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-18 | Terminé | Butterfly Therapy or Apocalypse Rising | Aurore

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Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

Plus sur le personnage
Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Dim 15 Sep 2019, 08:27
Butterfly Therapy or Apocalypse Rising


Quand Hasard est synonyme d'Horreur


- An 1577 MOIS 1 -



Les choses sont devenues un peu étrange à Irianeth depuis quelques mois. Pour le commun des mortels, cela n’était point étonnant. Pour Jahël par contre… beaucoup plus. Il ne comprenait pas la réaction de l’Empereur. Sa femme était morte. Son fils avait failli se faire tuer par la même occasion. Pas de quoi en faire tout un drame !
Oui, c’était ainsi que notre petit Jahël fonctionnait. La seule chose qui, de son avis, en faisait un drame, c’était que la mort par empoisonnement, ce n’était pas assez sexy. Dans le sens, pas assez ensanglantée. Pas assez beau. Pas assez excitant. Aucuns intérêts. D’ailleurs, Jahël ne connaissait pas la fin de l’enquête qui a été menée. Qui fut l’assassin ? Sans doute les Jadois. En tout cas, ce qui était sûr, c’est que ce n’était pas Jahël. Si Jahël voulait assassiner quelqu’un, ce ne serait pas par empoisonnement. Ce serait quelque chose de beau, quelque chose de grandiose. La personne mourrait dans un geyser de sang apocalyptique, les os en bouillie avec juste la tête de laisser intact pour pouvoir contempler à jamais son expression de douleur à jamais figer : gueule béante et yeux exorbités. Si un jour, quelqu’un voit une tête de ce genre dans une mare de sang, d’organes en bouillie et d’os vaguement raccordés, c’est que Jahël était passé par là.
Autant dire que les possibles soupçons qui auraient pu être soulevés concernant l’implication du Chevalier au meurtre de l’Impératrice furent rapidement balayés. C’était loin d’être la marque de fabrique du blanc. Et, malgré la bibliothèque qu’il avait dans le crâne, il était loin d’être assez intelligent pour masquer ses meurtres en changeant de méthode. Il n’avait pas envie de changer de méthodes, au contraire, il voulait qu’on le reconnaisse comme cela, même si la gloire et le prestige n’a jamais fait parti de ses objectifs de vie.

Ah, si, il y a peut-être une chose qui était bien parmi tous ses changements. Il avait l’impression, bien que cela ne soit pas dit explicitement, que Cybard lui permettait de pouvoir faire plus de… hm… dégâts. Lui donner plus de libertés dans sa folie. C’est que à un moment une personne était venue se plaindre récemment du comportement de Jahël à l’Empereur, et l’Empereur avait laissé passer. Ce fut quelque peu étrange, mais, bien évidemment, Jahël en avait saisi l’opportunité pour voir jusqu’où il pouvait aller. Il ferait graduellement évidemment. Il n’empêche qu’il avait du mal à se situer maintenant. D’un côté on lui demandait de se retenir, dans l’Ordre, histoire de ne pas tuer tous les apprentis et de se mettre à dos tous les Chevaliers. De l’autre, c’était comme s’il avait carte blanche pour faire tout ce qui lui passer par la tête. Il se demandait même s’il avait la possibilité de s’en prendre à son propre peuple.
Ce qui est sûr, c’est que tout cela excitait bien trop sa folie. C’était… dangereux. Oh bien entendu, il avait apprit à se retenir quand il en avait envie. Notamment dans l’Ordre, il savait qu’il ne pouvait pas trop en faire. Il évitait de toucher aux enfants, surtout les plus jeunes, quant aux écuyers… eh bien, il se retenait d’en faire de la charpie. Après tout, on voulait renforcer les rangs des Chevaliers, pas avoir un bouillon d’écuyer à manger le soir au souper.
C’est pourquoi... il se sentait encore plus tirailler. A la longue, il allait finir par développer une double personnalité bien distincte. L’on pourrait penser qu’il en a déjà une, mais non, là c’est plus un changement d’humeur qu’une double personnalité. Puisqu’en soit… ces deux facettes ont la même personnalité.
Avoir une double personnalité n’intéressait pas Jahël. Oui il avait conscience de cela, quand même, il n’était pas des plus intelligents mais il n’en restait pas moins quelqu’un de futé et d’observateur. Pourquoi cela ne l’intéressait pas ? Car cela lui donnera une impression de perte de contrôle si un « autre » prenait les rennes de son corps. Et c’était une idée particulièrement déplaisante. Alors il tentait à tout prix de chercher un équilibre… mais c’était si difficile. Entre l’un soufflant le sang et la violence, et l’autre la retenue.
S’en était… rageant.

« Pitié, non, ne faites pas ça ! »

Ne lui répondit que le rire moitié sadique moitié fou du Chevalier alors qu’il avait décidé d’utiliser une méthode un peu plus manuelle pour éventrer sa victime. C’était relativement rare que Jahël n’utilise pas son pouvoir pour faire le sale boulot à sa place. Seulement là, il ne saurait dire pourquoi, il était énervé, frustré. Il avait envie de sentir sous ses doigts la chair tendre, de la déchirer avec ses ongles, de forcer sur les os, de tirer sur les nerfs. Sur le coup, il avait plus l’air d’un animal enragé, recouvert de sang, souriant jusqu’aux oreilles, le tout agrémenté en quelques occasions d’un rire à faire froid dans le dos.
Et puis, il rendu l’âme.
Le silence. Le silence assourdissait Jahël.
Il se releva, observa ses vêtements recouverts de sang, puis son carnage. Il y avait eut en tout 5 petits péquenauds qui ont subis sa folie meurtrière. Il doit bien y avoir une raison pour qu’il décide de les trucider, tu te dis sans doute, cher lecteur. Et bien non, pas vraiment. C’était des nomades du Désert venus faire escale à Zénor – car Jahël se trouvait actuellement à Zénor non loin de la frontière justement – et ils ont demandé leur chemin au Chevalier.
Grand mal leur en a prit.
Un spectacle ensanglanté et répugnant comme celui-ci aurait du ravir notre homme en blanc – et rouge du coup – pourtant il ne ressentait rien. Il se demandait bien ce qu’il pouvait avoir. Une dépression, peut-être ? Avec tous ses changements, il ne serait pas étonnant qu’il soit assez perturbé pour ne plus vraiment savoir quoi faire ni quoi ressentir. Il soupira. Il fallait sans doute nettoyer maintenant.
Mais il n’en avait pas envie. Alors il ne le fit pas.
Partant de la scène d’horreur, il passa dans une rivière tout habillé – chose qu’il détestait faire d’ordinaire – pour enlever le surplus de sang. Maintenant, ses vêtements blancs avaient des tâches roses ici et là. C’était un style comme un autre. Malgré le fait qu’il était proche du Désert, il trouva la rivière froide.
Il soupira. Il n’avait pas envie de retourner dans la chambre qu’il avait réservée pour pouvoir rester sur Zénor. Il avait encore moins envie de retourner sur Irianeth. Etrange non ? Il n’avait pas envie de rester sur Irianeth, préférant vaquer entre les colonies. Il faut dire qu’il y avait plus d’actions par ici. Plus de bandits à tuer, de possibles rebelles, et ainsi de suite. Sur le continent noir, c’était si calme…
Sans s’en rendre compte réellement, Jahël se retrouva devant une bâtisse. C’était une immense bâtisse faite de bois dans un style très naturel et pittoresque, avec des plantes grimpantes sur les murs et autres plantes un peu partout dans l’allée. Sans savoir trop pourquoi, il décida d’y entrer.

« Bonjour ! » s’exclama ce qui semblait être le maitre des lieux. « Bienvenu au Kakal’mtoi ! Félicitation, vous êtes notre deuxième client de la journée. Pour vous récompenser, voici une clé d’une chambre de notre bâtisse avec accès exclusif aux sources chaudes. Vous pouvez même demander à vous faire masser, il suffira de nous sommer avec une clochette. Il y en a partout dans la bâtisse. Soyez sans crainte, mon personnel et moi-même savons nous faire discrets, vous ne saurez même pas que nous sommes là ! Profitez bien de votre séjour ! »
« Mais… je n’ai rien demandé. »

Il n’eut même pas le temps de finir sa phrase que le gérant disparu derrière une porte. Jahël se retrouva seul dans la pièce principale, une clé dans la main, une serviette dans l’autre – donnée par le gérant lorsqu’il parla des sources chaudes. A cette pensée, Jahël eut à nouveau un frisson, lui rappelant qu’il avait froid. Il était le deuxième client… en cette saison, ne devrait-il pas y en avoir plus ? Après tout, c’était généralement durant la saison froide que les clients voulaient profiter des sources chaudes. Enfin bon, au vu de l’heure assez tardive de la journée, il doutait qu’il y aurait d’autres clients qui viendraient. C’était sans doute pour cela que le gérant semblait vouloir le garder à tout prix…
Il resta un long moment à tergiverser sur s’il restait ou non. Puis, il finit par céder à la tentation.
Sortant de la bâtisse, il dut marcher quelques mètres avant d’enfin apercevoir les sources chaudes. Du moins, il sentit la chaleur avant de les voir. Le cadre était très champêtre. Les sources étaient assez isolées de la bâtisse, une petite forêt faisant barrière et encadrant les sources qui ont été spécialement aménagées pour recevoir les clients. A la base, c’était des sources naturelles. Les quelques aménagements sont du fait de l’humain, mais ce qui était appréciable était qu’ils n’avaient pas trop modifié l’environnement afin de garder un aspect naturel.
Au final, ce ne serait pas une si mauvaise idée de rester.
Posant la serviette sur un rocher non loin des sources, Jahël commença à se déshabiller lorsqu’il la vit…
Cela lui fit encore une fois le même effet qu’à l’attribution. Il aurait préféré oublier cet évènement, il aurait préféré l’avoir imaginé. Il avait fait en sorte d’éviter Fées afin de ne pas avoir à nouveau cette sensation. Cette sensation d’être là et pas là, d’être lié le plus intimement possible avec elle alors qu’ils ne se connaissaient pas. Cette douce chaleur et cette violence répulsion. Il ne l’avait pas remarqué lorsqu’il s’était approché de la source, et visiblement elle non plus, sans doute plonger dans ses pensées.
Il se passa plusieurs minutes pendant lesquelles, Jahël, à moitié déshabillé, observé la reine des fées complètement nue barboter dans l’eau.
Et puis, alors qu’elle commençait à se retourner en direction de Jahël – avait-elle fini par remarquer une présence indésirable ? – ce fut à ce moment là qu’il se décida à prendre la parole, histoire d’avoir le premier mot et de la surprendre un peu.

« Qui aurait cru qu’une reine de Fées viendrait dans les eaux de Zénor. » Il eut un sourire. C’était loin d’être le sourire niais qu’il avait pu arborer au moment de l’attribution. C’était presque… presque un sourire mature. Et sournois. Puis, penchant la tête de côté comme il avait l’habitude de faire lorsqu’il était curieux : « Tu es venue pour mourir finalement ? » Songeur, il finit de se déshabiller sans aucunes gènes, laissant parfaitement libre ses parties génitales, avant de commencer à rentrer dans l’eau pour se rapprocher d’Aurore. « Je l’ai jamais fais dans l’eau. Tu veux bien être ma première ? »


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Dernière édition par Jahël le Dim 12 Jan 2020, 11:09, édité 2 fois
Aurore
Rang : Gouverneure
Nombre de messages : 100
Rôle : Gouverneure de Fée

Plus sur le personnage
Âge: 40-45 ans [L3]
Race: Fée
Mer 18 Sep 2019, 12:18
Les yeux fermés, soulagée par la chaleur de l’eau, Aurore se sentait bien, pour la première fois depuis son entrevue avec l’Empereur Cybard il y a un an et un mois de cela. Elle commençait à se dire que son idée de se rendre dans la fameuse maison Kakal’mtoi, connue pour ses sources chaudes, était la meilleure de ses décisions récentes… Ce désir de se faire du bien était venue à la souveraine féerique lors d’une journée des plus banales. Toujours autant surveillée par la "nounou" de l’Empereur, elle avait d’abord effectuée du mieux qu’elle pouvait les tâches que lui imposaient son statut de Reine, avant de décider de se dégourdir les ailes en voletant dans son château. Seulement, inconsciemment, ses ailes la dirigèrent vers la chambre qu’occupait sa sœur Lily-Anna par le passé, et elle ne s’en rendit compte que lorsqu’elle fut finalement arrivé à destination. Constatant le silence qui pesait dans la pièce et se rappelant du pourquoi du comment de la chose, Aurore sentit le chagrin l’envahir d’un seul coup. Mais, ne souhaitant pas transmettre une image de souveraine faible, ce qu’elle n’était de toute façon pas, elle retint ses larmes et se tourna vers le soldat d’Irianeth pour lui annoncer qu’elle se rendait à Zénor dans l’heure. Bien entendu, ce dernier lui proposa de l’accompagner – ou, devrais-je dire, s’imposa à elle… – mais la Boréal ne s’en formalisa pas. Elle savait que, de toute façon, elle n’avait pas le choix…

Et c’est ainsi que, quelques jours plus tard, après un voyage sans événement notable, la petite troupe arriva devant une bâtisse en bois décorée de nombreuses plantes sur les murs et dans les allées. Un homme, qui semblait avoir reconnu le nez imposant de sa première cliente de la journée, s’approcha alors avec un sourire du duo et fit une révérence des plus respectueuse, avant de s’emparer de la main d’Aurore pour lui offrir un baise-main. En même temps, il avait prit la parole :  

« Bienvenue dans l’humble maison Kakal’mtoi, Majesté ! Je suppose que, si vous êtes ici, c’est pour passer quelque temps chez nous ! Voici donc la clé d’une des chambres de notre bâtisse, vous permettant également d’accéder aux sources chaudes. Vous pourrez aussi vous faire masser, il vous suffira de sonner avec une clochette. En espérant que votre séjour se passe dans les meilleures conditions, Majesté ! »

Une fois cette petite tirade terminée, le maître des lieux se redressa et Aurore lui adressa un simple signe de tête. Puis, l’homme parti, elle lança un regard lourd de sens à sa "nounou", qui finit par s’éloigner, ayant sûrement dans l’idée de trouver une auberge non loin en attendant que la souveraine décide de quitter le Royaume de Zénor. Peut être le soldat pensait-il qu’il n’y avait aucun risque de trahison dans un bâtiment comme celui-ci, ou peut être qu’il ne souhaitait tout simplement pas se retrouver face à une Aurore dévêtue, toujours est-il que la Reine des Fées fut laissée seule et libre de ses mouvements. Liberté dont elle tira profit immédiatement en se rendant directement dans les sources chaudes.

Pendant de nombreuses minutes, si ce n’est pas de nombreuses heures, la jeune femme-ailée aux cheveux colorés se prélassa dans l’eau, alternant entre des moments de nage et des moments où elle se laissait envahir par ses pensées. Sa tranquillité finit cependant par être quelque peu bouleversée par l’arrivée importune d’un élément perturbateur. En effet, alors qu’elle se retournait pour effectuer de nouveaux mouvements de brasse, une voix fit sursauter Aurore. Cette voix, la Reine des Fées la connaissait… Cette voix, la Reine des Fées l’avait déjà entendue… Un simple regard dans la direction d’où venait la voix lui confirma ce qu’elle pensait. Jahël, le chevalier Jahël, son âme-sœur, se tenait debout, complètement nu, sur les bords des sources chaudes. Par réflexe, bien qu’elle ne sache pas vraiment s’il avait un quelconque intérêt pour son corps, vu les paroles qu’il venait de sortir, la souveraine féerique s’enfonça alors dans l’eau, ne laissant dépasser que son visage, puis se décida enfin à répondre à ce… ce perturbateur.

« Bonjour, chevalier Jahël ! Pour votre gouverne, sachez que cet établissement est reconnu dans tout Enkidiev pour ses sources chaudes… Il n’est donc pas étonnant que je me décide à m’y rendre. Je suis une femme appréciant les bonnes choses, après tout ! » Aurore avait tentée d’être le plus poli possible en s’adressant au Chevalier, mais quelque chose dans son ton signifiait bien qu’il n’était pas le bienvenue. Sensation sûrement encore plus présente dans la suite de ses paroles : « Et il me semble vous avoir déjà interdit de me toucher ! Que ce soit pour me tuer ou pour… autre chose, je vous L’INTERDIS ! »

Une fois les choses mises au clair – ou du moins l’espérait-elle –, la Reine des Fées se mit à nager jusqu’à l’autre bout des sources, cherchant à mettre le plus de distance possible entre elle et Jahël. Elle espérait que, ainsi, le Chevalier brillant comprendrait qu’elle préférait rester seule, et qu’il était donc temps pour lui de partir. Mais, après tout, avec Jahël, on n’était jamais sûr de rien…
Jahël
Rang : Chevalier
Nombre de messages : 744
Rôle : Chevalier d'Irianeth

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Âge: 33-38 ans [L3]
Race: Humain
Ven 27 Sep 2019, 12:49
Butterfly Therapy or Apocalypse Rising


Quand Hasard est synonyme d'Horreur


- An 1577 MOIS 1 -



Jahël avait posé un pied dans l’eau de la source. Le contact avec la chaleur fut brutale, soudaine, Jahël eut un temps d’arrêt bien malgré lui. Puis, la brûlure du chaud fit lentement place à ce réconfortant bien-être. Un seul pied dans l’eau et ce fut comme si la chaleur remontait le long de sa jambe pour réchauffer son corps en entier, lui arrachant des petits frissons discrets, ses poils se hérissant presque agréablement. Le chevalier ne se fit pas prier pour mettre son autre pied, non sans évidemment l’avoir essuyer quelque peu sur une roche faisant parti de la délimitation de la source, afin d’enlever le plus de brindilles et de terre pour laisser l’eau la plus saine et propre possible. Il avait fait la même chose avec son premier pied bien évidemment. Puis, il plongea son pied, lui arrachant à nouveau des frissons de plaisir au contact de la chaleur. Cela lui rappela son bain de courte durée dans une rivière bien plus froide afin de s’enlever le sang qu’il avait fait couler, quelques minutes plus tôt, et il se demanda sur le coup ce qui avait bien pu lui traverser l’esprit. Ce n’est pas comme si le peuple d’Irianeth n’était pas habitué à le voir arriver ensanglanté de la tête au pied. Pourtant, il avait prit la peine de plonger tout habillé dans une eau glacée – d’ailleurs ses vêtements étaient désormais étendus sur des branches basses des arbres non loin afin de sécher. Cela lui démontrait bien qu’il n’avait plus toute sa tête ces temps-ci – bien que beaucoup diraient qu’il n’a jamais toute sa tête. On va dire qu’il n’a plus toute sa tête comparé à son état habituel. Voilà, c’était plus parlant. Car, Jahël était de ses gens qui n’aimaient pas trop le froid. Enfin. Il était compliqué comme garçon. Il détestait le soleil car cela lui provoquait des brûlures, et il aimait l’hiver, mais il n’aimait pas quand c’était trop froid. En gros. Jahël faisait parti de ses gens qui n’étaient jamais contents. Voilà.
Le Chevalier resta quelques secondes avec seulement les pieds dans l’eau pour en apprécier la fugacité avant de finalement se décider à descendre un peu plus bas. Lentement, prenant tout son temps pour bien ressentir les sensations que provoquaient en lui le contact progressif entre l’eau chaude et sa peau glacée. D’abord la surprise agrémentée de frisson, puis l’appréciation appelant à la détente de ses muscles. Après un bon massacre, rien n’était mieux que de plonger dans une source chaude. Jahël sentait déjà les muscles de ses cuisses – oui il était désormais jusqu’à ses cuisses – se détendre petit à petit, comme s’ils avaient été tendu comme un string jusqu’à maintenant.
Ah, mais, j’en oublierai presque que Jahël n’était pas seul dans cette jolie mare. La Fée s’était mise à cacher son corps sous l’eau… sauf que son corps était bien le dernier des intérêts de Jahël. Les seules choses qui pouvaient intéresser son regard étaient ses cheveux particuliers que Jahël se demandait encore comment il était possible d’avoir autant de couleurs dans ses cheveux – c’était sans doute à cause d’une caractéristique de Fée, ce ne pouvait être quelque chose qu’un humain lambda pouvait avoir – et ses ailes. Ah ! Les ailes. Jahël avait un attrait particulier pour les ailes, que ce soit envers les Qucspasseribus ou les Fées. Il faut dire qu’à partir du moment où la personne avait un trait particulier, cela attrait immanquablement Jahël. Ce peut être des yeux, ce peut être des cheveux, ce peut être de la peau… de la fourrure… ou des ailes. Il avait fortement envie d’arracher les ailes de toutes les Fées et de tous les Qucspasseribus pour en faire une collection privée. Oh, avouons-le, Jahël a déjà un endroit où il entreposait ses divers trophées. Et oui, il avait réussi à choper des ailes de Fée et des ailes de Qucspasseribus – un de chaque, pour être plus précis – et il adorait rentrer dans son jardin secret pour pouvoir les observer. Ah ! C’était vraiment une caserne des horreurs, cet endroit. C’était une bâtisse que Jahël avait acheté, qui lui appartenait tout entière, et où personne ne vivait. Il y avait bien une chambre, une cuisine et des latrines. Mais cette maison n’était pas faite pour y vivre. C’était… vraiment… son jardin secret où personne n’avait le droit d’aller.
Pour en revenir aux ailes, Jahël trouvait fascinant le fait qu’il y avait autant d’ailes différentes que d’être, que ce soit chez les Qucspasseribus ou chez les Fées. Et il avait envie de toutes les collectionner. Ah, exception faite concernant les Qucspasseribus : il avait également envie de se créer avec leurs ailes des sortes d’assemblage pour pouvoir voler lui-même à l’aide d’action mécanique. Malgré son intelligence, il devait bien avouer que c’était quelque chose qui demandait beaucoup de temps et d’investissement, choses qu’il ne pouvait pas trop avoir à cause de ses devoirs de Chevalier. S’il avait été sorcier, à la limite, cela aurait pu faire parti de ses devoirs en tant qu’objet de recherche. Mais il ne l’était pas. Donc il le faisait durant ses temps libres. Et encore. Durant ses temps libres, souvent, il faisait tout autre chose. Alors cela prenait plus de temps que prévu. Mais au moins il savourait pleinement ce qu’il faisait.

Tout ceci pour dire que le corps d’Aurore ne l’intéressait guère. Pour le moment, sa principale source d’intérêt résidait dans cette eau. Il écouta cependant d’une oreille les réponses de la reine, penchant la tête de côté en fronçant les sourcils, signe qu’il y avait encore des choses qu’il ne comprenait pas. Cela se sentait qu’elle ne voulait pas qu’il soit là, sauf que, si elle connaissait si bien ses sources, elle devrait savoir qu’en plus d’être mixtes, les sources étaient tout publiques – à tout bon payeur. Alors, même si elle avait, vraisemblablement, envie qu’il s’en aille, il n’en avait clairement pas l’envie. Ah ! Il est sans doute inutile de préciser que même si elle avait eut l’autorité de le faire partir, il ne serait pas parti pour autant. Il ne saurait expliquer, mais quelque chose chez Aurore lui donnait tout le temps envie d’être près d’elle – ou au moins dans la même pièce – sans doute à cause de cet étrange lien d’âme-sœur que Ja hël ne comprenait encore moins.
Le Chevalier finit par s’assoir dans l’eau, au bord, faisant en sorte que l’eau lui arrive au niveau du cou. Fermant les yeux pendant de délicieuses secondes, il laissa planer un long silence pendant lequel il ne fit qu’apprécier l’instant présent. Et, d’un bond soudain, il se propulsa en avant, nageant droit en direction d’Aurore en quelques poussées athlétiques. Jahël n’était pas battit comme un grand homme musclé jusqu’à en faire ressortir les veines. Il était relativement petit pour un homme, et assez fin. Cependant, malgré sa finesse, ses muscles n’en restaient pas moins saillants et bien proportionnés, démontrant bien qu’il n’était pas Chevalier pour rien. Et cela fut prouvé une fois de plus lors de cette nage rapide sans pour autant être épuisante. Chaque mouvement était fait pour économiser le plus d’énergie, alliant dextérité et précision, tout en permettant à son corps de se retrouver rapidement à quelques mètres d’Aurore.

« Tu étais si loin, il fallait bien que je me rapproche pour que tu m’entendes, » toujours dans des explications aussi simples qu’innocentes, sans arrière pensée, d’une voix bien plus calme et posée que ce qu’avait pu faire la Fée. Et surtout, comme à son habitude, le vouvoiement n’existe pas. « Mais, je ne comprends pas pourquoi tu sembles croire que je t’ai touché. Je ne t’ai pas touché. Je peux te tuer sans te toucher. Et te faire souffrir aussi, si tu n’aimes pas le contact, je peux faire ça à distance. Mais… » Le regard de Jahël devint soudainement moins innocent, plus dur, plus froid. « Lève encore le ton et je ne me retiendrais pas. » Puis, comme si cela était déjà écarté de son esprit, il reprit son habituel expression enfantine et innocente, non sans s’être rapprocher sans s’en rendre compte lui-même. « Mais, les sources chaudes de Zénor sont pour se détendre, mais à Fée, il doit bien y avoir des trucs pour se détendre ! J’ai entendu dire que la poussière de Fée était euphorisante. Etre dans l’eau ne risque pas de mettre de la poussière de Fée dans l’eau ? Ca fera quoi si je bois l’eau après ? Pourquoi t’as l’air si triste ? »

Au courant de ce qui se tramait chez les Fées à cause de l’Empereur ? Pas le moins du monde. Cela faisait quelques mois pourtant. Mais Jahël ne sait jamais beaucoup intéressé au jeu de politique. Il avait vaguement entendu dire qu’il s’était passé des choses entre l’Empereur et la Reine des Fées, mais de là à en connaître la teneur…


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Aurore
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Âge: 40-45 ans [L3]
Race: Fée
Sam 28 Sep 2019, 13:06
Contrairement à ce que la Reine des Fées espérait, Jahël ne comprit pas le message silencieux qu’elle avait tenté de faire passer et, plutôt que de quitter les lieux, il commença lentement à entrer dans l’eau. Cependant, bien que cela l’agace quelque peu, Aurore préféra ne pas en tenir compte. Le regard vide, accoudée contre un bord de la source, elle se contenta de l’observer. Mais, rapidement, son esprit quitta les sources et elle arrêta de suivre la progression de son âme-sœur. Au lieu de cela, la souveraine féerique laissa ses pensées se diriger vers son Royaume, où elle ressentait l’absence de sa famille de plus en plus chaque jour, puis vers Pikay, où ses parents, son frère et sa sœur devaient subir une vie à laquelle ils n’étaient que peu habitués – voire pas habitués du tout… Et, comme à chaque fois qu’elle pensait à tout ceci, la tristesse et la culpabilité l’envahirent d’un seul coup, faisant couler quelques petites larmes le long de ses joues.
Mais, heureusement, cette fois-là, la chaleur de l’eau et le calme des lieux soulagèrent plutôt rapidement la Boréal et, sans vraiment qu’elle ne comprenne pourquoi, son sentiment de culpabilité disparut petit à petit. Calmée, donc, elle ferma les yeux en soupirant et se laissa envahir par la sérénité ambiante. Aurore en avait presque oublié la présence de Jahël dans les sources chaudes, et elle était même prête à s’endormir.

Cependant, le destin en décida autrement puisque, une nouvelle fois, la voix du Chevalier se fit entendre, la tirant de ses pensées. La souveraine ailée, qui, comme je vous le disais précédemment, avait oublié sa présence à ses côtés, ouvrit les yeux en sursautant. Elle laissa son regard parcourir les sources, cherchant à savoir où se trouvait son interlocuteur, avant de l’apercevoir et de se mettre à soupirer. En reconnaissant Jahël, elle réalisa que son comportement devait lui sembler idiot, puisqu’il s’était déjà annoncé quelques instants plus tôt, et qu’il devait se dire que sa mémoire était courte, si elle avait déjà oublié cela… Cependant, Aurore reprit rapidement contenance et, bien que cela aurait probablement pour effet de découvrir sa poitrine, elle se redressa légèrement pour tenter de faire face à l’Avandey – bien que la tâche soit des plus ardues, puisqu’elle était plus petite que lui. Une fois que ceci fut fait, elle prit quelques secondes pour assimiler toutes les paroles du Chevalier, puis tenta de répondre à toutes ses questions.

« Vous savez, Jahël, je ne suis pas sourde, je vous aurais entendu même si vous ne vous étiez pas déplacé… » Et de un commentaire, passons au suivant : « Ensuite… Vous ne m’avez peut-être pas touché, mais vous sembliez avoir envie de le faire. En tout cas, à ce que je comprends, vous avez envie de me faire du mal, et je n’accepte pas cela ! » Aurore n’avait pas haussé le ton, mais elle n’avait pas non plus parlé comme si elle s’adressait à un ami… Jahël devait maintenant avoir compris que s’en prendre à elle serait dangereux… « Pour ce qui est de vos questions, sachez que je ne suis pas restée à Fée pour éviter de croiser des têtes connues. Quant à la poussière de Fée, je ne sais pas qui vous a dit cela mais il ne me semble pas qu’elle soit euphorisante ! Et elle ne tombe pas des ailes des Fées sans raison, être dans l’eau n’en fera donc pas tomber et vous pouvez boire autant que vous le voulez ! »

Aussi étrange que cela puisse paraître, Aurore avait répondu à toutes les questions que lui avaient posé Jahël. En temps normal, elle n’aurait répondu qu’à ce qu’elle jugeait utile, ignorant les questions idiotes ou inutiles, mais, cette fois-ci, elle avait décidé de satisfaire la curiosité de son âme-sœur. Peut-être espérait-elle qu’ainsi, le Chevalier finirait par partir et qu’elle serait enfin tranquille ? Toujours est-il qu’elle avait répondu à toutes les questions. Ou plutôt, à la majorité… Mais, si la Reine des Fées n’avait pas expliqué les raisons de sa tristesse, c’était par choix. Elle doutait que Jahël soit intéressé par des histoires politiques comme celle-ci. Et puis, de toute façon, elle n’allait pas raconter sa vie au premier inconnu venu, si ?

« Quant aux raisons de ma tristesse, je doute que cela vous intéresse, mais soit ! Ma famille est à Pikay contre sa volonté, suite à une décision de l’Empereur, et je n’ai que peu d’occasions de les voir… Ils me manquent énormément, vous comprenez ? »

Pourtant, contre toute attente, Aurore avait bien tout raconté à son âme-sœur… Au départ, elle ne souhaitait pas lui parler de cela, et quelques minutes s’étaient ainsi écoulées avant qu’elle ne prenne finalement la parole. Mais, finalement, elle avait été prise d’un besoin de se confier et, comme Jahël était la seule personne présente à ses côtés, elle lui avait tout raconté… Elle s’était rapprochée encore un peu plus du Chevalier, sans vraiment s’en rendre compte, puis, baissant les yeux, elle avait prononcé les mots que je vous rapportait plus tôt…
Jahël
Rang : Chevalier
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Âge: 33-38 ans [L3]
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Sam 26 Oct 2019, 13:53
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Quand Hasard est synonyme d'Horreur


- An 1577 MOIS 1 -



Le commun des hommes aurait sans doute louché plus d’une fois sur le corps d’Aurore, complètement nu, dont l’eau ne saurait cacher toutes les formes. Le fait qu’elle se redresse et découvre ainsi un peu plus sa poitrine en aurait fait tourner plus d’un. Mais Jahël n’était pas le commun des hommes. Le corps des femmes n’avait d’attrayant que la différence avec son propre corps. Rien qu’une beauté esthétique que Jahël aimerait collectionner dans sa maison des horreurs. Mais, bien évidemment, si c’était aussi simple, il n’y aurait plus de femmes sur Irianeth depuis un moment déjà. Mais il n’était pas spécialement intéressé par le fait de regarder tel un pervers.
Ce que Jahël aime par-dessus tout, ce sont les spécificités des personnes qui les rendent uniques. Pour Aurore par exemple, ce sont ses cheveux – si on oubliait son nez. Ses cheveux, c’était d’ailleurs la chose que Jahël regardait le plus. Ensuite venait son nez, puis ses ailes. Les trois choses qu’il voulait acquérir d’Aurore pour sa collection. Son nez, cela risquait d’être difficile, par contre il pouvait aisément lui enlever ses cheveux en arrachant la peau de son cuir chevelu. Progressivement, lentement, afin de ne pas déchirer le tout – bien qu’il pourra les recoudre par la suite – afin de garder la forme la plus naturelle possible. Et, bien évidemment, ses ailes.
Ah ! Les ailes de Fées ! Jahël devait se retenir à chaque fois qu’il en voyait. Sinon… sinon. Sinon, plus d’une se serait retrouvée démembrer, Aurore y comprit. D’ailleurs, Jahël avait plus envie qu’elle lui tourne le dos pour admirer ses ailes avec ses cheveux plutôt qu’elle lui fasse face avec ses petits seins et son grand nez. Ah ! Mais ce ne serait pas une bonne idée du tout ! A force de les regarder, il risquerait de ne plus se retenir et de les lui arracher de forces. L’entendre crier, voir le sang gicler, jaillir, remplir la source chaude progressivement dans des mouvements artistiques… rien que l’idée commençait à exciter un peu trop le Chevalier. Son cœur commença à battre plus vite, et il dut se faire violence pour ne pas se rapprocher encore pour la toucher.
Réprimant tant bien que mal sa soudaine pulsion sanguine, Aurore reprit la parole et Jahël se concentra sur sa voix, flottant dans l’eau pour se détendre. Autant dire que ce que prononça la fée suffit à recentrer Jahël et surtout, à le surprendre. Elle prenait la peine de répondre à toutes ses questions… n’est-ce pas la première fois ? Il devenait clair que quelque chose tourmenter la jeune femme pour qu’elle prenne le temps de répondre à Jahël sans que Jahël ne la trouve idiote.
En tous les cas, ses réponses étaient à moitié intelligentes, du point de vu du chevalier. Déjà, vouloir se parler à plusieurs mètres de distance était quelque chose de débile, toujours du point de vue de Jahël. Ce n’était pas tant une question de surdité que de commodité. De confort. Ensuite, lorsqu’elle supposa que le chevalier avait eut envie de la toucher, il fronça les sourcils d’incompréhension. Il était clair qu’elle n’avait pas de pouvoirs de sondage de l’esprit, déjà car l’esprit de Jahël était trop bien gardé pour qu’elle puisse s’y aventurer – et son esprit est un tel foutoir, un tel bordel, que s’y aventurer serait risqué de devenir fou – ensuite car elle avait tout faux. Jahël n’avait pas eu spécialement envie de la toucher au moment où il était entré dans la source. Sur le moment, il avait simplement pensé à lui-même et au bonheur que c’était de prendre un bain chaud, de détendre ses muscles, et ainsi de suite. Après… maintenant, oui, il avait envie de la toucher. Lui faire du mal était quelque chose d’accessoire. En soit, il avait simplement envie de lui toucher les ailes, d’en sentir la texture, de faire des expériences dessus, de lui toucher les cheveux également. Et si son touché lui faisait du mal… ce n’était pas vraiment son problème.
Le reste de ses paroles furent un peu incompréhensibles. Elle ne voulait pas rester à Fée pour ne pas croiser des personnes qu’elle connaissait… ces personnes devaient sans doute être des personnes qu’elle n’aimait pas, et qu’elle n’avait pas envie de voir, mais cela donnait envie à Jahël de lui poser plus de questions sur ce qu’il se passait. Par simple curiosité, pas par réel intérêt à vrai dire. Il aimait poser des questions, emmagasiner des informations, comprendre les sentiments des gens. Comprendre leur sentiment… pour ensuite comprendre les relations sociales et humaines. Et enfin, comprendre s’il avait les mêmes sentiments que le commun des mortels.
Ensuite, elle parla de la poussière de fée, et assura qu’elle n’était pas euphorisante. Pourtant, Jahël avait clairement souvenir d’en avoir entendu parler. Il avait beau parlé à la reine des fées, il avait tout de même un doute en lui. Ce n’était pas un manque de confiance envers la personne, mais plus un besoin de prouver qui avait raison. Avoir deux réponses contradictoires étaient vraiment frustrants pour le petit Jahël. Pour lui, c’était limite s’il ne fallait pas une réponse universelle pour tout et n’importe quoi.
En bref, les réponses à ses questions n’apportaient que d’autres questions et interrogations. Il allait falloir qu’il tire tout cela au clair, notamment pour la poussière de fée. Il n’allait pas pouvoir rester sans les réponses à ses questions bien longtemps. C’était beaucoup  trop frustrant et énervant de ne pas savoir, de ne pas pouvoir démêler le vrai du faux.

Mais voilà qu’Aurore reprenait la parole pour finir sur les interrogations précédentes du blanc. Ainsi donc, sa famille lui a été arrachée – en quelque sorte. Cela assombrit quelque peu le visage de Jahël, lui rappelant un peu trop durement sa propre situation avec sa famille. Il se passa un petit temps, seulement quelques secondes après la question de la reine – qui s’était rapprochée de Jahël alors qu’elle voulait, semble-t-il, mettre de la distance avec lui au départ.

« J’ai perdu ma sœur quand j’étais jeune. » La phrase tomba tel un cheveux sur la soupe, semblant sortir de nulle part, sans d’intonation, mais avec sur le visage une expression sérieuse qui le rendait adulte. « Je l’aimais beaucoup. Et puis elle a disparu. On ne sait même pas si elle a été kidnappée, si elle s’est enfuie, ou si elle est morte. Depuis, je sens bien que mes parents veulent mettre de la distance avec moi. »

Sur bien des côtés, on peut considérer Jahël comme un idiot qui ne comprenait pas grand-chose à la vie. Pourtant, il y a bien des choses qu’il note, qu’il range dans un coin de sa tête, et sur lesquelles il ne revient pas sauf s’il y a besoin. Alors il avait très bien noté le changement de comportement de ses parents lorsque la sœur disparut. Mais il n’avait rien dit. Ne s’était pas plaint. Préférant suivre leur désir, ne pas se mêler de choses qui pourrait lui faire du mal à son petit cœur. Car oui, Jahël avait un cœur. Un cœur à la fois innocent et sanguinaire.
Mettons sous silence que Jahël aimait sa sœur… et aimait encore plus lui faire du mal.

Il n’en dit pas vraiment plus sur son passé à Aurore. Il ne répondait pas explicitement à sa question. Il ne cherchait pas à compatir avec elle, ni à être triste, ni à la réconforter. Il ne faisait que répondre à sa question en lui présentant son passé. La différence qu’il y a entre les deux était que pour Jahël, cela s’est passé il y a pas mal d’année maintenant, et qu’il ne ressentait plus la même tristesse. C’était plus… un petit poinçon dans le cœur quand il y repensait. Qui disparaissait bien vite lorsque son attention se fait accaparer par autre chose.
Aurore était proche au point où rien qu’en tendant le bras, Jahël pouvait la toucher. Ah ! Mais c’est ce qu’il fit ! Ce fut totalement inconscient, il ne se rendit compte du mouvement de son bras qu’une fois que ses doigts touchèrent l’objet d’intérêt. Ce ne fut même pas quelques secondes après qu’il eut finit de parler, son bras s’est levé tout seul et ses doigts attrapèrent une petite mèche de cheveux arc-en-ciel d’Aurore par la racine avant de descendre doucement jusqu’à la pointe, suivant le mouvement de ses yeux, avant de finalement la lâcher.

« Tu as vraiment de trop beaux cheveux ! Je veux les mêmes ! » L’épisode tristesse semblait avoir passé sur le visage de Jahël à vitesse grand V, comme si cela était déjà de l’histoire ancienne. Il retrouva alors son air insouciant. « Et pour la poussière, comme t’as pas l’air sûre, pourquoi pas tester ? Tu peux faire tomber de la poussière sur une pierre plate ? D’après ce que j’ai entendu dire il faut l’aspirer par le nez. »


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Aurore
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Dim 27 Oct 2019, 18:29
Bien qu’Aurore lui ait explicitement signifier qu’elle ne souhaitait pas être aussi proche de lui qu’elle ne l’était à présent, Jahël l’ignora et ne bougea pas d’un iota. En temps normal, la Gouverneure aurait simplement été agacée, faisant savoir à son interlocuteur qu’elle n’appréciait pas qu’il l’ignore, mais, cette fois-ci, ce fut différent. Cette fois-ci, elle était tout simplement mal à l’aise. Non pas parce qu’ils étaient tout les deux nus, côtes à côtes, leur partie intime à seulement quelques centimètres de distance – après tout, Aurore avait fini par comprendre que Jahël n’était pas intéressé par ce genre de choses – mais simplement parce qu’elle ne savait pas ce que le Chevalier comptait lui faire. Il lui avait clairement fait comprendre qu’il aimait faire souffrir son monde et, dans son état, la jeune femme-ailée n’était pas capable de se défendre convenablement. Il est donc normal qu’elle se sente mal à l’aise et qu’elle veuille mettre le plus de distance entre Jahël et elle.

Cependant, ce ne fut malheureusement pas le cas, et Aurore dut prendre sur elle et supporter cette proximité non voulue. Mais le coup de grâce fut cette mèche de cheveux attrapée par le Chevalier, comme s’il voulait l’admirer ou… s’en emparer… Oubliant alors le reste de la conversation, oubliant la peine qui l’avait fait se rendre dans ces sources, la souveraine ailée se recroquevilla sur elle même et s’enfonça lentement dans l’eau, comme si elle voulait s’enfuir. Pour quelqu’un la connaissant, cela pouvait paraître étrange, d’autant plus qu’elle n’était pas du genre peureuse… Mais, je vous l’ai déjà dit, elle n’était pas dans son état normal en cet instant, et cela pouvait en partie expliquer son comportement pour le moins bizarre.

Mais, voyant finalement que Jahël ne lui voulait aucun mal et ne risquait pas de la torturer dans la seconde, elle se redressa lentement et reprit sa position initiale, à savoir accoudée sur un rebord de la source chaude, laissant sa poitrine seule dépasser à la surface. Tentant de se remettre de ses émotions précédentes, elle observa simplement le Chevalier qui tentait de la convaincre de laisser tomber de la poussière de Fée sur une pierre pour qu’il teste. En même temps, se disant que ce comportement était vraiment enfantin de la part de Jahël, elle poussa moult soupirs pour lui signifier à quel point cela l’agaçait. Cependant, après quelques minutes, le bien être que lui procurait la chaleur de l’eau y jouant probablement, Aurore finit par céder aux caprices du jeune homme.

« Bon… Puisque c’est que que vous souhaitez, Chevalier Jahël… Pourquoi pas, après tout ? Cela ne peut pas vous faire de mal ! »

Joignant le geste à la parole, Aurore se hissa sur la rive et chercha une pierre plate où elle pourrait déposer cette poudre de Fée soit disant euphorisante que lui demandait le Chevalier. Puis, ne sachant pas vraiment comment cela fonctionnait, elle se contenta simplement de secouer les ailes au dessus du rocher. A son grand étonnement, puisqu’elle avait effectué ce geste instinctivement, la Gouverneure remarqua une sorte de poudre brillante sur la pierre plate, lorsqu’elle se retourna. Faisant cependant comme si tout était normal, elle s’en approcha et, comme Jahël l’avait suggéré, elle en aspira par le nez. Il ne se passa cependant absolument rien, si ce n’est une légère toux incontrôlée de sa part - ou du moins était-ce ce qu'elle croyait, puisque l'effet n'était juste pas encore apparu…

« Vous voyez, mon cher, cette poudre n’a rien d’euphorisante ! Je ne vois pas où vous allez chercher des idées pareilles… Enfin, libre à vous de tester à votre tour bien évidemment ! »

Voulant réellement prouver à Jahël que la poudre de Fée n’était qu’une légende, que ce soit pour les êtres féeriques ou pour les humains, Aurore se plaça de nouveau au dessus du rocher et y secoua encore une fois les ailes. Une autre pluie de poudre brillante s’y déposa, et la jeune femme-ailée la montra du doigt en lançant à son interlocuteur un regard qui voulait dire « Et bien ? Qu’attendez-vous ? »
Jahël
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Jeu 14 Nov 2019, 09:06
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Quand Hasard est synonyme d'Horreur


- An 1577 MOIS 1 -



La Gouverneur Aurore était vraiment étrange. Etrange aux yeux de Jahël. Il n’avait pourtant rien fait de mal – toujours de son point de vue – et là voilà se recroquevillant sur elle-même dans l’eau comme si elle voulait se noyer. Ceci étant dit, si elle voulait tant mettre fin à ses jours, Jahël en connaissant un rayon sur les différents moyens de tuer une personne. Il serait donc le candidat parfait pour mettre fin à ses jours.
Cependant, elle n’alla pas jusqu’au fond de la source. Elle n’alla pas jusqu’à immerger sa tête. Jahël l’observait faire son petit manège sans vraiment comprendre ce qui pouvait la motiver en un tel acte. Ah ! Ca y est, il avait trouvé ! C’était car elle avait froid ! Donc elle avait décidé de se recouvrir un peu plus d’eau chaude ! Ce n’était pas bête finalement ! D’ailleurs, voilà que Jahël s’enfonça lui aussi un peu plus dans l’eau, jusqu’à ses épaules, pour profiter à fond de la chaleur bienfaisante qui réussissait à calmer ses ardeurs meurtrières. Oui, ne manquons pas de préciser que ce sont des ardeurs meurtrières.

Mais le plus étrange restait ses multiples changements d’attitude. D’abord elle a semblé craintive, puis agacée, et maintenant elle était étrangement coopérative. Son attitude bipolaire avait le don de donner le tournis à Jahël qui ne savait guère comment réagir alors que la jeune femme sortait du bain pour chercher une pierre plate. Jahël, quant à lui, s’était approché du même bord et posa ses deux bras sur les rochers lisses délimitant le bassin pour s’y reposer, observant les mouvements d’Aurore avec curiosité.
Rien n’échappait à son regard. La nudité de la fée ne dérangeait absolument pas le chevalier, et cela ne semblait pas la déranger elle-même. Pourtant, elle avait semblé gêné il n’y a même pas quelques minutes. Non, son attitude était vraiment étrange, elle n’était pas stable. Dire cela était un peu ironique, sachant que Jahël n’était pas du genre stable non plus. Un rien pouvait le faire passer d’un état mignon à un état psychopathe. Une phrase, une action… un rien.
Son regard parcourut le corps d’Aurore sans vraiment s’en rendre compte. Elle avait le physique typique d’une fée. Menue, plutôt petite, elle avait des formes mais moins prononcé qu’une humaine – ou bien est-ce simplement sa morphologie qui était comme cela ? Jahël se disait qu’il devrait observer le corps d’autres fées femelles afin de pouvoir faire une comparaison juste. En tous les cas, de dos, elle pourrait presque faire penser à un physique d’enfant si l’on ne remarquait pas ses hanches creusées par sa féminité.
Il l’observa alors faire tomber de la poussière afin de la renifler, attentif au moindre changement dans son comportement afin de voir si c’était vraiment une drogue. Elle se releva, semblant toute fière d’elle, prétendant que cela n’avait pas d’effets tandis qu’elle préparait la nouvelle dose pour le chevalier.

« Même si le fait de renifler la drogue donne des effets plus rapides qu’à l’ingestion, les effets ne surviennent pas de suite. »

Il marmonna cela alors que son regard fixé la pierre plate où se trouvait sa dose. Il ne savait guère si Aurore l’avait entendu, et n’en avait cure. Sur le coup, il hésita à se lever du bassin pour en prendre. Tout simplement car, bien qu’il semblait parfaitement neuneu, il avait tout de même conscience de son esprit peu stable, et sur le coup, se demandait si prendre de la drogue ne ferait que le rendre encore moins stable. Peu contrôlable.
Cette réflexion se déroula en une demi seconde avant qu’il ne finisse par se lever du bassin, pas du tout complexé par son corps nu face à celui du sexe féminin, pour ensuite se diriger vers la pierre plate. Là, prenant son temps, il rassembla la poussière afin de pouvoir l’aspirer plus facilement… puis prit une profonde expiration pour mieux tout faire rentrer d’un coup.
La chose faite, il se leva d’un bon, le regard vers le sol, attendant sagement que les effets ne viennent. Il se passa bien quelques minutes ainsi sans qu’il ne remarque la présence d’Aurore. Mais les effets vinrent… petits à petits. Il sentit son cœur battre plus rapidement alors qu’il n’y avait rien d’excitant sous ses yeux. sa respiration devint plus rapide également, tandis qu’il se sentait soudainement plus léger, léger au point de pouvoir s’envoler rien qu’en sautant.

Il sauta, et retomba au sol sur ses deux pieds. Et cela le fit rire. Un large sourire s’étendit sur son visage tandis qu’il fut prit d’un fou rire. Les effets le rendaient étranges tandis que ses yeux captèrent des changements de couleur : l’herbe verte devint bleue, puis rose, tandis que le rocher sur lequel il avait aspiré la poussière se liquéfiait. Il avait conscience que tout ceci n’était pas normal, son esprit rationnel n’étant pas parti, et que c’était sans doute du à la drogue.
Son regard trouva alors le corps d’Aurore. Il arrêta de rire, et d’un bond, il sauta sur elle, la faisant tomber au sol. Il se trouva au dessus d’elle, une jambe de chaque côté de son corps, tandis que ses deux mains encerclées sa gorge sans forcer, mais d’une étreinte peu rassurante, alors que ses yeux aux pupilles dilatées et son sourire tordu faisaient face au visage d’Aurore.

« C’est encore plus beau, c’est encore plus beau ! » s’exclama-t-il alors que ses yeux fixaient les cheveux d’Aurore dont les couleurs changeaient au fur et à mesure.

L’une de ses mains sur la gorge d’Aurore se resserra subitement, l’enserrant alors d’une seule main tandis que l’autre se saisissait d’une de ses mains pour la plaquer au sol.

« Je les veux, je les veux ! »

Il allait la tuer, là, maintenant, ses mains se serrant toujours plus sur leur prise respective.

« Hola, hola, il ne faut pas vous disputer comme ça ! »

Une intervention. Le sauveur. Cela déconcentra Jahël. Il desserra presque immédiatement ses prises et se releva pour observer l’aubergiste avec une mine presque enfantine. Une dispute ? Il n’avait pas l’impression de se disputer. C’était étrange. Il jeta un regard vers Aurore sans comprendre.

« Tenez, je vous ai préparé du thé pour vous détendre ! »

Il posa alors sur une pierre plate un plateau avec deux tasses de thé. Aussitôt, l’attention de Jahël fut toute prise par la tasse de thé, et c’est d’un bond qu’il sauta dans le bassin, nageant à peine pour atteindre l’autre rive. Sa tête crevant l’eau, il se rendit compte que l’homme était parti en laissant les tasses. Se tenant au rebord, Jahël se saisit lentement d’une des tasses pour en humer l’odeur – une douce odeur de fleur – avant d’y tremper les lèvres, satisfait.

« C’est si booon ! » s’exclama-t-il alors que les effets de la drogue lui donnaient l’impression de boire un breuvage multicolore. « Viens donc gouter ! » dit-il alors à l’intention d’Aurore alors qu’il s’éloignait dans l’eau, sa tasse à la main, restant stable pour ne pas déverser son contenu dans l’eau.


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Aurore
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Sam 23 Nov 2019, 09:59
Tellement persuadée que son interlocuteur avait tort, et que la poudre de Fée n’avait rien d’une drogue, Aurore ne porta même pas attention au commentaire de Jahël. Elle se contenta de s’asseoir non loin de la pierre où elle avait déposé la dose, attendant tranquillement que le Chevalier découvre son erreur. Et pourtant, il n’avait pas eu tort… En effet, plus les secondes avançaient, et plus elle se sentait étrange. Alors qu’elle observait le jeune homme sortir de l’eau pour aller renifler la substance qui était tombée de ses ailes, la Boréal eut l’impression d’entrer dans un autre monde. Un étrange monde multicolore aux formes étranges. Un monde… féerique… Tournant la tête, elle remarqua que certains arbres de la forêt étaient comme déformés, leurs feuilles ayant pris une teinte multicolore. Et pourtant, cela ne la choqua pas plus que cela. Au contraire, elle trouva même toute ces bizarreries magnifiques. Si bien qu’elle se para d’un air béat, son regard posé sur la forêt comme si elle voyait des arbres pour la première fois…

Et, toute à son étrange contemplation, Aurore en avait totalement oublié la présence de Jahël à ses côtés. Elle était trop concentrée sur ces arbres si étranges qu’elle semblait tant apprécié. Et pourtant, le Chevalier se rappela à son souvenir en sautant sur elle, une jambe de chaque côté de son corps, et en se mettant subitement à l’étrangler sans raison valable. En temps normal, la Gouverneure de Fée aurait tenté de le repousser, de se défendre pour éviter que Jahël ne la tue. Mais, cette fois-ci, elle n’en fit rien. Peut-être était-ce dû à l’effet de la drogue mais, en cet instant précis, elle se sentait invincible. Elle était persuadée que l’Avandey ne parviendrait pas à prendre sa vie, que ses mains étaient simplement en train de lui caresser le cou sans vraiment serrer. Et, à cette pensée, Aurore se mit d’un seul coup à rire. Un rire presque enfantin, un rire qui n’allait pas du tout avec la situation actuelle…

« Tu les veux ? Mais prends les ! Il faut toujours prendre ce que l’on veut ! »

La souveraine ailée ne savait absolument pas ce qu’elle racontait. Elle ne faisait que dire ce qui lui passait par la tête, sans se soucier du fait que ça ait un sens ou non… Mais, de toute façon, en cet instant, rien n’avait de sens, alors peu importait… Elle aurait très bien pu mourir en cet instant, étranglée par son âme-sœur, qu’Aurore ne s’en serait même pas rendu compte… Cela aurait d’ailleurs très bien pu être le cas, si un aubergiste ne lui avait pas sauvé la vie en ramenant du thé, leur disant d’arrêter de se disputer, déconcentrant ainsi Jahël et lui faisant lâcher prise. Attendez… Une dispute ? Mais de quel dispute parlait-il ? Il n’y avait aucune dispute en cours, de ce que savait la Boréal ! Cet homme du thé était étrange, dis donc… Il voyait des disputes partout… Cependant, laissant cela de côté aussi rapidement qu’elle y avait pensé, la jeune femme-ailée sauta dans l’eau avec toute la grâce dont elle pouvait faire preuve – c’est à dire aucune, en cet instant – et rejoignit rapidement l’autre rive pour goûter cette boisson qui leur avait été proposée. Et, en effet, comme le disait l’Avandey, c’était extrêmement bon ! Si bon qu’elle en poussa un gémissement un peu incontrôlée

« Hmm… C’est délicieux, dis donc ! Je crois que je pourrais en boire encore, et encore, et encore… Jusqu’à vider les réserves de thé d’ici ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait… Aurore vida sa tasse d’une traite, jusqu’à la dernière goutte, avant de balader son regard un peu partout pour en trouver d’autres. Et la seule tasse de thé présente alentour était celle de Jahël. Alors, sans hésiter, elle nagea jusqu’à lui et se colla contre son corps, minaudant comme jamais elle n’avait minaudé…

« Dis Jahël, tu me donnes un peu de ton thé ? S’il te plaiiiiiiiit ! »

Tout en parlant, la Gouverneure avait posé ses mains sur le torse de son interlocuteur, et s’était même mise à le caresser. C’était comme si, sans vraiment s’en rendre compte, elle tentait de le séduire pour le pousser à lui offrir ce qu’elle désirait tant…
Jahël
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Mar 26 Nov 2019, 04:39
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Tout ceci n’avait plus aucuns sens. Les sons, les couleurs, les formes – plus rien n’avaient de vrais, aux yeux de Jahël. Il se demandait même si le gout du thé n’avait pas été altéré dans son gosier, mais pour l’heure, il ne s’en préoccupait pas trop. Il réfléchirait plus tard à cette étrange expérience d’ingestion de drogues – la drogue des fées, pour être plus précis. Oui, c’est ça, il fallait y réfléchir, mais plus tard ! Pour le moment, le petit Jahël était en pleine admiration de ses doigts dans son thé.
De ses doigts dans son thé, oui, car il trouvait cela très drôle de voir ses doigts être déformés à partir du moment où ils pénétraient le liquide ambré – changeant de couleur très régulièrement d’ailleurs. Oh, bien entendu, cela ne l’empêchait pas de boire également son thé. Cela donnait une scène très étrange d’un Jahël buvant son thé avec ses doigts dedans, une expression béate sur le visage comme il n’en avait jamais fais avant.
Jahël avait déjà fait des expressions béates. Notamment après la jouissance extrême d’une fin de massacre dans les règles de l’art – dans les règles de Jahël, plus exactement. Mais là, c’était une expression béate encore différente. C’était à se demander combien d’expression le chevalier était capable de crée sur son visage…

Mais voilà, tout dans sa concentration sur le thé et ses doigts, qu’il ne remarqua pas ni n’entendit arriver la gouverneure de fée jusqu’à ce qu’elle ne pose ses doigts sur le torse de Jahël. C’est alors qu’il se rendit compte qu’il n’était pas seul dans cette marre – et sans aucun doute aurait-il préféré être seul, tout à sa contemplation et à son expérience psychédélique.
Les oreilles de Jahël finirent par capter quelques paroles de la fée. Elle voulait visiblement avoir de son thé. Le regard de Jahël passa de son thé à la femme plusieurs fois, avant de se détourner d’un air boudeur, stoppant le contact avec Flem.

« Nah. » dit-il alors en tournant ses doigts dans son thé comme une cuillère. « Il est à moi, il est à moi et je vais le boire tout entier, tout entier ! »

Le chevalier ne savait pas trop pourquoi il répétait des bouts de ses phrases. Mais il ne se posa plus de questions quand il se mit à boire d’une traite ce qu’il lui restait de thé, par simple précaution afin d’éviter un vole inattendu de Flem à l’égard de son trésor. Mais il n’en restait pas moins déçu. Il voulait, à la base, continuer de s’amuser avec le liquide et ses doigts. Mais voilà que la femme avait tout gâché.
Jahël était tout penaud, et faisait clairement la tronche. Pourtant, il se rendit rapidement compte d’un changement dans son corps. Il sentait son pouls s’accélérer au fur et à mesure. Il commençait à avoir de plus en plus chaud également. En d’autres termes, il avait l’impression d’être en nage, ou qu’il allait être malade. Les sensations qu’il ressentait étaient étranges, et parfaitement dérangeantes à son sens.
Mais le plus dérangeant fut lorsqu’il sentit l’un de ses membres se durcir de manière incontrôlée et sans raison valable – si tant est qu’il fallait une raison pour être durci. Baissant la tête en direction de son entrejambe, Jahël fronçait les sourcils, décontenancé. Etait-ce encore un effet de la drogue ? Voyait-il son membre plus gros qu’il ne l’était en vérité, un peu comme avec les formes des objets autour de lui qui étaient déformés ?
Afin d’en être sûr, il se tourna vers Aurore.

« Hé, dis, dis, tu le vois tout gros tout dur toi aussi ? » dit-il en désignant son engin qu’il tenait d’une main. « Pourquoi c’est comme ça ? »


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Aurore
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Sam 07 Déc 2019, 17:05
Faisant preuve d’une patience extraordinaire, à laquelle personne ne devait être habitué de sa part, Aurore attendait tranquillement la réponse de Jahël, son regard se baladant entre la tasse de thé et le regard du Chevalier. Quant à ses mains, elles continuaient à se balader sur son torse, descendant même lentement jusqu’à son ventre – et non plus bas, la partie encore consciente de la Fée l’empêchant peut-être de franchir ce pas… Ces gestes étaient inconscients de sa part, elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle faisait, mais toujours est-il qu’ils étaient tout de même effectués. Ce n’était peut-être pas conscient, mais la Gouverneure des Fées tentait bien de convaincre Jahël de lui offrir de son thé, en minaudant et en tentant de le séduire… Cependant, la suite des événements la poussa à arrêter tout ceci. En effet, d’un seul coup, le Chevalier se défit de l’étreinte d’Aurore et lâcha un « Nah. » catégorique à l’intention de son interlocutrice. Ainsi donc, il refusait de lui laisser un peu de thé, alors qu’elle le lui demandait si gentiment ? La déception apparut immédiatement sur le visage de la Boréal, des larmes se mettant même à couler le long de ses joues. Pourquoi Jahël était-il si méchant ?

« Pourquoiiiii tu veux paaaaaaas ? Il est pas à toi le thé, il est au monsieur de tout à l’heure ! Partages-en un peuuuu, alleeeeeeeeez ! »

Malheureusement, il était trop tard, Jahël ayant déjà bu d’une traite tout ce qu’il y avait dans sa tasse. En apercevant cela, Aurore se mit à taper des mains dans l’eau, remuant dans tout les sens, continuant à pleurer et hurler, comme si elle voulait montrer son mécontentement à tout le monde. Ce comportement pouvait paraître idiot, voire même enfantin, mais elle s’en fichait… Après tout, en cet instant précis, elle n’était pas vraiment elle-même, et ce genre de détail n’était pas ce qui la préoccupait le plus. Non, ce qui hantait les pensées de notre chère femme-ailée était le thé. Ce thé si délicieux et si étrange qu’un homme avait apporté pour eux il y a quelques instants… Ce thé qui changeait de couleur au gré de ses envies… Ce thé qui n’était plus là ! Aurore voulait tellement de cette boisson que, d’un seul coup, tout liquide se trouvant à sa portée en prit la consistance et le goût, la poussant finalement à boire l’eau des sources chaudes. Le goût était différent, certes, mais elle ne s’en rendait même pas compte… Elle se contentait de boire, croyant savourer le meilleur thé du monde…

Cependant… Aussi rapidement que la déception et la colère étaient apparus, ils laissèrent la place à autre chose… Quelque chose que nous pourrions qualifier de sensuel. En effet, à peine Jahël eut-il posé sa question qu’Aurore oublia son envie de thé pour lever son regard vers lui. Ou, pour être exact, vers une certaine partie de lui. Et, en effet, cette partie était plus grosse et plus dure qu’elle ne l’était auparavant. Avec un sourire qui en disait long, la Gouverneure de Fée nagea donc jusqu’au Chevalier pour se coller à lui, sa tête reposant sur son torse, et l’une de ses mains se dirigea lentement vers l’objet de ses désirs, cette partie de l’anatomie de Jahël qui avait subitement durcie…

« Oui, il est tout gros tout dur, ce n’est pas une illusion… Et je prends ça comme un compliment, ça veut dire qu’il m’aime bien ! D’ailleurs, je pourrais le récompenser pour ça, tu ne crois pas ? »

Sans attendre la réponse de Jahël, Aurore se mit à mouvoir sa main, qui avait fini par atteindre sa cible, tout en regardant le Chevalier droit dans les yeux. Puis, sans vraiment prévenir, elle finit par déposer ses lèvres sur les siennes. La Fée ne s’attendait pas à ce qu’il réponde à ce baiser, ni même à ce qu’il apprécie ce qu’elle était en train de faire, mais peu lui importait… Cette chose toute grosse toute dure, comme avait si bien dit Jahël, suffisait pour le moment à son bonheur !
Jahël
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Jeu 12 Déc 2019, 15:40
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- An 1577 MOIS 1 -



Les caprices d’Aurore passèrent totalement inaperçus. Et quand je dis inaperçu, c’est bien inaperçu. Totalement invisible. C’était comme si elle n’avait pas été là. Les oreilles de Jahël ne captèrent absolument aucuns sons provenant d’elle, aucunes variations au niveau de l’eau. C’était comme si, dans sa tête, il avait été absolument tout seul. Il n’y avait que lui dans cette eau, lui, et la tasse de thé. Tasse qu’il avait bu en entier. Chose qu’il regrettait un peu, il aurait voulu pouvoir la déguster lentement pour en savourer toutes les saveurs, pour en observer toutes ses couleurs. Pourquoi avait-il bu en entier la tasse ? Il ne se souvenait plus. Diantre ! Il ne se souvenait plus de ce qu’il se passait !
C’était perturbant. Oui, tout ce qu’il se passait était perturbant. Il ne se souvenait plus. Pourquoi était-il là déjà ? Il était dans une source chaude. Une source chaude qui changeait de couleur régulièrement d’ailleurs. Ses doigts parcouraient la tasse pour en capter les dernières gouttes, les mettant à la bouche pour n’en perdre aucunes miettes.

Il avait chaud. Son corps changeait. Il remarqua bien vite que quelque chose en particulier avait changé, avait durci, s’était allongé. Il avait déjà remarqué ce phénomène auparavant évidemment, sans jamais véritablement comprendre ce que c’était. Il avait même déjà à plusieurs reprises mouillé ses doigts d’un liquide qu’il supposait ne pas être de l’urine, au réveil. Il ne comprenait pas tout, mais n’osait pas vraiment poser de questions.
Sauf là, maintenant.
En regardant son engin, il se rendit compte d’un mouvement du coin de l’œil, et le souvenir d’Aurore lui revint en mémoire. Non, il n’était pas seul. Il allait pouvoir poser des questions ! Ce qu’il fit sans tarder, montrer le membre sans gêne aucune en direction de la fée avec un air tout penaud.
Et elle sourit. Il ne saurait qualifier son sourire. Il ne savait pas ce que cela voulait dire. Se moquait-elle de lui ? Il la laissa se rapprocher, ayant depuis longtemps abandonné sa tasse de thé quelque part dans le bassin. Flem vint alors se coller à lui, un contact qui l’indifféra complètement tandis qu’elle se mit par la suite à toucher son membre.
Flem confirma qu’il était bien gros, et bien long. Ce n’était pas une illusion que voilà. Un simple « oh » fut la réponse de Jahël, alors qu’il ne comprenait absolument pas le reste de ses paroles. Il l’aimait bien ? Cela avait donc une conscience propre ? Cela pouvait bouger par lui-même ? Cela avait-il un cerveau ? Et pourquoi parlait-elle soudainement de récompense ?

La main de Flem s’actionna telle une parfaite mécanique, arrachant un gémissement de surprise au Chevalier. Ce fut comme si à partir du moment où elle bougea, son corps s’enflammait de plus belle. Prenait-il feu ? Il avait l’impression de prendre feu. Ses jambes avaient du mal à le tenir, et il tituba jusqu’au bord du bassin pour s’y tenir, tandis que la fée continuait ses actes, allant même jusqu’à embrasser Jahël.
Il ne savait pas ce que tout ceci signifiait. Il ressentait bel et bien une sorte de plaisir dans ce qu’elle faisait, un plaisir qui lui rappelait vaguement le plaisir qu’il prenait lors de bataille et de profusion de sang. Des images de victimes écartelées et autres visions d’horreur vinrent dans l’esprit de Jahël, doux souvenirs, et alors que les mouvements ne faiblissaient pas, cela accentua d’autant plus son plaisir. Il ferma les yeux, laissant échapper des gémissements, tandis que ses mains agrippaient le corps d’Aurore pour la rapprocher de lui, comme pour l’encourager à continuer, à faire plus.
Son corps voulait se cambrer en rythme tandis que son esprit ne cessait de lui rappeler ses multiples massacres, ce qui fut loin de lui déplaire.


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Aurore
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Dim 15 Déc 2019, 11:31
Aurore n’était en aucun cas dans son état habituel, cela devenait de plus en plus évident. En temps normal, jamais il ne lui serait venu à l’idée de littéralement se jeter sur un homme dénudé pour s’occuper de lui comme il se doit. Et pourtant, en cet instant précis, ses mains étaient bien en train de se mouvoir entre les jambes de Jahël, cherchant à tout prix à le faire pousser ces gémissements qui lui plaisaient tant… Ses lèvres et sa langue parcouraient également le corps du Chevalier, allant même parfois jusqu’à remplacer l’action de ses mains tout en lui jetant un regard aussi mielleux qu’elle en était capable… Un jour, la Gouverneure regretterait ces actes, d’autant plus si l’on prenait en compte le fait que Jahël était un sang de stupre, mais ce n’était pas sa préoccupation première actuellement. Non, actuellement, la Boréal ne se concentrait que sur le plaisir qu’elle pouvait fournir à son partenaire du moment…

Ce manège dura ainsi plusieurs minutes – voire même moins en fait – jusqu’à ce que, sans prévenir,  un liquide qui ne ressemblait en rien à de l’urine se mette à sortir de ce qu’il se trouvait entre les mains d’Aurore. Surprise, et peut être aussi quelque peu déçu par la rapidité de la chose, la souveraine aux cheveux colorés n’arrêta pas pour autant ce qu’elle était en train de faire, mais plongea son regard dans celui de Jahël comme si elle lui demandait silencieusement s’il était prêt à aller plus loin. Cependant, cette question silencieuse était purement rhétorique. Elle n’attendait pas de réponse de la part de l’Avandey, loin de là. C’est sûrement, d’ailleurs, ce qui explique pourquoi, après quelques secondes, la Gouverneure ne put s’empêcher de finalement sortir de la source chaude pour aller s’allonger sur la rive, les jambes écartées et le regard tourné vers son "jouet" du moment…

« Hmm Jahël… Tu sais ce qu’il te reste à faire maintenant… Pas vrai ? »

Attendant tranquillement que le Chevalier lui réponde, ou vienne simplement lui prouver par ses actes qu’il savait ce qu’il avait à faire, Aurore dirigea l’une de ses mains entre ses propres jambes, tandis que l’autre s’occupait de sa poitrine, puis s’en servit pour avoir de quoi patienter. Malheureusement pour elle, Jahël ne semblait pas très actif. Il la regardait d’un œil surpris, ne semblant pas comprendre ce qu’elle faisait. Seul son membre de nouveau durci trahissait le fait qu’il appréciait ce qu’il voyait… Se sentant étrangement compréhensive, la jeune femme-ailée se releva donc et s’approcha du bord de l’eau. Ensuite, tout en posant ses lèvres dans le cou du soldat d’Irianeth, elle lui prit la main et l’entraîna à sa suite. De retour à l’endroit où elle s’était allongée quelques secondes plus tôt, Aurore embrassa Jahël et le fit basculer sur le sol, se retrouvant ainsi au dessus de lui. Sans hésiter une seule seconde, elle prit alors le contrôle des opérations…

« Voilàà… Maintenant ne bouge plus… Laisses… Laisses moi faire… »
Jahël
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Dim 05 Jan 2020, 10:20
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Quand Hasard est synonyme d'Horreur


- An 1577 MOIS 1 -



L’expérience qui accablait désormais tout l’esprit de Jahël avait quelque chose de perturbant. Oh, Jahël avait déjà vu son entrejambe dans cet état là, dans cette grosseur et cette grandeur-là. La plupart du temps, il n’y faisait pas plus que cela attention même s’il avait remarqué que cela se passait la majorité du temps lorsqu’il s’amusait à torturer une personne ou un animal. Ou ne serait-ce qu’y songer. Mais il ne s’en était jamais occupé comme le faisait Flem. En général, attendre suffisait à le faire revenir à un état normal. C’était plutôt étrange qu’il ne s’était jamais réellement posé de question là-dessus, tout ce qu’il avait besoin de savoir c’était que c’était normal. Que ce n’était qu’un afflux de sang dans cette partie bien spéciale de son anatomie. Du reste… étrangement, il n’avait pas voulu en savoir plus.
Cela se retournait contre lui en ce jour où il ressentait des vagues de plaisir de plus en plus intense au fur et à mesure que le temps passait, que les mouvements passaient. Il avait l’impression de ne plus avoir vraiment de contrôle sur son corps, comme si le contrôle de son corps passait par ce membre qui était alors tenu entre les mains de la fée. Combien de temps cela dura ? Jahël ne saurait le dire. Ce fut comme si le temps s’était distendu alors que son corps réagissait à l’acte et que son esprit se perdait dans des fantasmes sanglants. L’une de ses mains avait attrapé le poignet libre de Flem, le serrant dans sa poigne de plus en plus fort à mesure que le plaisir grimpait. Au bout d’un moment, il avait l’impression que quelque chose n’allait pas. Le plaisir montait, et plus il montait, plus il avait chaud, plus il avait l’impression qu’il allait exploser. Il aurait voulu dire à Flem de s’arrêter, mais aucuns sons ne sortaient de sa bouche. Il hurlait dans son crâne d’arrêter tout ça, qu’il n’aimait pas ça, mais il ne pipait mot, levant la tête au ciel sans vraiment le regarder, de sa bouche ne sortant que des gémissements incontrôlables de plaisir.
Délivrance. Arriva enfin la délivrance qui fut précédé d’un plaisir ultime, de la sensation de vibrer, d’un cri un peu trop suggestif et de la sensation de se pisser dessus. Haletant comme s’il avait couru un marathon, Jahël observait d’un œil surpris la main de Flem qui avait reçu une semence mi blanchâtre mi transparente, en petite quantité. Il mettrait sa main à couper : ce n’est pas de l’urine. A moins que la drogue ingérée ne trouble là encore sa perception des couleurs et qu’en vérité le liquide était jaune caractéristique de l’urée ? Oui, c’était sans doute cela, alors il venait de faire dans la main de Flem.
Mais il n’était pas désolé. Il était même plutôt content : c’était fini, il n’avait plus l’impression qu’il allait exploser et se sentait satisfait. Et un peu fatigué. Non, plutôt qu’il se sentait légèrement endormi après avoir été satisfait, sans être réellement fatigué – après tout, il n’avait pas fait grand-chose.

C’est alors que Flem sortit de l’eau pour s’allonger sur la rive. Jahël l’observa faire son manège la tête légèrement penchée de côté sans trop comprendre ce qu’elle faisait. Elle voulait sans doute dormir, elle aussi ? Peut-être se sentait-elle comme Jahël en ce moment-même, c’est-à-dire un mélange de satisfaction et d’endormissement ? Les paroles de la fée ne furent pas pour aider dans son interrogation. Mais il en vint tout de même à la conclusion qu’elle parlait bien évidemment, de faire une sieste. De quoi d’autres parlerait-elle ?
Ah, mais il semblerait que la réflexion du Chevalier avait prit plus de temps que prévu. Pour lui, sa réflexion s’était faite en un éclair, pourtant, dans la réalité, il s’était passé quelques minutes. C’est pourquoi il fut quelque peu surprit lorsque Flem vint déposer un baiser dans son cou. Il ne saurait dire si cela été désagréable ou non. Cela lui rappelait lorsqu’il était enfant et que sa mère déposait tendrement un bisou dans son cou, avant que son mental de psychopathe ne finisse par effrayer ses parents et à les faire s’éloigner de lui. Ce n’était pas désagréable non, mais ce n’était sans doute pas agréable dans le sens où l’entendait sans doute Flem. Se laissant complètement faire, il finit par se faire sortir de l’eau et par se faire mettre au sol.
Ah ! Oui, il avait eu raison donc ! Elle voulait dormir, sinon, pourquoi le mettrait-elle sur le dos ?
Pourtant, à peine s’était-il fait la réflexion qu’il avait raison, qu’il se rendait compte qu’il avait tord. Pourquoi se mettait-elle au dessus de lui comme cela ? L’incompréhension se lisait très clairement sur le visage de Jahël, et il n’avait pas spécialement envie de continuer sur cette lancée. Il aurait voulu la pousser et s’enfuir, mais son corps était étrangement lourd. L’effet de la drogue, ou de l’aphrodisiaque ? Ou les deux mélangés. Il ne saurait dire – car il avait clairement senti un effet différent après absorption du thé, proche de l’effet d’une drogue. Mais il n’arrivait pas à bouger clairement, ni même à penser clairement.
Flem prit physiquement les choses en main, et ce n’était que lorsqu’il sentit ses doigts qu’il se rendit compte que son membre n’avait toujours pas reprit une taille normale. Très vite, Jahël ressentit à nouveau les mêmes sensations qu’il y a quelque minute, à la différence près que Flem semblait faire des mouvements quelque peu différents…
Avant de sentir une sensation totalement différente. Ne voulant pas regarder ce qu’il se passait, Jahël avait fixé son regard sur les cheveux d’Aurore puisque là était le trait physique qu’il appréciait le plus chez elle, tandis qu’à son entrejambe il sentit quelque chose de chaud, d’humide, et d’étroit. Flem se mit à bouger, les yeux du Chevalier captèrent absolument chaque mouvement de ses cheveux tandis que ce qu’il ressentait alors l’effrayait autant qu’il se sentait bien. Il enfonça ses doigts dans la terre molle, fermant les poings, serrant la terre froide dans sa paume tandis qu’il se retenait de gémir, son regard toujours fixe. Son esprit se remit à vagabonder, cette fois-ci en imaginant que ses doigts passaient dans les cheveux de Flem. Dans son imagination, il lui prenait une touffe de cheveux afin de tirer sur son cuir chevelu. Là, tout était tendu, mais il ne fallait pas trop abimer les cheveux, alors il ne tirait pas trop fort non plus. De son autre main, il avait un rasoir de barbier. Doucement, il l’approcha de son front, y appliqua la lame. Très vite, du sang s’écoula de la plaie tandis qu’il continuait la route tout le long de son cuir chevelu. Il s’imagina des cris de douleur tandis que le sang coulait le long du visage de Flem, autour de ses yeux, avant de gouter sur son corps.
Plus le sang de son imagination coulait, plus son plaisir s’intensifiait. Il aurait voulu le faire, là, maintenant, mais son corps restait plaquait contre le sol, ses mains serrant la terre de frustration pour ne pas pouvoir serrer ses cheveux. Combien de temps cela dura-t-il ? Là encore, Jahël ne savait pas.
Et puis, à nouveau cette délivrance infinie qui succède au summum de ce plaisir étrange, avec, toujours, cette impression d’uriner. Pourtant, il n’en avait pas spécialement eut envie. Mais qu’est-ce que cela pouvait être d’autres ? Peu importait ce que cela pouvait être. Jahël était simplement content que cela soit fini. Que Flem se retire et qu’il puisse se reposer un peu.
Les effets de la drogue de fée semblait s’estomper progressivement, bien que l’effet de l’aphrodisiaque agisse encore au vu de son membre qui ne dégrossissait pas. Le chevalier se releva. Il chancela quelque peu, ses jambes étant flageolantes – chose qu’il ne comprenait guère – avant d’aller prendre sa serviette sans jeter un regard vers Aurore.

« Je vais dans ma chambre. »

Sa voix semblait n’être qu’un souffle ténu. Aurore l’a-t-elle entendu ? Il ne s’en préoccupa pas plus, mit sa serviette autour de sa taille et se dirigea vers la bâtisse où il avait réservé la chambre. Sans doute Flem en avait une également, mais il ne s’en préoccupa pas.



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Aurore
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Sam 11 Jan 2020, 10:46
Prenant donc le contrôle des opérations, comme je vous le contait une fois précédente, et après voir intimé à Jahël de la laisser faire en s’accroupissant au dessus de lui, Aurore s’empara de l’objet de sa convoitise d’une main, tandis qu’elle descendait lentement, dans le but évident d’établir un contact avec lui. Et au moment précis où ce contact eut lieu, justement, la Gouverneure de Fée en oublia tout les soucis qui l’avaient conduite à se rendre dans ses sources chaudes, où tant de choses s’étaient passées depuis l’arrivée du Chevalier d’Irianeth… Elle ne ressentait plus qu’un bien être immense, comme elle en avait si peu expérimenté au cours de sa vie, qui la poussa à se mouvoir de haut en bas tout en posant ses mains sur les épaules de son partenaire. Ce n’était absolument pas une position dans laquelle on pouvait penser la Gouverneure Aurore capable de se retrouver un jour, et, pourtant, en cet instant précis, elle était bien accroupie au dessus d’un Chevalier d’Irianeth, humain qui plus est, se faisant plaisir en oubliant tout le reste… La source chaude, le Royaume de Fée, l’Empire… Plus rien n’existait en cet instant, seuls comptaient Jahël, Aurore et ce qu’ils étaient actuellement en train de faire.

Ce manège dura ainsi de nombreuses minutes, Jahël ayant probablement été rendu plus endurant après… sa première expérience, il y a peu, jusqu’à ce que la délivrance finisse enfin par arriver. Durant toute la durée de l’acte, la femme-ailée à la chevelure colorée avait accéléré et diminué la cadence au gré de ses envies, voulant faire durer son plaisir, et avait finalement atteint le nirvana au moment précis où le Chevalier en faisait de même, déversant ainsi un fluide blanchâtre au fond d’elle. Satisfaite, donc, Aurore se défit de son partenaire puis, après avoir déposé un dernier baiser sur son torse, s’étendit sur le sol en poussant un soupir, les jambes tremblantes. Épuisée par tout ce qu’il venait de se passer, elle ferma les yeux et laissa le sommeil s’emparer d’elle, ne prêtant aucune attention au départ du jeune homme, ni aux paroles qu’il prononça. Ce qu’elle ne savait pas, à ce moment-là, c’est que, bien qu’elle tente probablement d’oublier cet acte à son réveil, il se rappellerait à son bon souvenir neuf mois plus tard, lorsque trois enfants viendraient au monde – voire même avant, si l’on prend en compte la grossesse…
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