La magie du printemps [PV Phrien]

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Miya
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Miya
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Lun 13 Jan 2020, 12:56
1577 - Mois 3, à l'Est de Pikay
Ft. @Phriën

Le printemps commençait à pointer le bout de son nez. Et avec l'arrivée des beaux jours, les éclosions d'insectes n'allaient pas tarder. J'ai plutôt hâte de cette période de l'année. Même si les journées deviennent de plus en plus chaudes, les éclosions sont magiques. La nature reprend toute sa beauté qui était comme en suspend pendant l'hiver. Et le froid n'est jamais idéal pour les insectes. Même à l'intérieur, ceux que j'élève sont comme en hibernation, et beaucoup ne bougent plus. Avec la chaleur qui revient doucement, ils reprennent de l'activité. Par une journée comme celle-ci, je peux aller vérifier où en sont les éclosions. Il fait encore très frais, mais un beau soleil s'annonce. C'est déjà le milieu de la matinée mais je ne suis pas encore sortie de ma chambre. Je n'ai même pas mangé ! Et au vue de la journée que je prévois, je vais manger dehors. Je quitte les vêtements que j'ai et en met de plus chaud. Bien que mes insectes ne soient pas encore vifs, j'en prends plusieurs. Avec les rayons de soleil ils vont commencer à se réveiller. Je mets quelques individus de plusieurs espèces dans des fioles. Je place ensuite les fioles dans ma cape. Elle ne me tiendra pas spécialement chaud, mais elle pourra me couper du vent. Pour une fois je laisse mes cheveux détachés. Ils m'arrivent en dessous des épaules maintenant. Et avec cette fraicheur, au moins je n'aurai pas froid aux oreilles. Après avoir tout bien vérifié, je sors et ferme ma chambre à clé. Je ne reviendrai qu'au coucher du soleil certainement. Je parcours ensuite le labyrinthe de couloirs composant la Forteresse afin de me diriger à l'extérieur. Je rejoins rapidement la cour et quitte l'enceinte de la Forteresse. Je regarde le ciel un instant. Il est d'un bleu éclatant, quelques nuages blancs et cotonneux sont dispersés, mais rien n'indiquant de la pluie. Je me dirige ensuite vers la zone de Pikay où il y a de nombreux marchands. Il faut que j'achète de quoi me nourrir et quelques trucs à grignoter.

Je me laisse guider par les odeurs de nourriture quand j'approche du marché. Je commence par m'acheter deux brochettes de viande que je dévore. En vérité j'avais faim, mais je décide de ne pas manger plus pour pouvoir m'offrir un repas plus copieux d'ici deux bonnes heures. J'achète ensuite quelques légumes de saison et des restes de l'hiver : principalement des bulbes que je vais cuire. Je place le tout dans un petit sac en tissus que j'ai pris avec moi. J'hésite ensuite entre une bonne viande ou plutôt du poisson. Je fini par choisir du poisson d'eau douce. Avec tout cela, je vais me faire un bon repas ! Je me dirige ensuite vers l'Est. Mon but et de sortir de la Capitale et de rejoindre une petite forêt en périphérie. On y trouve souvent du petit gibier, de nombreuses plantes comestibles, mais aussi de nombreux spécimens d'insectes. Les rues sont déjà en pleine agitation à cette heure de la journée. Beaucoup ont commencé leur journée bien plus tôt que moi. Mais après tout par ce froid, à part les entrainements que je fais, je n'ai pas grand-chose à faire. Alors je compte bien profiter de cette journée !

Une fois que j'ai quitté la Capitale, j'aperçois rapidement ma destination. Le soleil est déjà haut dans le ciel. J'ai un peu trainé dans les ruelles, et mon ventre commence à nouveau à s'exprimer. Je rentre dans la petite forêt et m'y enfonce. Les oiseaux chantent et du gibier s'enfuit en m'apercevant ou en entendant mes pas. Une petite souris se faufile entre les feuilles mortes, un écureuil remonte dans son arbre en me gardant à l'œil. Un lapin s'enfuit à toute vitesse, par peur d'un prédateur. Je finis par trouver une vieille souche couchée, un endroit idéal ! Je vais pouvoir m'y asseoir pour manger, et ensuite je pourrais observer la faune y résidant. Je pose mon baluchon et commence à chercher du bois sec. Malheureusement beaucoup a pris l'humidité. Tant pis, je ferais avec. Je rassemble le tout pour préparer un feu. J'utilise l'allume feu dans mon baluchon pour allumer le tout. Le feu a du mal à prendre, mais après une bataille de plus de 20 minutes j'y arrive enfin. Je n'ai plus de souffle à force de souffler sur le feu. J'alimente ensuite le feu pour qu'il prenne bien. Quand les flammes me semblent bien, je récupère deux grosses pierres et les pose de chaque côté du feu. Je sors ensuite un bol métallique dans mon baluchon. J'y mets un peu d'eau que je fais chauffer. Je commence à éplucher les légumes que j'ai achetés avec le couteau accroché à ma botte. Je les découpe ensuite et les place dans l'eau chaude. Après quelques minutes j'y ajoute quelques herbes comestibles trouvées en cherchant du bois. Enfin je défais le poisson. J'enlève la tête et la peau. Je l'ouvre en 2 et tire sur les la colonne du poisson pour enlever le plus gros des arrêtes. Je coupe ensuite le poisson en cube que j'ajoute ensuite à mon bouillon. Je laisse le tout chauffer en remuant avec mon couteau. Quand l'odeur semble bien et la texture des aliments idéales, je retire le tout du feu en veillant à ne pas me bruler. Je pique les aliments avec la pointe de mon couteau, et je bois ensuite le bouillon directement au bol. Je suis enfin repue !

J'observe le ciel à travers le feuillage en appréciant la chaleur du feu à côté de moi. Je prends mon épée et en observe la lame. Toujours aussi légère, mais la lame perd un peu de son mordant. J'entreprends donc un petit entretien. Je sors ma pierre à aiguiser et aiguise le mordant de la lame. Je me concentre sur cette tâche jusqu'à un craquement de branche. Je relève la tête et écoute la forêt. Quelqu'un approche. Je me relève et rengaine mon épée pour la mettre à ma ceinture. La main sur la garde je m'approche du bruit de pas. Soudain, une masse de cheveux mi noir mi blancs apparait. Je me mets en garde en toisant la personne devant moi. Elle semble jeune avec un corps de jeune fille. Sa peau couleur chocolat me surprend, mais je la trouve superbe. Ses cheveux blancs aux racines noires sont étonnants. Je ne peux m'empêcher d'admirer cette beauté. « Tu es magnifique... » Je n'ai pu m'empêcher de lâcher ce compliment. Au vue de sa tenue je comprends qu'elle fait partie des recrues d'Irianeth. Je relâche mon épée. Je me racle la gorge et décide de saluer la nouvelle venue tout en m'inclinant légèrement.

« Je m'excuse. Je suis Miya d'Irianeth, une Chevaleresse. Je suis désolée si je t'ai fait peur... Puis-je me faire pardonner pour mon impolitesse ? »
Phriën
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Mer 11 Mar 2020, 23:37


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la magie du printemps ;
phriën & miya


— Après un hiver aussi long que vraiment chiant, j'appréciais grandement la chaleur du soleil qui se pointait doucement le bout du nez. Plus les jours avançaient, plus la chaleur revenait, et avec elle les jours s'allongeaient. Avec le retour des beaux jours revenait aussi peu à peu un semblant de calme dans ma vie. Mes nuits peuplées de cauchemars qui s'amenuisaient peu à peu rendait donc mes journées beaucoup plus agréables au fil du temps qui passait. Les saisons changeaient, tout comme mes humeurs et mes souvenirs, mes craintes et mes espoirs. J'apprenais tout doucement à dompter mes crises de paniques qui me prenaient aux tripes, ces angoisses qui me semblaient insurmontables devenaient de plus en plus insignifiantes, pour ainsi dire.

Mes nuits d'horreurs à revivre sans cesse cet examen de malheur auquel j'avais lamentablement échoué. Je revoyais le sable, je le sentais qui s'infiltrait lentement mais sûrement partout dans mon corps, sous mes vêtements, dans ma bouche, mes yeux, mes cheveux. Dans mon nez, dans mes poumons; partout, jusqu'à ce que je suffoque. Ensuite, je me réveillais en panique, tremblante et couverte de sueur, parfois enroulée dans ma couverture à un tel point que je n'arrivais plus à bouger. Je finissais inlassablement par allumer une chandelle, pour ne pas être dans l'obscurité totale. J'avais besoin de voir autour de moi pour me calmer, pour respirer et me dire que non, mon ancien …. maître n'allait pas non plus brusquement surgir de nul part pour essayer de me reprendre, ou pour me faire payer ma fuite de son domaine maudit où prostitués dominaient dès l'âge tendre d'une dizaine d'années, parfois même plus jeunes.

J'allumais aussi une chandelle parce que tous les petits bruits de la Forteresse la nuit me laissaient dans une angoisse impossible à gérer dans la noirceur la plus totale. Un simple mouvement des arbres au-dehors, un bruissement de feuilles, le craquement d'une branche; cela me ramenait dans le labyrinthe aux monstres. Pas une image que j'avais envie de voir brûler ma rétine dans la pénombre angoissante de la nuit.

Bref, cette nuit-ci n'était pas différente des autres. Réveillée par un cauchemar, cadeau non négociable de cet examen maudit, j'avais allumé une des chandelles que je gardais dans ma chambre. La faible lueur suffisait à me calmer légèrement, assez pour que je sois capable de sortir du cocon protecteur de mes couvertures et m'installer plus confortablement en position assise dans le lit pour lire un quelconque bouquin sur les potions, sur les soins ou sur les plantes diverses que nous pouvions trouver dans la nature. Là, maintenant, j'avais sous la main un petit livre relié sur les racines comestibles et non comestibles. Lesquelles servaient à faire des poisons, lesquelles pouvaient être utilisées dans un repas, d'autres pour une quelconque potion de soin, ou un baume pour les brûlures. Vraiment, les potions et ingrédients étaient tous plus fascinantes les unes que les autres. J'aimais cela, beaucoup plus que de brandir une épée dans tous les sens en espérant toucher dangereusement et mortellement un ennemi. Au moins, cet échec m'avait permis de comprendre que non, je ne voulais pas devenir Chevalier, mais plutôt me diriger vers le monde magique et subtil, mystérieux des Sorciers et Sorcières d'Irianeth.

Toute immergée que j'étais dans ma lecture, je me rendis compte de l'heure qu'il était lorsque le soleil levant m'agressa les rétines en tombant sur la page de mon livre. Je levai la tête, éberluée. C'était déjà le jour? Clignant des yeux sous la vive lumière du jour, j'encaissai stoïquement le fait que j'avais lu probablement plus de la moitié de la nuit. Haussant les épaules, je me replongeai dans ma lecture. C'était intéressant, et je n'avais pas envie de lâcher le livre pour l'instant. Il me restait une vingtaine de pages à lire avant de l'avoir terminé, et donc mémorisé.

Lorsque je fermai finalement le livre, une fois celui-ci terminé, mon estomac se rappela à mon souvenir et gronda férocement, me signalant bruyamment son envie d'être rempli. Soupirant et me levant enfin de mon lit rendu froid, j'enfilai des vêtements amples, qui me permettaient de ne pas trop remarquer ma poitrine. Quoique petite, elle était assez développée pour qu'on la remarque. Mais moi, moi ça m'énervait, je n'aimais pas les courbes que cela faisait, je n'aimais pas le regard des hommes sur mon corps. Je n'aimais pas mon corps tout simplement, et j'aurais voulu le changer. Je ne comprenais pas pourquoi mon corps me rebutait autant, mais je n'essayais pas d'être ce que je n'étais pas.

Vêtue donc d'une tunique rouge trop grande pour moi, et d'un pantalon de même couleur – la tenue des recrues -, j'enfilai des bottes et mit une large cape qui était assez chaude pour ne pas que j'aie froid si je restais dehors plusieurs heures. J'avais envie d'aller me promener en forêt, comme avant. C'était une bonne journée pour cela. Il ne faisait pas excessivement froid, mais il ne faisait pas chaud non plus. Je me dirigeai rapidement vers les cuisines, avec un sac en toile à ma hanche pour me permettre de traîner des aliments avec moi. Arrivée aux cuisines, je demandai de la viande séchée, quelques fruits, du pain et du fromage. Une fois mon sac bien rempli et deux gourdes en peau accrochées dans mon dos, je fus prête pour aller prendre l'air dans la forêt.

Mâchant lentement un bout de pain, perdue dans mes pensées, je fis le chemin jusqu'à la forêt sans trop regarder où j'allais. L'herbe verdissait lentement, et les brins frémissaient au gré de la légère brise qui refroidissait l'air ambiant. Les quelques gazouillis d'oiseaux se mêlaient au bruit du bruissement calme des feuilles des arbres, qui poussaient lentement. Finissant mon pain, je m'enfonçai plus profondément dans la forêt, admirant le paysage en déambulant au hasard. Une branche craqua sous mes pas, puis une autre. Le bruit caractéristique d'une épée que l'on tire de son fourreau me tira de mes rêveries et je me retrouvai soudainement devant une jeune fille. Pas vraiment plus âgée que moi, elle se tenait en position de garde, son épée brandit devant elle. Clignant des yeux, je ne fis pas un seul geste alors que cette dernière me fixait intensément sans cligner des yeux.

« Tu es magnifique... »

Ses paroles surgirent de la bouche de l'inconnue sans que je ne m'y attente, et je me sentis rougir fortement, malgré ma peau foncée. Mes cheveux blancs aux racines brunes – presque noires – me retombaient un peu devant les yeux, et je les plaçai derrière une de mes oreilles dans un geste agacé. Déglutissant nerveusement alors qu'elle continuait de me fixer, elle baissa son épée lentement, comprenant que je n'étais qu'une recrue.

- Je … M... Merci, je suppose, fis-je d'une voix gênée, basse.

Je n'osais pas la regarder dans les yeux, elle m'avait surprise, et j'étais gênée, timide et intimidée par son commentaire sur ma beauté. Je savais que j'étais jolie, car les gens me fixaient sans cesse, mais je n'en avais absolument rien à faire, la plupart du temps. L'admiration dans sa voix et dans ses yeux .... Je rougis de plus belle et baissai les yeux au sol.

« Je m'excuse. Je suis Miya d'Irianeth, une Chevaleresse. Je suis désolée si je t'ai fait peur... Puis-je me faire pardonner pour mon impolitesse ? »

- Euh … Je... Je suis Phriën, balbutiais-je. Je suppose que oui, continuais-je faiblement.

Continuant à fixer le sol, gênée, je ne savais pas trop quoi faire. Jamais les gens autour de moi n'avaient voulu se faire pardonner quoi que ce soit. Elle ne m'avait pas réellement fait peur, plutôt surprise et intimidé. Je n'avais franchement aucune foutue idée de comment elle pourrait se faire pardonner quelque chose qu'elle n'avait pas fait.
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Miya
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Miya
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Ven 20 Mar 2020, 13:17
Phriën. J’enregistre cette information pour associer ce visage et ce prénom. Je ne sais pas si je m’en souviendrai plus tard, mais je le retiendrai au moins aujourd’hui. J’observe encore son visage pour le retenir. Une peau aussi foncée n’est pas commune dans cette partie d’Irianeth. Sa couleur de cheveux est aussi étonnante. Ses racines sont brunes mais le reste de sa chevelure est blanc. J’observe ses traits fins. Son visage est vraiment joli. Ses joues sont légèrement rosées. Je finis par comprendre que je gène mon interlocutrice. Je me ressaisis. Je retourne vers mon feu de camp juste derrière moi. Je désigne le petit feu.

« Installe-toi. Je t’en prie. »

Je me rassieds contre la souche de l’arbre et sors mon épée pour finir de l’aiguiser. Un long silence plane entre nous. On n’entend que le bruit de la forêt et ma pierre à aiguiser frottant contre ma lame. J’évite de regarder Phriën pour ne pas la gêner à nouveau. Après un moment, je reprends la parole.

« Tu as faim ? Soif ? J’ai encore un peu de nourriture et d’eau si besoin. »

Un nouveau silence s’installe. Je ne sais pas trop quoi faire. Elle semble légèrement plus jeune que moi. Je lui ai promis de me faire pardonner, mais une sorte de gêne s’est installée entre nous. Je me force à réfléchir et décide que rester devant ce feu ne va pas m’aider. Je me lève et range mes affaires. Je m’adresse ensuite à la jeune fille.

« Je vais me promener. Tu veux m’accompagner ? »

J’adresse un sourire aussi rassurant que possible et bouge les buches du feu afin que le feu s’épuise tranquillement. Une fois cela fait je me dirige vers la forêt. J’observe la faune s’éveiller et les bourgeons formés ça et là. Je finis par m’arrêter vers un arbre que je sais creux. A l’intérieur une ruche s’était installée l’été dernier. Après une petite recherche mentale, je constate que la ruche va bien et sort doucement de son hivernage. D’un air satisfait, je viens mettre mon doigt à l’entrée de la ruche pour voir la qualité du miel. Je goute un peu le miel sur mon doigt. Parfait !

Je continue mes recherches vers une vieille souche juste à côté. J’en soulève l’écorce ramollie. Dessous, la vie reprend son cours. De nombreuses espèces ont déjà commencé à reprendre leur travail. Je continue mes recherches ainsi pendant un moment, oubliant la jeune fille avec moi. Quand je m’en rappelle, je me sens honteuse à nouveau. Je m’incline en direction de Phriën.

« Je suis désolée, j’ai oublié ta présence et je me suis laissée emporter par mes recherches. »

Je me redresse et me gratte un peu la tête à la recherche d’une idée d’activité à faire à deux.

« Tu connais un peu l’endroit ? Il y a quelque chose que tu aimerais voir ? »
Phriën
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Âge: 22 ans
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Mar 19 Mai 2020, 22:02


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la magie du printemps ;
phriën & miya


—L'air frais et le vent léger n'avait pas suffit à effacer complètement l'odeur de nourriture cuite sur le feu. Cela sentait vraiment bon, et mon estomac se rappela à ma mémoire. Le morceau de pain que j'avais terminé juste avant de croiser la jeune fille n'avait pas suffit à apaiser mon appétit, qui commençait lentement à revenir. Je ne mangeais toujours pas de viande, ni de poisson, pas après …. Pas après l'Examen, non. Je ne sais pas si j'allais réussir à manger à nouveau de la viande un jour, mais je m'en portais pas plus mal. Le feu crépitait doucement autour de son cercle de pierre, bas et léger. Heureusement, j'avais encore des fromages et divers fruits dans un petit sac accroché dans mon dos. Miya, qui est Chevalière, me fixe toujours, impressionnée. Ça se lit dans ses yeux, dans la façon qu'elle a de me regarder sans sourciller, comme pour graver les moindres traits de mon visage dans sa mémoire. Mes joues sont en feu, j'ai un peu chaud et je comprends que j'ai rougis assez spectaculairement pour que cela se remarque même avec ma couleur de peau. Je cligne des yeux, intimidée et détourne un peu le regard, n'osant tout de même pas encore bouger. L'épée de la Chevalière est baissée et elle détourne le regard, finalement, en s'excusant brièvement. Elle me désigne du menton son petit feu et s’assoit sur la souche d'arbre mort tombé au sol, vieilli par le temps, les intempéries et sans doute amoché par quelques animaux ou insectes.

Pendant que je m'installe à ses côtés, Miya prend la peine d'aiguiser sa lame. Le bruit ne m'est pas très agréable, mais j'ai connu pire. C'est supportable. Un silence s'installe et je finis par sortir du fromage de mon sac ainsi que quelques fruits séchés. La jeune fille me propose son feu, de l'eau et de la nourriture, mais je secoue la tête, j'ai déjà tout ce qu'il me faut.

- Ça va, merci. J'ai mon fromage et mes fruits, puis j'ai de quoi boire aussi.

Je pointe mon sac posé à mes pieds et ma gourde à moitié pleine. Le silence nous enveloppe bientôt, ne laissant que les bruits multiples de la forêt, le son de sa pierre sur la lame et le léger crépitement des flammes mourantes. C'est calme, paisible, parfait. Je finis tout juste mon repas, frugal mais tout de même assez consistant pour apaiser ma faim. La jeune fille à mes côtés se lève soudainement, manquant de me faire sursauter. Je lève le regard vers elle tandis qu'elle prépare ses affaires, rangeant ce qu'elle a sorti avec une efficacité qui révèle de l'habitude.

« Je vais me promener. Tu veux m’accompagner ? »

- Ouais, pourquoi pas!

Je passe rapidement mon sac dans mon dos, bois une ou deux gorgées d'eau, et je suis prête. Elle déplace les bûches de bois, les éloignant du feu de sorte que celui-ci n'ait plus de bois à brûler et pourra donc ainsi s'éteindre graduellement sans mettre le feu à la forêt. Ça serait vraiment la merde, si ça arrivait. Je me mets en marche à ses côtés, l'une comme l'autre sommes perdues dans nos pensées respectives. La forêt est calme, peu d'insectes s'y trouvent, et on peut apercevoir quelques animaux à travers les feuillages et les fleurs qui commencent à pousser après une saison de froid, où tout était mort ou dormant. J'adore le bruit de la vie qui revient lentement dans la forêt au printemps. Comme si tous les malheurs des derniers mois pouvaient s'effacer et laisser place au renouveau, en même temps que l'éveil de la vie. Miya stoppa brusquement face à un arbre et je manquai lui rentrer dedans, stoppant mes pas juste à temps pour ne pas trébucher et lui tomber dessus. Intriguée, je la regarde planter un de ses doigts dans l'arbre et le ressortir plein de miel. Léchant son index, un sourire aux lèvres, ça a l'air d'être parfait. Comment savait-elle qu'il y avait du miel à cet endroit? J'ai presque envie de goûter le miel, moi aussi. Mais je n'ose pas, j'ai peur de me faire piquer par une abeille un peu trop protectrice. Je la regarde fouiller dans les arbres morts et vivants, fascinée par son travail et le pourquoi du comment elle sait ce qui s'y cache. Soudain, elle se tourne vers moi, un regard gêné sur son visage pâle.

« Je suis désolée, j’ai oublié ta présence et je me suis laissée emporter par mes recherches. »

- Ne t'inquiètes pas, souriais-je. C'était assez fascinant et impressionnant de te regarder aller. Comment tu sais tout ça? Genre, l'endroit où les insectes se cachent? T'as pas peur que les insectes te piquent ou te mordent ou je ne sais quoi? Mon regard se porta vers l'arbre où elle avait goûté du miel. Le miel avait l'air bon, m'exclamais-je.

« Tu connais un peu l’endroit ? Il y a quelque chose que tu aimerais voir ? »

- Je connais très peu cette partie de la forêt, avouais-je. Mais le miel avait vraiment l'air délicieux, si on en croit l'expression que tu avais après l'avoir goût! Montre moi tes coins favoris, des trucs nouveaux, cachés, impressionnants? J'avais envie d'aventures.

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