its time to begin, isn't ? ₪ hayshi

 :: Empire d'Irianeth :: Continent Impérial :: Pikay :: Colisée
Phriën
Rang Classique : Sorcière
Nombre de messages : 257
Rôle : Apprenti.e Sorcier.e & Maître-Magicienne

Plus sur le personnage
Âge: 22 ans
Race: Mi-Humain.e & Mi-Divin
Sam 28 Mar 2020, 22:07
[Accidentellement supprimé et perdu ce post, en éditant au lieu de répondre à la suite]


Dernière édition par Phriën le Lun 21 Sep 2020, 07:01, édité 2 fois
Hayshi
Rang Classique : Sorcière
Nombre de messages : 59
Rôle : Sorcière

Plus sur le personnage
Âge: 30-34 ans (L4)
Race: Humaine/Midjin
Mar 02 Juin 2020, 09:25






It’s Time | 1580-01

Le coeur de Judith se brisa un peu en prenant conscience que sa consoeur était plus désemparée qu’elle ne l’avait cru au départ. Il y avait clairement un élément qui troublait la beauté devant elle… Or, la pauvre n’avait pas les mots pour le véhiculer. En temps normal, elle lui aurait serré la main en lui soufflant que tout irait bien, qu’elle était là pour la soutenir au travers de n’importe quelle épreuve… Mais le souvenir du recul expéditif de l’apprentie lorsqu’elle avait essayé de lui prendre les mains peu de temps après leur introduction était encore très présent dans son esprit. Elle devait donc oublier toute forme de contact physique et s’y prendre autrement pour remonter le moral de sa charge. Sans quoi, elle risquait de pousser Phriën plus loin et la situation ne pourrait s’améliorer si tel était le cas. Elle n’avait pas été sans noter à la force avec laquelle son interlocutrice tenait sa coupe.

- Si tu ne te sens pas à l’aise de parler de toi, ce n’est pas grave, voulut-elle la rassurer. Nous avons cinq belles années devant nous pour apprendre à se connaître. Tu n’as pas à tout dévoiler aujourd’hui, voire jamais. Tu partages ce que tu veux, rien de plus. Prend le temps d’assimiler les changements apportés par la cérémonie d’aujourd’hui. Je serai là quand tu seras prête. Elle marqua une courte pause avant d’ajouter : En fait, je serai toujours là, d’accord? Elle voulait que la jeune femme à la chevelure opaline comprenne qu’elle ne la pousserait pas davantage dans une direction qu’elle ne voulait pas prendre et qu’elle attendrait tant et aussi longtemps qu’il le faudrait pour qu’elle soit confortable avec l’idée de lui parler. L’expression de la sorcière s’assombrit toutefois, car elle avait quand même un commentaire à faire. L’alcool ne t’aidera pas à passer au travers de ce qui t’afflige. Elle aurait bien aimé ne pas avoir à faire de remontrance, mais elle se devait malheureusement de revêtir son rôle de maître un instant. Elle espérait seulement que sa compagne ne le prendrait pas comme un jugement sévère à son égard, mais plutôt comme la suggestion pour son bien-être que c’était. Jude espérait sincèrement ne pas causer la fermeture d’esprit de celle qui était désormais sa protégée. Cela ne changera tes idées que l’espace de quelques minutes… Puis tout reviendra en force une fois que l’alcool se sera dissipé de ton corps. Elle ramena un sourire sur son visage. Si c’est pour célébrer, par contre, c’est une toute autre histoire. Elle lui fit un clin d’oeil qui se voulait encourageant. C’est mieux accompagné d’un bon repas… et pris en modération.

La demoiselle partiellement diamantoise prit une gorgée de sa propre coupe. Elle pouvait comprendre comment on pouvait considérer les boissons alcoolisées comme étant du courage liquide… D’où l’importance de faire attention à sa consommation. N’empêche qu’elle n’avait plus vraiment d’appétit, s’étant déjà régalée du buffet depuis un bon moment déjà. Elle eut alors une idée : n’avait-elle pas proposé à Dzoné de quitter les lieux tout à l’heure? Ce serait le moment parfait pour le faire. Elle planta donc son regard azuré dans celui de sa compagne, ignorant l’aura autour de cette dernière. « Que dis-tu d’aller faire un tour dehors avant de revenir profiter des célébrations? … Ou pas. » ajouta-t-elle en haussant les épaules avec toute la désinvolture qu’elle était en mesure de simuler. Elle voulait donner le choix à son apprentie pour la suite des choses. « Notre carrosse n’est pas loin. »[/b] ajouta-t-elle pour s’assurer que Phriën comprenne que rentrer à la maison des T. Coudasaïe était une option, si jamais la foule réunie au Colisée était trop pour elle. C’était également une façon de lui faire comprendre que Hayshi l’incluait dans sa famille; ce qui était à elle l’était également pour sa compagne. « Allez, viens! » l’invita-t-elle joyeusement.

La sorcière guida sa cadette à l’extérieur, là où il y avait moins d’oreilles indiscrètes et d’yeux pour épier tout ce qu’elles faisaient. Elle ne força aucune conversation, profitant momentanément du silence. Elle se contentait de marcher sans destination précise. Elle croyait que toutes deux avaient besoin d’une courte pause.

Jude brisa éventuellement le silence en chantant une chanson midjin qui lui tenait à coeur et qui lui était venu spontanément en tête. Son inconscient s’était clairement inspiré des événements de la journée.



When you feel all alone
And a loyal friend is hard to find
You’re caught in a one way street
With the monsters in your head
When hopes and dreams are far away
And you feel like you can’t face the day

Let me be the one you call
If you jump, I’ll break your fall
Lift you up and fly away with you into the night
If you need to fall apart
I can mend a broken heart
If you need to crash, then crash and burn
You’re not alone


Crash and Burn - Savage Garden


La musicienne s’arrêta net lorsqu’elle croisa le regard sombre de Phriën. Elle ne parvenait pas à déterminer si la cause des yeux larmoyants de sa compagne était l’air qu’elle venait d’interpréter ou si c’était carrément autre chose. N’empêche qu’elle se sentit immédiatement coupable. Elle n’avait pas voulu causer de tort à son apprentie. « Je… Je suis vraiment désolée. » balbutia-t-elle, baissant promptement les yeux pour observer le bout de ses chaussures qui étaient soudainement très intéressantes. Ne pouvant s’empêcher d’en ajouter davantage, elle dit également : « Nous pouvons rentrer… au Colisée ou à la maison, comme tu le voudras. » Elle se gratta la nuque, évitant le regard de son interlocutrice.

Codage par Libella sur Graphiorum

Phriën
Rang Classique : Sorcière
Nombre de messages : 257
Rôle : Apprenti.e Sorcier.e & Maître-Magicienne

Plus sur le personnage
Âge: 22 ans
Race: Mi-Humain.e & Mi-Divin
Lun 21 Sep 2020, 07:01

( la fin d'un cycle )
Les mains serrées avec force sur mon gobelet en métal froid, j'essayais le plus possible dee faire sortir les images du nourrisson hors de ma tête. Fixant le vide devant moi, frémissant au moindre bruit plus assourdissant que le bruissement des feuilles dans les arbres, j'essayais de m'ancrer dans la réalité. Essayant vainement de me concentrer sur le métal froid du gobelet, les faibles rayons de soleil caressant ma peau sensible et douloureuse, le bois morrt de l'arbre sur lequel j'étais assise.... Rien ne semblait me permettre de rester dans cette réalité-ci. J'avais constamment des flash-back de cet Examen de merde qui me revenait en mémoire. Le visage paisible du bébé endormi avant que je ne …. Non ! Non, non, non, non. NON ! Je secouai fortement la tête, perdue dans mes cauchemars et mes souvenirs. Je serrai plus fort encore le gobelet dans mes mains, et fini par en prendre une grande rasade, espérant que la brûlure de l'alcool coulant dans ma gorge puisse engourdit assez mes sens pour que je ne puisse plus penser à absolument rien d'autre que … Bah, rien. Juste, ne plus penser, point. Je pouvais vaguement voir périphériquement mon Maître, mal à l'aise et ne sachant pas trop quoi faire pour me faire aller bien. De toute façon, c'était peine perdue : Rien ne pourrait jamais mieux aller. Du moins, vraiment pas dans l'immédiat. Peut-être pas même avant de longues années. La brume et mon ancien démon de maître, je pouvais passer par-dessus. Mais le repas cuisiné à ce démon inconnu, et les mots vicieux de Violette étaient des blessures, des cicatrices qui ne partiraient peut-être jamais. Ça avait brisé quelque chose en moi, une genre d'innocence et de joie de vivre que j'avais, qui désormais m'était enlevé, perdu et détruit à jamais.

- Si tu ne te sens pas à l’aise de parler de toi, ce n’est pas grave. Nous avons cinq belles années devant nous pour apprendre à se connaître. Tu n’as pas à tout dévoiler aujourd’hui, voire jamais. Tu partages ce que tu veux, rien de plus. Prend le temps d’assimiler les changements apportés par la cérémonie d’aujourd’hui. Je serai là quand tu seras prête. Mon maître prit une inspiration. En fait, je serai toujours là, d’accord?

Mon cœur sembla s'alléger et s'alourdir tout à la fois. Elle avait réellement l'air sincère, et un petit quelque chose dans ses yeux – que j'évitais le plus possible de regarder – me disait qu'elle s'inquiétait réellement pour moi et ne voulait que mon bien. C'était quand même étrange tout cela, car nous avions pratiquement le même âge. Ce n'était pas quelque chose que j'avais connu auparavant dans ma vie. La gentillesse, la bonté, le fait d'avoir quelqu'un de présent qui prenait soin de moi, qui allait tout faire pour mon apprentissage, mon bonheur, pour me remonter sur la bonne pente alors que je m'enfonçais dans les limbes les plus profondes …. C'était nouveau, effrayant, enivrant. J'en voulais plus, mais en même temps, la terreur me figeait sur place. Je ne savais pas comment réagir à tout cela, ces petites marques d'affection, de reconnaissance …. Je soupirai bruyamment, haussai les épaules et hochai silencieusement la tête, sans un mot vraiment, fixant avec intensité le sable sur le sol poussiéreux. Un léger silence s'installa entre nous, mais sans malaise réel, plus comme un silence comfortable, qui me laissait le loisir de parler, ou de ne rien dire, de simplement assimiler les informations qu'elle venait me m'offrir, ainsi que sa présence calme et rassurante.

L’alcool ne t’aidera pas à passer au travers de ce qui t’afflige. Sa voix se fit plus froide, autoritaire et un brin menaçante, comme protectrice.

Je me sentis rougir, et je ne pus lever les yeux vers elle. Je les gardai fixé au sol, sans dire un mot, ne serrant que davantage ma coupe avant d'en boire un coup, défiante, blessée, terrifiée. Traumatisée et trembante, perclue de douleurs qui ne voulaient pas cesser, autant physiques que mentales. La voix de  mon maître s'éleva de nouveau dans l'air, un peu plus douce cette fois.

Cela ne changera tes idées que l’espace de quelques minutes… Puis tout reviendra en force une fois que l’alcool se sera dissipé de ton corps. Une seconde de silence, puis sa douce voix s'éleva encore une fois, faisant barrage à mon silence têtu. Si c’est pour célébrer, par contre, c’est une toute autre histoire. C’est mieux accompagné d’un bon repas… et pris en modération. Une certaine joie, un sourire dans sa voix me fit finalement lever les yeux vers elle.

- Pas faim, marmonnais-je.

Je n'avais pas envie de manger, et peut-être plus jamais si j'avais pu, mais malheureusement j'avais besoin de nourriture et de breuvage pour survivre. Si je pouvais me nourrir que de fruits, de légumes, de fromages et de pain, lorsque l'envie reviendrait, alors ça pourrait sans doute aller. Mais pour l'instant, la simple idée de manger me donnait envie de vomir, la nausée me prenait et c'était presque comme si elle ne m'avait jamais quitté depuis l'examen. Juste l'odeur du festin qui se trouvait plus loin pour les festivités de ce jour ne donnait la nausée. Je frissonnai violemment alors que les odeurs me vinrent aux narines, effluves poussées par le vent. J'eus un léger haut de cœur, que je tentai de dissimuler le mieux que je le pouvais. Je déposai à regrets ma coupe vide au sol. Si je faisais ne serait-ce qu'un seul geste pour aller la remplir, j'aurais des comptes à lui rendre, et sans doute même des explications à lui donner. Hors, je n'avais aucune envie de parler. Je croisai les bras contre moi, dans un maigre geste qui ne me protégeais d'absolument rien, pas même mes propres pensées.

« Que dis-tu d’aller faire un tour dehors avant de revenir profiter des célébrations? … Ou pas. » Hayshi haussa les épaules, comme si tout allait pour le mieux, alors qu'en réalité, rien n'allait. Ses yeux d'un bleu si inoubliable s'étaient posés dans le noir profond de mes yeux terrifiés.

Elle abandonna l'idée aussi vite qu'elle l'avait proposé. Je n'avais aucune envie de voir des gens, encore moins de devoir subir leur présence à tous. Faire semblant de sourire, de manger, d'être heureuse alors que dans ma tête, tout se bousculait …. Non. La seule chose dont j'avais envie en ce moment, c'était de m'enfermer dans le cocon chaud et douillet de mes couvertures, et de ne plus quitter ma couche avant un long moment. Mais sans doute que mon maître ne me laisserait pas faire. Encore moins sans me poser mille et unes questions, même si elle avait promis de ne pas le faire. Elle avait tout de même le devoir de veiller à ma santé, à mon éducation et tout le reste.

« Notre carrosse n’est pas loin. »

Je clignai des yeux. Un …. Carosse ?

« Allez, viens! »

Je ne savais pas si c'était sa gentillesse, son enthousiasme ou l'aura blanche autoour d'elle qui faisait que j'avais tout de même envie de la suivre, elle. Pourquoi seulement elle et personne d'autre ? Ce n'était pas que parce qu'elle était mon maître, si ?  Est-ce que tous les maîtres et les apprentis avaient ce lien entre eux ? Est-ce que tous voyaient une lumière blanche autour de leur ma ître ? On disait souvent qu'un lien spécial s'installait entre le maître et l'élève. Je finis par hausser les épaules et me levai lentement, faisant attention à bouger le moins possible pour ne pas trop éveiller toutes les douleurs dans mon corps tout entier. Vivement que je sois dans un lit douillet et moelleux, sans rien ni personne autour de moi. Rien que le silence et la noirceur. Et la paisible évasion d'un sommeil sans rêves. Enfin, j'espérais.

Nous nous dirigions lentement vers le carosse de mon maître alors que celle-ci fredonnait doucement une chanson dans une langue autre. Les paroles raisonnaient d'une mélancolie et d'une faible lueur d'espoir, comme une bouée de sauvetage, comme une lumière dans l'océan de pénombre qui m'entourait et menaçait de m'engloutir. Je n'aurais pu dire si elle la destinait à quelqu'un, ou si je comprenais réellement ce que la chanson voulait dire, mais c'était l'impression que ça me donnait. La mélodie me fit monter les larmes aux yeux, et je pris une grande inspiration pour ne pas laisser couler les larmes qui noyaient mes yeux. Hayshi s'arrêta tout brusquement, ses yeux croisant les miens, avant qu'elle ne les baisse, gênée ou se sentant pas bien de m'avoir fait pleurer. Mais ce n'était pas plus mal, car ça me faisait sentir comme si j'appartenais à quelqu'un, ou comme si je comptais pour quelqu'un. Comme si elle avait chanté pour me rassurer, m'apaiser. Mais je n'aurais pas réellement pu le dire avec certitude. Ce n'était que les impressions que la mélodie fredonnée à voix basse me laissait.

« Je… Je suis vraiment désolée. »

Sa voix était basse et ses yeux baissés refusaient effectivement de croiser les miens.

« Nous pouvons rentrer… au Colisée ou à la maison, comme tu le voudras. »

- Je veux rentrer, fis-je dans un murmure.

Rentrer, me coucher et dormir, ne plus réfléchir, ne plus penser. Peut-être allais-je même pouvoir avoir une potion pour dormir confortablement sans que mes nuits ne soient pleines de cauchemars et de terreurs.



( Pando )
Hayshi
Rang Classique : Sorcière
Nombre de messages : 59
Rôle : Sorcière

Plus sur le personnage
Âge: 30-34 ans (L4)
Race: Humaine/Midjin
Jeu 08 Oct 2020, 11:39






It’s Time | 1580-01

Apprendre à discerner les différentes émotions et réactions de son apprentie s’annonçait être tout un défi… La jeune femme au teint chocolaté parlait peu et gardait ses pensées pour elle. Par chance, Hayshi était patiente… Bien qu’un peu maladroite à ses heures. Elle continuerait d’essayer de faire apparaître un sourire sur les lèvres de Phriën, et ce, peu importe le temps que cela prendrait.

La noble ne savait toutefois pas sur quel pied danser après son choix de mélodie peu… judicieux, vu les circonstances. D’où les larmes de sa protégée, sans doute. Na’aril avait inconsciemment tiré son inspiration de l’ambiance. Elle n’avait eu aucune mauvaise intention, mais elle s’en voulait quand même d’avoir ainsi amplifié les émotions négatives de sa cadette.

La sorcière répondit à la requête de son apprentie avec un hochement de tête. Elle se doutait que ce serait la décision que prendrait sa compagne. Ce n’était pas pour rien qu’elle les avait sorties du Colisée sous prétexte de prendre un peu d’air frais pour ensuite proposer de retourner à la maison. Phriën pourrait alors bénéficier d’un environnement plus calme, où elle ne sentirait plus le lourd poids du regard des autres. Judith comprenait le sentiment; elle-même avait parfois besoin de s’isoler pour laisser libre cours à ses angoisses… Puis les régler à sa propre façon, bien qu’elle ne recommanderait jamais sa technique à quiconque d’autre.

- Suis-moi, alors. La demi-midjin changea de cap pour se diriger vers le lieu où se trouvait son carrosse. Je te ferai faire une visite rapide du manoir lors de notre arrivée, afin que tu aies minimalement quelques points de repères pour t’orienter… Donc, il y aura un délai avant que tu puisses réellement te reposer, mais je tâcherai de ne pas m’attarder inutilement aux endroits que tu auras le plaisir d’explorer à ton rythme par la suite.

Sur ce, Hayshi avisa mentalement le cocher de leur arrivée imminente, puis prévint la gouvernante de préparer une chambre d’invité. Elle ne revenait pas seule ce soir.

À vrai dire, elle ne reviendrait plus seule avant un bon moment… Et cette pensée ne la dérangeait pas le moins du monde. Pas si c’était avec Phriën qu’elle revenait...

- As-tu tout ce dont tu as besoin ou dois-tu récupérer tes effets personnels à la Forteresse? Nous pouvons également envoyer quelqu’un les chercher demain si tu ne te sens pas d’attaque pour l’instant. Ah, nous voici. Le duo était déjà arrivé. Le cocher les salua puis ouvrit la porte du carrosse. La Coudasaïe attendit que sa compagne lui confirme son choix concernant ses possessions. Il fut décidé de s’en occuper le lendemain. Après toi, ma chère, fit la guérisseuse. Elle prit place sur le banc opposé de Phriën. Tu peux te détendre. Je te ferai signe quand nous serons au manoir.

Jude sourit à sa charmante charge. Elle espérait que ce moment de répit lui ferait le plus grand bien. Quant à elle, elle se contenta de regarder le paysage défiler sous ses yeux bleus. Elle fredonna un air joyeux, ayant appris de son erreur. Elle planifiait déjà tous les changements qui devraient avoir lieu afin d’accommoder son apprentie. C’était désormais sa mission d’assurer non seulement l’éducation de sa cadette, mais aussi de tout faire en son pouvoir pour qu’elle connaisse le bonheur. Une partie d’elle aimait bien l’idée de redécorer certaines pièces et de profiter d’une autre présence féminine. Elle appréciait sa mère et leurs domestiques, certes… Mais ce n’était pas pareil.

L’autre partie… L’autre partie se demandait comment gérer la délicate situation qu’était la relation maître et apprentie entre âmes soeurs. Ça ne devait pas être commun… Et personne ne pouvait le savoir outre que les deux personnes concernées. L’éthique de la chose était questionnable aussi. Cependant, les dieux ne les avaient pas réunies pour rien… Le temps leur révèlerait bien cette raison mystérieuse. Sauf que pour l’instant, Hayshi ne savait pas comment aborder le sujet. Aujourd’hui n’était clairement pas le bon moment, déjà qu’elle ne savait pas quoi en penser elle-même… Or, elle ne pourrait pas éternellement remettre ça à plus tard non plus. Peut-être pourrait-elle demander l’avis d’un de ses cousins?

… Elle y réfléchirait quand elle sera seule.

Le manoir de la branche bleue des T. Coudasaïe fit son apparition au bout d’environ une heure de voyage. Une porte de fer forgé entourée d’un épais mur de pierres limitait l’accès au domaine. Un long chemin bordé d’arbres menait jusqu’à l’entrée principale, laquelle se trouvait en haut d’escaliers. Le carrosse s’arrêta à cet endroit. La noble fut la première à descendre et elle salua sa mère et la gouvernante qui les attendaient. « Je vous présente dame Phriën Dzoné, qui sera à ma charge pour les cinq prochaines années. » Elle se tourna vers son apprentie. « Phriën, je te présente ma mère, Michie. À ses côtés se trouve notre gouvernante, Abrielle. » Elle ajouta à l’intention de leur employée : « Je vous demande d’en prendre soin aussi bien que vous le feriez pour n’importe quel membre de notre famille. Est-ce que sa chambre est prête? » La domestique répondit par l’affirmative. « Parfait. Veuillez s’il-vous-plaît lui préparer un bain. » Judith se tourna vers son apprentie. « Laisse-moi le plaisir de te montrer ta demeure pour les cinq prochaines années, ma chère. »

La matriarche salua les deux jeunes femmes après avoir souhaité la bienvenue à l’apprentie. Elle les laissa à leur visite tandis qu’elle retournait à sa lecture.

La sorcière guida sa compagne dans les grands corridors aux plafonds élevés et parsemés de colonnes. Elle expliqua que les tableaux suspendus aux murs blancs représentaient soient des membres éminents de sa famille, soit des scènes historiques ou simplement de tableaux achetés afin d’encourager les artistes de ce monde. Il y avait fréquemment des bouquets de fleurs, parfumant légèrement l’air de la maison. Hayshi montra à sa cadette où se trouvaient la cuisine, la salle à manger intérieur, le grand salon et ainsi de suite. Elle s’attarda un peu à la bibliothèque, où de nombreuses étagères étaient remplis de livres de tous genres. Elles montèrent ensuite à l’étage. « Dans cette aile se trouvent mes quartiers. De ce côté-ci se trouvent ceux de ma mère. Ah, si nous continuons par ici, nous nous trouvons dans l’aile des invités. » Elle s’arrêta devant une chambre. « Voici où tu seras maîtresse des lieux : ta chambre. » Elle ouvrit la porte et laissa Phriën entrer avant elle et admirer le lit baldaquin qui était définitivement le point focal de la pièce. Elle se dirigea ensuite vers les portes vitrées et tira les rideaux, révélant un petit balcon. « Tu as une vue sur l’avant de notre domaine, soit par où nous sommes arrivées. Comme tu peux le constater, tu as une grande armoire où mettre tes vêtements et même une salle de bain privée. Il y a un petit bureau dans ce coin. N’hésite pas à me le dire s’il est trop petit et que tu préfèrerais avoir un modèle différent. Nous pouvons également changer les couvertures, ajouter les décorations de ton choix et… faire à peu près tout ce dont tu peux rêver. » Elle lui fit un clin d’oeil. « Je te laisse te reposer maintenant. Comme tu peux le constater, ton bain est prêt. Ah! Tu peux utiliser la clochette sur ta table de chevet si tu as besoin d’assistance et un domestique devrait arriver rapidement. Pour ma part, je vais aller profiter d’un bon thé au jasmin dans notre salon. Il n’y a rien de mieux pour se détendre avant d’aller au lit. Sens-toi libre de me joindre pour une collation ou de simplement rester ici. Je ne t’oblige à rien. Dans l’optique où tu aimerais mieux rester ici, je te souhaite de passer une excellente soirée. Nous nous verrons demain matin. Je t’en prie, fais comme chez toi. »

La demoiselle au teint bleuté sourit une dernière fois, puis quitta ce qu’elle espérait être le havre de paix de son apprentie. Elle se dirigea au rez-de-chaussée afin de profiter de l’encas, tel qu’elle l’avait mentionné.

Codage par Libella sur Graphiorum





Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1

 :: Empire d'Irianeth :: Continent Impérial :: Pikay :: Colisée
Sauter vers :