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La danse de la vie | Dayle

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Shay
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Rôle : Régent de Topaze, héritier de Fal

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Âge: 37-42 ans [L3]
Race: Humain
Lun 01 Juil 2019, 15:46

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

«
Sir, il faut faire quelque chose ! »
« Cela fait plusieurs semaines déjà et rien n’a été fait pour nous, Sir. »
« C’est embêtant. »
« Très embêtant. »
« J’entends bien, » fis-je d’une voix neutre où je me félicitais de ne pas laisser transparaître mon ennui.

A
ujourd’hui, je m’occupais des réclamations du peuple Topazien. En règle générale, c’était des réclamations plutôt banales. « Un tel a volé ma vache », « un tel a paye moins de taxe mais a un plus grand terrain que moi »… Et puis de temps en temps, il y avait des affaires un peu plus amusantes, qui demandaient un peu plus de réflexion, comme l’affaire précédente où un groupe de voleur avait sévi dans l’est du pays, ce qui avait demandé que je déploie une petite unité de soldat pour enquêter et retrouver les voleurs. Le tout en me tenant informé le plus souvent bien entendu pour que je puisse rassurer nos citoyens. En général, Dayle était avec moi pour les complaintes. Dayle étant une femme, les hommes du pays avaient un peu de mal à venir lui faire des réclamations bien qu’étant leur reine, alors ma présence servait à délier les langues en présence de la reine – ce qui permettait aussi au peuple de s’habituer à sa présence et de l’entendre prendre des décisions intelligentes, ainsi elle avait de plus en plus de crédits aux yeux des hommes. Malheureusement les progrès restaient lents, et aujourd’hui, Madame avait réussi à se dispenser de la tâche, ce qui était d’autant plus ennuyeux pour moi. Ennuyeux car entendre les personnes geindre demandait beaucoup de patience. Mais, cela faisait parti des devoirs de la royauté.

A
ssis sur le trône des réclamations, je tenais en main une lettre écrite par les deux paysans dans une écriture effroyable. Je mis déjà un temps incroyable à déchiffrer leur écriture, fort heureusement, les deux hommes – des jumeaux agriculteurs – très bavards m’avaient permit de très vite comprendre la situation. De mon doigt j’appelais un de mes conseillers près de moi. Demandant aux deux hommes de patienter, je m’entretins quelques instants avec mon conseiller, chuchotant des messes basses, puis le conseiller se hâta jusqu’au scribe qui attendait patiemment la suite des choses. Il fallut attendre encore quelques instants que le scribe écrive ce qui fut demandé avant que l’on me tende le papier, que je signais.

« La Couronne vous dédommagera pour vos désastres respectifs et vous donnera de quoi refaire vos plantations. Du reste, je vais dépêcher des personnes pour enquêter. »

L
e papier leur fut donné, ils me remercièrent à grand renfort de joie et de courbettes avant de partir avec hâte. Je poussais un soupire. D’abord des voleurs, et maintenant un incendie dans les champs topaziens, on ne peut pas dire que le lustre commençait bien ! La journée des complaintes était terminée, les portes se fermèrent. De mon côté, je notais la dernière réclamation qui avait été faite sur un papier – oui j’avais la manie de tout noter afin de ne rien oublier – et la solution proposée. J’avais vu avec mon conseiller et trésorier que les dédommagements étaient raisonnables donc cela n’avait pas posé de problèmes. C’était déjà un bon point.

J
e me levais, le bout de parchemin enroulé soigneusement sur lui-même dans ma main, je me secouais tel un éléphant coincé dans la neige afin de me réchauffer. Avoir laissé les portes ouvertes en ce début d’année hivernal, ce n’était pas bon pour ma santé. Fort heureusement, apprenant de mes erreurs du passé, je m’étais habillé un peu plus chaudement cette fois-ci, à savoir que j’avais au moins le torse de couvert. Chose qui était plutôt inhabituel, pour les gens qui me connaissaient bien. Je fis quelques pas puis je m’étirais. Rester ainsi longtemps assis sur un trône relativement peu confortable malgré le royal coussin, ce n’était pas bon pour les os et les muscles. Je n’avais d’ailleurs même pas honte de faire un peu de gymnastique devant les quelques gardes, conseillers et scribe de la salle. Ils avaient l’habitude, maintenant.

E
nfin, me voilà dans les couloirs à la recherche de ma femme. Entre temps, j’avais accroché deux servantes pour leur ordonner de me chercher un plateau avec ma liqueur favorite et un poêle à chauffer. Certes il faisait nettement plus chaud dans les couloirs que là où j’étais depuis le début, et marcher m’aidait à me réchauffer, mais ce n’était pas assez. Et j’étais frileux. Bon, ça ce n’était point une nouvelle. Du coup, les servantes allèrent rapidement me chercher ce que je demandais pendant que je zonais dans les couloirs à la recherche, encore, de ma femme. Elles me rattrapèrent rapidement avec ce que j’avais demandé. Et comme je n’avais pas encore l’intention de me poser, elles devaient me suivre jusqu’à destination.
Mais quelle destination ?
Je dus interroger plusieurs serviteurs avant d’enfin trouver ma réponse.

D
ayle se trouvait au troisième étage, dans un salon qui était en général privatisé pour la royauté – à savoir nous – bien que parfois il était aussi utilisé pour les rencontres diplomatiques puisqu’il était très cosy. Lumineux et spacieux, il y faisait toujours bon. Des sofas, canapés et fauteuils étaient disposés à des endroits stratégiques ici et là, des plantes pour donner un air plus naturel, un bureau dans le fond, des bibliothèques incrustées dans la pierre. Car il ne faut pas oublier que Topaze était le royaume avec la plus grande bibliothèque du royaume – si on faisait abstraction de la tour des Mages dont on dit qu’elle avait des milliers voir des centaines de milliers d’ouvrage sur la magie et le monde. Mais bref. C’était donc tout naturel que les salons soient composés de bibliothèques. Ce salon-là, comme il était aussi fait pour que moi et ma femme puissions avoir des moments personnels – non je ne parle pas forcément d’actes à l’horizontale – il n’y avait pas d’armes sur les murs en ornementation. Quelques tableaux, beaucoup de plantes et de fleurs. Comme le soir approché, ici et là, des bougies étaient entreposées.

M
’approchant du salon, j’entendis au travers de la porte de la musique. Tiens, Dayle n’était donc pas seule. Poussant un soupire, me demandant bien ce qui avait bien pu la retenir pour ne pas venir sur le trône des réclamations, j’ouvris la porte comme si j’étais chez moi – ah mais, je suis chez moi ! – sans frapper, et fis quelques pas à l’intérieur, les servantes dans mon dos.

«
Eh bien ! » m’exclamais-je avec un petit sourire en découvrant une Dayle en plein acte… de danse. « Madame s’amuse pendant que je joue les rois ? » le tout appuyé par le petit parchemin que j'agitais devant elle. C'était une petite vacherie comme nous en avions prit l’habitude de nous envoyer, je pris mes aises jusqu’à aller m’installer confortablement dans le sofa, ordonnant aux femmes d’installer le plateau avec la liqueur et le poêle chauffant non loin de moi, avant de les sommer de partir. « Cela fait bien longtemps que je ne vous avais pas vu danser très chère. Continuez donc pendant que je me réchauffe. Qui sait, vous regardez m’aidera peut-être à me réchauffer. »

‹c› Vanka
Dayle
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Dayle
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Lun 01 Juil 2019, 21:37


La matinée avait été tout simplement affreuse. Le sommeil la prenait d'assaut pour de longues heures depuis presque une semaine, son attention avait largement diminuée tandis qu'elle se sentait nauséeuse au point de ne plus pouvoir manger le matin. Et au fil de la journée, ces sensations partaient puis revenaient... Avec le froid ambiant, Dayle ne s'était pas trop alarmée. Les épidémies étaient courantes en cette saison après tout. D'autres personnes étaient malades et ses symptômes restaient supportable avec des soins d'infusions. Néanmoins, elle ne se sentait pas la force de se rendre jusqu'aux doléances du jour et demanda à Shay de s'en porter garant seul. Les matinées étaient en réalité toutes affreuses depuis bien une semaine. Après avoir finalement réussi à s'extirper du sommeil, elle ne s'était pas dirigée vers les cuisines pour demander son déjeuner, elle ne le garderai sûrement pas.
Elle eut l'aide de deux de ses servantes habituelles pour s'habiller, remarquant son teint un peu palot et son air creusé par la fatigue. Tandis que l'une peignait ses cheveux, l'autre lui rafraîchissait le visage. Cette sensation la soulagea de bien des maux, son visage retrouvant quelques couleurs. Après quelques discussions sur les maux qu'éprouvait la Reine en ce moment, l'une des servantes émit l'hypothèse qu'il serait plus sage pour elle d'aller consulter un Guérisseur. De son expérience de grossesse, les symptômes étaient similaires. Dayle s'arrêta sur le mot grossesse, observant de manière crédule les deux femmes qui l'accompagnait. Était-ce réellement possible? Sa main se posa sur son ventre encore bien plat tandis qu'un millier de questions se grouillaient dans son esprit.

Le reste de la journée fut relativement calme et la jeune femme retrouva un gain d'énergie après avoir pu manger un copieux repas, après sa visite à un guérisseur. Elle n'en revenait pas... La suspicion de sa servante était donc vraie. Un grand sourire traversait son visage tandis qu'elle sentait des fourmillements dans ses jambes. Elle ressentait le besoin d'exprimer sa joie et quoi de mieux qu'un peu de danse pour se défouler? De ce pas, elle somma des musiciens pour une séance privée. Au vu de l'heure de la journée, Shay en avait encore un moment avec les doléances et elle ne pouvait décemment pas débarquer en plein milieu pour terminer le travail avec lui.

Après une petite demi-heure, ses dames de compagnies appelées ainsi que quelques musiciens, la salle fut transformée. L'orchestre débâti avec la Reine des quelques musiques à jouer et très vite les tapis devinrent leur zone de danse. Les rires et la musique se mêlèrent à la bonne humeur de Dayle tandis que les jambes et les pieds se levaient sur des gigues folkloriques de Topaze. L'apport du Sheng aux musiques d'ici rendait les mélodies encore plus rythmées, doublant le plaisir de la jeune femme à danser.

Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir sous couvert de la musique, mais son regard croisa rapidement celui de son époux. Il avait donc terminé sa tâche journalière! Elle lui sourit en roulant des yeux pour simple réponse, il connaissait après tout les raisons de son absence matinale. Même si sa bonne humeur du moment laissait à penser que tout n'était que jérémiades et plaintes inutiles.

- Parce que vous pensiez que l'immobilité allait vous réchauffer! On se remet drette plus vite que ça!, somma-t-elle en riant.

Elle s'approcha tout en faisant quelques pas de danse et fit une révérence à Shay lui tendant sa main pour l'inviter à danser. Comme elle savait pertinemment qu'il ne se lèverai pas de son propre chef, elle attrapa son avant-bras pour se pencher en arrière et faire une bascule afin de le relever. Ainsi attiré et piégé sur la piste, Dayle continuait à faire des petits sautillements au rythme de la musique, dansant autour de son époux qui se tenait droit.

- L'on m'a toujours dit que les Fallois étaient bon danseurs... Cela se cache quelque part icitte en vous! Bougez, cela va vous réchauffer!

Shay
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Lun 08 Juil 2019, 05:21

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

P
ouvoir rester tranquillement assis dans un sofa largement plus confortable que le trône des doléances, ce n’était pas une possibilité avec Dayle. J’étais pourtant bien callé, mon royal postérieur s’était agréablement enfoncé dans le sofa qui prit sa forme avec souplesse et perfection, ce qui fait que mon postérieur s’est détendu immanquablement. Mon dos aussi appréciait tout particulièrement le contact avec la doublure duveteuse du sofa, contrastant avec force au trône dur et froid. Ah, j’oubliais de dire que j’avais quand même su adapté ma tenue vestimentaire au climat de Topaze – à la longue j’avais fini par comprendre qu’il vaudrait mieux que je m’habille plus chaudement – cependant dès que je me trouvais dans une pièce où il faisait bon, l’on pouvait être sûr que j’enlevais au moins le haut. D’ailleurs, bien que mes habits aient beaucoup de couleurs et de style Topazien, il y avait tout de même pas mal de teintes et de styles rappelant Fal. Le tout bien organisé pour ne pas que cela jure et que je me retrouve plus comme un arc en ciel que comme un roi. Et puis j’avais différents habits qui avaient à chaque fois des teintes différentes, tantôt plus Topaze que Fal, tantôt plus Fal que Topaze.

B
ref, tout ça pour dire que j’avais enlevé mon haut, chose que les serviteurs et plus spécialement Dayle avaient fini par avoir l’habitude de voir. Il n’empêche que je me félicitais de ne pas m’être laissé aller avec ce climat froid et la nourriture souvent grasse du pays – certainement pour pouvoir faire des réserves quand il fait froid, donc, tout le temps – j’arborai toujours fièrement mes magnifiques abdos. Bon, mes entrainements constants devaient y être pour quelque chose.

M
ais ! Si nous revenions au temps présent hm ? Avec une Dayle qui ne voulait pas me laisser tranquille à siroter ma liqueur tout en matant tout à fait impunément ma femme danser. Non, elle ne me laissait pas être un mari obscène et graveleux, préférant me forcer à me lever. Tiens, parlons en de sa manière de me faire lever : on aurait dit un chaton tentant de faire basculer un gros matou par la simple force de ses patounes. C’était adorable, alors j’ai décidé de me laisser faire – et de l’aider un peu sinon elle risquait de se casser le dos à faire la bascule. Me voilà tiré jusqu’à la piste de danse où Dayle se mit à danser tout autour de moi comme pour créer une cage invisible. Puis elle tenta de titiller ma fierté en vantant les capacités en danse des Fallois… j’eus un sourire tandis que madame frétillait dans tous les sens. J’attendis qu’elle passe près de moi, et d’un coup, je lui saisis le bras pour l’attirer contre mon torse et l’emprisonner dans mes bras.

«
Il y a plein d’autres façons de se réchauffer, » Mon sourire et mon regard en disaient long sur ce que j’avais derrière la tête. Et puis, me connaissant, il ne fallait pas chercher bien loin. Je crus même distinguer du coin de l’œil quelques serviteurs qui rougirent, se demandant certainement s’ils ne devaient pas nous laisser en intimité. Puis, tout aussi rapidement, je retournais Dayle, collant son dos contre le mien, mettant mes mains sur ses hanches. « A Fal, nous avons des danses plus orientales, avec beaucoup de mouvements de hanche. » Afin d’étayer mes propos, je fis quelques mouvements de hanche de gauche à droite, de façon plutôt lente, et entrainant Dayle avec moi grâce à mes mains. « C’est la base. Puis vient les mouvements des bras et des mains, souples et volatiles, et les mouvements des jambes et des pieds, tournant et sautillant. » Je lui avais prit ses mains pour tenter de les faire balancer dans les airs à la façon falloise, mais lorsque je tentais de lui faire bouger les jambes, cela donna une catastrophe où elle faillit tomber. Bon il faut dire que je suis un piètre professeur de danse. Néanmoins, je la rattrapais avant qu’elle ne tombe, allant même jusqu’à la porter, mes deux bras autour de sa taille. « Je croyais les Topaziens doués en danse ? » lui chuchotais-je à l’oreille pour la taquiner, suivit de : « Profites de la vue ce n’est pas tous les jours que tu peux être à cette hauteur ! » Absolument pas sérieux et absolument pas décidé à lui remettre les pieds sur terre, un grand sourire aux lèvres, me voilà à sautiller, imitant ses sautillements précédents avec elle dans mes bras. Oui, c’était puérile et ridicule, mais elle avait voulu que je danse, alors me voilà en train de danser avec elle ! Puis, gigotant tellement que je finis par la lâcher, j’avais passé mes mains sur son petit ventre avant qu'elle ne s'échappe et je me rendis compte qu’il était légèrement plus bombé que d’ordinaire. « Eh bien femme, auriez-vous prit du poids ? Il faudra sans doute voir le cuistot pour mieux adapter les repas… » dis-je, taquin, alors que je me servais un verre, ce petit amusement ayant eut raison de mon gosier. « Je vous sers ? »


‹c› Vanka
Dayle
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Dayle
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Âge: 27 - 31 ans (L3)
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Lun 04 Nov 2019, 22:39


Lorsque la jeune Reine se retrouva emprisonnée des bras de son époux, s’étant fait prendre à la volée, un rire s’échappa de ses lèvres.

- Cherchez-vous dont des excuses pour esquiver le défi ?

Elle n’eut pas à attendre longtemps la rétorque que Shay la faisait tourner pour se placer derrière elle. Instinctivement, la jeune femme sut comment se placer dans ses bras, le laissant libre de ses gestes. Ses hanches se firent mollent, suivant la cadence... Les danses orientales étaient donc plus... Sensuelles ? La température de la pièce était effectivement montée tandis que le rouge lui prenait aux joues. Telle une marionnette, elle ferma les yeux pour écouter les instructions, sentant les mouvements se dessiner dans son corps tandis que sa tête jouait déjà milles musiques Falloises qu’elle avait bien trop entendu.
Le mouvement des bras lui parraissait bien plus naturel que celui de ses hanches... Elle avait grandit dans une culture ou il fallait les tenir droites, profitant de la stabilité donnée pour mouvoir ses jambes à sa guise. Ce qui résulta donc à une belle catastrophe d’enchaînements... Elle allait devoir clairement pratiquer les danses du royaume d’origine de son époux. Il en allait de son égo !

- Tu oserai-tu retourner ma remarque contre moi ?, chuchota-t-elle le visage moqueur.

Bien loin d’être susceptible face à la moquerie qu’elle avait-elle même émise, elle l’observait de haut le regard rieur. Sa bonne humeur du moment frôlait l’euphorie, contrastant avec son état maladif qu’elle traînait depuis une semaine déjà.

- Splendide ! Tant de choses me sont désormais accessibles d’icitte...

Lorsqu’elle vit son visage afficher cette expression particulière qu’il abordait avant de faire un mauvais coup, elle s’aggripa derechef à ses épaules nues. Se sentant baloter, elle poussa quelques cris sous la peur de tomber parmi tous ses petits sauts, partagée entre le rire et un sentiment nauséeux.

- Suffit ! Suffit ! Je suis encore malade, souffla-t-elle entre deux rires.

Elle reprit donc place sur terre, soupirant de la fatigue occassionnée. Sa tête lui tournait encore légèrement et elle espérait que les nausées s’en irait bien vite. La journée était si belle... Ses yeux montèrent au plafond lorsqu’il fit la remarque sur son poids. En d’autres termes, elle l’aurait certainement ignoré en bonne et due forme jusqu’à ce qu’il avoue enfin qu’elle est la plus belle créature de l’univers –si son égo lui permettait- mais cette fois-ci, elle ne dit rien. Se rasseyant sur la banquette de la pièce, elle refusa d’un signe de la tête.

- Non, nous allons nous passer de ce genres de plaisirs pour un p'tit boutte je crois bien.

Elle lui lança un regard soutenu, accompagné d’un sourire. Il était bien trop tentant pour elle de faire durer encore un peu le suspense.

Shay
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Sam 16 Nov 2019, 10:01

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

N
ous nous lancions des piques. Cela été devenu courant dans notre relation. Au tout début, les piques lancés étaient bien moins innocentes et gentilles que maintenant. Nous avions bien évolué, jusqu’à ressembler un temps soit peu à un couple normal. « Normal ». Un couple qui continuait de s’envoyer des piques et des remarques. Mais cette fois-ci de façon plus humoristiques. Nous avions fini par être habitués à ce mode de discussion entre nous. A croire qu’il était devenu impossible d’être totalement sérieux lorsque nous nous parlions.

A
h, si, peut-être lors de débat sur la politique du royaume, sa gouvernance, et son aspect financier. Il faut dire que ce n’était pas spécialement très drôle ni amusant de parler de ces choses là entre nous mais aussi avec nos conseillers – qui ont tôt fait de nous ramener à l’ordre lorsque nous commencions à divaguer en nous lançant des piques. Après tout, ils n’avaient pas tord sur le fait que cela ne faisait pas bon aperçu, un couple royal qui ne cessait de se lancer des piques.

D
ayle souriait enfin. J’avais bien évidemment remarqué, puisque je vivais avec elle, qu’elle n’avait pas l’air bien depuis quelques temps. Au début, j’avais pensé à une indigestion puisque lorsque cela avait commencé, j’avais moi-même eu des troubles digestifs au même moment. Mais cela m’avait vite passé, contrairement à Dayle, dont les choses ne faisaient qu’empirer. Dire que cela m’inquiétait ne représentait qu’une partie de mes sentiments, que je cachais habilement sous mes manières nonchalantes. Alors la voir rayonner un peu – évidemment grâce à moi – me rassura quelque peu sur sa condition. Ce n’était pas mortel, n’est-ce pas ?

J
e la reposais au sol alors qu’elle me suppliait d’arrêter. J’aurais pu continuer un peu plus histoire qu’elle supplie d’autant plus, mais je n’avais pas spécialement envie qu’elle me vomisse dessus – ça lui ferait trop plaisir, d’ailleurs. Donc, j’obtempérais. Une chose qui me surprit un peu, fut qu’elle ne fasse aucun commentaire sur mon commentaire sur son poids. D’ordinaire, elle réagissait un peu plus autrement qu’en allant s’assoir sur la banquette comme si le petit exercice que nous venions de faire l’avait épuisé – et j’étais bien placé pour savoir qu’elle était plus endurante que cela, lors d’exercice.

E
t puis, la voilà affirmant que nous allons devoir nous passer de ce genre de plaisir. Mon cerveau eut du mal à saisir de quels plaisirs elle parlait. La boisson ? La danse ? Ou quelque chose de plus physique et de moins public ? Les trois en même temps ? Mes sourcils légèrement froncés alors que je trempais mes lèvres dans mon breuvage annonçaient très clairement que je ne voyais absolument pas de quoi elle était en train de parler. Et puis d’abord. Pourquoi dire qu’il allait falloir s’en passer ?

S
oudain, mon esprit fit un petit lien. Elle avait un teint maladif depuis quelques semaines maintenant. Elle vomit souvent, en particulier le matin. Elle a très légèrement grossi… et semble tout le temps fatigué. Il n’y a aucun doute. Elle a une maladie grave et va mourir !
Non, pourquoi elle sourirait dans ce cas-là ?

J
e posais mon verre sur la petite table, avant de m’approcher de ma femme. Je la pris alors dans mes bras pour la surélevée un peu, me plaçant ensuite confortablement sur le sofa avant de la poser sur mes jambes. Mon visage était légèrement soucieux tandis que mes bras, de chaque côté du buste de la femme, étaient joints par mes mains, l’empêchant ainsi de s’échapper.

«
C’est grave ? Tu vas mourir ? Si tu meurs, on est bien d’accord que je resterai le régent de Topaze ? Vu qu’on est marié, ta mort signifie que j’hérite de tous les pouvoirs sur le royaume. C’est juste pour savoir histoire de me préparer mentalement à ce que je doive partir ou pas tu vois. » Je lui fis alors un grand sourire, montrant bien que je la taquinais – un peu – sur le sujet de l’héritage. « Oh, mais ça veut dire que je pourrais me choisir une autre femme pour avoir des enfants ! Peut-être même que je pourrais ainsi mettre en place une loi sur les harems. Qu’en penses-tu ? Ah non. Tu seras morte, c’est vrai. » Je fis mine de songer à mes possibles futurs femmes et mes possibles futurs maris une fois la mort de Dayle annoncée, un sourire aux lèvres, avant de lui mordre subitement mais doucement l’oreille, la serrant un peu plus contre moi. « Bon craches le morceau, femme. Qu’est-ce qui t’arrives ? »


‹c› Vanka
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Dayle
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Lun 18 Nov 2019, 23:07


La jeune femme observa avec beaucoup d’amusement tous les changements d’expression sur le visage de Shay. Son regard roula avec intérêt sur tous les mouvements qu’il pouvait faire, cherchant à savoir s’il allait deviner avec ce simple indice. Elle pariait bien évidemment que non. Sa soudaine utilisation de la troisième personne du pluriel ne l’incluait pas lui et il ne pouvait clairement pas le deviner. Les paroles de son mari rattrapèrent très vite le fil de ses pensées tandis qu’il s’était assis la tenant près de lui. Ce geste, pourtant si simple et anodin la toucha énormément. Malgré toute sa tirade ironique, il s’inquiétait pour elle. Son histoire d’émigration en cas de décès la fit même rire.

- Voyons dont ! Tu es le Roi autant que j’en suis la Reine, tu n’as rien à craindre pentoute. En plus d’être le père de l’héritier et leur Roi, personne n’oserait te chasser...

Son ton de voix se fit légèrement moins assuré. Au vue des menaces qui planaient sur sa propre personne en qualité de femme... Elle se doutait qu’en cas du décès de la seule héritière, les Topaziens auraient peut-être préféré repartir la lignée du Royaume avec du vrai sang Topazien. Mais Shay s’était montré comme un bon Roi. La cours et les habitants du château pouvaient clairement en témoigner. Les réticences s’étaient également amoindries au fil du temps. Le travail qu’elle pouvait effectuer avec lui s’était avéré plutôt fructueux. Malgré tous les écarts, malgré leurs enfantillages récurrents... Shay avait ses forces ou résidaient ses faiblesses. Ils étaient complémentaires.

Oh, mais ça veut dire que je pourrais me choisir une autre femme pour avoir des enfants !

Cette phrase la sorti soudainement de ses pensées, rattrapant le fil de la discussion. De quoi parlait-il ? N’était-il pas en train de s’inquiéter de son avenir à Topaze si Sveter décidait que leurs chemins se sépareraient ? Ses sourcils se froncèrent lorsqu’il mentionna une loi sur les harems. Comment pouvait-il seulement y penser ? Prendre autre femme et surtout y songer alors qu’elle n’était même pas encore morte... Et qu’elle attendait leur... Ses lèvrent se pincèrent légèment tandis que ses yeux s’embuèrent de larmes.

- C-Comment peux...

Les mots restèrent coincés quelques instants dans sa gorge tandis que des grosses larmes perlèrent le long de ses joues. Elle hoqueta avant de reprendre :

- Comment peux-tu déjà penser à ça...? Je suis même pas... Je suis même pas morte et... En plus de plusieurs femmes, d’un harem !, tu m’imagines déjà loin de toi... Ça ne te plait pas ici ? Tu aurai préféré une autre ? Plus mature, plus responsable... Et tout ce que je ne possède pas... Et...

Ses mots ne firent plus de sens et tandis qu’elle s’en rendit compte, elle s’arrêta de parler. Qu’était-elle en train de faire ? Ses émotions échappaient à son contrôle et pourtant... Elle se sentait terriblement blessée par ses propos.

Shay
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Mar 19 Nov 2019, 11:27

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

S
’interroger sur ma place au sein du royaume à la possible mort de Dayle m’avait mainte fois tourmenté l’esprit. Après tout, j’étais une pièce rapportée, en quelque sorte. Bien que j’ai démontré des qualités en tant que roi et que je mets tout en œuvre pour apporter des changements sans que cela ne déplaise trop au peuple afin de ne pas me faire totalement haïr, le risque que les Topaziens ne se révoltent complètement afin de se trouver un meilleur souverain, de sang Topazien, à la mort de Dayle, était tout de même élevé. En quelque sorte, mon mariage avec elle me permettait de gagner une légitimité, légitimité du à son sang qu’elle n’a pas en tant que femme. Sans doute que si elle avait été un homme, elle aurait eu plus de temps pour se choisir une compagne, et n’aurait pas été forcé.

C
’était à se demander si, en n’étant pas opprimée par son sexe et en n’étant pas contrainte de se marier, Dayle m’aurait-elle choisi quand même ? Pressée par le temps, ce n’était pas comme s’il y avait eut moult candidat. Des candidats qui, bien évidemment, avaient fait l’objet d’un tri au préalable. Si elle avait eu plus de temps, il y aurait possiblement eu plus de candidats éligibles en tant que roi. Alors… bien que ma beauté soit un facteur très décisif pour ce qui est des demandes en mariage – je n’avais pas compté le nombre de demande de mariage avec des familles de noble du temps où j’étais Chevalier – est-ce qu’elle m’aurait choisi quand même ?

A
u vu de notre début un peu chaotique en tant que couple royal, peut-être pas. Déjà, si je n’avais pas été poussé par ma mère, je doutais fortement que j’aurais mis ma candidature en tant que roi de Topaze. Car après tout, Topaze était bien éloigné de mes propres mœurs et de mes propres objectifs. Dans un certain sens…. La Confrérie toute entière était assez éloignée de ce que je voulais entreprendre. Enfin bref, c’était autant de questions inutiles sur un passé modifié et un futur incertain. Autant se concentrer sur le présent.

U
n présent très perturbant, car Dayle commença alors à pleurer. Oui, pleurer. Ses larmes coulant sur ses joues, la mention précédente sur le fait d’être le père de l’héritier – et non du futur héritier hein hein – passa rapidement à la trappe dans mon esprit. Cela reviendrait peut-être plus tard… mais pour le moment, je me retrouvais avec une Dayle pleurant sur les genoux à cause de mes paroles sur le fait de me choisir de nouvelles femmes à sa mort.

J
e… ne savais pas comment réagir. Je la voyais hoqueter, pleurer, se demander si je la trouvais lamentable en tant que femme, et moi, sur le coup de la surprise, je restais quelques instants sans savoir quoi dire, la bouche à demi ouverte. C’était bien la première fois que je voyais Dayle pleurer ainsi à cause de moi – et sans que cela ne soit voulu. Sur le coup, c’était à se dire que c’était moi le mauvais mari plutôt qu’elle.

M
e secouant alors, je l’encerclais dans mes bras afin de mieux pouvoir la serrer tout contre moi. D’un geste rapide et discret de la main, j’ordonnais aux personnes présentes dans la pièce de partir. Je me demandais d’ailleurs pourquoi ils n’étaient pas partis plus tôt. En tous les cas, j’entendais déjà les rumeurs sur le fait que je faisais pleurer ma femme. Cela allait être fortement désagréable… mais passons. Pour le moment je devais me concentrer sur elle afin de la calmer. Je l’obligeais ainsi à rester tout contre moi, la serrant jusqu’à ce que je sente ses sanglots se tarir progressivement. L’une de mes mains s’était mise à lui caresser le dos doucement, tandis que je déposais un baiser sur le haut du crâne de Dayle lorsqu’elle sembla être un peu plus calme. Une fois que je la sentis calme, je desserrais un peu mon étreinte si jamais elle avait envie de s’éloigner un peu, mais je gardais toujours mes bras autour d’elle avec ma main caressant son dos.

«
C’était une boutade, je ne pensais pas ce que j’ai dis. Il ne faut pas se mettre dans des états comme ça ! Tu es belle et brillante, très énervante parfois, mais ça fait que je ne m’ennuie pas. Regardes-toi, on dirait une petite crevette dans mes bras, c’est adorable. Et puis… » Je la fis basculer soudainement en arrière, la posant dos sur le canapé pour me pencher au dessus d’elle. Là, je déposais alors un baiser sur son petit ventre, l’une de mes mains posées dessus avant de relever la tête et de lui sourire de façon narquoise. « Tu portes mon fils, après tout ! »

O
ui, j’avais fini par comprendre en arrière plan ce qu’elle essayait de me dire depuis le début. Son état soudain de tristesse agrémenté au fait qu’elle était nauséeuse depuis un moment et sa phrase comme quoi j’étais le père de l’héritier ; le tout avait fait que mon esprit percute finalement. Ah, et, oui, effectivement, ce ne pouvait être qu’un garçon. Pas de jugement hâtif ! Je serais aussi très satisfait d’une fille. Mais un garçon serait plus… profitable aux yeux du pays. Ma bouche revint alors sur son ventre pour y déposer une multitude de baiser. Et soudainement, je soufflais de l’air sur son ventre, bouche collée, émettant par la même occasion un bruit très caractéristique ayant pour but de la faire rire.


‹c› Vanka
Dayle
◊ Modératrice ◊
Dayle
Rang : Reine régente
Nombre de messages : 343
Rôle : Régente de Topaze

Plus sur le personnage
Âge: 27 - 31 ans (L3)
Race: Humaine
Ven 03 Jan 2020, 19:39


Elle aurait dû décemment s’en douter. Tout comme elle, il s’était retrouvé ici par la force du destin. Il n’avait jamais réellement souhaité devenir Roi de la régence de Topaze. Au vu du comportement de sa belle mère Amaya et celui de Shay au début de leur relation, elle avait très vite comprit que cette dernière avait su être persuasive avec son fils. Elle savait donc pertinemment que l’idée de ce mariage arrangé lui avait autant plu à elle-même qu’à lui.

Pourtant, progresssivement, le monde autour d’eux avait changé. Au travers des discordes, des désaccords et d’un nombre de disputes qu’elle ne comptait plus, ils avaient finit par s’écouter. La différence d’âge ou encore culture n’avait pas rendu la discussion aisée entre les deux nouveaux époux, forcés l’un à l’autre par le caprice du destin. Tout avait changé quand Shay était arrivé pour lui proposer la hache de guerre.

Petit à petit, au fil des mois, ils s’étaient rendus comptes qu’ils n’étaient pas aussi différents qu’ils le pensaient. Et que leurs lacunes pouvaient être d’autres parts comblées par les forces de l’autre. Mais avait-elle seulement été naïve ? Avait-il seulement fait des efforts pour le bien-être de leur travail commun dans la gestion du Royaume ? Avait-il seulement fait des efforts pour la faire joindre sa couche...? Cette pensée l’horrifia.

- C’était une boutade, je ne pensais pas ce que j’ai dis.
- V-Vraiment ?, demanda-t-elle d’un air encore piteux.

Du revers de sa manche, elle s’essuya alors le bord des yeux, sentant que ces derniers avaient stoppés l’innondation dont elle avait été victime quelques minutes plus tôt. Ses joues s’étaient mises à rougir soudainement sous le flot de compliments inattendus. Même les remarques, glissées entre deux couches de gentilesse, passèrent avec douceur. Elle rit lorsqu’il la compara à une crevette dans ses bras, ne pouvant qu’aquiescer le constat... Ils étaient si différents physiquement : de part leurs carrures, leurs tailles et jusqu’à la couleur de leurs peaux.

- Je... Oh!

Elle se retrouva sans mot, l’observant quelques instants, la bouche légèrement entrouverte par la crédulité. Il avait comprit ! un nouveau rire s’échappa d’entre ses lèvres tandis qu’elle se tortillait face aux chatouilles produites par sa bouche.

- Suffit! Suffit! Je capitule ah ah ah!

Tentant de reprendre sa respiration, la jeune Reine se laissa tomber en arrière, désormais allongée sur les coussins du divan.

- Attends, qui te dis que c’est un garçon ? C’est peut-être une fille ! Une fille qui changera définitivement la donne sur la vision des femmes dans ce Royaume ! Hmpf, ajouta-t-elle boudeuse en gonflant les joues. Même si un garçon calmerait sûrement les ardeurs de bien des partisants... Les Conseillers m’ont bien dit de ne pas trop m’en faire de toutes ces lettres de menaces que l’on nous adresse... Mais quand mêne. Cela m’inquiète ben gros.

Shay
Rang : Roi régent
Nombre de messages : 159
Rôle : Régent de Topaze, héritier de Fal

Plus sur le personnage
Âge: 37-42 ans [L3]
Race: Humain
Dim 26 Jan 2020, 11:52

Danse avec
le diable

1575 - Fin mois 1

J
’avais fini par redonner le sourire à ma femme. L’idée d’un harem m’avait beaucoup traversé l’esprit, cependant. Il m’était difficile d’être l’homme d’une seule femme. Pour preuve, j’avais maintes fois trompé Dayle durant les quelques années succédant notre mariage arrangé. Je ne sais guère si Dayle en était au courant. Je n’étais pas spécialement discret non plus… ou alors se mettait-elle des œillères. Sans doute m’avait-elle trompé aussi au début. En tous les cas, plus notre relation s’améliorait et moins j’allais voir ailleurs. Il m’était tout de même difficile de ne pas avoir le regard baladeur… ou de résister à des avances. Cela me serait sans doute plus facile maintenant que je sais qu’elle porte mon enfant.

E
lle s’allongea sur le divan, ses jambes posées sur les miennes. Sans m’en rendre compte vraiment, je me mis à masser doucement ses mollets tandis que je l’écoutais parler de notre potentiel futur fils – car ce sera un homme, même si c’est une femme – en m’imaginant à quoi il pouvait bien ressembler. Bien entendu, je ne pouvais qu’espérer qu’il hérite de mes gênes. J’étais beau, j’étais grand, l’âge ne marquait pas mes traits, il y avait tout à envier dans mes gênes. En observant Dayle du coin de l’œil, je me dis qu’il vaudrait mieux qu’il n’ait pas sa taille. Enfin bon, j’aurais beau penser cela, j’aimerais mon fils même s’il ressemble à un bossu – même si ce sera dur de l’aimer *tousse*.

P
uis elle parla des lettres de menace. Mon sourire disparut le temps d’une seconde avant de revenir. Il ne fallait pas que je montre trop mon inquiétude. Je devais être un roc afin de soutenir Dayle qui semblait prendre beaucoup à cœur ce que les lettres annonçaient. Pourtant, on s’y était préparé. Il y allait forcément y avoir des groupes de rébellion sur ce que l’on tentait de faire : mettre en place l’égalité des femmes. J’aurais pensé que ce soit chose aisée étant donné que Topaze était le seul royaume dans cette mentalité et que nous recevions beaucoup d’étrangères. Mais non. Ce n’était pas si facile que cela. Continuant le massage, je lui adressais un sourire rassurant.

«
Il n’est pas étonnant que nous recevions ce genre de lettres. Souvent, c’est plus pour de l’intimidation et nous faire peur. Nous sommes dans un château bien gardé. J’ai confiance dans les soldats, étant donnés que ce sont eux qui sont le plus en contact avec nous, leur mentalité devient plus tolérante que le peuple qui nous voit simplement comme des têtes couronnées faisant ce qu’elles veulent. » Lentement mais sûrement, le massage s’éloignait des mollets pour aller jusqu’aux genoux. « Je pense qu’il faudrait organiser plus d’évènements pour rapprocher le peuple et pour nous rapprocher d’eux. Des évènements où les femmes peuvent être conviées. Il faudra être prudent, faire également des évènements que pour les hommes, essayer de faire passer doucement le message dans leur tête. » Voulant m’amuser un peu au dépend de ma femme, je déposais un baiser sournois sur le haut de son genou alors que mes mains glissaient vers ses cuisses. « Je laisserai un de mes chats d’ombre te suivre partout pour te protéger toi, » Et un autre baiser sur la cuisse. « …. Et le petit être indéfini ici. » Et un baiser sur son ventre. « Qu’en penses-tu ? »

‹c› Vanka

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