi. J’en vins à me souvenir de là fois où j’ai rencontré une Pardusse… j’avais eut fortement envie de la capturer et de ne jamais la laisser repartir, mais c’était une personne et non un animal.

L
’orage finit par se calmer. Au loin, le jour se pointa. J’avais l’impression de ne pas avoir beaucoup dormi. Le commun des mortels aurait certainement des cernes autour des yeux. Mais ce n’était pas mon cas, évidemment. Je poussais un soupire avant de me lever et d’aller remettre Ezel dans son petit lit le plus doucement possible afin de ne pas le réveiller. Fermant le rideau afin que le soleil se levant ne perturbe pas les deux endormis, je fis un brin de toilettes silencieux avant de m’habiller et de sortir de la chambre. Là, j’arrêtais une servante afin de lui donner quelques indications.

«
Réveillez la Reine d’ici deux heures. Si elle ne se lève pas, aspergez-là avec une serviette froide et humide avec les compliments de son mari. Montez également son déjeuner. Et si elle ne se réveille toujours pas, privez-la de déjeuner en prétextant qu’elle doit maigrir. »

J
’allais certainement avoir droit à des représailles de la Belle au bois dormants, mais je m’en fichais pas mal. C’était devenu habituel que l’on se lance des vacheries et d’autres petits coups sournois et fourbes. En plus, j’estimais avoir été gentil en lui laissant l’opportunité de dormir encore pendant deux heures. D’ordinaire, j’aurais dis seulement quelques minutes. Elle devrait s’estimer heureuse ! Mais évidemment, ma gentillesse ne sera ni relevée, ni récompensée. Ah. Quelle Femme indigne. Je devrais m’en chercher une autre.

P
ar la suite, j’attrapais un soldat Topazien pour lui faire part d’un objet volant non identifié qui avait rencontré quelques soucis de vol durant l’orage et s’était écrasé dans la forêt. A deux, nous pourrons balayer plus de terrains, ne sachant pas si l’objet bougerait ou non de place, et n’ayant pas non plus sa position initiale exacte. C’était donc un peu armé au cas où ce serait dangereux, habillés de capes et de bottes hautes car il avait plu et c’était boueux, que nous partîmes avec nos chevaux à la rencontre de cet être. Nous nous séparâmes assez rapidement pour couvrir plus de terrains, lançant nos montures dans les chemins habituellement empruntés afin d’essayer de repérer d’éventuel traces de passages. Après un orage pareil, très peu de personnes se seraient déplacées à cette heure. Très rapidement, j’entendis alors une voix appelant à l’aide, non pas dans le sentier mais plus dans la forêt sauvage. Je stoppais mon cheval, l’attachant à un arbre avant de m’enfoncer dans les profondeurs de la forêt en direction de la voix, non sans avoir signifier par télépathie à mon comparse que j’avais peut-être trouvé quelque chose.

Q
uelle ne fut pas ma surprise de découvrir une femme dans un filet en maille de fer, suspendue dans les airs… et surtout, à plume. Une Qucspasseribus ! C’était plutôt rare d’en rencontrer à Topaze. J’en avais déjà aperçu lorsque j’étais à Jade, mais c’est bien la première fois que j’en rencontre une de si près. Sur le coup, un peu surpris, je ne dis rien pendant quelques secondes avant de me ressaisir et de me secouer.

« Ne vous inquiétez pas, je vais vous libérer, calmez-vous. »

J
’essayais de la rassurer, et j’essayais de montrer que mes intentions n’étaient pas mauvaises. J’avais tout de même aperçu qu’elle était armée, et je ne voudrais pas que l’on se lance dans un affrontement si elle estimait que je lui voulais quelque chose de moins bienveillant. Je me dirigeais alors vers le lien qui soutenait le filet en hauteur, un mécanisme un peu plus complexe qu’une simple corde, il me fallut quelques minutes avant d’enfin réussir à libérer le système. La femme ailée s’écrasa au sol avec le filet. Aussitôt, je me précipitais pour l’aider à se défaire des mailles… et lorsque je voulus lui saisir le bras pour l’aider à se remettre debout, je pris un coup de jus. L’on pouvait même voir un filament électrique entre nos deux corps. Sur le coup, je retirais ma main bien vite, surprenant et aussi un peu douloureux.

«
Oh, il semble que ce soit le coup de foudre entre nous ! » Ce fut dit sur le ton de l’humour. « Je vous ai vu vous prendre l’éclair. Vous arrivez à bouger ? A marcher ? Je peux vous porter jusqu’à mon cheval. Je vous transporterai jusqu’au château pour votre rétablissement. Ah, je manque à tous mes devoirs… je me présente : Je suis le roi régent Shay Pökontë-Turgan de Topaze. Puis-je savoir qui vous êtes et ce que vous faisiez à voler en plein orage ? »


‹c› Vanka
Falconidæ
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Falconidæ
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Race: Qucspasseribus
Dim 04 Aoû 2019, 06:29
Elle passa le reste de la nuit dans ce filet, pensant que son heure était arrivée. Sauf qu’il y avait un espoir. L’espoir qui résidait dans ce bruit de sabot contre le sol qu’elle avait entendu plus loin. Sauf qu’il s’arrêta. Alors elle soupira. C’était fini, elle allait mourir comme ça, suspendue comme du bétail. Puis une voix se fit retentir jusqu’à ses oreilles. Se calmer ? C’était pas comme si elle pouvait se débattre. Ce qui la retenait en l’air s’enleva après quelques minutes, s’écrasant lourdement au sol. Sa hanche la relança encore plus fort, elle grimaça mais ne cria pas, elle n’avait plus réellement la force de jurer de douleur. Elle était épuisée et affamée et il n’y avait que ce type qui pouvait l’aider.

Surtout qu’il fait une blague, elle aurait pu trouver ça drôle si son état n’était pas si critique. Rien que respirer lui était douloureux, alors elle n’avait pas réellement envie de rire. Bouger ? Elle en était incapable, ses ailes ne lui répondaient plus et sa hanche droite était trop douloureuse pour s’appuyer dessus. Attendez, ce type était le roi de Topaze ? C’est vrai qu’il y avait certains indices qui ne trompaient pas. Sa tenue, son attitude. Elle serait donc à Topaze ? Elle pensait avoir été plus loin. Elle pensait sincèrement avoir rejoint Opale au moins, mais non, elle n’avait pas été assez rapide il semblerait.

Elle rassembla ses forces, répondant péniblement. “Je ne peux… me lever.” Le ton de la voix était faible, même ses pensées s’étaient brouillées à cause de tout ça. La douleur était omniprésente dans son esprit ce qui mettait le bazar. Elle s’appuyait au sol avec un bras alors qu’elle était couverte de boue, mais ça c’était le cadet de ses soucis.

Elle laissa l’homme la transporter jusqu’au cheval, le facilitant comme elle le pouvait bien que ce soit une tâche ardue. Ses jambes avaient du mal à supporter le peu de poids qu’il restait. Ils marchèrent lentement, la touriste appuyée sur le roi. Elle se sentit mal à l’aise dans cette situation. Il était un roi qui perdait son temps pour aider une personne qui n’avait rien à voir avec lui et son royaume. Mais elle chassa rapidement ces idées-là de son esprit. La douleur lui rappela que l’important, c’était de rester en vie.

Ne pouvant pas réellement agir, elle fût installée sur le canasson, relativement confortablement. Heureusement qu’il faisait attention à son état. “Je suis… Falconidæ Rienne. Je… Je me chargeais de livrer une concoction médicinale à… à des paysans plus loin sur vos…. terres.” Elle respira longuement après cette phrase, comme si cela lui avait demandé autant d’énergie que de déplacer une montagne. “Je… cherchais à… retourner… voir l’herboriste… pour… l’informer.” Elle reprit une pause pour respirer calmement. La moindre des choses était de répondre à ses questions, mais elle se voyait mal lui retourner l’interrogation. Après tout, il était sur ses terres, c’était donc normal qu’il se balade par ici. “Je… pensais arriver… à temps avant… l’orage.” Et on pouvait dire que c’était raté.
Shay
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Âge: 37-42 ans [L3]
Race: Humain
Mer 07 Aoû 2019, 13:39

Poulet ou
Omelette ?

1577 - mois 10

E
lle ne pouvait pas se lever. Elle était visiblement en douleur au vu de son expression un peu grimaçante et le fait qu’elle ait du mal à parler… mais intérieurement, j’avais espéré qu’elle puisse se lever et marcher jusqu’à mon cheval. Car, voyez-vous, une femme lambda ne m’aurait pas dérangé, mais une femme avec des ailes devaient être indéniablement plus lourde. Surtout qu’elle avait également sur elle des épées ce qui alourdit d’autant plus l’ouvrage. Bon. J’étais là et je lui avais proposé de la porter jusqu’à mon cheval puis jusqu’au château. Je ne pouvais plus reculer. Alors je rangeais de côté le fait que je me haïssais, gardant un air neutre, tandis que je passais délicatement un bras derrière son dos – et ses ailes – et l’autre derrière ses genoux, avant de la soulever doucement du sol.

S
e prendre un coup d’éclair devait certainement rendre tout son corps douloureux, de ce fait, j’essayais lorsque je marchais de la bouger le moins possible dans mes mouvements. Autant dire que porter dans ses bras un Qucspasseribus n’était pas chose aisée, non seulement s’était lourd mais c’était assez encombrant. Evidemment je me suis abstenu de dire à cette femme blessée qu’elle était lourde, je n’avais pas spécialement envie de me faire frapper, bien que dans sa condition actuelle je n’étais même pas sûr qu’elle puisse atteindre mon visage.

B
ref. Nous finîmes par arriver jusqu’à mon cheval. Entre temps, j’avais informé mon coéquipier que je venais de récupérer un être ailé blessé et je le sommais d’aller préparer notre venue au château : à savoir, prévenir les guérisseurs du château et préparer une civière avec des bras robustes pour transporter la jeune femme. Heureusement que l’infirmerie du château se trouvait au rez-de-chaussée, je me voyais mal transporter la femme ailée dans les escaliers, même avec une civière. Déjà ce serait parfaitement douloureux pour elle, mais aussi pour moi et l’autre personne qui devrait porter la civière. Enfin bon. Nous étions donc arrivés à mon cheval où je l’installais en amazone, ou disons plutôt que je l’installais perpendiculairement à la route, autant pour sa commodité que pour ma visibilité. Je travaillais très précautionneusement afin d’éviter de trop la bouger, puis je m’installais donc derrière elle, l’un de mes bras devant et l’autre derrière elle. Je me saisis des rennes, et je fis avancer le canasson au pas.

S
e fut à ce moment-là qu’elle se présenta, sans doute être sur un cheval était moins douloureux que dans mes bras donc elle pouvait se permettre de parler. Elle se nommait donc Falconidae, un prénom assez long et peu commun, sans doute commun chez les Qucspasseribus, et elle m’expliqua pourquoi elle était sur mes terres. Le fait qu’elle avait espéré arriver avant l’orage m’arracha un sourire amusé. Peut-être un peu moqueur sans doute.

«
Eh bien, Falconidæ, malgré les conditions je suis enchanté de faire votre connaissance. Serait-ce présomptueux de ma part de vous appeler Falco ? Si oui, ce n’est pas bien grave. En tout cas, vous avez eu de la chance que je vous ai vu tomber, sinon vous seriez sans doute rester coincer longtemps. Les chasseurs installent les pièges la nuit et attendent le lendemain soir pour aller les voir. Enfin devrais-je dire « le » chasseur. Car tous ne font pas comme ça mais au vu du type de piège dans lequel vous étiez, je connais un peu la personne qui les fait et il est du genre à ne vérifier que le soir. D’après moi il devrait vérifier aussi le matin mais bon. Il est un peu, hm, lunatique. »

J
e savais pertinemment que la jeune femme ne se sentait pas de trop parler… alors je parlais surtout pour meubler et faire passer le temps jusqu’au château. Etant donné que je faisais avancer ma monture au pas pour minimiser l’impact sur le corps de Falca, nous étions assez lents, et avancer en silence n’était pas vraiment mon truc. De toute façon, j’étais une pipelette, comme Dayle d’ailleurs. Sur ce point, je ne saurais dire si l’on s’est bien trouvé, nos discussions durent trop longtemps.

«
En tout cas, tout comme il n’est pas forcément bon de se déplacer sur terre quand il y a de l’orage, il ne vaut mieux pas faire de même dans les airs ! Vous auriez du vous arrêter par prudence lorsque vous avez senti l’orage arriver. Car je suppose que vous n’étiez pas dans la tourmente depuis peu lorsque l’éclair vous a touché. Vous avez aussi beaucoup de chance vous savez, l’éclair a simplement du vous traversé sans vous toucher véritablement, sinon vous en seriez morte. Enfin bon au château, les guérisseurs traiteront vos éventuelles brûlures, vérifier votre audition et votre vue… je crois que pour la paralysie des membres ils font faire un bain d’eau glacée. »

J
e blablate tellement que je me demande si parfois l’on ne devrait pas me frapper pour me faire taire. Je me demandais si sur le coup j’ennuyais la personne plus que ne l’aidais dans sa douleur. Surtout à parler de l’éclair et de ses blessures, cela ne devait pas sonner très rassurant pour elle.

«
Vous pourrez rester le temps de votre convalescence. Cela prendra sans doute quelques jours. Si vous nous donnez le nom de l’herboriste on peut lui transmettre votre message. C’est pour cela que les pigeons voyageurs sont faits ! » J’avais tenté là encore un trait d’humour assez discret. « Oh, nous voilà arrivé. »

E
t ce n’était pas trop tôt de l’avis de la Qucspasseribus sans doute. J’arrêtais le cheval devant les marches du palais où nous attendaient trois hommes avec une civière afin de transporter la jeune femme – dont mon coéquipier précédent. Je descendis en premier de mon cheval, puis avec l’aide d’un des hommes, nous descendîmes la femme ailée en douceur avant de la coucher sur la civière. Puis, se fut direction l’infirmerie dans une marche assez rapide, peut-être un peu trop. Il faut dire que les hommes Topaziens ne savaient pas vraiment faire dans la délicatesse, mais au moins, nous atteignîmes la destination finale assez rapidement. Là, une guérisseuse avec son apprentie prirent en charge la femme. Je pris congé le temps des soins, demandant à être prévenu lorsque ce sera finit.

C
ela prit un petit moment, au point où elle eut droit à un déjeuner léger. Moi, en attendant j’avais vaqué à mes occupations de régent, non sans rendre visite très souvent au petit Ezel qui était toujours content de me voir – évidemment, c’est moi le père ! – quand enfin un serviteur vint à ma rencontre pour me signaler la fin des soins de la femme. Je pris mon petit ange avec moi alors que je descendais voir Falconidæ à l’infirmerie.

«
Alors, » commençais-je en dégageant les rideaux blancs délimitant le lit de la Qucspasseribus. « Comment vous sentez-vous ? Qu’a dit la guérisseuse ? Oh, laissez-moi vous présenter mon fils : Ezel. Ezel, voici Falconidæ. »

L
e bout de chou avait ouvert grand les yeux quand il avait vu la femme ailée et ne réagissait pas vraiment aux présentations. Bon, en même temps, il était encore petit. Mais sans doute était-il plus intéressé par les ailes de la femme que par la femme en elle-même…

‹c› Vanka
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Falconidæ
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Âge: 34 - 39
Race: Qucspasseribus
Lun 23 Sep 2019, 15:26
Elle arrivait à peine à comprendre ce qu'il racontait. Ce régent prononçait beaucoup trop de mots pour qu'elle ne puisse en enregistrer la totalité dans sa cervelle de moineau. Qui plus est, lorsqu'on se trouvait aux limites de l'inconscience, il était ardu d'organiser clairement ses pensées. Elle ne savait même plus réellement où elle était.

Le réveil se fit dans une chambre. Dans un lit tout du moins. C'était un lieu assez confortable. Il y avait un grand rideau blanc. Et elle avait surtout un sacré mal de tête, essayant péniblement de remettre de l'ordre dans ses souvenirs. Le déjeuner est la première chose qui lui revint, parce qu'elle avait cette sensation de faim au fond de son estomac. Ce sont les différents sons qui lui reviennent petit à petit plus ou moins éprouvants selon les blessures constatées. Sa peau était couverte de bande de tissu, cachant des brûlures dues à la foudre. Elle avait aussi un bandage autour de la tête. Ses ailes, elles, étaient repliées sur elles-mêmes et elle était incapable de les déployer ni même de les voir. Elles étaient enroulées maladroitement, prouvant la rareté des soins prodigués à des hommes-ailées.

Le rideau fût dégagé et l'un des visages qui fit son apparition ajouta de nouveaux souvenirs à sa base de données cérébrale. C'était lui qui l'avait tirée de ce pétrin dans lequel elle s'était fourrée. "Ma tête me pèse encore lourdement, mais je pense être tirée d'affaire." L'optimisme de la Qucspasseribus refaisait déjà surface, preuve qu'elle s'en était bien sortie. "Mes souvenirs sont encore un peu flous de ce qu'il s'est passé cette nuit-là, la guérisseuse a dit que j'allais avoir besoin de quelques jours de repos et de longues journées de rééducation pour mes ailes qui ont été le plus gravement touchées." Elle ne se laissa pas démonter non plus. Elle était en vie et c'était un miracle de l'être encore. Elle allait très certainement s'en remettre, peu importe le temps que cela prendra.

Elle offrit un léger sourire au jeune enfant. "Bonjour Ezel, tu peux m'appeler Falca, c'est plus simple." Elle reposa son regard sur le visage du paternel. "Je ne saurais comment vous remercier. Je vous présente déjà mes excuses pour tout le trouble que je cause." Elle baissa la tête. "Je ne me souviens même pas très bien de la discussion que nous avons eu sur votre monture. Je me souviens simplement du fait que vous êtes le Roi Régent de Topaze." aussi parce que la guérisseuse lui avait raconté comment elle avait atterri là. Peut-être qu'elle devrait commencer à utiliser les formules de politesse, il serait dommage de se brouiller avec son sauveur si rapidement.
Shay
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Âge: 37-42 ans [L3]
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Dim 03 Nov 2019, 13:55

Poulet ou
Omelette ?

1577 - mois 10

F
alca, la femme oiseau que j’avais sauvé, n’avait vraiment pas l’air bien. Oh, elle avait l’air mieux que lorsque je l’ai pêché coincée dans un filet. Mais il n’empêche que je sentais que sa convalescence allait être longue. Elle n’allait pas pouvoir partir du château de Topaze avant quelques jours au moins. Cela allait sans doute faire jaser si j’autorisais à ce qu’elle reste le temps de sa convalescence. Comme si nous avions besoin de rumeurs supplémentaires… en plus, étant une femme, il allait y en avoir plus d’un qui n’allait pas apprécier ce traitement de faveur. Enfin, cela serait perçu comme tel sans doute.
C’était parfois si éreintant d’être roi et de devoir faire attention à son image. Cela me fit oublier Tim, mon ancien esclave, disparut. Dans un sens, ce n’était peut-être pas plus mal. Si la vérité se savait, pour sûr que mon image allait en pâtir.
Cela aurait été beaucoup moins contraignant si Tim avait été une femme, mais bon.

F
alca prit la parole. Son timbre de voix avait l’air clair et elle semblait avoir toute sa tête, malgré la douleur. Elle ne risquait plus de mourir, c’était certain, cependant elle allait sans doute devoir faire un peu de rééducation avant de pouvoir voler. Les soigneurs Topaziens avaient clairement eu de la difficulté avec ses ailes, comment les traiter, et ainsi de suite. Cela démontrait du peu de connaissances en matière de soin envers les hommes ailés. De ce fait, je ne pouvais m’avancer quant à la rééducation de ses ailes… elle devait sans doute savoir mieux que moi.
A peine avais-je pensé ceci que la voilà parlant elle-même de rééducation de ses ailes. Je devais me retenir de me lancer des fleurs au risque de faire gonfler ma tête et mes chevilles face à l’intelligence que j’ai. Bon, je doutais que cela demandait beaucoup d’esprit pour comprendre qu’avec un coup de foudre, elle ait besoin de rééducation, surtout sachant qu’elle avait vraisemblablement du mal à les bouger. Mais les petites victoires devaient se savourer. Bon, évidemment, je me retenais de trop le montrer, mon côté narcissique risquerait de ressortir.

E
zel ne cessait de fixer les ailes de Falca, sauf lorsque celle-ci lui parla directement. Alors, voulant jouer les timides simplement car il était dans les bras de son père, le petit Ezel se mit à cacher son visage dans son cou. Cela me fit sourire. Il n’était pas si farouche d’ordinaire, mais il devait sentir que la situation actuelle était différente et qu’il n’avait pas vraiment à être forcer de se sociabiliser. Par la suite, la rousse me remercia, puis s’excusa. Elle semblait être plutôt mal à l’aise, en particulier lorsqu’elle évoqua mon rang. En effet, elle ne devait sans doute pas avoir l’habitude de rencontrer une personne de haut lieu. Je ne me risquerai pas à dire qu’elle était pauvre, mais son attitude plutôt nomade me laisse à dire qu’elle ne faisait pas partie de la noblesse.

«
En effet je suis le régent de ce royaume. Shay, au cas où vous ne vous en souviendrez plus. » Je la taquinais un peu, même si cela pouvait sembler être une sorte de remontrance douce. « Vos effets personnels sont à côté, avec vos épées. Il a fallu vous délester de vos vêtements et de vos armes afin de vous soigner. Ce sont des femmes qui l’ont fait, soyez rassurer. Veuillez excuser d’ailleurs mes soigneurs concernant votre haut, il a fallu improviser afin de ne pas gêner vos ailes avec le tissu. »

J
e ne savais pas trop si elle s’était rendue compte elle-même du changement d’état de ses vêtements, après tout, elle sortait d’une rude épreuve et sans doute avait-elle encore du mal à ravoir tous ses sens. Surtout avec un mal de tête. En tous les cas, je préférais prendre les devants en montrant du doigt un lit à côté de celui de Falca, jusqu’alors caché par le rideau, où se trouvait ses effets personnels.

«
Soyez également rassuré, nous ne vous volerons rien. Ce ne sont pas les armes qui manquent à Topaze. D’ailleurs, au vu de vos armes, je suppose que vous devez être une guerrière. J’aimerais bien croiser le fer avec vous lorsque vous serez rétablis. » Ezel finit par sortir sa petite tête et son regard revint vers les ailes de Falca. « Etant donné que vous ne pouvez sans doute pas vous déplacer actuellement, je vous autorise à rester au château jusqu’à ce que le puissiez. » Ah, j’aurais sans doute du attendre d’en délibérer avec Dayle avant de lui dire cela, mais je doutais que Dayle serait contre… n’est-ce pas ? « Vous devez avoir faim alors j’ai mandé un repas. Je ne m’attends pas à ce que vous me payez pour les traitements… je suis sûr que l’on trouvera matière à ce que vous me rendez la pareil. A moi, à ma famille, ou à Topaze. » Pris d’une audace soudaine, Ezel tendit le bras pour tenter de toucher une aile à Falca, au point où je dus le retenir pour ne pas qu’il tombe par terre. « Veuillez excuser mon fils ! Il a l’air fasciné par vos ailes. Serait-ce possible qu’il puisse les toucher ? »

‹c› Vanka
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Mar 26 Nov 2019, 10:26
Elle se retrouvait un peu bête face à ce roi régent qui l’avait tirée d’affaire. Elle était même pas capable de se souvenir parfaitement de ce qu’il s’était passé ni même de ce qu’elle avait pu dire ce soir-là tant le choc était impressionnant. C’était d’ailleurs la seule chose dont elle arrivait à clairement se souvenir, le moment où la foudre traversa son corps de toute part, où elle ressentit cette douleur insoutenable. Elle ne se souvient même pas réellement de la douleur de sa chute, celle qui a sûrement endommagée ses ailes qui plus est. Elle s’inclina légèrement, autant qu’elle le pouvait dans ces conditions. “Je ne saurais comment vous remercier de l’attention que vous me portez.” Elle ne savait pas comment elle devait le nommer cela dit. Majesté ? Altesse ? N’est-ce pas la même chose de toute manière ? Oh peu importe, autant ne pas le nommer ce sera bien plus simple.

Elle ne se sentait pas vraiment à sa place dans cet endroit. Trop de dorures, trop de luxe, pour une roturière comme elle. Croiser le fer avec un roi ? Ce n’était sans doute pas la meilleure idée, mais pouvait-elle refuser ? Elle hocha simplement la tête, distraitement, pour ne pas le contredire, parce qu’elle se voyait mal de dire non. Enfin peu importe, elle passa rapidement à autre chose, en espérant qu’on ne revienne pas là dessus.

Il lui a sauvé la vie, c’est vrai, mais il y a quelque chose qui tiqua chez la Qucspasseribus. N’en avait-il pas profité pour justement, se servir d’elle lorsqu’il en aurait besoin ? C’était probablement le cas, mais s’il n’avait pas été là, qui sait où elle aurait terminé ? Elle était tellement perdu dans ses pensées que c’est la petite main qui s’approcha de ses ailes qui la tira de ses esprits avec un mouvement de recul naturel.

Alors comme ça le petit voulait toucher ses ailes ? Elle savait pas vraiment comment réagir, elle regarda l’enfant, puis son père avant de prendre la parole, visiblement hésitante. “C’est à dire que… c’est assez sensible et je ne suis pas vraiment à l’aise…” Elle attrapa son propre bras, devant son ventre, alors qu’elle rentrait un peu la tête. “Je veux dire que… enfin… C’est difficile à expliquer, mais c’est quelque chose de très peu agréable.” Elle venait de refuser ? Incroyable ! “Peut-être lorsqu’elles seront réparées et que j’aurais pleine possession de mes moyens.” Ah non, elle laisse une possibilité d’affirmation. Quelle surprise. C’était vraiment inattendu.

Elle était restée assise sur le lit, bien que son envie de partir d’ici était grande. Ses hôtes étaient très charmants, ce n’était pas le problème, mais elle n’était pas à son aise. Elle dérangeait. C’était cette sensation qu’elle ressentait. Car il n’y avait pas d’échange. “Ne vous en faites pas, je n’abuserais pas de votre bienveillance, je me ferais discrète. Merci infiniment pour le repas. Ne vous en faites pas pour mes vêtements.” Elle pouvait bien faire l’impasse sur ces bouts de tissu pour avoir la vie sauve, clairement.
Shay
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Dim 01 Déc 2019, 10:03

Poulet ou
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1577 - mois 10

J
’étais sans doute un peu trop gentil avec Falca. C’était sans doute ce que les autres Topaziens du Château allaient penser. Oui, j’étais sans doute trop gentil de laisser une parfaite inconnue profiter des services du château. Cependant, mon premier réflexe a été de la ramener ici lorsque je l’avais trouvé, et pas dans une clinique quelconque du royaume. Pour la simple et bonne raison qu’il y avait fort à parier qu’en tant que femme étrangère, elle n’aurait peut-être pas eu des soins aussi compétents que ceux qu’elle a reçus au palais. De ce fait, maintenant qu’elle était là, il serait inconvenant de lui demander de partir alors qu’elle n’était pas en état.

E
n tous les cas, afin de ne pas paraître trop gentil, il était clair que les soins prodigués et l’attention ne seraient pas totalement gratuits. Je gardais bien à l’esprit que la jeune femme allait avoir une dette envers la couronne. Bien évidemment, j’aimerais autant que possible éviter de lui faire faire quelque chose qu’elle juge déplaisant pour elle. Je trouverai bien quelque chose. Après tout, elle pourrait toujours m’être utile en temps voulu. Surtout si elle savait se battre. Tiens, il me venait une idée…

M
ais, mettons cela de côté pour le moment. La jeune femme devait être épuisée autant physiquement que mentalement. Et puis, mon fils vint nous rappeler de sa présence en tentant de toucher les ailes de la femme ailée – qui eut alors un mouvement de recul. Je comprenais bien que ce genre de spécificité raciale n’était pas quelque chose que l’on pouvait toucher à tout bout de champ – même si je devais avouer que c’était plutôt tentant de passer la main dans ses plumes. C’était comme les ailes des Fées, fragiles ; les oreilles des elfes, sensibles ; et ainsi de suite. Ramenant mon fils contre moi afin qu’il cesse d’importuner la demoiselle, je fis un bref mouvement de tête signifiant que je comprenais sa situation.

«
Ne vous en faites pas, il faut aussi lui apprendre à ne pas toucher tout ce qu’il voit. Et puis, il aurait tendance à vouloir mettre l’une de vos plumes dans sa bouche. » Ezel était à un âge où tout ce qui se trouvait dans ses mains finissait dans sa bouche. Et cela pouvait s’avérer dangereux. « Nous allons vous laisser vous reposer et vous restaurer. Les affaires m’appellent, mais je tâcherai de vous rendre visite dans les prochains jours. »

J
e pris alors congé de la jeune femme, emportant mon fils qui lança à la Qucspasseribus un regard rempli de tristesse et de désespoir car il n’avait pas pu toucher ses ailes. Ce serait un parfais manipulateur sur le côté sensible celui-là, avec ses grands yeux bleus légèrement embués de larmes, l’une de ses mains passant par-dessus mon épaule et tendant en direction de Falca. Je me disais qu’il fallait vite le soustraire à sa vision si je ne voulais pas qu’il en tombe amoureux – j’exagère, bien évidemment.

I
l se passa deux jours sans que je ne rende visite à la femme ailée. Deux jours chargés car je devais m’occuper de pas mal d’affaires diplomatiques, étant donné que Dayle voulait s’occuper de son fils afin qu’il ne connaisse pas uniquement les nourrices et nounous qui lui ont été attribués. Geste louable, mais qui me valait d’être un peu plus encombré de travail qu’à l’accoutumée. Ce fut donc au bout du deuxième jour que je pus me trouver un temps afin d’aller m’enquérir de l’état de la femme ailée.

E
n arrivant à l’infirmerie, je fus tout d’abord surpris de constater qu’en ce jour, il y avait peu de blessés ou de malades. En général, l’infirmerie était souvent encombrée de soldats s’étant un peu trop tués à la tâche. Mais cela ne pouvait qu’aller dans mon sens, après tout, il y avait là une femme. Je me dirigeais vers son lit, caché derrière des rideaux afin de lui préserver son intimité. Arrivé à hauteur des rideaux, je me raclais alors la gorge.

« Je suis le roi Shay, puis-je entrer ? »

J
’attendis d’avoir son approbation avant de pouvoir pénétrer les rideaux blancs. Cela me permettait d’éviter une situation où j’aurais surpris la jeune femme pauvrement vêtu. Là, j’eus l’agréable surprise de la voir debout. Ainsi, elle était capable de pouvoir se mouvoir – quoique sa démarche avait l’air un peu cassé encore – ce qui était bon signe sur son rétablissement.

«
Eh bien, vous semblez en meilleur forme qu’il y a quelques jours ! » ne pus-je m’empêcher de dire en plaisantant, avec un sourire. « Êtes-vous capable de voler ? Sinon, le meilleur moyen de récupérer au plus vite, ce sont les étirements et les entrainements, comme j’aimais le dire à mon ancien écuyer. »

G
ueule de bois ? Fais donc un peu d’entrainement. Malade ? Fais donc un peu d’entrainement. Fatigué ? Allez, 200 pompes vont te remettre d’aplomb ! Ha, pauvre Notissemi, parfois je me dis que j’ai été un peu trop dur avec lui.

« On peut se rendre à la salle d’entrainement si cela vous dit. »
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Sam 21 Déc 2019, 10:16
Elle fut soulagée lorsque le Roi fit preuve de compréhension à propos de ses ailes. Elle n’était psychologiquement pas prête à laisser quelqu’un toucher ses ailes là tout de suite, le choc était encore trop récent. Elle se frotta le bras un instant. “Merci de votre compréhension, votre Altesse.” qu’elle conclua. “Je ne saurais comment vous faire preuve de ma gratitude.” Elle se doutait aussi qu’il avait aussi sa petite idée en tête à ce sujet. Après tout, il allait sûrement lui trouver quelque chose. “Ne perdez point plus de temps qu’il n’en faut avec ma personne. Je saurais me montrer discrète et je saurai me rendre utile malgré mon état.” qu’elle ajouta avant qu’il ne prenne congé. Il était enfin l’heure pour elle de souffler, car elle se mettait beaucoup trop la pression face au roi régent de Topaze.

Pendant sa convalescence, Falconidæ s’était faite discrète, ne créant aucune histoire. Suivant les rééducations primaires qu’on lui permettait de faire sous l’encadrement des soigneurs du château. Elle faisait ce qu’on lui disait globalement, acceptant les différents exercices afin qu’elle se remette en jambe. Et même si ses ailes allaient demander plus que quelques jours pour être parfaitement fonctionnelles, elle avait repris du poil de la bête.

Sauf que voilà, elle pensait qu’elle allait pouvoir remercier une dernière fois le Roi Régent de Topaze et s’envoler vers de nouvelles aventures, elle pensait qu’elle allait pouvoir prendre les devants, mais non. Monsieur le Roi était de retour à l’infirmerie pour s’enquérir de son état. C’était une des premières fois qu’elle regrettait la bienveillance de quelqu’un.

Elle reprit de la contenance et lui offrit un sourire poli. Ce qu’il raconta était un de ses leit motiv également. La persévérance et sa ténacité étaient ses deux plus grandes qualités et ces journées à ne faire que le minimum étaient des plus frustrantes pour la demoiselle ailée. “Vous avez bien raison ! Cela me fera le plus grand bien de pratique un peu !” Habillée, elle n’avait qu’à attraper ses deux lames précieusement rangées dans leurs fourreaux afin de les rajouter à sa ceinture.

Elle se dirigea alors, accompagnée du bel homme, jusqu’à la dite salle d’entraînement. Cela ne l’empêcha pas de converser sur le trajet. “Votre Altesse, j’espère sincèrement ne pas abuser de votre hospitalité. De plus, je suis parfaitement consciente des risques que vous encourez à porter autant d’attention sur moi.” Elle marqua une légère pause. “C’est pourquoi je vous annonce que je ne resterais pas un jour de plus.” Elle le disait d’une manière résolue. Et elle enchaîna rapidement. “Je n’oublierais évidemment pas ce que vous avez fait pour moi et je saurais vous montrer ma gratitude lorsqu’il sera nécessaire.” Ils pénétrèrent enfin dans l’enceinte de la salle d’entraînement. Il y avait tout le nécessaire pour s’adonner aux pratiques habituelles de ce genre d’endroit, elle marqua cependant une pause, se retournant vers son sauveur. “Il n’y a pas de soldats ni de gardes ? Je pensais que vous m’aviez préparé un partenaire pour cette session.” Bah oui, il est où ? Devant elle ? Comment ça ?
Shay
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Dim 26 Jan 2020, 11:53

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Omelette ?

1577 - mois 10

L
a demoiselle qui n’avait pas eu l’air ravie de ma venue de prime abord – chose qui heurta un peu mon égo, après tout, n’importe quelle femme rêverait d’avoir un Apollon telle que moi à leur chevet – elle changea de visage lorsque je lui avais proposé d’aller s’entrainer. Elle était le genre de personne à préférer la danse du combat plutôt qu’une discussion calme et posée. Une guerrière. Les armes qu’elle possédait étaient de parfaites preuves de son esprit combattif. En tous les cas, sur le chemin menant à la salle, Falca m’annonça alors qu’elle ne restera pas plus longtemps au château. Je ne puis qu’hocher la tête, compréhensif.

«
Il vaut mieux en effet ne pas rester plus que nécessaire. Bien entendu, le but n’est pas de vous mettre à la porte. Simplement qu’à force, le peuple risquerait de mal voir votre traitement. Pour le moment, cela passe doucement dans leurs esprits car étant vous êtes une étrangère. Cela n’a pas le même impact que si vous aviez été topazienne. » Triste réalité qu’était cela. J’étais persuadée qu’un jour, nous changerions la mentalité du peuple de Topaze. Mais pas aujourd’hui. « Un jour, sans doute pourrez-vous venir sans l’appréhension d’être mal reçue par les hommes ! » Je rêvais peut-être. Je ne me rendis d’ailleurs compte que je venais de penser à voix haute qu’une fois les dernières notes de la phrase résonnant à mes oreilles. « En tous les cas, j’aimerais si possible que vous me laissiez un moyen de vous contacter au besoin. Vous semblez être une combattante, peut-être ferais-je appel à vos services pour une mission ? Afin de vous acquitter de la dette. »

N
ous arrivâmes dans la salle d’entrainement. Il n’y avait personne. Je n’avais pas privatisé ce coin du château pour pouvoir entrainer Falca, c’était simplement le coup du hasard… ou simplement je connaissais bien les habitudes des soldats et leurs horaires d’entrainement. Nous allions donc être tranquille pendant environs une heure. Ce sera amplement suffisant. Je la laissais regarder l’espace qui était dédié aux entrainements tandis que moi je me dirigeais naturellement vers un coin d’arme diverses et variées, lorsque j’entendis sa voix retentir. Je me retournais avec un sourire énigmatique sur les lèvres alors que mes mains s’étaient appropriées deux bâtons d’entrainement.

«
J’ai préparé un partenaire pour cette session. Vous l’avez devant vous. » Mon sourire s’agrandit alors que je lui lançais le bâton d’entrainement. « Si vous vous inquiétez pour moi, sachez que j’ai été chevalier de Jade pendant dix ans avant de devenir régent. » Je fis quelques pas vers le centre de la salle en faisant tourner le bâton entre mes doigts. « J’ai même entrainé quelques chevaliers encore présents dans l’ordre, certains se souviendront de moi longtemps d’ailleurs, » pauvre Notissemi, paix à ton âme. Ou pas. « Il n’y a personne dans la salle à par nous. Nous avons environs une heure pour nous défouler sans le regard des autres… alors vous n’avez pas à vous retenir car je suis roi. Ne vous inquiétez pas, je ne vous ferais pas couper la tête si vous me battez ! » Je ne pus retenir un sourire amusé alors que je commençais à me mettre en garde. Ce n’était peut-être pas très rassurant ce que je venais de lui dire… mais je dois bien avouer que cela m’amuse. Armés de bâton d’entrainement, nous ne nous ferons pas plus de mal que des bleus – normalement. « Je ne vous ferais pas de cadeau… ni l’insulte de vous permettre de commencer car vous êtes une femme. »

Et à ces mots, je m’élançais vers elle, arme en main, commençant la joute par deux feintes suivit d’un coup franc sur le côté de son genou.


‹c› Vanka



1-2 : Le coup n’est pas évité.
3-4 : Le coup est partiellement évité et effleure son genou, laissant tout de même une légère douleur.
5-6 : Le coup est esquivé.
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Mar 04 Fév 2020, 18:18
“Je le conçois très bien, votre Altesse et je suis pleinement consciente du traitement de faveur qui m’est accordé et que ma présence puisse entacher votre réputation.” Elle était peut-être parfois pas très maline, mais elle n’était pas non plus ignorante. Enfin bref, peu importe, ce sujet était clos. “Je dois vous avouer que je ne possède pas réellement de chez moi où je peux recevoir du courrier, cependant, je rentre souvent à Eleaven, je vous apporterais une de nos colombes.”

Il était temps de retourner à l’entraînement et il exprimait tout son palmarès. Et bien, elle n’avait pas affaire à n’importe qui, mais cela ne changeait pas son point de vue. Elle n’avait pas à affronter quelqu’un de la noblesse et encore moins un roi. Rien avoir avec le fait de gagner ou perdre, ou d’avoir peur de le blesser. C’était simplement pas sa façon de voir les choses.

Cependant, ses réflexes attrapèrent le bâton entre ses doigts facilement. Comme s’il n’avait attendu que ça depuis le moment où elle avait pris la foudre. Elle se mit alors en garde et l’homme en face d’elle prit rapidement les devants. Une feinte, puis une deuxième. Elle les avait vus, mais son corps réagit mal. Pas comme elle l’aurait souhaité. Elle essaya de mettre son bâton sur la trajectoire de celui de son assaillant, mais c’était peine perdue, le coup toucha son genou.

Genou qui avait offert une ouverture plus grande que tout ce qui était imaginable sur cette planète. Genou qui flancha d’ailleurs sous le coup, le corps de la rouquine s’affaissant alors que la partie du corps touchée s’écrasa au sol. Elle était pitoyable. En tout cas elle se sentait comme tel et son genou lui faisait extrêmement mal. Mais ce coup lui faisait plus mal à l’égo qu’autre chose. Elle n’allait offrir aucun challenge au roi ?

Hors de question. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre qu’elle se releva, serrant le bâton de toutes ses forces. “Pardonnez-moi, je crois avoir eu un instant d’étourderie. Reprenons.” Elle prit appui sur sa jambe valide pour attaquer l’autre homme qui esquiva le coup sans problèmes. Elle allait devoir redoubler d’efforts si elle ne voulait pas paraître ridicule.


1 : Falca rate sa parade et se fait plus mal que prévu
2 - 3 : Falca rate sa parade
4 - 5 : Falca bloque le coup
6 : Falca bloque le coup et contre attaque immédiatement dans le flanc


Dernière édition par Falconidæ le Lun 10 Fév 2020, 10:25, édité 1 fois
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Mer 12 Fév 2020, 11:31

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1577 - mois 10

F
alca posa le genou à terre suite à mon attaque. Sur le coup, je fus quelque peu surpris, car je ne pensais pas que cela l’avait touché si durement. Non, je dis des bêtises : elle devait sans doute avoir encore un peu de mal avec son corps suite à son coup de foudre. Je l’avais d’ailleurs plutôt bien remarqué : ses mouvements semblaient peu fluides et archaïques alors qu’elle m’avait semblé de prime abord être une combattante. Mais je ne m’étais fais cette réflexion que de part la vue de ses épées. Rien ne dit en effet, qu’elle était douée avec. N’importe qui peut avoir une arme et ne pas savoir s’en servir. Cela a juste un effet plus dissuasif que quelqu’un de désarmer.

P
ourtant, malgré ses mouvements qui manquaient clairement de grâces, cela se sentait qu’elle avait tout de même un certain entrainement. Je me demandais alors si c’était une bonne idée pour nous de nous entrainer alors qu’elle n’était pas au meilleur de sa forme. A la base, j’avais prévu cet entrainement également dans un but thérapeutique, afin qu’elle bouge ses membres. Je faisais la même chose fut un temps avec Notissemi. Si quelque chose n’allait pas… tout se résolvait avec des entrainements. Enfin presque tout.

E
lle se releva alors que je lui donnais un peu d’espace et de temps pour se remettre. J’hésitais à lui demander si elle allait bien. Je ne voulais pas froisser son égo en m’inquiétant un peu trop de son état. Puis, elle parla, mettant son mal pour une étourderie. Soit. Je décidais de ne faire aucuns commentaires. Nous nous remîmes en position de combat, et cette fois, je la laissais prendre les devants. Elle commença par attaquer, mais son mouvement fut trop lent et prévisible, je l’évitais sans problème d’un pas sur le côté.

J
e décidais alors qu’il valait mieux commencer par de l’échauffement avant d’être plus incisif dans les attaques. C’est ainsi que je poursuivis cet entrainement par des enchaînements de coup n’ayant pas pour but de la toucher mais plus de la faire bouger pour l’échauffer  - et pour m’échauffer également. Nous échangeâmes plusieurs coups, le bruit de nos bâtons se percutant se mêlant à nos respirations, le manège durant bien quelques minutes. Et puis…

Mes coups se firent plus durs et plus forts, alors qu’avec un enchaînement de quatre coups précis, je tentais de lui en porter un sur son bras pour la désarmer.

‹c› Vanka



1-2 : Falca voit clair dans mon jeu et évite de se faire désarmer.
3-4 : Le coup ne permet pas à la désarmer.
5-6 : Falca se fait désarmer.


Dernière édition par Shay le Mer 12 Fév 2020, 11:32, édité 1 fois
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