Battre le fer tant qu'il est chaud - Pv: Brynhildr

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Brynhildr
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Brynhildr
Rang Classique : Princesse
Nombre de messages : 25
Rôle : Princesse de Diamant

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Âge: 26-29
Race: Demi-elfe
Lun 20 Jan 2020, 05:01











An 1576, Mois 5

En quelques jours rythmés d'un enfer plus supportable, nous arrivâmes en vue du château du comte. Général Ulfric nous avait bien ménagé durant le trajet et aujourd'hui ne fut qu'une étape vers notre destination. Nos humeurs bien remontées et nos nerfs à flore de peau ne demandèrent qu'à être passés sur ces fameux brigands qui terrorisaient l'endroit. Les roturiers furent si heureux de nous voir qu'ils nous en témoignaient suppliques et gratitude, même si notre général fit mieux répondre son poing que sa courtoisie. Avec seulement un nez cassé, je sus que mon général était de bonne humeur et avait ainsi hâte d’occire de viles faquins pour le salut de la populace diamntoise.


Accueilli par le comte Alfred en personne, le général Ulfric raccourcit l'entrevue au maximum et nous descendîmes tous de cheval. Nous nous hâtâmes d'organiser un repas suffisant pour notre première guerre même si cette mission n'en fut point une. Pouvoir enfin m'asseoir à une table sur un banc me rendit la plus heureuse des voyageuses. Mon popotin fut bien engourdi par tout ce chemin à dos de canasson. De plus, enfin un vrai repas ! Tout en mangeant, je fredonnai d'un petit air enjoué. Mes camarades le virent comme un signe avant-coureur du désastre et s'éloignèrent encore plus de moi. Leur prédiction ne fut point faussée par l'arrivé du général en personne à ma tablé. C'est avec le plus grand tact dont il fut capable qu'il voulu s'assurer que je fusse bien prête. Pour souligner ma détermination, j'osai user de poésie devant lui avec la courageuse anticipation de sa réponse.


« Me sentant aussi légère qu'une brise de fin d'année,
Mon général, je ne saurais point vous ralentir.
Je balayerai vos ennemis tels les feuilles mortes indisposées
Qu'ils sont sur le pas de porte de ce cher sir. »


Bien sûr, je n'oubliais point toutes les péripéties que le chef d'armé m'avait imposé durant le voyage. Mais aujourd'hui était un autre jour et les malheurs passés ne pouvant être changés, je me montrai radieuse face à l'avenir, pour le meilleur et surtout pour le pire. Et puis, de ma manière à moi, je lui demandai si sa patience serai à l'épreuve de la bataille à venir comme elle devrai l'être pour moi.













Dernière édition par Brynhildr le Mer 05 Fév 2020, 16:41, édité 1 fois
Ulfric
Rang Classique : Prince
Nombre de messages : 39
Rôle : Prince et Général de Diamant - Inquisiteur Suprême

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Âge: 30-35 ans (L3)
Race: Humain
Mer 22 Jan 2020, 12:56


Une fois de plus, la demie-soeur du général ne semblait pas prendre la mesure de la situation. Au fond de lui, bien derrière le rôle qu’il était contraint de se donner, Ulfric commençait à se demander si la jeune femme avait réellement ce qu’il fallait dans les tripes pour la travail qui l’attendait. Comprenait-elle que leur troupe partait tuer une bande de mercenaires et que la pitié n’était pas bienvenue ? Le sang coulerait et l’odeur de la mort empesterait les lieux avant la fin de la journée. Devait-il l’écarter de cette vie avant qu’elle ne la dévore ? Il se posait sérieusement la question. Dans les traits du chef d’armée sévère, il se contenta de soupirer en affichant de plus belle son mépris. Il dévisagea la bâtarde en instant.


« Écoute moi bien, Brynhildr, car je commence à en avoir assez à présent. Libre à toi de continuer de faire l’insolente, libre à toi d’ignorer mes conseils. Fais donc, dit-il en haussant les épaules. Tu sembles ne pas mesurer la position qui est la mienne et le fait que notre cher roi est à sa place car j’en ai décidé ainsi. Si je lui demande la permission de me débarrasser officiellement de toi à notre retour il n’y verra aucune objection, sois en assurée. Alors maintenant garde ta bouche fermée et ne l’ouvre que pour te montrer respectueuse et obéissante. »


Ses menaces proférées, Ulfric lui tourna le dos. Son assiette toujours à la main, il avala un morceau de fromage et un peu de pain. Traiter la jeune femme ainsi ne lui faisait pas plaisir mais elle finirait par saper son autorité s’il la laissait faire impunément. Chassant ces mauvaises pensées, il termina son repas en compagnie d’Hans. Une fois la pause terminée, le commandant rassembla les hommes. Ulfric s’arma de sa guisarme et monta sur le dos de son destrier. Quelques minutes plus tard, la troupe diamantoise quittait la cité.


Les cavaliers battaient la campagne en direction du camp des mercenaires. Ils ne mirent pas très longtemps à l'apercevoir au loin. Sur une légère colline, les troupes du général surplombaient les positions ennemies. Cependant, cette pente ne leur serait pas utile. Le chef adverse n’était pas un sot et son campement était en effet bien placé. Idéalement placé à l’entrée de la forêt, il empêchait de voir une partie de ce qui s’y trouvait. Une palissade et des pics en bois ayant de plus été mis en place, l’idée d’une attaque frontale était inconcevable. Contourner sur les flancs pourrait s’avérer tout aussi dangereux à cause du manque de visibilité. Tout cela ne disait rien qui vaille au général.


Il donna l’ordre à sa troupe de s’en aller pour se cacher un kilomètre plus loin. Les cavaliers descendirent de selle et trouvèrent refuge autour d’un moulin délabré. Les champs de blé étaient visibles à perte de vue. Le prince de Diamant décida qu’il serait plus intelligent d’attendre le soir pour attaquer. Il expliqua le plan à ses hommes. Quarante  cavaliers se diviseraient pour attaquer le campement à la fois à droite et à gauche. Cinquante soldats lanceraient l’assaut à pied et frontalement. Enfin, les dix derniers partiraient en reconnaissance sur les flancs pour trouver la trace de pièges éventuels. Si la voie était sûre pour la cavalerie, ils prendraient alors place autour du camp avec leurs arcs pour soutenir l’attaque. Si la charge s’avérait impossible, ils le feraient savoir par un coup de cor.


Quand fut venu le temps de l’attaque, Ulfric demanda aux hommes d’éteindre les torches et de se mettre en route. En compagnie de cinquante soldats, il ordonna l’assaut quelques minutes après que les forces reconnaissance soient parties. Cachés par l’obscurité de cette nuit sans lune, la troupe avançait lentement. La descente de la colline était aisée. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à trente mètres de l’entrée, le prince sentit qu’il y avait du mouvement. C’est alors qu’une flèche fusa pour se planter dans la gorge d’un homme à sa droite. Ce dernier se trouvait entre le général et son aide de camp. Il commença à s’étouffer dans son propre sang et tomba face contre terre.


« Chargez !!! » hurla Ulfric à sa troupe.


Les hommes se mirent à foncer vers le campement des mercenaires tandis que l’alarme était sonnée de leur côté. Les torches s’allumaient et se multipliaient en face. Armé de sa guisarme et en première position, le général donnait l’assaut en compagnie de ses hommes. Il était hors de question qu’une bande d’épée à vendre leur barre la route. La victoire serait la sienne, il n’y avait aucun doute à ce sujet.
  




Brynhildr
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Brynhildr
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Âge: 26-29
Race: Demi-elfe
Lun 10 Fév 2020, 09:05











An 1576, Mois 5

À n'en point douter, la patience du Général fut mise à rude épreuve. À chaque fois que je lui montrai une once de ma motivation et de mon dévouement, cela se conclua par un cuisant échec. Fut-ce lui ou moi le problème, mes efforts se faisaient contrecarrer systématiquement par les siens, il n'y avait point l'ombre de bonne volonté de la part d'Ulfric pour m'estimer à ma juste valeur. D'ailleurs quelle était-elle ? Moi qui me posa la question, mon demi-frère fut convaincu de ma médiocrité accablante depuis... Son retour à Diamant, peut-être ? Quels tourments ma présence devait-elle lui infliger pour vouloir me diaboliser ainsi ?


Considérant que j'eusse atteint les bornes, Ulfric me somma de me taire sans quoi le roi sera averti de mon insubordination. La menace sonna comme une promesse mais résonna comme un désir. Qu'avais-je à craindre, la prison, l'exil, la mort ou pire ? Rien qui ne m'enchantait. Tant de questions me taraudèrent sur la légitimité de mon destin, d'autant plus qu'Ulfric me targua de ne point mesurer l'étendu de sa position, ici, et de son choix à propos du refus du trône. Cela était vrai, que savais-je au juste ? Lui qui insistait pour être si énigmatique, mystérieux et implicite, me reprochait de ne point savoir telle l'idiote que je fais ? Il avait bien des façons d'insulter une personne mais celle-ci était bien mesquine. S'il ne voulait point se montrer plus claire et confident, alors c'était plutôt à lui de se taire...


« À vos ordre, général Ulfric ! »


Je ne pus point me résoudre à le lui dire, je n'étais point curieuse de connaître quel sort il me réservait au point d'amèrement le regretter par la suite. Il quitta ma tablé pour rejoindre le commandant, me laissant seule au milieu de tous ces regards jugeant ma piètre personne. Ainsi je me pliai à sa tyrannie une fois de plus, pour le moment...


Peu après le repas, la troupe se prépara rapidement à partir. Mon sourire inébranlable et moi avions hâte que cette manœuvre soit menée enfin à son terme et que nous boutions ces pillards hors de nos terres. Point de pitié pour les oppresseurs à notre nation, ils devront rejoindre les plaines ensoleillées avant nous, de part la volonté du roi et du général Ulfric ! Galvanisée, je montai sur Pomme-fruitée et avançai au rythme de mes camarades alors que nous quittions l'enceinte de la demeure fortifiée du seigneur Alfred.


Durant la journée, l'état major analysait le terrain et établissait une stratégie d'assaut. Alors que je m’affairai à entretenir l'équipement du général, je prêtai une oreille elfique au conseil de guerre réuni non loin. Un campement palissé en bordure de forêt défendait nos ennemis. Pour les déloger, le général Ulfric décida qu'une attaque nocturne serai la plus efficace.


La nuit tombée, je fus attribuée en première ligne avec le général et ses meilleurs hommes. Pour être tout à fait honnête, cela me prenait aux tripes, j'allais peut-être mourir, non sans un dernier regard de déception de la part de mon demi-frère. Ou pire, serait-ce l'inverse ? Je ne le permettrai point, sa vie a bien plus de valeur que la mienne comme il me l'eut si intensément répété toute cette année durant. Nous avancions avec le plus grand calme vers la bâtisse de fortune lorsqu'une flèche démarra les hostilités. L'homme à ma gauche s'étouffa dans un gargotement sanglant alors que le projectile lui traversa la gorge de part en part. Voilà sans nul doute ce qui m'arrivera sous peu, j'avais peur.


Ulfric sonna la charge avec un telle ardeur que ma peur elle-même se cacha dans les tréfonds de mon être et je fus animée de la même énergie combattive que tous les soldats alentours. Une trentaine de mètres nous séparaient des hors-la-loi. Nous courûmes comme des bêtes lâchées de leur formation et assoiffées de victoire.











Parandar
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Parandar
Rang Classique : Pnj-staff
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Âge: Naissance du monde
Race: Divine
Sam 17 Oct 2020, 06:47


Rappel


Bonjour !

Le sujet est-il toujours d'actualité ? Sans réponse, il sera déplacé le 31 octobre dans les Archives.

Cordialement,

Staff de  RPG-Chevalier
Crédit à Taëva. Réalisé pour l'usage par le Staff sur RPG-Chevalier seulement.
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