Blanche Neige et les sept corbeaux [Phriën]

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Fawley
Rang Classique : Noble
Nombre de messages : 8
Rôle : Noble / ex-Prince

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Âge: 30 35 ans [Lustre 3]
Race: Fée
Lun 24 Fév 2020, 05:32
Aujourd’hui était l’un de ces jours où Fawley n’en pouvait plus. Pikay allait le rendre fou. Entouré de murs de briques sans le moindre animal aux alentour était insupportable. Même les couleurs semblaient plus ternes ici. On est loin de l’environnement féérique de Fée. Le château là-bas se trouvait en plein milieu de la forêt et était extrêmement en harmonie avec l’écosystème qui l’entourait. Malgré tous les mois forcés à rester sur ce continent, le fée ne ci ferait jamais. Même si maintenant il s’y trouve de sa propre volonté.

Et maintenant qu’il y revenait juste pour visiter sa famille, il se demandait parfois si ça en valait vraiment la peine ou s’il ne devrait pas écourter ses séjours ici.

Après une mauvaise nuit de sommeil, il décida qu’il serait judicieux d’aller faire un petit tour aux bordures de la forêt noir. Même si celle-ci s’étant sur presque tout le continent, son territoire commençait tranquillement au bord de la rive opposée à Pikay.

S’aventurer si loin de la civilisation était dangereux ici. Iraneth n’était tout simplement pas un continent accueillant. Mais le fée ne s’en fait pas trop. Il découvrit qu’il lui suffisait de voler à quelques mètres du sol pour éviter tout dangereux prédateur du coin.

C’est donc de bon matin que l’ex-Prince sortit de sa chambre, vêtue de vêtements plus pratiques qu’il a l’habitude de porter. Il emballa dans son sac sa flute, un petit casse-graine pour la route, et une dague juste pour dire qu’il n’était pas totalement sans défense.

Il sortit par le balcon et s’envola tout simplement. L’avantage des fées de pouvoir ignorer tous les couloirs, portes et toute personne voulant vous poser des questions auquel vous ne voulez pas répondre. Très pratique. Et puis les habitants de la forteresse et tous ses servants étaient maintenant plus habitués à le voir voler aux alentours du bâtiment. Quoi qu’il reçoive encore des regards intrigués quand il passe au-dessus du reste de la ville. Il faut dire qu’il n’y a pas des légions de fées sures se continent. Fawley pensait que c’était très compréhensible. Car toute fée ayant vécu à Fée ne voudrait pas rester ici selon lui. C’était comme connaitre le paradis et décider de vivre en enfer.

Enfin, chacun ses goûts, je suppose.

Avant qu’il s’éloigne trop de la forteresse, il se mit à la recherche de son corbeau favori. À chaque fois qu’il visitait la capitale, cet animal passait sur son balcon pour cogner à sa fenêtre comme pour lui passer le bonjour. Il le trouva posé sur un des toits. Il lui suffit de voler près de l’animal pour que celui-ci comprenne et commence à le suivre. Fawley n’était pas du genre à nommer les animaux, car il en rencontre tellement, mais il commençait à se dire qu’il allait devoir nommer celui-ci.

Maintenant accompagné, il survola la rivière qui borne Pikay à l’ouest et fit son chemin un peu plus au nord, longeant la forêt sans jamais vraiment y pénétrer profondément. En chemin, Fawley commença à attirer encore plus d’oiseaux qui se mirent à le suivre. Certains étaient juste un peu curieux et arrêtèrent de le suivre après quelques minutes. D’autres, plus intriguées par l’étrange connexion que son pouvoir crée avec eux, se mirent à le suivre pour tout son trajet.

Il vola un moment avant de prendre une petite pause, se posant dans un arbre. Là il laissa reposer ses longues ailes de libellule un peu. Tous ses nouveaux groupies se posèrent sur les branches autour de lui. Une bonne dizaine d’oiseaux de toutes sortes l’entouraient.

Finalement, Fawley se sentait mieux. Comme un poisson dans l’eau. Entouré de plusieurs animaux, il retrouvait cette confortable sensation mentale qu’il était si habitué d’avoir. Tranquillement, il sortit sa flute et se mit à jouer. Quelques-uns des oiseaux se joignent à lui. Le corbeau de Pikay n’était pas très chanteur, les corbeaux ne le sont habituellement pas. Mais celui-ci semblait apprécier la musique, car dès que Fawley jouait, il venait inévitablement se poser sur son épaule pour écouter. Et aujourd’hui ne fut pas une exception.


Dernière édition par Fawley le Sam 21 Mar 2020, 19:06, édité 2 fois
Phriën
Rang Classique : Sorcière
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Rôle : Apprenti.e Sorcier.e & Maître-Magicienne

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Âge: 22 ans
Race: Mi-Humain.e & Mi-Divin
Jeu 19 Mar 2020, 22:03

“BLANCHE-NEIGE ET LES SEPT CORBEAUX”
featuring fawley.
⛤⛤⛤

Les saisons changeaient lentement, au fil des années qui passaient, sans discontinuer. Tout était toujours la même chose, la même routine. Les mêmes ennuis, les mêmes merdes. Les même cauchemars qui revenaient sans cesse. Les années passaient et rien ne changeait. Les gens et les esprits restaient les mêmes : être fort, ou tout perdre. Être fier, ou se faire humilier. Être droit, ou tomber. Il n'y avait comme justice que la loi du plus fort dans ce grand pays fort étrange ou dragons côtoyaient humains et elfes, fées et démons, créatures inhumaines et animaux. Les gens qui s'établissaient dans cet endroit ne le quittait jamais. Irianeth n'était pas pour les déserteurs. Irianeth n'avait pas de déserteurs. Irianeth tuait ses déserteurs avant qu'ils ne désertent. Il fallait survivre, s'adapter, être fort ou mourir. La moindre de vos faiblesse allait être scrutée à la loupe, exploitée, manipulée. Tout pour vous rendre plus fort, ou pour causer votre perte. Tout comme les gens restaient et ne partaient pas, à moins de quitter pour revenir, rien ne changeait. La forteresse de pierres restait la même, la faune et la flore revenaient toujours aux même dates, les gens revenaient comme toujours avec les saisons, parfois avec de la nouvelle marchandise, parfois avec de nouvelles captures, de nouveaux futurs citoyens. Que ceux-ci le veuillent ou non, ils finissaient tous par s'habituer et rester, ou partir et revenir. Jamais personne ne quittait pour ne pas revenir, à moins de mourir. C'était la seule exception pour ne pas revenir sur ce continent : être mort. Une fois que vous aviez mit le pied dans cet endroit, c'était pour toujours.

J'avais comprit cela dès mon arrivée à la Forteresse. J'avais toujours vécu dans cet endroit, sur ce continent. J'avais voyagé à travers le continent, les villages et les endroits pas très recommandable certes, mais je n'avais jamais réellement quitté irianeth, sauf pour aller à Fée lors de cet Examen de merde. Cette fois-ci, je l'avais réussi et avait enfin pu obtenir le rang d'apprentie. J'avais commencé mon entraînement en magie et en potions, mais je n'avais pas encore quitté le continent pour découvrir d'autres colonies appartenant à irianeth. L'Examen ne comptait guère, car je n'y avais pas vu grand chose, excepté des visions d'horreur que je préférais largement oublier. Cela faisait maintenant deux mois que j'avais été jumelée à Hayshi et je commençais doucement à m'habituer à la présence constante de mon maître aux cheveux bleus soyeux. Sa joie de vivre et sa facilité d'approche rendait mon quotidien un peu moins lugubre, comme si elle était l'eau sur mes brûlures, le soleil dans ma noirceur.

Mon quotidien devenait de mieux en mieux au fil des journées qui passaient. Certes, c'était souvent la même routine, les même choses, mais au moins, mes journées semblaient devenir de plus en plus claires, de moins en moins sombres. Je sortais lentement de ma coquille, de mes cauchemars et de ces horribles souvenirs des examens et de ma vie d'avant la forteresse. J'apprenais, je découvrais et commençais enfin à apprécier la vie, doucement, petit à petit. C'était comme si le soleil revenait lentement après une longue période d'orage, et ce soleil, c'était mon maître. J'apprenais lentement à faire confiance, à parler, je devenais de moins en moins sauvage et j'apprenais à me découvrir au fil des jours qui passaient. Ce qui en soi était une très bonne chose. C'était peut-être la seule chose qui n'était pas restée semblable dans ce quotidien semblable à tous les autres jours qui mourraient.

Lentement, les journées devenaient de plus en plus resplendissantes, de plus en plus ensoleillées, plus chaudes et lumineuses. Les couleurs recommençaient à percer ça et là dans les forêts, les cours d'eau, dans les nuages, le soleil et les fleurs qui parsemaient le paysage parfois morne d'Irianeth. La vie revenait. C'était comme si l'attribution avait apporté un grand vent de changement, le début d'un nouveau cycle de ma vie. La fin de la grande noirceur et le début des jours meilleurs.

Disposant d'une journée de congé et ennuyée, n'ayant pas envie de lire ni rien, je décidai d'aller me détendre et me promener dans la forêt qui laissait ses arbres onduler sous la légère brise. L'air n'était pas trop froid, mais juste assez vif pour que respirer soit aisé, un froid qu'il faisait bon de respirer, comme si ça pouvait rendre l'air plus pur encore qu'il ne l'était.

Marchant sans trop faire attention à l'endroit où j'allais, perdue dans mes pensées et dans les jours et semaines qui venaient de passer, je pensais à l'entraînement que je recevais, aux jours à venir, à cette étrange lueur autour de mon maître, ainsi que sa gentillesse et tout ce qu'elle faisait pour moi. Je n'avais jamais connu cela avant et cela me perturbait au plus haut point. J'avais mis du temps à m'y faire, dans les premières semaines. C'était un peu plus aisé, maintenant, mais pas encore parfait. J'avais souvent tendance à m,enfuir, à m'éloigner lorsque cela ne me convenait pas, ou même obéir que lorsque cela faisait mon affaire. J'avais eu affaire à ses réprimandes, punitions. J'apprenais lentement, mais sûrement. Peut-être qu'un jour j'allais réussir à totalement lui obéir, qui sait?

Perdue dans mes pensées, je manquai trébucher sur une racine que je ne vis qu'à la toute dernière seconde, lorsqu'un rayon de soleil vint faire la rencontre de mes iris. Je levai la tête vers l'astre, un peu étonnée de constater son éclat étrange et c'est là que je vis les oiseaux. Plusieurs oiseaux, ainsi que de grandes ailes qui reflétait le soleil, et sur lesquelles le soleil faisait cascader les rayons en des milliers de myriades de couleurs toutes aussi éblouissantes les unes que les autres. C'était un de ces rayons colorés qui m'avait aveuglé l'espace d'une seconde. Ça me faisait penser aux Fées que j'avais vaguement vu lors de la première épreuve de mon examen, et je clignai des yeux pour essayer de chasser le plus gros des couleurs pour mieux distinguer ce qui se trouvait en hauteur. Ouais, une Fée et des oiseaux. Mais pourquoi donc? Puis, une mélodie douce et relaxante fit frissonner la forêt, comme si le son envoûtait et réveillait chaque animal pour le réconforter. Le paisible son me captivait et je ne pus que fixer la Fée qui jouait sans discontinuer. Je ne voyais que ses ailes qui miroitaient sous le soleil et la beauté de l'instrument dans lequel il soufflait sans s'arrêter. La Fée n'hypnotisait pas seulement les animaux, apparemment. Je n'avais aucune envie que le doux son cesse, et je finis par m'asseoir sous les branches de l'arbre dans lequel la créature et les animaux étaient perchés.

- C'est magnifique, soufflais-je pour moi-même.
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Fawley
Rang Classique : Noble
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Rôle : Noble / ex-Prince

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Âge: 30 35 ans [Lustre 3]
Race: Fée
Sam 21 Mar 2020, 19:05
La mélodie était empruntée d’une pièce populaire chez les fées. Douce, donnant l’impression de couler de note en note sans ne jamais être trop agressante; toujours dans la légèreté et la joie. Bien sûr, comme à son habitude, le noble ne jouait pas note pour note. Il laissait la musique le guider, improvisant et ajoutant à l’original comme bon lui semble. Il avait des années d’expérience en improvisation musicale, au grand désarroi de ses anciens tuteurs.

Sa musique, bien que très fée en style, prenait parfois quelques tournures plus solennelles, plus grandioses, plus au style de l’empire. Durant ses premiers temps ici, il n’avait pas tout de suite apprécié le différent style que l’on retrouvait ici. La philosophie de l’empire s’était incrustée jusque dans leur musique. Ici, on ne jouait pas de simple mélodie tranquille et joyeuse. Ici, on jouait les pièces les plus compliquées possible, celle qui vous permettait de démontrer vos prouesses techniques. Fawley pouvait apprécier la complexité des pièces produites à Pikay, mais il les trouvait fatigantes. Presque aucun espace n’était laissé entre les notes pour laisser au spectateur le temps de respirer.

Ses doigts continuèrent à danser sur son instrument alors que ses pensées se perdaient dans les différentes pièces qu’il avait apprises ici et dans son royaume natal. Prenant inspiration de chacune d’entre elles alors qu’elle passait dans sa mémoire, il jouait sans jamais vraiment s’arrêter, régulant ses respirations pour qu’elle tombe toujours au rythme des notes. Son esprit totalement concentré sur sa musique, il n’entendit pas la jeune femme approchée. Il ne remarqua même pas les oiseaux qui eux avaient bien remarqué la nouvelle arrivée. Quoi qu’il n’y ait la rien de bien surprenant, Fawley est un professionnel quand il est question d’être tête-en-l’aire.

Ce sont les quelques mots presque soupirés qui finir par le ramener à la réalité. Ou plus précisément, qui attira l’attention du corbeau sur son épaule, qui par leurs connexion magique, attira aussi l’attention de Fawley. Le noble prit quand même le temps de finir la mélodie qu’il avait entamée, comme pour ne pas briser ce qu’il avait commencé. S’arrêtant en tenant la dernière note quelque temps, il regarda finalement ce qui avait attiré l’attention des oiseaux autour de lui.

Oh, il faut croire que j’ai attiré un public… Elle me dit quelque chose… Elle est de la forteresse ? Hmm… Ou peut-être à l’attribution d’y il a quelques mois? Tellement de personnes avaient été mises à l’honneur durant l’évènement, tellement d’ordre différent. Pfff, je n’arrive jamais à suivre ces choses-là.

Il coupa court à son fil de pensée quand il entend une voix familière dans sa tête lui susurrer: « Tu suivrais peut-être si tu te forçais un peu à porter attention. » Il le chassa vite fait de ses pensées, maintenant n’était pas le temps pour une discussion interne d’introspection. Fawley retourna toute son attention sur la jeune femme au bas de l’arbre. Il sourit doucement à l’inconnue aux cheveux blancs. Ce n’est pas tous les jours qu’il rencontrait quelqu’un avec une apparence aussi particulière, à l’extérieur de Fée. Les humains ont habituellement des cheveux de couleur si terne à son avis. Il se demanda quelle origine pouvait bien lui donner cette couleur.

« Bonjour»

Fawley avait adoré son petit moment de solitude et de calme avec les oiseaux, mais il n’était pas triste d’avoir de la compagnie. Bien au contraire. Le fée était toujours partant pour faire de nouvelles rencontres. Bien qu’il soit un peu désillusionné face aux rencontres qu’il fait à Pikay. Les gens ici sont bien trop intéressés par leur propre succès. Ou par ce que vous pouvez leur apporter. Ce n’était pas trop sa tasse de thé. Mais il n’allait pas abandonner espoir pour autant. Il y avait des exceptions. Et peut-être qu’une jeune femme s’arrêtant pour l’écouter en serait-une

Gracieusement, il se laissa tomber de la branche sur laquelle il était perché. Sans vraiment voler, il ne fit que ralentir sa chute pour atterrir doucement devant l’inconnue. Plusieurs des oiseaux s’envolèrent à son mouvement, d’autres ne firent que le suivre du regard. Le corbeau le suivit et se reposa sur son épaule une fois le fée au sol.

« Pardonnez-moi très chère, est-ce que je vous connais? Parce que j’ai l’impression de déjà vous avoir vu quelque part. Vous m’excuserez si c’est le cas! Je suis le pire quand il est question de se rappeler d’un visage. »

La vérité c’est qu’il faisait un effort pour se souvenir des gens seulement quand il était sûr qu’il allait côtoyer cette personne souvent. Et surtout que même s’il avait assisté a l’attribution, il avait été distrait pendant la moitié de la cérémonie par ce qu’il l’entourait.

« Dans tous les cas, je suis ravie de vous rencontrer! J’espère que ma petite improvisation vous a plu. Si j’avais su que l’on m’écoutait… Enfin, que quelqu’un d’autre que les oiseaux m’écoutait; je vous aurais joué quelque chose de plus préparé. Vous m’avez surprise en plein songe, je ne sais pas si c’était ma meilleure prestation. Un petit rire ponctua sa phrase, puis un court silence avant qu’une réalisation le frappe. Oh, pardonnez-moi, je ne me suis pas présenté. Je suis prince.. Ah enfin non, c’est simplement Fawley maintenant, Fawley Boréal de Fée. »

Non qu’il regrettait la perte de son titre, mais il n’arrivait simplement pas a s’en rappeler. Il est dur de changer la façon dont vous vous étiez toujours présenté. Surtout pour Fawley qui n’avait toujours pas complètement compris la complexité de la situation politique de son royaume.
Phriën
Rang Classique : Sorcière
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Rôle : Apprenti.e Sorcier.e & Maître-Magicienne

Plus sur le personnage
Âge: 22 ans
Race: Mi-Humain.e & Mi-Divin
Lun 18 Mai 2020, 21:42

“BLANCHE-NEIGE ET LES SEPT CORBEAUX”
featuring fawley.
⛤⛤⛤

Il jouait sans se lasser, imperturbable, concentré. La musique jouait sans cesse, parfois plus calme et paisible, ou encore forte, puissante, compliquée. Les rythmes variaient, étaient opposés, contraires mais aussi complémentaires tout à la fois. Comme si la musique peignait une histoire tantôt avec la joie et la bonté d'un enfant, pour s'en aller vers le rythme effréné et parsemé d'embûches de la vie adulte. Les yeux fermés, assise sous l'arbre dans lequel le Fée jouait de son instrument, je laissais le vent et les notes douces et puissantes caresser ma peau tour à tour, mais ensemble tout à la fois. Je laissai la musique envoûter mes sens, décrivant une histoire sous mes paupières closes. Comme si mes yeux fermés pouvaient amplifier la beauté de la musique et ne laisser que cela à mes sens. Les oiseaux avaient lentement cessé de gazouiller, comme pour mieux eux aussi apprécier la musique jouée par le Fée perché dans l'arbre. J'avais déjà lu quelque part que les corbeaux étaient une race d'oiseaux très intelligents, mais je ne m'en préoccupais pas assez pour l'avoir réellement remarqué. Je n'avais pas le temps d'observer les oiseaux à longueur de journée pour comprendre comment ils fonctionnaient, et tout ce qu'il y aurait d'autre à savoir sur eux. Tant qu'ils ne venaient pas me faire du mal, ou déranger mes potions, entraînements ou autre, je m'en fichais pas mal.

Mes paroles semblaient avoir attiré l'attention du musicien, car le rythme sembla changer une fraction de seconde; ou cela n'avait été que le vent? Je ne saurais dire. Mais la mélodie se termina rapidement, à mon grand regret. J'aurais pu passer la journée sous l'arbre à juste l'écouter jouer. Bon, peut-être avait-il aussi besoin d'une pause? J'eus un léger soupir de mécontentement lorsque le seul son dans les environs était celui du vent. J'entendis les feuilles et certains oiseaux remuer dans un bruissement de plumes, et je me fis la réflexion que le Fée avait remarqué que je l'écoutais. Était-il gêné d'avoir un public? Tant de questions pour l'instant sans réponse. J'espérais réellement qu'il ne s'était pas arrêté parce que je le dérangeais. Je levai la tête et il semblait perdu dans ses pensées, avant de secouer la tête et de baisser la tête vers moi du haut de son perchoir. Un charmant sourire se dessina sur ses lèvres.

Sa voix mélodieuse résonna dans les arbres et le vent, aussi agréable à entendre que la musique qu'il jouait en soufflant dans son petit instrument. Mes yeux s'étaient rivés sur sa personne et sur ses ailes iridescentes. J'adorais l'effet de couleur qui partait dans tous les sens lorsque le soleil les traversaient. Je répondis à sa salutation d'un rapide hochement de tête et d'un timide sourire. Il m'observait avec une attention particulière qui me mettait légèrement mal à l'aise, presque gênée.

- S... Salut. J'espère que je ne t'ai pas dérangé, m'excusais-je doucement, ma voix portant aisément jusqu'à lui.

Il se leva dans un gracieux mouvement et se laissa tomber de sa branche avec une agilité et élégance qui suffirait à rendre  n'importe qui jaloux – moi-même y comprit. Il atterrit au sol tout doucement, aussi léger qu'une plume délaissée voletait au vent avant de se déposer au sol avec légèreté. La branche avait à peine bougé lorsqu'il s'était levé dessus avant de se laisser tomber au sol, sa chute aisément ralentie grâce aux ailes dans son dos. Elles étaient splendides, et j'essayais autant que possible de ne pas les fixer du regard avec un air imbécile au visage. Un bruissement de plumes me fit relever la tête. Certain des oiseaux me fixaient du regard, comme intrigués, et d'autres volaient plus loin vers une destination inconnue. Un des oiseaux volait aussi, et il se déposa avec nonchalance sur l'épaule du Fée. Je clignai des yeux. Intéressant. Le corbeau avait sa tête penchée sur le côté et ses yeux ne me quittaient pas une seconde du regard. J'avais presque envie de bouger, nerveuse sous l'attention soutenue de l'animal.

- Euh, je ne crois pas …. Je m'en serais souvenue.

Avec des ailes comme ça, qui reflétait toutes les lumières inimaginables, et la couleur des cheveux de chacun, ça ne s'oubliait pas. J'avais déjà entraperçu une ou plusieurs Fées sur le continent, mais jamais assez longtemps ou pas assez près physiquement d'eux pour réellement les connaître visuellement. Souvent, je ne les voyais que d'une longue distance, à demi cachés, se tenant loin de la populace d'Irianeth. On pouvait quand même les comprendre. Le changement de paysage pour eux devait être stressant et horribles pour ces êtres qui semblaient friands de liberté. Ils étaient passé de leurs forêts immenses et luxuriantes à une terre aride et rocailleuse, sans trop de forêt ou de verdure. Il continua soudainement son court monologue. Attends, quoi? La mélodie qu'il avait joué se trouvait n'être que de l'improvisation? Je clignai des yeux, abasourdie.

- Wow, c'était …., vraiment spectaculaire, fis-je, gênée. Je ne savais pas réellement comment mettre en mots la beauté de l’œuvre. Je … Je crois que j'aimerais un jour entendre un morceau préparé, comme tu dis, fis-je rapidement.

La façon dont il s'exprimait en disait long sur l'instruction qu'il avait du recevoir en étant enfant. Sans doute assez riche et haut placé, pour avoir une élocution aussi précise et réfléchie. Contrairement à moi, qui venait d'un bordel miteux tenu par un démon de merde. Mais bon. Tout en lui laissait voir le prestige et la richesse de sa personne, sa prestance élégante et ses gestes délicats, précis. … Oh. L'ancien Prince de Fées. Pas étonnant dans ce cas, je comprenais mieux d'où venait ses manières impeccables et sa naturelle élégance, la beauté de sa musique et son habileté fascinante à manipuler la musique et le son de l'instrument selon ses envies personnelles. Là, je me sentais tout de même …. minable comparé à lui. J'avais aussi été une princesse avant d,arriver ici, la petite chérie du bordel tenue par mon ancien maître démoniaque.

- Phriën. Je suis apprentie sorcière. Enchantée également.

Je lui offrit un sourire timide tandis que l'oiseau perché sur son épaule émit un croassement sonore, comme s'il avait été offusqué de ne pas avoir été lui aussi présenté. Un petit rire s'échappa de les lèvres, amusée par l'air outré du corbeau.

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Parandar
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Parandar
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Sam 17 Oct 2020, 10:36


Rappel


Bonjour !

Le sujet est-il toujours d'actualité ? Sans réponse, il sera déplacé le 31 octobre dans les Archives.

Cordialement,

Staff de  RPG-Chevalier
Crédit à Taëva. Réalisé pour l'usage par le Staff sur RPG-Chevalier seulement.
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