Présentations en exemple

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Mar 07 Juil 2020, 20:49


Présentations en exemple

Vous trouverez à la suite des présentations que le staff a décidé de mettre en avant afin de présenter divers exemples concrets de ce qui est demandé pour la section "Rapport à la magie et compétences" de la présentation. Nous espérions que cela vous aidera à mieux comprendre ce qui est demandé.


LUDMILA VALORION


Princesse de Diamant dans l'Alliance Non-magique

→  Le rapport à la magie bref, mais suffisant.

Providence Mak'habre


Noble de l'Alliance

→ Le rapport à la magie en opposition aux valeurs de son allégeance.


Notissemi Sen-Paille


Chevalier de Jade

→ La séparation des diverses compétences.
→ Le rapport à la magie.

Lily-Anna Boréal


Impératrice d'Irianeth

→ Le rapport à la magie selon l'aspect racial.


Lorem Ipsum


Sorcier d'Irianeth

→ Le rapport à la magie présenté sous l'angle de son allégeance.


Mallory Graves


Capitaine d'un bateau pirate Impartiaux

→ Le rapport à la magie présentée comme l'héritage d'une lignée.
→ Le résumé d'une histoire longue.


Crédit à Taëva. Réalisé pour l'usage par le Staff sur RPG-Chevalier seulement.


Dernière édition par La Gardienne le Mar 07 Juil 2020, 20:57, édité 7 fois
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Ludmila Valorion de Diamant


0-2 ans au L3, né le mois 10 de l’an 1583

Féminin





BESOIN D'UN PARRAIN [NON]

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Physique


Ludmila possède une longue chevelure dorée. Elle en prend soin comme les prunelles de ses yeux. Bien qu’elle ait un caractère bien trempé, elle manifeste une douceur particulière envers cette partie de son corps. Gard à ceux qui oseront toucher ses cheveux sans sa permission ! Les seuls qui passent outre cette règle sont sa famille qu’elle chérie plus que tout. Gard aussi à ceux qui s’en prendront à eux ! En parlant de sa couleur de cheveux, ils sont dorés en hiver et presqu’aussi pâle que la neige en été. Elle aime les garder longs, sans pour autant dépasser sa taille. Bien qu’elle soit encore qu’un nourrisson, sa chevelure se développera assez rapidement, même si elle sera fine comme des filaments d’or.

Quant à ses yeux, ils sont d’un bleu éclatant. Ludmila est très expressive, surtout par son regard vif. À son jeune âge, il est aisé de connaître le fond de sa pensée grâce à cette partie de son corps. Une nuisance ? Ils fusilleront. Un amour ? Ils pétilleront. Un dégoût ? Ils se crisperont. Toutefois, en grandissant, elle modèlera aisément ses expressions à sa guise, usant de stratagème divers pour arriver à ses fins.

En tant que bébé, son corps est encore tout potelé et improportionnel. L’adolescence gâtera toutefois la jeune fille de forme voluptueuse, sans être vulgaire pour autant. Ludmila choisira d’ailleurs ses tenues avec soin afin de se mettre en valeur, et ce, tout dépendamment de son interlocuteur et de la situation. Elle fera davantage attention en ce qui concerne Caleb… Pour le moment, maman Olina s’occupe de lui trouver de beaux habits que sa nourrice et ses domestiques lui enfilent avec bonheur.

Ludmila a évidemment un visage d’ange doté d’une peau lisse et claire ainsi que des lèvres ni trop sulfureuses ni trop sensuelles. Rosées naturellement, il n’est pas rare de les voir s’étirer en un sourire enjôleur ou en une grimace de contentement face à ce qui lui plait le plus.


Caractère


Ludmila est comme le jour et la nuit dépendamment de son interlocuteur. Avec sa famille et ses proches, elle sera un petit rayon de soleil. Leur bonheur fait le sien. Elle est prête à tout pour eux, et cela est encore plus vrai en ce qui concerne sa mère ou Caleb. Elle a une admiration sans limite pour ce dernier. Son frère est le plus beau, le meilleur; il est son monde. Elle ne conçoit pas être séparé de lui un jour. S’il avait à faire un service militaire, cela peinerait beaucoup Ludmila qui ne pourrait le voir à sa guise. S’il venait à disparaître, elle irait au bout du monde pour le retrouver. Rien ni personne ne peut se mettre sur son chemin si celui-ci concerne son frère adoré.

Olina a également une place spéciale dans le cœur de Ludmila. En tant que bambin, il n’y aura qu’elle qui puisse la soulager de ses maux et la comprendre. Cette compréhension commune restera toute sa vie. Elle sera également la seule à pouvoir freiner un tant soit peu Ludmila dans sa relation avec Caleb. Olina est la voix de la raison de Ludmila, celle qui lui apprendra tout. Rien ne comptera plus que les sages paroles que sa mère.

Elle est joviale et chaleureuse avec le reste de la fratrie, bien qu’elle n’en soit pas aussi proche que Caleb. Elle apprendra vite à ne pas se mettre Cérès à dos, par exemple. Ludmila peut être bornée par moment, certes, mais Cérès… peut être effrayante si on ne va pas dans son sens. Ludmila tirera d’ailleurs de cette relation la capacité à s’adapter à toutes sortes de situation afin d’en tirer avantage. Oui, cela s’appelle être manipulatrice… Mais elle ne l’avouera jamais de cette façon.

Quant à sa relation avec son père, Ludmila comprendra vite qu’il n’est pas l’homme le plus à l’aise avec les bambins. La petite persévérera toutefois à se faire apprécier du roi, car elle porte un amour inconditionnel pour sa figure paternelle. Évidemment, en tant que nourrisson, elle n’a pas le contrôle sur ses crises larmoyantes, mais lorsqu’elle grandira, elle fera tout pour plaire à son père. Cela ne veut pas pour autant dire qu’elle ne fera aucun caprice. Elle apprendra d’ailleurs au fil du temps à qui demander telle ou telle chose entre Orion et Olina…

La petite Valorion saura user de ses charmes pour s’attirer des faveurs. Elle n’a pas peur de sortir des sentiers battus pour essayer toutes sortes de tactiques. D’ailleurs, elle aura de l’intérêt à apprendre l’art de l’escrime, même si on le lui refuse. La raison de cette fascination est qu’elle veuille à tout prix éradiquer les êtres impurs qui souillent les terres de Diamant. Les sorciers la répugnent au plus haut point. Elle considère qu’ils souillent les droits divins. La magie est une puissance divine qui ne devrait pas être au profit de l’être humain ou de tous autres êtres impurs. Cette usurpation des droits divins mène conséquemment à des conflits, et il faut à tout prix éviter cela.

Ludmila aura également un intérêt pour les arts de la scène, que ce soit le théâtre ou la danse. Elle voudra vite apprendre et sera une élève assidue. Elle se pliera aussi sans rechigner à ses cours d’étiquette et toutes autres obligations dû à son rang. Bien que certains cours ne lui plaisent aucunement, elle saura vite discerner ce qui peut l’avantager et profitera de chaque élément transmis.



Rapport à la magie et/ou compétences


Ludmila ne possède aucun pouvoir magique et n’en possèdera jamais. Elle voue une haine profonde pour ces êtres qui transgressent les lois de la nature. Elle souhaiterait pouvoir apprendre à les combattre et exige qu’on la forme dans ce but. Toutefois, ses parents ne l’entendent pas de la même oreille. Peut-être leur fera-t-elle entendre raison ? Cela ne l’empêchera pas d’essayer par tous les moyens. Peut-être que son oncle sera plus enclin à l’aider… Ou non.

Ludmila excellera toutefois dans les arts de la scène si elle s’y met. Elle porte un grand intérêt pour le théâtre et pour la danse. Elle exigera d’ailleurs d’avoir des cours privés dans ces domaines. Ses parents lui accorderont-ils ce caprice ?


Derrière l'écran


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FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA


Histoire


L'éclat du soleil

C'était une journée comme les autres. La Reine s'adonnait à ses obligations routinières. C'est donc sans encombre que la journée passa gaiement. Elle n'oubliait pas non plus de rendre visite à ses enfants. Alors qu'elle vaquait à ses dernières occupations, une présence familière se présenta à elle. Ils conversèrent légèrement, sans se douter le moins du monde de la fin de cette soirée...

La douleur était semblable à celle déjà vécue à trois reprises. La Reine, dans un souffle coupé, forçait depuis maintenant quelques heures déjà. Sa détermination à mettre cet enfant au monde ne faiblissait pas. Depuis qu'elle avait réalisé sa grossesse, elle avait développé un lien étrange avec ce nourrisson à venir. Un lien qu'elle n'avait pas eu avec les autres. Elle ne s'expliquait pas elle-même ce phénomène, mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer avec grande hâte son arrivée.

Le Roi lui tenait la main. C'était tout ce qu'il pouvait faire; les encouragements étant prodigués par les sages-femmes au service de la Reine. Bien qu'il ne subisse aucune souffrance physique - passons sous silence sa main enserré - il devait avoir tout aussi hâte que son épouse de voir le visage de leur enfant. En attendant, il ne pouvait que prodiguer force morale à cette dernière.

- Votre Majesté, le bébé arrive ! s'écria la sage-femme en chef.

Et c'est donc dans un dernier souffle de douleur que la Reine termina le travail et expulsa de son corps une jolie petite fille au duvet doré comme le soleil. La mère souria de contentement alors que les sages-femmes s'adonnait à la tâche de donner son premier bain à la jeune princesse. Le Roi, quant à lui, félicita son épouse pour son travail. Il en était venu à porter attention à cette femme au cours des années, et ce quatrième accouchement lui rappelait la difficulté de l'épreuve à chaque fois.

- Ma Reine, voici votre enfant... déclama la sage-femme en lui tendant doucement la nouvelle-née.

La Reine tendit les bras afin de recevoir cette enfant que tout son être aimait déjà. Elle admira ses beaux yeux bleus et son duvet solaire, pris sa petite main dans la sienne, caressa les tempes de la princesse. Toutes ses attentions étaient empreints de grâce et de légèreté à l'image du sentiment qui l'envahissait à la vue de ce petit être.

- Notre fille est l'éclat du soleil... murmura-t-elle plus pour elle-même.

La vie de la petite fille ne faisait que commencer que déjà elle avait acquis l'amour maternel.



FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA
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Mar 07 Juil 2020, 20:51
Providence Mak'Habre


18 ANS

FEMME

HYBRIDE

ORIGINAIRE D'IRIANETH

NOBLE

MEMBRE DE L'ALLIANCE

BESOIN D'UN PARRAIN [NON]

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FT. Yennefer de Vengerberg, The Witcher


Physique


Il faut s’imaginer une boule de nerfs, toujours à vif, toujours prête à bondir et se mettre à cracher des insultes. C’est une jeune fille nerveuse de nature, et tout dans sa façon d’être s’en ressent. Toujours le pied qui tape le sol, les doigts en mouvement, à se balancer, se ronger un ongle ou se tripoter les cheveux ; elle n’en finit jamais. Son corps semble en permanence tendu comme un arc, et ses nuits de sommeil n’y changent souvent pas grand-chose, car même endormie, elle paraît toujours attendre, en chien de faïence, que le conflit vienne à elle.
Elle n’est pas très grande, quoique pas si petite non plus. Sa propre légèreté lui permet de garder l’allure agile et dégourdie. C’est encore une toute jeune fille qui s’habitue à ses formes, féminines sans en mettre plein la vue, à ses seins joliment faits, à ses hanches arrondies qui ne font que marquer la finesse de sa taille de guêpe.
Ses yeux roses si singuliers n’observent pas le monde, ils le foudroient en permanence, brillant de colère, perçants comme ceux d’un chat. On les dirait rouges, parfois, quoique ils ne le fussent pas, mais il suffit d’une certaine lumière, d'une certaine couleur du ciel pour y voir deux rubis surmontés d’interminables cils bruns. Ses lèvres fines sont plus aisément pincées en une moue fâchée qu’étirées en de larges sourires, même dangereusement malicieux. Son petit bout de nez qu’elle retrousse sous l’effet de la colère, ses sourcils sombres et froncés témoignent du fait qu’elle semble toujours habitée d’une furieuse envie de mordre quiconque l’approchera de trop près.
Tous ses efforts pour se donner un air féroce ne sauraient effacer toute trace de douceur de son visage, car ses pommettes ne se sont pas encore affinées, et aucune marque ne saurait déjà altérer la prime jeunesse  et la fraîcheur candide qui persistent, inébranlables, à s’immiscer même dans ses heures les plus farouches. Providence se rebelle à sa façon contre cette innocence qui marque ses traits et qu’elle ne peut vaincre, et c’est à ses cheveux de subir ses protestations muettes. Un jour où tout le monde était bien trop occupé pour surveiller, elle a pris une lame aiguisée et coupé ses jolies boucles violettes, juste au dessus de l’épaule, car on l’a empêchée à la hâte d’aller plus loin. Une façon comme une autre de se débarrasser, au moins en partie, de ses airs de poupée aux joues roses, dans ses jolies robes, avec des rubans colorés dans les cheveux. Plus de rubans, mais des cheveux volontairement en bataille, qui semblent définitivement être noirs lorsque l’hiver vient,  mais se révèlent bel et bien violets, quoique très sombres, quand l’été fait son retour. Ils sont même, pour tout dire, très proches du bleu, à moins que ce ne soit que l’effet de certains reflets. Il est, en définitive, très difficile de se faire sur la chose une idée certaine, mais qui s’en soucie vraiment ?
Sa peau violette attire bien d’avantage l’attention, ce dont elle se serrait bien passé. Elle n’a peut-être pas de griffes ou de dents pointues, mais cette couleur violette qui la caractérise trahit à elle seule ses origines et ce sang insecte dont elle ne sait quoi penser.
Son apparence est une perpétuelle source d’indécision à ses yeux, ce qui s’en ressent dans ses tenues, qui ne se fixent jamais vraiment, allant des robes les plus raffinées au bonnet enfoncé sur la tête et habits d’homme. Elle cultive, à sa manière, une forme d’androgénie, sans savoir vers où tendre. Elle saura peut-être un jour et de toutes façons, est bien la seule que ça regarde.


Caractère


Il y a des tornades qu’on ne voit pas venir, dont on ne soupçonne même pas la silhouette lointaine. Ça vous tombe dessus, comme ça, sans prévenir. Providence avait toujours été une enfant charmante. Curieuse, éveillée, belle comme un cœur, tout la prédestinait à devenir un parti de choix. Elle avait toujours été agitée bien sûr, mais les enfants ne le sont-ils pas tous ?
Avec l’âge, tout s’était compliqué. La magie, les crises, la rébellion… L’adorable petite fille grandissait, de plus en plus contrariée de réaliser qu’elle vivait dans un monde plein de barrières, plein d’interdits et de contraintes. Elle qui s’imaginait jadis voyager, découvrir la magie et ses secrets, jouer, courir, sentir encore et toujours la brise marine sur son visage, augurant de nouvelles découvertes palpitantes, voyait combien elle s’était trompée. Elle était prisonnière. Un oiseau venu d’ailleurs dans une cage dorée, promise à une vie sans remous. Protocole, mariage, enfants… et pas de magie.
C’est à ce moment de profonde désillusion qu’advint l’erreur fatale : essayer de la brider, de réprimer sa nature profonde. Cela fonctionna un temps avant que tout n’explose. Frustrée par sa condition, par les absences répétées de son père, par les preuves incessantes de désamour de sa belle-mère et par le beau modèle familial déchiré en lambeaux, abandonné par ses aînés, la petite Providence devint une jeune fille colérique, revêche et insupportable. Toujours en désaccord, toujours à refuser toute trace d’autorité. Puisqu’on ne lui autorisait rien, son nouveau mot d’ordre était simple : elle n’en ferait qu’à sa tête. Enchaîner connerie sur connerie, escapade sur escapade, engueulade sur engueulade était devenu son quotidien. Qu’on lui interdise formellement de faire quoi que ce soit, elle en ferait à coup sûr son nouvel objectif.
La petite fille si ouverte, si curieuse et aimable s’était refermée dans le clos de son esprit, incapable de faire confiance, de se reposer sur quelqu’un d’autre qu’elle-même. Déçue par le monde, elle en est venue à le détester. Elle s’était si bien déconnectée des autres qu’exprimer ses émotions devenait à coup sûr une épreuve insurmontable, qui avait toutes les chances de ses terminer dans la fureur et les cris. Hurler, insulter, frapper, c’était un refuge bien plus confortable que d’assumer sa peine, son amour, ses fragilités.
D’une certaine manière, c’est aussi une insulte à son intelligence. C’est une noble cultivée, que sa boulimie de lecture parvient à canaliser, quelquefois. C’est une des rares traces de celle qu’elle aurait pu être : une jeune femme du monde à l’esprit vif et aiguisé. Providence est brillante, elle a toujours démontré de grandes aptitudes mais elle n’en fait rien, préférant foncer tête baissée, guidée droit dans le mur par ses instincts les plus sauvages. Elle est impulsive, téméraire et, n’ayons pas peur des mots, complètement inconsciente. Combien de blessures advenues sur des coups de têtes stupides ? Combien d’hématomes, de coupures, de contusions diverses auraient pu être évités si seulement elle ne se bornait pas à ce comportement irréfléchi qui la caractérise aujourd’hui ? Elle pourrait agir autrement, et souvent, son esprit lui souffle qu’elle devrait agir autrement et se montrer plus réfléchie, plus sage.
La vérité est qu’elle choisit de s’en moquer. Il y a en elle ce quelque-chose de purement bestial, furieux, incontrôlable qui refuse de se taire. Il faut bien que cela s’exprime, d’une manière ou d’une autre, comment garder cela à l’intérieur sans imploser ? Cela prend un plaisir sadique à tout briser, les gens comme les objets. Il y a quelque-chose de sombre, de dément qui prend de l’ampleur. Parfois, Providence n’aspire à rien d’autre que de voir le monde brûler. Elle ne sait pas jusqu’où ses pulsions morbides vont la mener.
Un jour peut-être lui faudra-t-il apprivoiser ce sentiment. Oui, peut-être un jour… Peut-être faut-il plonger dans les abysses pour retrouver l’enfant rêveuse et optimiste. Peut-être existe t-elle toujours, confinée quelque-part, enfermée à double tours avec d’autres sentiments inavouables. La peur, l’affection, la tristesse… tellement de sources d’angoisse qu’il vaut mieux réprimer. Ce n’est pas en restant prisonnière d’une existence suffocante que cela pourra un jour changer.
Providence sait bien qu’un jour viendra le temps de partir, de briser sa cage, enfin, d’étendre ses ailes. Il y a longtemps déjà qu’elle ne se sent plus à sa place. En a-t-elle déjà eue une quelque-part ? Cette réalité est trop petite, trop médiocre pour elle. La petite fille, la jeune femme aspirent à quelque-chose de plus grand. Elles courent après une liberté qui n’est peut-être qu’illusoire mais elles veulent y croire tout de même car il n’y a pas d’autre choix, rien qui puisse guider leurs pas sinon cette quête impossible d’absolu. Qu’importe si la course s’avère fatale ? La mort a son charme si la chute est belle.



Rapport à la magie et/ou compétences


Providence a démontré ses premières capacités magiques dès sa plus tendre enfance, au grand dam de son père. Ayant grandi dans une famille cherchant à tout prix à étouffer ses pouvoirs, la jeune fille n'a jamais appris à en avoir le plein contrôle et pourtant, la magie fait partie intégrante de sa vie. La magie est chez elle une chose aussi évidente que la respiration, dont le fonctionnement est très lié à sa façon d'être, à ses émotions. La colère a toujours été pour elle un formidable réservoir d'énergie lui permettant de décupler ses pouvoirs. De fait, Providence pratique bien souvent la magie de façon intense, dans un total lâcher-prise, sans tenir compte de ses limites qu'elle n'a jamais appris à définir. Pleine de rage, de tristesse et de douleur, elle n'est pas différente d'un volcan prêt à exploser à tout moment.
Un tel bouillonnement intérieur lui a permis de développer très jeune une prédisposition toute particulière pour l'indomptable magie d'électricité, qu'elle a d'abord manifestée lors de grands déchaînements émotionnels et ce, avant d'affiner progressivement la maîtrise de son pouvoir. Cela lui permit notamment de réaliser que ses nouvelles capacités l'avaient elle-même immunisée à l'électricité. Là encore, le pouvoir se manifesta tout d'abord comme une projection de sa propre intériorité, le besoin impérieux de faire sortir un trop grand surplus d'émotions, d'une manière ou d'une autre, par immenses vagues. A force d’entraînements solitaires, elle finit éventuellement par accroître largement son contrôle. A mesure qu'elle continue de grandir, la jeune fille commence à s'acheminer très lentement vers de nouvelles capacités (bien moins brut de décoffrage, plus en accord avec son profond besoin de se lier aux autres) lui permettant de s'insinuer dans l'esprit d'autrui. Les sentiments négatifs de la jeune fille pourraient l'amener dans le futur à faire un usage bien plus noir de sa maîtrise de l'esprit.


Derrière l'écran


SURNOM: Ally, Sam ;
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? Jadis, dans des temps très lointains, grâce à l'ami Google ;
AUTRES COMPTES : Samaël ;


FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA


Histoire


Your tragic fate is looking so clear.
Oh it’s your fucking nightmare...


Peut-être qu’elle avait toujours senti qu’elle n’avait rien à faire là.  
Peut-être qu’elle avait toujours su, confusément, qu’elle était vouée à mourir jeune.
Peut-être qu’elle se souvenait mieux de ses rêves qu’elle n’avait jamais voulu l’admettre. Qu’elle n’avait jamais voulu se l’admettre.
Tous ces cauchemars qu’elle faisait depuis l’enfance. Un monstre aux trousses, toujours à repousser l’inévitable, fuir, se cacher. Elle se souvenait cette silhouette immense, squelettique qui avançait à pas lents dans la pâleur fantomatique des ténèbres. Cette voix qui remplissait sa tête, qui lui disait mille choses. Tu es à moi. A moi. Tu es née pour mourir. Elle avait peur. Elle se souvenait du grand œil flamboyant braqué sur elle, sur eux. Heureusement, dans ce jeu d’ombres trompeuses, elle n’était jamais seule. Il y avait ce garçon qui lui tenait sa main. Elle se rappelait la façon dont elle murmurait son nom. « Camille. » Son visage était toujours masqué. « Camille... » La façon dont elle serrait sa main. « Ne me lâche pas Camille, s’il te plaît… Ne me lâche jamais. » Sans lui, elle savait qu’elle n’avait aucune chance d’échapper au monstre. Sans lui, elle disparaissait.
Mais ce n’était que des songes que la jeune Providence oubliait bien vite au matin, seulement le fruit de son imagination un peu trop morbide. Elle n’avait pas besoin de ça en plus dans sa vie, alors elle tâchait de ne plus s’en souvenir. Il n’y avait rien de réel et ni le garçon au masque ni le monstre géant ne pouvaient vraiment exister. Comment aurait-elle pu imaginer la vérité ?
Son père ne lui avait jamais rien dit de ses origines. Papa ambassadeur avait eu une aventure avec une hybride lors d’une mission diplomatique sur Irianeth, telle était la version officielle de sa conception. Cela ne parvenait pas à combler sa curiosité de fillette, à l’époque, et elle posait beaucoup de questions. Comment s’appelait-elle ? Et à quoi ressemblait-elle ? Est-ce que elle aussi avait la peau violette ? Sa belle-mère la rabrouait en lui répétant de laisser son père en paix, que cela était tout à fait inconvenant de le harceler de la sorte comme une petite sotte entêtée. Son père se contentait de détourner le regard. De mauvaise humeur pour le reste de la journée, il semblait à la fois triste et en colère. Alors un beau jour, la petite Providence avait arrêté de poser des questions, et plus personne n’en avait parlé. C’était un secret lourd et pesant qui continuait de flotter dans l’air bien des années plus tard comme un vieux relent coriace, cristallisant toutes les frustrations.

But no one keeps a secret. No one keeps a secret...


Son père ne lui avait jamais dit combien elle ressemblait à sa mère, ni combien il avait été amoureux et combien cet amour lui avait coûté. Il n’avait jamais eu le courage de la regarder dans les yeux et lui avouer ce que sa propre mère, sa chair et son sang lui avait fait, la raison pour laquelle il l’avait ramenée avec lui à Émeraude. Il aurait pu lui expliquer, pourtant. La santé mentale  fragile de cette femme, ses crises de démence, sa passion religieuse… Elle avait cette fascination de la mort, certes, mais il n’aurait jamais cru…
Il faisait très noir et seules quelques bougies éclairaient l’endroit. Les rideaux étaient tirés et une odeur d’encens embaumait l’air. Il y avait ces symboles rouge sur le sol, comme un pentacle tracé avec du sang frais et le bébé en son centre n’arrêtait pas de pleurer. Elle lui tournait le dos. Il ne voyait d’elle que ses longs cheveux sombres. Elle psalmodiait quelque-chose d’incohérent. Il avait hurlé son nom. « Maggie ! Arrête ça, Maggie ! » Aucune réaction et sa fille, leur fille, continuait de pleurer. Il avait voulu la prendre dans ses bras, la consoler, l’éloigner de cet endroit mais Maggie n’avait besoin que d’une pensée pour le clouer au mur le plus proche, sonné et les oreilles sifflantes. Elle continuait de psalmodier, et pourtant il l’entendait répéter dans son esprit : « Ne m’oblige pas à te faire du mal, Isaiah ! Ne m’oblige pas ! » Et il y avait une telle violence dans sa voix, une telle menace… Comment aurait-il pu la sortir de sa transe ? Et sa fille continuait de pleurer, toujours plus fort. Elle gesticulait, son petit corps violet se débattait comme si elle sentait toutes les mauvaises ondes qui planaient au dessus d’elle. Un vent glacé s’était soudainement engouffré dans la pièce. Sur le parquet, tous les symboles s’étaient illuminés un à un. Il avait entendu avec horreur tous les chuchotis, si faibles, si confus ; comme venus d’un autre temps. Les bougies avaient vacillé. Sa fille hurlait encore et encore, à s’en faire sortir les poumons et vomir le cœur. Isaiah n’était plus sûr de ce qu’il avait vu par la suite. Il y avait cette espèce de grande ombre noire qui avait englouti une partie de la pièce. Haletante. Étouffante. Elle semblait presque ramper, ses ongles labourant le sol alors qu’elle avançait jusqu’à sa fille. Sa vision avait vacillé une seconde, le temps que la chose se penche sur la petite créature au centre du pentacle. Combien de temps cela avait-il duré ? Il ne savait pas, tout était confus. Il s’était évanoui et à son réveil, Maggie exultait de joie. « Ça a marché ! Tu vois, Isaiah ? Ça a marché ! » Elle était euphorique. Ses yeux fiévreux le fixaient avec insistance et son sourire le glaçait d’effroi. Au centre du pentacle, Providence avait cessé de bouger.  La peur, l’angoisse l’avaient envahies. Il avait poussé Maggie de son chemin pour se précipiter au chevet de sa fille. Elle respirait. Faiblement. Mais elle respirait. « Qu’est-ce que tu lui as fait Maggie, hein ? Qu’est-ce que tu lui as fait ? »
Elle avait fini par lui dire toute la vérité. Le rituel ancestral pour invoquer la Mort. Comment elle avait sacrifié leur fille à ce noble dieu, par dévouement. Les vieux textes allaient tous dans le même sens. Pour que la vie ait de la valeur, il fallait d’abord qu’elle s’épanouisse. Dix-neuf ans. Providence avait dix neuf ans à vivre. Lorsque serait passée la date fatidique, la Mort viendrait réclamer son dû, et leur fille aurait l’honneur d’offrir sa vie. Il avait beau tenter de la raisonner, de lui faire comprendre la gravité de la situation, de la supplier de changer ce qu’elle avait fait, elle s’entêtait dans des discours fanatiques à n’en plus finir. Là où la jeune femme ne voyait qu’un grand destin pour sa fille, il voyait Maggie en crise. Il avait déjà observé le phénomène auparavant, mais jamais il n’avait soupçonné qu’elle puisse aller si loin. Il ne savait pas ce qui avait pu la rendre malade à ce point. Son dieu, peut-être bien, qu’en savait-il ? Quel malin génie habitait son esprit troublé ? Il n’avait plus qu’une pensée en tête : éloigner Providence à tout prix et ne jamais la laisser retourner sur Irianeth. Ne jamais plus laisser sa mère l’approcher, ne jamais lui parler de cette sorcière qui avait envoûté et trahi son cœur. Sortir Maggie de leur vie, pour leur propre bien.


Jealousy, turning saints into the sea ;
swimming through sick lullabies...


Laisser son époux s’éloigner près de deux ans en mission diplomatique dans l’Empire était une chose. Le voir revenir les bras chargés d’une fille bâtarde, d’une engeance insecte à la peau violette était un choc bien plus violent à encaisser. Providence, sa malédiction. Son mari n’avait même jamais accepté d’évoquer le sujet de sa maîtresse avec elle, mais la façon dont il protégeait le fruit de cette union, dont il lui imposait la présence constante de cette enfant qui n’était pas d’elle et qui portait son nom, à lui, lui était insupportable. Il avait lourdement insisté pour qu’elle reçoive la même éducation, le même traitement, pour qu’on la considère et la choie au même titre que tous ses enfants légitimes. Oh la façon dont il regardait cette petite fille… Cela avait suffi à creuser en son cœur les plaies de la jalousie, si profondes, si purulentes, que jamais elles ne pourraient se refermer. Junon s’était toujours considérée comme une bonne épouse et une bonne mère. Elle sacrifiait tout à ses enfants et ne cherchait jamais à contrarier son mari. Elle aimait sa famille plus que les mots ne pourraient jamais le décrire. Elle n’avait pas mérité d’être humiliée de la sorte et pourtant, elle n’avait jamais bronché. Pas une plainte, pas une seule remarque acerbe. Isaiah lui avait brisé le cœur mais elle était bien incapable de lui faire le moindre reproche. Elle aimait cet homme. Dès leur première rencontre, elle avait su que c’était lui, qu’elle serait celle à porter fièrement ses héritiers et perpétuer sa noble lignée. Il était son rêve de petite fille, sa promesse d’un avenir radieux. Et lui était tombé dans les bras d’une autre femme. Pire. Une hybride.
Il ne buvait presque jamais, mais un soir, il l’avait fait. Il était rentré ivre, s’était écroulé sur leur lit. Dans un élan de tendresse, il l’avait embrassée, serrée contre lui avec tant de force que cela l’avait désarçonnée quelques instants. Il avait passé les doigts dans ses cheveux, et de son souffle aviné, à son oreille, avait chuchoté son nom, à elle : « Maggie... »
Aimer Providence… l’accepter… c’était au dessus de ses forces. Les dieux savaient qu’elle avait essayé. Elle faisait tout son possible pour la traiter à l’égal de ses enfants. Sur le souhait de Isaiah, elle remplissait son rôle de tutrice. Tout au plus éprouvait-elle de la compassion pour cette fillette née de l’autre côté de l’océan. Pauvre petite. Tous les regards seraient toujours braqués sur elle, la dévisageant sans relâche, sans aucun répit. Intruse, bâtarde… Elle  n’était pas d’ici et ne le serait jamais.

In our family portrait, we look pretty happy.
Let's play pretend, let's act like it comes naturally...


Il avait toujours fallu jouer le jeu de la petite famille modèle. Belle-maman la détestait, papa n’était jamais là, mais qu’importe ? Il fallait sourire et faire des courbettes. Elle avait longtemps joué le jeu, elle avait accepté en silence d’être cette jolie poupée tirée à quatre épingles. Robes en soie, petits souliers vernis, boucles soyeuses et broderies. Les efforts déployés à faire semblant… Non, elle n’avait pas toujours été si méchante qu’on le disait, cette diablesse dont on murmurait dans tous les étages de la noblesse qu’elle possédait de terribles pouvoirs. Dans la famille, la magie avait toujours été un tabou absolu. Il fallait la cacher, l’étouffer, que surtout personne ne sache. C’était un secret qui ne devait pas sortir de la maison, car faire de la magie était une chose tout à fait intolérable aux yeux de la bonne société. Seuls les dévoyés, les criminels et autres malades mentaux en faisaient usage librement. La prison, sinon la mort attendait de tels monstres au tournant. Que sa belle-mère voit le moindre meuble bouger sans raison et elle la prenait en horreur. Que son père voit le moindre éclair fleurir dans sa paume et il la sermonnait pendant des heures. Déjà fallait-il qu’il soit là… Il passait autant de temps à fureter entre Argent et Zénor pour le travail qu’à Émeraude, à passer du temps auprès de sa femme et ses enfants. Bien sûr, parfois, il se proposait de les emmener et ils passaient tous des séjours dans l’Empire, mais jamais, ô grand jamais sur Irianeth. Pikay était une terre inconnue que Providence s’imaginait pleine de merveilles et de mystères, un monde nouveau auquel elle n’avait pas accès. Auquel on ne lui laisserait jamais avoir accès, à vrai dire, car on n’avait des plans bien différents pour elle. Si elle écoutait son père, son destin était tout tracé et franchement triste à pleurer. Mariage, bébés, grande maison sans âme et haute société. Le parfait cocktail du parfait suicide cérébral

Everyone thinks that we're perfect,
please don't let them look through the curtains...


Ni elle, ni le reste de ses frères et sœurs n’avaient jamais vraiment admis de se cantonner au rôle qu’on avait choisi pour eux. Providence n’était peut-être pas tout à fait leur sœur à part entière, mais enfin, c’était tout comme. Ils étaient, et d’une certaine manière, demeuraient toujours tout ce qu’elle aimait le plus au monde ; les seuls à avoir jamais vraiment cherché à la comprendre et su comment s’y prendre. Ils se serraient les coudes, à l’époque, car ils se savaient tous dans la même galère. On les obligeait à maintenir les apparences mais ils se sentaient étouffer. Unis dans l’oppression, c’était ensemble qu’ils relâchaient la pression d’une vie on ne peut plus correcte et monotone. Ensemble, ils rêvaient d’escapade et de grands voyages. Des étoiles dans les yeux, la gamine qu’elle était se voyait voguer sur le vaste océan.
Un beau jour, tout leur bel équilibre avait explosé. Providence avait regardé sa fratrie suffoquer et se disloquer brutalement. Salem, sa sœur, sa complice avait disparu et ses aînés, Rufus, Alistair et Elisa étaient fin prêts à s’émanciper à leur tour de ce noyau familial qui exigeait d’eux de sacrifier leur existence au nom des normes, du protocole, de ces conneries d’héritage et des convenances de la noblesse. Comment Junon et toutes leurs nourrices pouvaient-elles leur mettre en tête qu’ils pouvaient réussir à mener une vie honorable et adaptée à leur rang ? Isaiah, leur père, préférait lui-même s’exiler à l’autre bout du monde et sauter d’autres femmes plutôt que de vivre le beau modèle familial désuet et poussiéreux qu’il s’acharnait à prôner à contre cœur, par habitude et par déni. Il n’était qu’un foutu hypocrite, tout dans cette famille ne reposait que sur l’hypocrisie et ils le savaient tous. A quoi bon les belles dorures ? Les serviteurs dévoués ? Les jolis portraits de famille ? Les mines épanouies et réjouies ? Il devenait difficile de prétendre quand le beau mensonge ne tenait plus debout.
Papa n’était jamais là. Salem était partie. Tout le monde voulait partir. Belle-maman la détestait et la blâmait en silence d’avoir brisé sa si belle, sa si précieuse famille, sans même réaliser qu’elle s’était très bien débrouillée pour le faire toute seule, à trop vouloir que tout soit trop parfait.

Sometimes love is not enough and the road gets tough... 


La jolie, la gentille petite fille avait fini par grandir. Fini de jouer à la poupée. Elle ne se cachait plus de ne pas supporter sa belle-mère et le mépris qu’elle ne cessait de lui témoigner, toutes ses réflexions incessantes de mégère bourgeoise qu’elle lui faisait. Elle avait beau aimer son père, elle ne le ménageait pas plus. Parce qu’il ne pensait qu’à la réprimander et à la marier. En son for intérieur, il ne voulait pas penser qu’elle puisse mourir à dix-neuf ans. Il avait cherché et cherché encore, fait appel à des sorciers, à des chamans aux quatre coins de l’Empire mais beaucoup admettaient leur impuissance face à un dieu. D’autres soutenaient que Providence n’était pas prête de mourir, que ce rituel auquel il avait assisté n’était que poudre aux yeux et il avait préféré y croire ; croire dur comme fer qu’aucune malédiction du ciel ne planait sur la tête de sa fille. La voir utiliser la magie lui faisait peur, car c’était là le rappel que des choses inexplicables pouvaient advenir, des choses sur lesquelles il n’avait aucun contrôle, aucune emprise. C’était lui rappeler la possibilité de la mort qui pouvait frapper sa fille et chaque année qui passait le rendait plus nerveux. A chaque anniversaire, il devait s’enfoncer un peu plus profondément dans le crâne que rien n’allait arriver, que la magie n’avait pas le pouvoir de lui enlever Providence, mais il ne pouvait jamais s’en persuader totalement. Vicieux, le doute subsistait et alors, il se rabattait sur les choses sur lesquelles il avait un contrôle chez sa fille : son éducation. Un jour, il avait fait une erreur. Elle avait quinze, peut-être seize ans. Ils se disputaient plus violemment que d’habitude et il lui avait hurlé qu’il était hors de question qu’elle empreinte le même chemin que sa mère, qu’elle vivrait une bonne vie, la vie d’une fille bien et respectable. Prise au dépourvu, Providence n’avait rien trouvé à rétorquer et il en avait profiter pour clore leur échange. Sèchement. Sans autres explications. Une seule idée l’habitait. S’il n’avait pas d’impact sur sa mort, alors, il en aurait un sur sa vie. Il ferait ce qu’il savait être bon pour elle. Parce que c’était tout ce qu’il pouvait faire.
Malgré tout ses efforts, elle continuait de s’éloigner du droit chemin, encore et toujours. Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, elle tenait toujours plus de sa mère.


I'm the violence in the pouring rain, I'm a hurricane...  



Un jour, Salem était rentrée à la maison, bébé sous le bras. Celle qui était partie pour les beaux yeux d’un magicien revenait avec des pensées en tête toutes plus stupides les unes que les autres. Des aberrations… Subitement, jeter des sorts devenait le plus odieux des crimes, et c’est toute la communauté magique qui payait pour sa rencontre avec un pauvre taré doté de pouvoirs qui avait su lui compter fleurette et lui faire un enfant, avec ou contre son gré. Éradiquer la magie, soigner ses frères et sœurs de ce mal à tout prix, tel était son nouveau mantra. Plus de sœur aimante et trop fleur bleue, juste une ennemie de plus au sein de sa propre maison.
Mais si la vie avait décidé de la jouer brutale, Providence était tout à fait disposée à riposter au centuple. Odieuse, infernale, irrécupérable, blasphématoire... vraiment une sale môme, une sale petite garce… il n’y avait jamais assez d’adjectifs pour décrire son comportement. Les domestiques subissaient sa rébellions, les gouvernantes subissaient sa rébellion, sa belle-mère la subissait, tout le monde la subissait et Salem et ses sermons pouvaient bien aller cramer sur leurs foutus bûchers. Qu’importe ce que son père pouvait penser d’elle, Providence ne ferait plus ce qu’on lui demandait. Elle n’obéirait plus gentiment et ne sourirait plus pour les portraits de famille. Pas de mariage, pas de nourrissons fripés, pas de petite vie luxueuse et rangée. Et qu'on ne vienne pas lui dire qu'elle n'avait pas le droit d'user de ses pouvoirs... Après tout, elle ne s'était jamais cachée de continuer à faire de la magie, même si cela alimentait les plus sombres rumeurs.
Certes, les prétendants continuaient de se bousculer au portillon. Si son comportement effrayait, le prestige familial et sa virginité immaculée avaient tôt fait de gommer toutes ses frasques et sa couleur de peau. On la disait séduisante. Un peu capricieuse, peut-être, mais pas vilaine du tout. Une forme de beauté... exotique. Tels étaient les mots de son dernier fiancé en date, un bougre d’âne du nom de Maximilien, ou était-ce Maxence ? Qu’importait. Il n’était pas venu pour rien. Après tout, Providence lui avait tout de même appris à voler. Par la fenêtre du deuxième étage. Une expérience inoubliable et à vrai dire, la jeune fille avait l’art et la manière de faire forte impression à ses soupirants, de sorte qu’ils rompaient toujours leurs vœux de fiançailles tôt ou tard.
Elle ne reculait devant rien pour se rendre toujours plus détestable, si bien que la noblesse émérienne n’avait de cesse de cracher son venin derrière son dos, dans le plus grand secret. Puisque cela ne devait s’ébruiter jusqu’à sa famille, naturellement, chaque membre savait les dernières messes basses à son sujet, jusqu’au dernier domestique arrivé au manoir. Pour ce qu’elle en avait à faire… Ses frasques et autres provocations tonitruantes faisaient souvent mouche et elle pouvait se vanter de connaître les prisons d’Émeraude comme sa poche. Bien entendu, papa venait toujours la chercher dans des délais défiant toute concurrence, et son prestige était tel qu’on s’excusait presque de l’avoir mise en cellule.
Cruelle ironie du sort, les cachots d’Émeraude ne lui étaient pas plus désagréables que sa propre maison. Le manoir familial n’était plus à ses yeux qu’un lieu de querelles permanentes, de jugements et de réprimandes.

I got to get away. Feel I got to get away...  


Providence n’était pas dupe. Un jour, il y aurait un prétendant plus résistant, plus vénal que les autres qui ne reculerait pas devant la perspective du mariage avec la fille au sang d’insecte, la prétendue maîtresse de la magie noire, l’insupportable animal que la terre avait vomi hors de son sein, avide de sauvagerie. Ce jour-là, aurait-elle encore le courage de résister, de fuir ? Peut-être, qu’en savait elle ?  Si elle avait pu s’attacher un peu moins à son neveu, si elle avait pu détester Salem plus qu’elle l’aimait, si elle avait pu en vouloir un peu plus au reste de ses frères et sœur de ne pas la soutenir, si elle avait pu cesser de s’accrocher au vain espoir que son père finisse par la comprendre et l’accepte telle qu’elle était, alors peut-être… sûrement… serait-elle partie depuis longtemps. Mais il y avait son neveu. Salem. Ses frères. Sa sœur. Son père. Ses dernières attaches ne tiendraient qu’un temps, Providence les sentait déjà céder, une à une, usées par sa révolte, sa haine, sa révulsion à l’égard d’un univers médiocre où tout le monde avait oublié comment être vivant.
Un jour, elle mettrait les voiles, s’aventurant au cœur des terres de magie et d’aventure, jusqu’au bout de l’horizon. Un jour, elle partirait, et personne ne pourrait plus la retenir.


FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA
La Gardienne
◊ Légende ◊
La Gardienne
Rang Classique : Pnj-staff
Nombre de messages : 2084
Rôle : Compte Fondateur

Plus sur le personnage
Âge: Inconnu
Race: Inconnue
Mar 07 Juil 2020, 20:52
Notissemi Sen-Paille


22 - 27 ans

Homme

Humain

Jadois

Chevalier de Jade

Confrérie Jadoise

BESOIN D'UN PARRAIN  [OUI][NON]

En vous inscrivant sur notre forum, vous reconnaissez avoir lu le règlement de RPG Chevalier et en accepter les termes.

FT. Noctis (FFXV)


Physique



Même s'il déteste l'entendre dire, Notissemi ne peut nier qu'il ressemble à son père. Ils ont tout deux la carrure standard d'un Jadois : Des yeux bridés, des cheveux noirs de Jais, un nez plus aplati. Il a même hérité de ses yeux bleus si particuliers, issu de l'ouverture du Royaume de Jade avec ceux alentours. Sa mâchoire est plutôt carrée et allongée, creusant les traits fatigués de son visage. Sa peau est blanche, aux teintes typiquement jadoises. Notissemi attrape régulièrement des coups de soleil lors des expositions trop longues au soleil, surtout durant les saisons chaudes.

Ses cheveux noirs de Jais sont raides et soyeux à en faire pâlir les femmes de la bourgeoisie. Le jeune homme les tiens mi-long, les attachants quotidiennement en une couette haute ou un chignon. Il est donc rare de le croiser les cheveux lâchés. Niveau carrure, Notissemi n'a clairement rien à envier à personne. Sa taille se situe dans la moyenne de la population de la Confrérie. Il est plutôt musclé par ses nombreux entraînements quotidiens. Il porte généralement des tenues traditionnelles dans la vie de tous les jours et des plus confortables pour les journées d'entraînement. Il est fier de porter la cuirasse de son Ordre lors des cérémonies officielles.

Ce qui est le plus marquant chez sont certainement ses yeux contrastant avec sa chevelure. La deuxième chose que l'on remarque immédiatement son ses fossettes sur le coin de ses lèvres lorsqu'il sourit. Ses dents ne sont d'ailleurs pas totalement alignées et il possède des canines légèrement plus longues que le reste de ses dents.

Des particularités à ajouter? Le jeune homme possède une marque de naissance en forme de demi-lune sur le bras gauche. Et sa plus grosse cicatrice est une marque de brûlure dans son dos.




Caractère



▬ Amical, Compétitif, Fier, Arrogant, Nerveux, Pudique, Entêté, Loyal, Boudeur, Charitable, Colérique, Stratège, Calculateur, Appliqué, Contrôlant ▬

Notissemi est un homme sanguin qui a souvent eu du mal à se contenir. Ses mots dépassent souvent ses pensées et sa culpabilité le hante longtemps après. Lorsqu’il est persuadé qu’il a raison, il est difficile de le faire changer d’avis.

Même s’il ne le montre pas, le jeune homme est susceptible. Non de là à être rancunier mais presque. Il va bouder plusieurs heures avant d’arriver à dire ce qui le dérange. Tout cela pour éviter des accès de colère et une perte totale de contrôle sur ses agissements. Notissemi sait qu’il peut tuer quelqu’un facilement avec ce don, qu’il considère plus comme un fardeau que comme un don, qu’il ne contrôle pas assez.

De ce fait, le Jadois reste toujours dans le contrôle de tout. De ses gestes, de ses pensées, de sa manière d’agir. Il serre les dents et attends que la vague de frustration descende avant de tenter de communiquer quoi que ce soit. Tout cela se contrastant également avec l'éducation Jadoise dans laquelle il a grandit. Être poli, serviable, dans le respect des traditions et des aînés... Seul son goût de l'effort au travail se marie bien avec l'énergie qui le consume chaque jour.

Malgré ce que les affres de la vie ont pu lui faire vivre, Notissemi aime rire. Il aime ce qui est vivant, qui vibre, qui résonne… Comme les rires ou la musique… Même s’il n’a plus joué d’un instrument ou chanté depuis bien longtemps déjà. La musique reste totalement bloquée en lui. Son penchant pour l’alcool le rend un peu trop festif et colérique d’ailleurs.

Il est le genre d’homme qui aime se battre, même amicalement. Il aime la compétition, se surpasser. Et même s’il prend la chose en dérision, il est souvent mauvais joueur. Il le cache simplement en se montrant joueur.


▬ Arbre généalogique direct ▬

Daijiro Sen-Paille (1520 - 55 ans) : Figure stricte et autoritaire, Daijiro a grandit dans un milieu identique et applique ces valeurs à sa propre famille. Enfant ou adulte, pour lui rien ne fait la différence. Il n'est pas rare qu'il perde son sang froid et face preuve de colère, allant jusqu'à la maltraitance de son entourage. Son égo lui a toujours empêché de s'excuser lorsqu'il est dans le tors. C'est un homme qui sait parler et diriger d'une poigne ferme.

Sachiko Sen-Paille (1524 - 51 ans) : Bien trop effacée et discrète, certains se demandent si Sachiko sait parler. Pourtant dans l'intimité de sa famille, c'est une femme aimant la conversation. Mais une femme de peu de mots qui ira toujours à l'essentiel. Il n'est pas rare par contre de l'entendre chantonner ou chanter pour ses enfants.

Lovemi Amaya Sen-Paille  : Aînée engagée dans l'Armée ? (en attente) Non magique.

Daytemi Ayame Saine-Paille (1553 - 22 ans) : Prêtresse au Temple de Jade, Ayane est l'enfant modèle en apparence. Jamais un mot de travers, discrète et sérieuse. Mais surtout stratège...  Car elle ne s'est jamais fait prendre dans ses mauvais coups. Elle fut poussée par son père jusqu'à devenir Prêtresse voyant son intérêt pour les temples et la religion.

Tich'mi Ayane Sen-Paille (1554 - 21 ans) : Toujours collée à Ayame, il est rare de voir l'une sans l'autre. Très complices dû à la mince différence d'âge qui les séparent. Elle jalouse les gens magiques dans la famille. Comme cul et chemise avec Daytemi, les deux filles avaient l'habitude de faire les 400 coups et de faire accuser leur grand frère de tous les maux.

Yancy Esof Sen-Paille (1556 - 19 ans) : Le petit rejeté de la famille. Malgré la violence du père envers ce dernier, il est supporté et défendu par sa fratrie. Yancy espère devenir Chevalier pour rendre son père fier. Malgré le fait qu'il ne soit pas réellement son fils.

Shiraishi Dontelivemi Sen-Paille (1563 - 13 ans) : Sachiko ne pu plus enfanté après cette aventure avec une divinité. Ce qui n'a pas empêché le père de découché et de profiter d'autres femmes. Shiraishi n'est donc que leur demi-soeur, fille d'une de leur servante. Jusqu'à ses 5 ans, elle ne vivait même pas avec eux même si elle ne se tenait pas très loin. Shiraishi est rentrée officiellement dans la famille dès qu'ils ont su qu'elle était magique.




Rapport à la magie et/ou compétences



Katana – Maîtrise acquise lors de ses années d'entraînement en tant qu'écuyer de Jade. Maîtrise assez bonne malgré le fait qu'il ait déjà brisé de nombreuses épées en ne maîtrisant pas son don.

Dague – Objet qu'il porte toujours dans l'une de ses bottes dès qu'il sort.

Armement militaire – Il a pu voir et pratique un bon nombre d'armes différentes lors de son apprentissage militaire dans l'Ordre de Jade. De ce fait, Notissemi est capable d'utiliser différents types d'armes avec plus ou moins de facilité. Son arme favorite reste le Katana. Il lui arrive souvent de briser ses armes.

Magie - Notissemi est né et a grandit dans la Confrérie. Sa vision de la magie est donc un cadeau divin, dont on doit se sentir fier. Néanmoins sa relation avec l'énergie magique n'est pas que amour et admiration... Très vite, l'endurance magique du jeune homme s'est montré assez impressionnante. Il n'a jamais été doué pour tout ce qui relève de l'aspect technique, néanmoins son atout est la force brute et l'amélioration de ses capacités.





Derrière l'écran

SURNOM: Mimi ou Michi;
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? J'sais plus; J’ai vu un néon marqué ‘Google’ et j’suis rentrée !
AUTRES COMPTES : Dayle :nuage:


FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA


Histoire


You are my sunshine, my only sunshine  



▬ 1548 – Mois 7 – Jour 23 ▬

Ce fut lors de la saison chaude que naquit le jeune Notissemi. Deuxième enfant de la famille Sen-Paille, il fut accueilli avec d’immenses attentes concernant l’avenir. Le premier garçon né d’une famille de Nobles était toujours promis à faire de grandes choses. S’il était magique, il pourrait certainement intégrer l’Ordre des Chevaliers. S’il ne l’était pas, l’affaire familiale aurait trouvé son héritier. Qu’importait ce que la Déesse de la destinée allait lui réserver, il deviendrait un homme juste et droit, ancré dans les valeurs de la famille. Tels étaient les souhaits formulés au-dessus du berceau du nouveau-né. Sa sœur quant à elle, de quatre ans son aînée, voyait les choses plus en grand : Notissemi deviendrait un preux Chevalier qui sauverait une Princesse abandonnée et lui rendrait sa couronne et sa beauté. Lovemi était certaine que son frère goûterait à un beau mariage avec pleins d’enfants.


▬ 1553 ▬

La journée avait été longue pour Sachiko... Elle était sur le point d’accoucher pour une troisième fois, la jeune mère devait rester alitée, criant à quiconque dans la maison d’aller lui chercher son mari sur le champ. Collés contre la porte, la future fratrie tentait de saisir la moindre information sur le nouveau venu. Le bébé allait-il être une fille ? Un garçon ? Ils avaient déjà lancé les paris et attendaient le résultat avec impatience, leurs petits visages collés contre le bois de la porte.

-Livemi, pousse-toi !!, supplia le cadet.
-Non! C’est moi la plus grande, j’ai le droit d’écouter avant toi, répliqua sa sœur.

Notissemi donna un coup de coude à sa grande sœur pour la tasser du chemin mais âgée de presque dix ans, la petite fille ne bougea pas d’un pouce. Elle était bien décidée à entendre la première quel serait le sexe du bébé, même si cela devait la forcer à faire fusionner son visage contre la porte. Le petit garçon à côté essayait en vain de la tasser, forçant et grognant après La mégère qui prenait toute la place. La pièce en son intérieur était plus qu’agitée, les domestiques s’attelant à préparer le nouvel arrivant et préparant tout ce qu’il fallait pour la future mère. De l’autre côté de la porte, l’on entendait simplement un brouhaha de paroles et de bruits. Ce qui fit en sorte qu’aucun des deux ne vit approcher la silhouette imposante du Chef de famille. Il suffit simplement aux deux enfants d’apercevoir son ombre sur la porte pour se figer totalement et se décaler derechef sur le côté, le dos bien droit.

- Par… Pardonnez-nous, père. Vous pouvez entrer…, tenta Livemi maladroitement.
- Hmm…, marmonna simplement leur géniteur en rentrant finalement dans la pièce.

Lorsque la porte se claqua, les deux enfants reprirent leurs souffles en écho.

- J’ai vraiment cru qu’il allait encore crier…, se plaignit Notissemi.

La grande sœur soupira en même temps que son cadet. Il n’était facile ni pour l’un, ni pour l’autre, que de savoir interagir avec la personnalité froide de leur père. Qu’importe ce qu’ils semblaient faire, quelque chose n’allait pas. Et dès lors qu’il était contrarié, sa voix portante resonnait dans toute la maison, faisant trembler les murs.



▬ 1555 ▬


-Tu veux aller ou encore ?!, soupira Xiu tout en suivant le pas pressé de son cousin.
- J’te promets, ça en vaut le détour !!

Le jeune garçon aux cheveux noirs de jais fit signe à son compair de le suivre. Il n’y avait pas le temps pour parler, car ils devaient se rendre le plus discrètement possible jusqu’à ce lieu qu’il avait découvert. La course dura encore une bonne dizaine de minutes avant que Notissemi ne freine brutalement. Xiufei eut envie de protester mais très vite son cousin l’en empêcha. Ce qui convint l’autre garçon était cet air si sérieux qu’il affichait sur son visage. Notissemi ferma les yeux et se concentra… Il sentait la présence de plusieurs individus, mais il n’arrivait pas à comprendre dans quelle direction. Il se concentra un peu plus et entendit clairement leur conversation dans son oreille gauche.

- Zut… Y a deux paysans qui passent sur le chemin le plus court… Va falloir qu’on passe le ruisseau !, ajouta Notissemi tout en réfléchissant.
- Tu sais que t’es flippant quand tu fais ça…? Je n’entends rien du tout !! , râla Xiufei toujours jaloux que Notissemi devine les choses avant lui.

Fort heureusement, la curiosité fut bien plus grande que cet aspect étrange de son cousin qui arrivait à entendre, à sentir et à voir des choses bien plus rapidement que lui. Les deux garçons évitèrent donc le sentier principal mais leurs pas se trouvèrent bien trop bruyant hors sentiers, car ils n’étaient pas dégagés de toutes les feuilles mortes de la saison. La chance fut néanmoins avec eux car ils réussirent à rejoindre une petite clairière dans le boisé que Notissemi avait découvert lors d'une de ses dernières escapades. Le petit coin était tranquille, à l'abri de bien des regards et l'eau y coulait paisiblement, formant un mini lac assez grand pour y baigner deux ou trois hommes.

- Tu vois ! Personne vient jamais ici. Et il y a assez d'arbres pour se percher et observer les alentours.

Les deux garçons purent prendre place sur un rocher au milieu de la rivière, faisant attention à ne pas se laisser traîner dans l'eau, bien trop froide pour la saison. Un instant de silence s'installa avant que Xiufei ne demande des nouvelles de la dernière blessure de son cousin.

- Ça commence à partir, je pense. Quand je regarde ma main, rien n'y parait !

En joignant les gestes à la parole, Notissemi tandis sa main en avant, brisée un mois auparavant. Il n'était pas rare que le jeune garçon se blesse à cause de cette force qu'il ne contrôlait pas encore. Il se faisait réprimander à chaque fois qu'il se montrait irresponsable et inconscient, mais rien que tenir un bol de riz sans le briser était difficile. Il ne comptait plus le nombre de bris qu'il avait fait. Par ailleurs, hormis en la présence de son cousin, Notissemi n'avait plus le droit de partir s’aventurer seul n'importe ou, de peur que les dégâts qu'il puisse occasionné ne leur coûte pas la fortune de la famille... Il avait réussit à détruire une maison quasi complètement par inadvertance une fois.

- Tu te rends compte... En plus de plus pouvoir sortir, je dois m'occuper de Hayley tous les matins et tous les soirs !! Comme si j'avais que ça à faire de m'occuper de cette grosse vache..., soupira le Jadois en se plaignant.

Fort heureusement pour sa santé mentale, il pouvait profiter de la présence de son cousin assez régulièrement et comme il le désirait. Entre ses soeurs et le comportement exécrable de son père, Notissemi ne supportait pas d'être enfermé trop longtemps là-bas. Tout le monde criait trop dans cette maison. Et la vache familiale sentait vraiment mauvais.


You make me happy when skies are gray  


▬ 1559 ▬

- Notissemi, tenez-vous droit s’il vous plait !, se plaignit sa mère.

Le jeune garçon, presque adolescent, afficha un air boudeur et remit son dos droit. Aujourd’hui, il était bien habillé, bien peigné et devait faire bonne impression… Quelle plaie. Ses parents étaient tous les deux à ses côtés tandis que sa fratrie ne faisait pas l’honneur d’être présente. Le petit dernier -Car il était devenu grand-frère encore une fois, il y a trois ans de cela- était gardé par une nourrisse. Ses trois autres sœurs étaient assez grandes pour vaguer à leurs occupations seules. Notissemi se retrouvait donc coincé pour toute la journée entre ses deux parents, plus froids que tous les temps d’hiver qu’il avait jusque là connu. La naissance de son petit frère avait augmenté les disputes et le jeune garçon devait bien se l’avouer… Il n’y comprenait rien du tout. La violence de son père avait tant redoublé qu’il n’arrivait même pas à concevoir qu’est-ce qui pouvait bien le mettre tant en colère. Enfin… Cette journée n’était nullement consacrée à ses parents mais… À lui. Oui, vous avez bien lu, à lui.

- Vous vous rappelez de ce que l’on s’est dit ?, lui demanda-t-elle
- Oui, soupira-t-il tandis que le regard dur de son père lui fit corriger son attitude rapidement : Bien se tenir, ne pas faire de bêtises, rester sage, bien parler, ne pas mettre la honte sur toute la famille…
- Et ?, continua sa mère.
- Et sourire, finit-il avec lassitude.

Ce n’était pas réellement ça qui était important pour lui, mais d’après ses parents, il fallait faire bonne impression sur les étiquettes lorsque l’on s’apprêtait à rencontrer sa promise. Une jeune fille d’à peu près son âge, d’une famille fortunée issue de la Province Jadoise. Une famille fort intéressée par ce jeune garçon magique qui s’en aller rejoindre l’Ordre de Jade dès l’année prochaine.
La future belle famille arriva enfin dans la demeure, laissant la famille Sen-Paille coite. Le père semblait moins imposant que le sien, l’air plus rondouillard et sympathique. La mère quant à elle était si maigre que l’on aurait pu croire qu’elle s’envolerait au moindre coup de vent. Ses yeux clairs et sa chevelure de feu détonnait totalement avec l’air Jadois pur souche de son mari. Et leur fille ? Le regard de Notissemi roula plus tard, constatant une jeune fille à demi cachée derrière son père. Ses yeux étaient grands et pétillants, d’une couleur sombre contrastant avec sa peau claire. Mais ses cheveux étaient encore plus beaux que ceux de sa mère. Étrangement, son air timide et peu assuré plu au jeune Notissemi. Il n’aimait clairement pas les pimbêches adolescentes qu’il voyait parfois avec ses sœurs… Trop… Prétentieuses. Les présentations se firent et lorsque se fut au tour du garçon, il sursauta légèrement prit au dépourvu, avant de se racler la gorge pour reprendre consistance.    

- No-Noti… Notissemi ! De la famille Sen-Paille…. Enchanté !

La jeune fille se mit à rire doucement et le gracia d’une révérence. Très vite les discussions autour de la dote et des arrangements liés au futur mariage furent au centre de l’attention des adultes. Les deux enfants purent s’échapper quelques instants et Notissemi se montra très fier de faire visiter une partie du domaine de ses parents. La jeune fille était du genre discret, tout comme la première impression qu’il avait eue d’elle. Néanmoins elle savait tenir une discussion, ce qui pouvait paraître surprenant pour une jeune fille de son âge.
Les mois passèrent et les rencontres se firent régulière. Pour le plus grand plaisir -secret- du jeune garçon. Pendant que les adultes discutaient, il se plaisait à la compagnie de la jeune fille et pouvait par la même occasion échapper à la présence envahissante de ses parents. D’autant plus qu’elle semblait partager cette étincelle de vie qu’elle transposait dans la musique avec lui. Sa voix était douce et il ne se laissait jamais de l’écouter chanter ou gratter quelques cordes de lyre. Bien qu’il eût longtemps peur de sa réaction, il s’était finalement joint à elle, partageant à son tour toute la douceur dont il pouvait faire preuve au son de ces quelques notes échangées.
Très vite alors, ses parents purent constater une grande différence chez leur fils. Il se tenait mieux, se montrait galant et empli de bonnes manières. Ce qui faisait au final bien leur affaire. Ce garçon si casse-cou et désobéissant s’était soudainement rangé dans les lignes pour plaire à la jeune demoiselle à la chevelure flamboyante. Sa mère disait qu’il devenait un homme, enfin.


▬ 1560 –  mois 5 ▬

La cérémonie d’attribution approchait à grand pas. Le jeune Notissemi craignait ce moment tant de questions l’assaillaient même en dormant. C’était un immense honneur que de pouvoir enfin servir sa patrie en rejoignant les rangs de l’Ordre de Jade, mais à quel prix ? Sa magie était quelque chose de bien instable, il le savait. De trop nombreux mobiliers et arbres en payèrent le prix fort. Mais pas plus que cette soirée ou il dû choisir l’exil, accable de toute la honte de sa famille.
C’était pourtant une soirée qui avait commencé comme bien d’autres. Notissemi suivait les enseignements d’un maître d’arme, parfois en présence de son cousin et souvent en celle de sa sœur qui le précédait, elle aussi magique. Mais cette soirée-là, il s’était retrouvé seul, sous le regard de son petit frère, Yancy. Sa position au sein de la famille avait toujours posé problèmes, surtout à leur père il semblerait. Notissemi n’y comprenait malheureusement pas grand-chose… En dehors de ses capacités réduites -qu’il n’avait lui-même jamais demandé à avoir- le jeune garçon n’avait en rien mérité toute la colère que semblait lui prodiguer leur père… Depuis la naissance de leur cadette Shiraishi, ou peut-être même avant… Il n’y faisait plus tant attention, la relation entre ses deux parents s’était établie en une guerre froide. Leur père, d’accoutume si dur, le devenait d’autant plus, laissant l’aîné des garçons porter le poids de toute la réputation de la famille dans son avenir.

Cette soirée donc, le temps était doux. Le printemps pointait le bout de son nez et la pluie donnait des parfums de fleurs dans tout le domaine. Notissemi aimait cette période de l’année. Celle ou l’on a ni trop chaud, ni trop froid. Pendant qu’il s’entraînait au combat avec armes, Yancy le regardait en tentant d’imiter ce qu’il pouvait au vu de sa condition. Tout était calme jusqu’à ce que le patriarche des Sen-Paille passe en avant du jardin avec des diplomates qu’il avait invité à se reposer dans le domaine. Le groupe d’homme ne put que prendre pitié face au spectacle que Yancy leur procurait… Il était maladroit, malhabile… Une grossière imitation de son aîné qui prenait cet entraînement plus qu’au sérieux. Notissemi ne le voyait pourtant pas comme cela. Il était fier de voir ce petit frère s’entraîner dur pour parvenir au même résultat que lui. Et il s’avait que s’il persévérait, il pourrait lui aussi finir par s’en sortir malgré ses mauvais débuts. Ce qui ne fut pas du goût de leur père qui prit ça comme une insulte en voyant ses invités rire de la situation… Notissemi leur lança un regard réprobateur, ne les faisant pas plus taire… Son père lui rendit le même regard et l’échine du jeune homme frissonna… Il senti que son affront allait lui couter cher encore une fois. Son regard roula jusqu’à Yancy qui s’était finalement arrêté de honte et une boule se forma dans sa gorge. Allait-il encore s’en prendre à lui aussi ?! Cette fois-ci, ce fut d’un regard mauvais que l’adolescent observa son père repartir avec sa stupide basse-cours.

Lorsque le soir vint et que la famille qui n’en était plus une s’était attablée, le Chef de famille daigna montrer le bout de son nez avec son air des mauvais jours. Un silence régna en maître durant plusieurs minutes, personne n’osant même dire un bonjour. Restant debout, les bras croisés sur son torse, l’homme défiait sur regard la tablée et plus particulièrement son aîné. Notissemi soutint son regard sans ciller. Malgré son statut lui criant que son père pouvait bien disposer de tous les droits sur eux, il ne pouvait s’empêcher de trouver cela injuste envers son petit frère qui n’avait rien fait d’autre que de naître dans la mauvaise famille. Le regard du patriarche roula alors jusqu’à Yancy, qui ne comprenait pas réellement la situation au vu de son handicap. Toujours sans aucun mot prononcé, il s’avança vers lui de pas lourds et de sa carrure imposante. Attrapant avec colère son avant-bras, il entraîna le jeune garçon qui se débattait jusqu’au salon d’à côté et commença un concert de hurlements qu’ils comprirent tous comme étant une pluie de sermons.

Les yeux du jeune Notissemi s’agrandirent, choqué. Il s’attendait à prendre les reproches, pas à les voir appliquer sur son jeune frère qui n’avait fait qu’essayer de s’en sortir. Son regard outré roula jusqu’à sa mère, qui avait joint les mains et qui, les yeux fermés, marmonnait des prières à il ne savait quel Dieu.  Puis jusqu’à ses sœurs qui tentaient de faire comme si rien ne se passait à côté. Prit d’un élan de colère lorsqu’il entendit son géniteur en venir aux mains, Notissemi se leva derechef, renversant avec force la tablée du repas et produisant un fracas de vaisselle dans toute la pièce.

- Notissemi, non…!, lui supplia sa mère.

L’adolescent s’arrêta mais dans son regard se lisait un point de non-retour que sa mère comprit, puisqu’elle lâcha aussi tôt l’avant-bras qu’elle retenait. Lorsqu’il entra dans la pièce sans plus de cérémonie, l’image qu’il y vit lui révulsa le cœur. Yancy se tenait en petite boule, tout tremblant, tentant de donner le moins de zones de son corps à leur père qui le rouait de coups sans impunité. Lorsqu’il vit son fils, le père s’arrêta et se retourna face à lui, le défiant du regard d’oser l’interrompre dans sa séance d’éducation. Mais Notissemi, bien trop prit par un surplus d’adrénaline ne se sentit pas en danger, avançant jusqu’à lui faire face et le menacer les poings fermés.

- Oseriez-vous défier votre père à mains nues, pauvre ingénu ?
- Autant qu’il le faudra pour que vous arrêtiez d’être un monstre.
- Comment osez-vous !!

Le père joint sa parole à ses mots, attrapant la queue de cheval de son fils, le forçant à plier les genoux face à lui. L’adolescent grimaça de douleurs tout en se retrouvant à demi sur le sol, mordant sa lèvre de frustration. Son père mit lentement un genou à terre, prenant son temps pour asseoir sa domination sur lui. Lorsqu’il fut à sa hauteur, il se pencha jusqu’à son oreille.

- Je ne tolérerai plus aucune défiance de votre part, Notissemi. J’ai déjà bien trop enduré votre caractère volatile et aventureux. En tant que successeur des Sen-Paille, il est de VOTRE devoir de représenter siément le nom qui vous incombe. Pour le moment, tout ce que vous méritez n’est autre qu’une galette de riz sèche et dix coups de poings.
- Allez-y…
- Pardon? Je crains de ne pas avoir compris.
- Allez-y, portez votre virilité une fois pour toutes !! Frappez quelqu’un qui peut vous répondre plutôt que de vous penser puissant en frappant un enfant ! Seules les ordures de la pire espèce se croient fort en asseyant son égo sur plus petit que soi !
-
- Vous ne vallez pa-AAAAAAARGH!!!!

Sa phrase fut coupée en plein élan par une douleur lacérant sa chair et manquant de le faire tomber inconscient de douleur. Son corps s’écrasa sur le sol, lâché de l’emprise de son géniteur. Le tissu de son kimono commençait à coller à sa peau, rendant chaque frottement insupportable. Lorsqu’il releva difficilement le regard vers le haut, il y vit tout le dédain qui pouvait se lire dans les yeux de son père, la bouilloire d’eau chaude encore brulante à la main. Ne supportant plus l’indiscipline de son fils, il avait attrapé la-dite bouilloire et l’avait renversée de tout son contenu sur l’omoplate de ce dernier.
La respiration haletante et son cri ayant alerté sa mère et ses sœurs, désormais spectatrices, il tenta d’ancrer dans sa mémoire ce visage qui le dégoutait dans sa rétine et ce malgré toutes les larmes de douleurs qui l’embuait. La rage prenant alors sur la raison, il se releva sans même savoir comment et attrapa la première partie du corps de son père à disposition : Sa jambe. Sa force non-retenue suffit au patriarche pour tomber en arrière, presque la tête la première sur le sol. Ayant l’agrippe sur son mollet, Notissemi le serra jusqu’à ce qu’un bruit de craquement se fasse entendre, suivit des cris stridents de ses sœurs. Elles se jetèrent sur lui, voyant dans son regard cette envie de le tuer, retenant de leur moindre force. Ce fut le regard de sa mère, se jetant de son regard qui le fit revenir sur terre tandis que son père convulsait de douleurs, sa jambe prenant d’ores et déjà des couleurs inhabituelles et peu rassurantes.



You'll never know, dear, how much I love you 



▬ 1560 –  mois 7 ▬

- Ca va bien aller, d’accord ? C’était un accident… Il… Il l’avait cherché…
- Cela ne justifie pas une telle perte de contrôle ! Je vous en prie… Ne dites plus jamais cela. Ne mettez pas en danger notre mariage et ces accords entre nos familles pour de telles paroles… Vous êtes la lueur sur laquelle je peux me raccrocher.

La jeune femme lui sourit, venant déposer sa main sur sa joue avec douceur. Fermant les yeux, Notissemi soupira. Il se sentait chanceux de l’avoir à ses côtés malgré les circonstances du mariage arrangé qui les attendait. Après l’incident, son père s’était mit en retrait, n’acceptant de voir que les guérisseurs et les serviteurs du domaine. Notissemi quant à lui en gardait une cicatrice sur l’omoplate, encore bien trop sensible au touché. Son père n’avait plus voulu entendre parler de lui, ni même de son nom durant les deux mois qui suivirent. Qu’il le somme de lui parler n’était pas de bon augure.
Inspirant l’air à plein poumon, il reprit un brin de courage pour affronter une nouvelle fois le regard de son père. Lorsqu’il entra dans la chambre, il se sentit vite étouffé par la noirceur et la lourdeur qu’il s’y faisait sentir. Son père était assis dans le fond de la pièce et lui fit simplement signe de la tête de s’avancer.

- Notissemi.
- Oui, père…?
- Tu es mon seul fils.
- Mais Ya…
- Cela suffit !
-
- En tant que seul héritier de mon nom et héritage, je te pardonne.
- Mais…?, risqua le jeune homme, la gorge nouée.
- Mais à partir d’aujourd’hui, je ne veux plus que tu remettes un pied ici jusqu’à ta majorité.

Les yeux du brun s’écarquillèrent.

- Tu m’as bien entendu. Je te laisse la chance de cette formation de l’Ordre des Chevaliers pour te remettre dans le droit chemin. Jusque-là, je ne veux plus entendre parler de toi si ce n’est que des échos de tes prouesses. Si je dois encore te reprocher QUOI QUE CE SOIT, Notissemi…

Il laissa planner un silence insoutenable.

- Tu n’aura plus rien. Ni nom, ni honneur, ni famille. Tu perdras l’héritage qui te reviens et l’espoir d’un mariage qui te donnerait une situation. Tu as beau avoir reçu le don des Dieux de la magie, tu n’en restes pas moins qu’un vaurien qui ne sait pas se tenir. Tu le resteras toujours à mes yeux.

Le regard du garçon se rempli une nouvelle fois de colère, qu’il tut cette fois en baissant les yeux par terre.

- C’est tout…?
- Oui. Tu pars demain matin. Tu te débrouilleras pour survivre jusqu’au mois prochain ou tu pourras être Écuyer. Jusqu’à ce que tu deviennes quelqu’un, je ne veux plus jamais te revoir.

Sans un mot de plus, Notissemi courba l’échine pour saluer son père et ne le regarda même pas avant de partir. Il apprit un peu plus tard dans la soirée que la jambe de son père ne fonctionnerait plus jamais correctement par sa faute. Qu’il serait obligé de marcher avec un appui pour le restant de ses jours, ne lui garantissant même pas un équilibre complet. Face à cette annonce, Notissemi regarda longuement ses mains, tremblantes. Comment avait-il seulement été capable d’un tel acte ? Jusqu’à ou la colère et ce don maudit allaient-ils le mener…?

Le lendemain, Notissemi parti à l’aurore, n’avertissant personne. Il n’en avait parlé à personne, pas même à sa mère ou ses sœurs. La seule personne avec qui il avait délié sa langue, n’était autre que sa fiancée. Ils se promirent longuement de continuer à se voir, à s’écrire… Jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes tous les deux et lui un Chevalier de la Confrérie. Ainsi, ils célébreraient tout cela par leur mariage. Il allait le faire. Non pas pour son père ou pour l’héritage, mais pour la promesse de la retrouver. Il refusa sa proposition de venir vivre chez elle le temps de la cérémonie, ne voulant causer aucun déshonneur sur sa famille et sur sa personne. Il se débrouilla tant bien que mal en dormant dans des écuries, profitant du temps encore chaud et des nuits étoilées. Il put survivre par quelques petites chasses -peu fructueuses, ce n’était décidemment pas son élément de prédilection- et surtout de bières. L’effet nourrissant du blé avait vite fait de lui faire oublier la faim et sa situation.


▬ 1563 ▬

Le temps avait coulé comme de l’eau. Le jeune garçon devenait jeune homme et ses muscles se dessinaient au fil des entraînements. Son maître pouvait être ravi d’avoir sous son aile un élève aussi déterminé et appliqué à la tâche. Il n’était pas difficile pour lui de garder ses ardeurs calmes avec la bonté dont pouvait faire preuve le Chevalier auquel il était affilié. Il fit également la connaissance des autres écuyers, des membres de l’Ordre et s’y sentit tout de suite plus à sa place. Il fit même l’heureuse rencontre de Nesiris, pour qui son amitié le suivit au fil des années. Malgré son côté bon élève, Notissemi avait encore tant à apprendre pour gérer ses frustrations et ses colères. Beaucoup d’arbres et de mannequins d’entraînements subirent avec violence sa colère parfois trop présente dans sa vie.

Il écrivait régulièrement avec sa fiancée et avait l’occasion de la visiter dès lors qu’il restait sur Jade quelques temps. Chaque fois qu’il la revoyait, il avait l’impression de la revoir encore plus belle qu’avant. Il tentait du mieux qu’il pouvait de faire bonne impression auprès de ses parents, se forçant à rentrer dans le cadre et les étiquettes. Espérant du fond de son cœur que leurs bons échos remonteraient jusqu’à son père et qu’il maintienne l’accord du mariage. Il ne supporterait clairement pas de la voir finalement promise à quelqu’un d’autre que lui.

-Tu es ma lumière, mon unique lumière ♫, chantonnait-elle alors qu’ils étaient tous les deux adossés contre arbre dans les vergers.

Notissemi ferma les yeux, ne songeant même pas à jouer de son instrument. Profitant seulement de la douceur que sa voix pouvait lui apporter.

- Tu m’apportes de la joie lors des jours de pluie… Tu ne sauras jamais, mon amour, à quel point je t’ai aimé. Prenez pitié, laissez-moi garder mon rayon de soleil. ♫


▬ 1567 ▬

Il avait tout réussi. Il était devenu Chevalier, on lui avait même accordé la bienveillance d’un écuyer… Qui n’était autre que le neveu du Roi Régent de Topaze et le Prince même du Royaume d’Opale. Cela devait bien évidemment ne pas trop s’ébruiter, mais Notissemi dans la confidence, avait senti la lourde tâche peser sur ses épaules, malgré l’honneur que cela pouvait représenter. Il ne restait plus que trois années et il pourrait enfin aller demander la main officiellement de sa dulcinée. Trois petites années d’éducation prioritaire sur on écuyer avant de pouvoir enfin partager sa vie avec la femme de sa vie. Notissemi savait prendre son mal en patience tandis que Hirohiko lui avait accordé sa confiance. Il eut l’occasion de fréquenter de manière plus quotidienne Nesiris, qui était devenue le Maître Chevalier de la jeune Dayle. Qui n’était autre que la sœur de son propre écuyer. Il put compter beaucoup sur la présence et le soutiens de son amie qui était elle-même Princesse du Royaume de Rubis. Le petit Noble qu’il était, était bien loin d’imaginer tout ce que les Princes et Princesses pouvaient bien avoir à porter comme étiquettes. Avec le jeune garçon, Notissemi évitait les lieux à risque et de fréquenter les gens pouvant mettre à mal sa colère, s’échauffant à la moindre contrariété et injustice rencontrée.

Trois petites années seulement. Et l’avenir serait devant eux, s’ouvrant à milles possibilités et à cet amour qu’ils partageaient.

Trois petites années qui auraient dû s’écouler si cette dernière lettre n’était pas arrivée.

Elle était tombée malade. Très vite, Notissemi était revenu sur Jade pour veiller à son chevet. Nesiris l’avait suivit et prit en charge quelques temps le jeune Doran, pour qu’il puisse ainsi lui rendre visite seul quelques heures dans la journée. Les guérisseurs s’enchainaient et aucun ne semblait comprendre le mal qui la rongeait. Sa toux grandissait tandis que la fièvre la rongeait jusqu’au plus profond de son être. Très vite, elle fut alitée et incapable de quitter sa couche, car bien trop faible.

- Notisse…mi…
- Oui ! Je suis là… Êtes-vous réveillée depuis longtemps ? lui demanda-t-il alors
- À l’instant…, fit-elle sans rien rajouter pendant un moment, Qu’il est bon de revoir votre visage… Mais qu’il me chagrine de le voir si malheureux…
- Les guérisseurs n’apportent que des mauvaises nouvelles… Je ne puis plus supporter entendre parler de malheur sur votre couche.
- Pourtant, il faut peut-être s’y préparer. Je ne sais ce… Ce que les Dieux ont prévu pour moi et…

La jeune femme se redressa, toussant violemment à lui en faire tourner la tête. Sa tête retomba aussitôt sur l’oreiller, ses forces déjà vidées par cette simple quinte de toux.

- Cessez de parler pour le moment, je vous en conjure…
- Alors que nous reste-t-il…?, demanda-t-elle la voix soudainement brisée.
- Il nous reste à s’aimer.

Le jeune homme attrapa la main de sa dulcinée, la serrant dans les siennes tandis que les yeux fermés il priait les Dieux pour une meilleure destinée.

- Alors épousez-moi.

Les yeux de Notissemi s’écarquillèrent de surprise, l’observant sans comprendre.

- Qu’importe que je sois condamnée ou non… Si je dois partir demain, je veux que ce soit en ayant eu la joie d’unir mon destin au votre… Et je…, elle ne put finir sa phrase, des larmes coulant sur ses joues. Pardonnez-moi… oubliez ma requête. Je suis purement égoïste… Je ne veux point vous rendre veuf et vous demander un tel sacrifice alors que je ne sais de quoi sera fait dem-
- Je le veux.
- Comment ?
- Je le veux. Demain. Je vais quérir un prête de ce pas, et nous nous marierons demain, dans votre domaine. Proche de l’allée des jasmins, celle que vous trouvez si belle. Pas besoin de faire venir des foules, de beaux habits. Juste nous, notre amour et les Dieux pour témoins.

De cette promesse folle, Notissemi réussit à quérir un prête qui les maria dès le lendemain. Et en une journée, le jeune Chevalier se retrouva veuf et mari.





Please don't take my sunshine away


▬ 1568 ▬  

La descente aux enfers n’avait pas été facile. La jeune femme avait finalement succombé très rapidement à sa maladie et le sentant, avait voulu faire de sa dernière journée la plus belle. Beau paradoxe par lequel Notissemi n’arrivait pas à se guérir. Le plus beau jour de sa vie avait été finalement le pire. Il s’était doucement laissé aller, se reposant bien trop sur l’entraînement que Nesiris donnait en commun à son écuyère et son frère. Finalement, les deux jeunes gens furent pris de leurs propres drames et durent rentrer à leur tour prendre la charge de deux Royaumes différents. Une chance dans ce malheur, Notissemi n’aurait jamais été capable de tenir ses engagements et de terminer l’apprentissage du jeune homme.
Alors il écumait sa rage et son chagrin dans la boisson, le rendant beaucoup trop instable. Chaque fois qu’il se sentait fébrile, il serrait dans sa main l’anneau de Sakura qu’il n’avait su se résigner à laisser. Elle l’accompagnerait toujours. Notissemi était connu comme le loup blanc dans les tavernes de la région. Si bien que quelques-unes, faute d’avoir trop de dégâts à payer après son passage, lui refusaient désormais l’entrée.

Cela ne passa bien évidemment pas inaperçu aux yeux du Chef Hirohiko. Malgré les nombreux avertissements de Nesiris, Notissemi avait continué à n’en faire qu’à sa tête et à se laisser sombrer. Il criait sa colère qui se noyait de chagrin. Aucune larme n’était sortie. Pas même le jour ou elle fut rendue à la terre. Seule ses poings et sa mâchoire trop serrés pouvait exprimer tout le désarroi qui l’habitait depuis ce jour. Le jeune homme fut donc mis à pied et averti par ordre direct de son Chef. S’il ne se ressaisissait pas immédiatement, il pouvait dire adieu à son titre et ses armes. Il avait jusqu’à la prochaine attribution pour refaire ses preuves.

Et c’est ce qu’il fit. On ne lui attribua aucun écuyer à l’attribution qui suivit. Il avait déçu la confiance du Chef avec son comportement médiocre et il en avait honte. Mais peut-être était-ce pour le mieux… Peut-être devait-il se concentrer uniquement sur lui-même et son métier, retrouver la lumière, avant de songer à pouvoir transmettre à quelqu’un.



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Mar 07 Juil 2020, 20:53
Lily-Anna Boréal


15-20 ans au L2 (19/06/1560)

Féminin





BESOIN D'UN PARRAIN [NON]

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Physique


Lily-Anna n’est pas à l’image de son ancêtre. Au contraire, elle a les cheveux rouges, les yeux rouges et tout ce que tu veux de rouge. Ses lèvres sont bien garnis et d’un beau rouge, ses pommettes sont bien rosées naturellement. Sa peau est laiteuse. Elle porte ses cheveux mi-long. Elle ne les laisse pas dépasser le bas de ses omoplates. Elle est mince et bien formée pour son âge. C’est qu’en effet elle a fini de grandir depuis peu. Ses ailes sont toutefois dans les teintes brunes aux reflets rouges avec plusieurs motifs et fioritures. Elle mesure 1,55m.


Caractère


Lily-Anna est à la fois une fée pleine d’entrain et joyeuse et une fée torturée par son propre pouvoir. Elle est en effet hantée par les souvenirs de Lilianna, reine de Fée il y a de cela 300 ans. Cette ancêtre a marqué l’histoire de Fée par sa prise de pouvoir lors de l’invasion d’Irianeth sur le Royaume de Fée, Royaume même qui était indépendant à l’époque. Cette jeune Reine a marqué les esprits au point d’influencer la famille de Lily-Anna, particulièrement sa soeur. Quand à son homonyme, elle semble avoir un tempérament semblable. Elle est quelqu’un d’agréable à vivre et de compatissante. Elle est têtue et curieuse. Elle veut toujours en savoir plus sur le monde dans lequel elle vit. Son intérêt pour la médecine est d’ailleurs très grand. Elle est accueillante et chaleureuse, sans oublier aussi qu’elle est altruiste et apporte son aide à qui en aura besoin. Lily-Anna est en réalité une jeune femme très réfléchie et studieuse. Elle a un but claire et précis.



Rapport à la magie et/ou compétences


Lily-Anna, par son ascendance féerique, a une affinité raciale avec la magie de l'illusion. Elle se spécialise plus particulièrement dans la magie onirique. À l'instar de son ancêtre, elle développe également une capacité à camoufler sa présence physique par une magie d'invisibilité.


Derrière l'écran

SURNOM: Lilia, Royal ;
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? V1 ;
AUTRES COMPTES : Royal, Yahmé, Elwyn;


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Histoire<


Elle était nerveuse, mais elle ne pouvait pas faillir. On venait de lui apprendre la disparition de sa mère, et il convenait qu’elle prenne ses responsabilités. Son devoir était de protéger son peuple, ses compères, sa famille. Elle savait que les fées faisaient du mieux qu’elles pouvaient pour se défendre. Elle espérait seulement qu’on vienne bientôt à leur aide. Elle se sentait impuissante. Les proches conseillers et gardes de sa mère lui refusaient de quitter le château. C’était trop dangereux. Elle serait vite exposée et vulnérable. Pourtant, elle avait l’envie irrépressible d’aller au secours de son peuple. Elle savait que c’était une envie impulsive et irréfléchie, ce pour quoi on le lui refusait. Elle ne savait plus où donner de la tête alors que tous autour d’elle courait dans tous les sens, paniquaient et s’envolaient. On lui posait milles et unes questions auxquelles elle n’avait pas de réponse. La seule chose à laquelle elle pouvait penser était à sa mère. Sa mère qui venait de disparaître. Qu’elle ne reverrait plus jamais. Pourtant, lorsqu’elle se fit héler et bousculer par le jeune homme qui venait de faire irruption dans le château, elle prit conscience de l’ampleur de la situation et de son devoir. Elle ne pouvait pas faillir. Elle devait amener son peuple en sûreté sans attendre l’aide de l’extérieur. Il fallait agir, et de vite.

Je me réveillais en sursaut, une perle de sueur dégoulinant sur mon front. Encore sous le choc de l’adrénaline, je ne comprenais toujours pas ce rêve des plus perturbants. Toutefois, cela n’était pas la première fois que j’y rêvais, et probablement pas la dernière. Parmi tous les rêves provenant de ce passé, celui-ci était particulièrement tenace dans le temps. Je préférais de loin ceux où je me retrouvais dans les champs de Fée, à courir après les divers animaux.

D’un pas traînant, je me levais et alla me rafraîchir. Bien que je sois plus ou moins habituée à ces songes, parfois, j’espérais pouvoir m’en passer pendant quelques temps. Certaines nuits étaient certes tranquilles, ou bien le songe en lui-même était réconfortant, mais les rêves comme celui de cette nuit me fatiguait. Cela me mettait de mauvaise humeur, même si j’essayais de le cacher, surtout à Grande Soeur. Aurore était en effet plutôt... imposante dans son genre. Je ne la comprenais pas toujours. Cela ne m’empêchait pas de lui porter une grande affection malgré notre différence d’âge. Contrairement à elle, Grand Frère était un peu tête en l’air, donc il ne remarquait pas toujours mes sombres humeurs, ou bien cela ne le dérangeait pas outre mesure. . Je pouvais donc plus aisément laisser cours à mes emotion en sa présence.

Hier avait eu lieu l’annonce de la Ô Grande Reine Aurore. Grande Soeur n’y était pas allée de main-morte. Elle avait fait afficher partout dans le Royaume cette nouvelle qui lui tenait à coeur. Pour ma part, je ne comprenais pas du tout son idée ni son but. À quoi bon essayer de construire une armée ? Les fées n’étaient pas faites pour le combat; je le voyais dans mes rêves. Je comprenais que cela frustrait Grand Soeur d’être assujettie à l’Empire, mais cela était mieux que de subir la haine de l’Alliance, non ? L’Alliance ne nous comprenais pas et ne nous comprendront jamais, et cela, juste à cause de notre don inné qu’est la magie. Pourtant, c’était un don si pur, si beau... Quoique je me débarrasserais bien de ces maudits rêves, parfois. Mes pensées revenaient constamment à ce point. J’en soupirais d’exaspération. Ah ! Que la vie était dure... Mais je ne pouvais pas me plaindre. Certains en ce bas monde devait être en bien plus mauvais état que moi-même, donc je m’efforçais de projeter une ambiance joyeuse la plupart du temps. Peut-être était-ce plus pour moi-même, mais cela semblait également contenter mon entourage. « Quelle rayon de bonheur ! » disait-on à la cour.

J’avais également décidé de rester proche de Grande Soeur il y a de cela moins d’un an. Père et Mère m’avait accordé ce souhait malgré qu’ils ne soient pas constamment dans les parages. Ils préféraient vivre en plein air plutôt qu’au Château, ce qui était l’inverse dans mon cas. Une pièce avec quatre murs et un lit me permettait d’avoir une certaine tranquillité et intimité. Ainsi, il n’était pas possible au premier venu de me voir au réveil, ce qui me déplaisait particulièrement. Et puis, quel endroit pouvait être mieux garder que le Château ? Aucun endroit à Fée ne correspondait à ce critère.


***

Je me dois de vous faire part de mon passé, aussi court soit-il. Je suis le troisième enfant du couple royal de Fée. J’ai effectivement un grand frère et une grande soeur. Ma grande soeur, Aurore, est actuellement Reine de Fée. Je ne sais plus si elle l’est devenu avant ou après ma naissance, mais peu importe. Je me souviens seulement d’elle dans cette position. Mes parents avaient difficultés à enfanter, ce qui explique les grands écarts d’âge entre nous trois. Ça ne veut pas dire que nous ne nous portons pas d’affection pour autant. Même si nous avons chacun notre personnalité propre et nos idéaux, cela ne nous empêche pas de nous aimer comme fratrie.

Au contraire de ma soeur, j’ai été élevée dans l’insouciance et sans grande pression sociale. Jamais je ne deviendrai Reine de Fée. De toute façon, Grande Soeur tient trop son rôle à coeur. Et puis, ce n’est pas pour moi. Je n’aime pas ce climat de soumission entre l’Empire et Fée, pas plus que le climat de haine entre l’Alliance et Fée. Je n’ai aucun avis sur la Confrérie puisque nous n’avons aucun contact avec ce peuple outre ce qui touche la guerre, et encore. Les relations diplomatiques sont bien trop compliquées et, surtout, bien trop malhonnêtes parfois. Les uns manipulent les autres sous couvert d’intérêts mutuels. Je préfère largement m’occuper du peuple directement et venir en aide à autrui. Si seulement tout le monde pouvait vivre en paix, en prenant soin de son prochain et de ses pairs... Malheureusement, cela semblait trop demander aux humains, enfin, particulièrement aux humains. Ce n’était pas seulement eux qui se trouvait mêlés à ces conflits, mais en général, ce sont eux les instigateurs. Sur ce point, j’accorde à Grande Soeur raison. Elle qui déteste les autres races, il est vrai qu’ils sont souvent porteurs de conflits. Toutefois, individuellement, je ne pense pas qu’ils soient tous méchants et calomnieux. Certains pourraient être gentils, comme ceux que je vois parfois en rêve, particulièrement cette fille aux cheveux roses. Comme j’aimerais avoir une amie comme elle...

Aujourd’hui, je continue d’apprendre diverses choses pratiques. J’aime d’ailleurs beaucoup la médecine ainsi que la cuisine. C’est fort intéressant de voir les différentes utilisations des herbes. Je passe aussi beaucoup d’heures à observer la faune et la flore. Mon objectif serait de trouver la cause du brouillard à Fée afin de trouver un remède autant pour les êtres vivants que pour la flore elle-même. Bien que cette dernière se soit adaptée, j’aimerais voir ces arbres et ces fleurs d’antan, ceux que je peux entr’apercevoir dans mes rêves. J’aimerais les admirer par moi-même, et non par l’entremise de souvenirs - si c’en est vraiment.


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Mar 07 Juil 2020, 20:53
Lorem Ipsum


7 ANS À 12 ANS [L1] (NÉ EN 1563)

NÉE FÉMININ, MAIS SE FAIT PASSER POUR UN HOMME

HUMAIN

IRIANETH

RECRUS D'IRIANETH

ALLÉGEANCE À IRIANETH

BESOIN D'UN PARRAIN [NON]

En vous inscrivant sur notre forum, vous reconnaissez avoir lu le règlement de RPG Chevalier et en accepter les termes.

FT. MONOYOSHI SADAMUNE (facultatif)


Physique


Ses cheveux blonds sont la marque de commerce de la famille Ipsum. Tous les fils de cette famille nait la tête blonde. Quant à ses yeux, ils sont d'un ambre légèrement plus claire que ceux de sa mère. Sur son visage est posé une maturité rare pour un enfant de son âge. Certains y devineront une éducation soignée. Effectivement, Lorem a appris à contrôler ses expressions afin de rester respectueux et poliment. Il ne semble rarement être dépassé par les évènements. Il exprime généralement un calme et arrive à trouver les bons mots à répondre. Une attitude qui lui aurait servis s'il avait été destiné à succéder à son père. Malheureusement, ce fils a choisis la glorieuse voix militaire. Sa fine silhouette laisse peu d'espoir quant à la chevalerie, mais son éducation est encourageante pour les arts de la sorcellerie. Lorem n'est pas plus grand qu'un autre enfant de son âge et rien physiquement ne le rend particulièrement différent. Son visage perd lentement la rondeur de l'enfance et s'affine de maturité comme ses lèvres fines et ses long doigts. Bref, rien n'est charnu chez lui malgré le faste de sa vie. Probablement des effets de son enfance maladif.


Caractère


Calme et réfléchis, Lorem est quelqu'un de plus intellectuel que physique. C'est une faiblesse qu'il aimerait toutefois bien venir à bout pour devenir chevalier contre tout attente. Parce que la perfection est ce qu'un Ipsum vise toujours. Il laisse très peu de place au découragement, à la négativité et à l'abandon. Travailler plus fort pour accomplir plus. Voilà comment il pense. Il n'aime pas rester statique aussi. Il ne se contente rarement de peu quand il peut acquérir plus. Il est calculateur dans ce sens. C'est clairement un trait qu'il a acquis alors qu'il était encore un peu Morgane. Voir ce qui est le plus avantageux et agir pour l'obtenir de façon le moins risqué. Il se laisse rarement aller dans l'insouciance et innocence. Il a trop de chose à garder en tête. C'est ce qui lui permet de conserver cet air mature.  



Rapport à la magie et/ou compétences


Lorem a découvert ses capacité magiques très tardivement dans son enfance. Ce fut toutefois une lumière salvatrice. Cette opportunité lui permettait de s'assurer un avenir brillant dans l’une des Ordres de l’Empire, honorant ainsi sa famille. Il accorde donc à la magie une importance. C’est ce qui démarque la haute société des simples gens. En terme de capacités, Lorem n’a pour l’instant qu’un magie psychique qu’il essaie de contrôler comme il le peut. Il n’est pas très intéressé à developper autre chose puisqu’il vise à devenir Chevalier et non Sorcier. Il n’a pas une très grande connexion avec son énergie magique présentement. Il a encore beaucoup de mal à la visualiser en lui. C’est probablement pour cela que pour le moment ces seuls capacités sont assez basés sur l’intuition de l’esprit et exprimer par des gestes.

Lorem a eut pendant presque deux ans un maitre d'arme pour lui apprendre les bases du combat à l'épée. Cela lui a apporté un peu de connaissances techniques, mais surtout l'évidence qu'il doit travailler sa condition physique pour s'améliorer. Il arrive toutefois à réfléchir rapidement durant un combat d’entrainement. C’est son corps qui n'arrive pas à exécuter ce que son esprit planifie.

En sommes, les prochaines années en tant que recrue d'Irianeth devraient lui être profitable à plusieurs égards.


Derrière l'écran


SURNOM: Zazann;
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FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA


Histoire


Welcome back, Lorem


Lorsque j’entendis le son propre du verrou de la porte, mon regard s’y tourna automatiquement. Autant peu de chose se passait, autant tout mon monde était entrain de se transformer depuis ce matin.

- Bonjour, Lorem. Comment t'appels-tu?

- Morgane…?

Répondis-je sans comprendre pourquoi on m’appelait Lorem pour ensuite me demander mon nom. Depuis que j’étais débarqué dans cette immense maison, c’était tout ce qu’on me disait. À vrai dire, personne ne m’avait adressé la parole hormis la dame justement. Elle m’avait présenté l’endroit comme ma demeure pour les jours prochains et si tout allait bien pour les années à venir. Bien que je fus fasciné par le faste de la décoration, elle n’avait rien à voir avec la douillette maison qui m’avait vu naître. Et je devais avouer que ma petite chaumière me manquait déjà. Je voulais retrouver ma mère, ma grande soeur et Salem pour leur raconter l’étrange aventure qui m’étais arrivé. Qu’importe les horribles choses qu’on m’avait raconté sur ma mère. Je n’osais pas y croire. Mais en réponse à ma demande, on m’avait simplement reconduite dans cette chambre en silence. Depuis ce qui me semblait des heures, la dame venait de temps à autre me demander mon nom. Simplement ça… Je ne comprenais pas puisque qu’une fois que j’avais répondu, la femme quittait ma chambre en silence, verrouillant derrière elle. Mon ventre gargouilla. Ce n’était pas la première fois depuis un moment déjà. Mon dernier repas remontait à la veille. Allait-on bientôt servir à dîner? Aurais-je droit à mon verre de lait comme toujours ? Hier non plus, je n’avais pu l’avoir…  


The promise


Je n’avais jamais ressentis cela. À l’intérieur de moi, une bête grondait comme le tonnerre me lacérant les organes. La faim me dévorait de l’intérieur. Voilà bien deux jours que je n’avais rien mangé. Je ne le supportais plus. J'eusse espéré que le son fasse naître un peu d’expression sur le visage inexpressif de la femme, mais elle se contenta de répéter sa question:

- Comment t’appels-tu, Lorem?

- Je ne suis pas Lorem… Par pitié, je vais mourir de faim. Je n’ai point mangé depuis mon arrivé.

La femme se contenta de rebrousser chemin jusqu’à la porte. Avant de la refermer toutefois, pour la première fois depuis mon arrivé, elle me parla d’autre chose que de mon nom.

- Dans cette maison, il y a des gens qui peuvent recevoir et d’autre qui ne peuvent pas.

Comme qui? Je retourna à la contemplation de ma vitre alors que la porte se verrouillait de nouveau. Pendant combien de temps encore allais-je rester prisonnière de cet enfer ? Je voulais partir. Je voulais retrouver ma mère et ma soeur. Dans mon esprit, j’essayais de comprendre ce qui m’arrivait. Trois jours plus tôt, Salem m’avait réveillé et traîné hors du lit en me promettant de me montrer quelques choses. Je l’avais suivis en silence tentant de chasser le sommeil qui m'habitait encore à ce moment. Généralement, Khelli était toujours présente lorsque Salem et moi faisions quelque chose, mais sur le coup, rien ne m’avait semblé étrange. Peut-être une surprise, m’avais-je dit. J’avais glissé mes pieds dans mes chaussure pour le suivre à l’extérieur, l’esprit encore embrumé de mes rêves. Nous avions gravie la colline qu’on ne m’avait jamais autorisé à monter. Ne jamais perdent de vu la maison. Mais si c’était avec Salem, c’était correcte, non ? Lui, il venait et allait de par la colline. Je m’étais contenté de garder ma main dans la sienne, me laissant complètement guidé. J’avais croisé d’immense maison que je n’avais jamais vu. Même en allant au village avec ma mère. Dès que nous eûmes pénétrés dans l’une d’entre elle, on me força à lâcher la main de Salem. Je ne reconnaissais aucun des visages qui m’entouraient. Mes yeux perdirent de vu Salem et je me retrouva bien vite complètement déboussoler. On me calla devant un cavalier et aussitôt la monture se mouva à folle allure. Alors que la rosée miroitait encore sur l’herbe tendre des prés, mon chaperon sur son destrier me conduisit sur une route qui m’était inconnu. Mon esprit avait perdu toute volonté de comprendre. On s’arrêta  devant une demeure aussi immense que celle où Salem m’avait guidé. Une femme semblait attendre devant la vaste entrée. L’homme encapuchonné descendit de son cheval et se tourna vers moi.

- Écoute petite, oublis d’où tu viens. Là bas, il ne veulent plus de toi. Ici, tu seras bien. Ils te désirent. Ils ont besoin de toi. Tu deviendras quelqu’un de bien, d’accord.


- Pas d’accord. Je veux retrouver ma mère. S’il vous plaît.

- Elle te déteste ta mère. C’est elle qui m’a demandé de t’amener loin de sa vue, tu sais. Elle m’a même demandé de te tuer, mais je ne suis pas un homme méchant. À la place, je t’ai trouvé une aimante famille. Ils ont besoin de ton aide, tu sais. Ils avaient un gentil jeune fils, mais il était toujours malade, le pauvre. T’imagines être toujours coincé au lit avec une mauvaise toux ? Ne pas pouvoir jouer comme toutes autres enfants ? Ils aimaient beaucoup leur petit garçon et ils avaient prévu beaucoup de chose pour lui. Ils avaient même fait des promesses à d’autres personnes. Et un jour, le petit garçon a pas survécu à sa mauvaise toux. Les dieux sont venus le chercher pour une vie dans les plaines de lumière. T’as déjà entendu parler des plaines de lumière ? C’est un endroit bien pour les petit garçon. Malheureusement, ces parents ont plein de surprises de préparer et plus personne pour y avoir droit. Alors, ils m’ont demandé de leur trouver un nouvel enfant. Et comme toi, ta mère ne voulait plus de toi, je me suis dis que t’aimerais ça. T’aimerais ça n’est-ce pas avoir un papa? Ta mère ne t’en a jamais donné, n’est-ce pas? Qu’elle sans coeur. Moi, j’aurais été triste que ma mère me donne pas mon papa.

- Ce que vous dites ne fait pas beaucoup de sens pour moi. Je ne peux pas rentrer chez moi ?
L’homme soupira et m’attrapa par la taille avant de me soulever de la selle pour me déposer par terre. Il garda dans sa main ma petite main et me guida vers l’entrée du manoir.

- Écoutes, essaye de faire plaisir à ces gentilles personnes et si vraiment tu t’ennuie trop de chez toi, je te ramènerai. D’accord ?

J’avais acquiescé en sachant pertinemment que d’ici la fin de la soirée, je serais déjà sur le chemin de retour vers ma mère. Quel mensonge… J’avais formulé à plusieurs reprises déjà mon désir de rentrer, mais la dame ne semblait pas m’entendre. Elle n’était peut-être pas au courant du marché de l’homme ?


Learning or Starving


- Bonjour, Lorem. Est-ce que tu peux me dire ton nom ?

Je me contenta de réfléchir. Qui était Lorem ? Y avait-il dans cette chambre quelqu’un d’autre ? Soudainement, je réalisais qu’avant d’être ma chambre, cette pièce avait peut-être appartenu à quelqu’un d’autre. Peut-être à ce Lorem ? Cette femme était encore très jeune… Elle n’était certaine pas plus vieille de ma mère.

- Êtes-vous la mère de Lorem ?

- Je suis en effet ta mère, Lorem. Comment te nommes-tu ?

Encore cette question. Encore ce nom. Toutefois, j’avais désormais l’impression qu’il était le mien. L’homme avait dit que je devais remplacer quelqu’un dans cette famille. Lorem ? Me prenait-elle déjà pour son fils? Pourtant j’étais une fillette. Mes longs cheveux tombaient sur ma robe de nuit. Je n’avais rien des traits de Salem, le seul garçon que je connaissais.

- Lorem ?

Tentais-je. Un miracle se produisit: La mère de Lorem sourit. Elle était très jolie. C’était une mère après tout. Les mères sont toujours belles que Maman disait. Elle me tendit gentiment la main en me demandant si j’avais faim. Oh que oui! Je glissai ma main dans la sienne et je la laissai me guider hors de ma chambre… La seule pièce que j’eu connu de cette maison depuis quatre jours. Les odeurs qui flottaient dans la cuisine réveilla encore plus la faim qui m’habitait. La femme m’installa à la table et s'assit face à moi. Une autre dame, plus vieille et aux vêtements tâchés déposa devant moi une assiette, vide, et devant la mère de Lorem, une autre assiette, celle-ci remplit de pain et de fromage.

- Rappel moi ton nom, Lorem?

- ...Lorem ?

Elle prit un fromage et le déposa dans mon assiette avec un doux sourire. Maintenant que la nourriture s’offrait à moi, j’eu une crainte. Si je le dévorais à l’instant, est-ce que je n’aurais pas droit à d’autre ? Comme si elle lisait mes pensées, la femme ajouta :

- Vas y, manges, Lorem. N’as-tu pas dit avoir faim ?

Le fromage disparut en un clin d’oeil dans ma bouche. J’espérais qu’elle m’en offrirait d’autres.

- Qu’as-tu appris aujourd’hui, Lorem?

Une nouvelle question… Je n’y étais pas préparé. Je pris peur. Une mauvaise réponse et c’était finis, je le sentais. Prenons le temps de réfléchir, les réponses automatiques ne m’avaient valu rien de bon. Je savais qu’elle était la mère de Lorem désormais et que de répondre Lorem m’avait permis de sortir de ma chambre ainsi que de manger un fromage. N’avait-elle pas dit que certain recevait et d’autre, non ?

- Je suis Lorem.

Victoire! Elle déposa un morceau de pain cette fois-ci dans mon assiette. Aussitôt fut-il consommer. J’étais désormais prête pour toutes les questions qu’elle poserait.

- Je savais que tu étais intelligent.

Intelligente, en faite, mais on m’avait appris à ne pas parler la bouche pleine.

- Il y a dans cette maison une règle très simple qui va comme suit: Morgane n’a pas le droit de manger.

Pourtant, je venais de le faire… Je me mis à réfléchir et lentement je réalisais que de répondre que j’étais morgane m’avait en effet valu le jeûne. C’était Lorem qui m’avait permis de mettre quelque chose dans mon ventre. Mais comment allais-je pouvoir manger désormais si je n’avais pas le droit de manger ?

- Mais puisque tu es Lorem, il n’y a pas de problèmes.

Elle prit dans sa main un nouveau morceau de pain et un fromage pour les tendre vers son assiette. Elle se ravisa toutefois à la dernière seconde pour me demander:

- Tu es bien Lorem, n’est-ce pas ?

J'acquiesçai frénétiquement de la tête et elle lâcha ma pitance dans mon assiette.


All the things he have that I don't


Dans les jours qui suivirent j’appris bien d’autre choses que Morgane n’avait pas le droit. Morgane n’avait pas le droit de s’habiller. Morgane n’avait pas le droit de dormir dans une grande chambre. Morgane n’avait pas le droit d’avoir de jouets. Morgane n’avait pas le droit d’aller dehors. Morgane n’avait pas le droit à la compagnie de d’autres personnes. Morgane n’avait pas le droit de poser des questions. Morgane n’avait pas le droit d’appeler la maîtresse de maison : Mère. Morgane n’avait pas le droit d’appeler le maître de la maison: Père. Morgane n’avait pas le droit de pleins de choses. Morgane n’avait pas le droit d’avoir tout ce que Lorem pouvait, lui, avoir. Bref, être Morgane était nul et être Lorem était génial.

J’acceptai docilement que l’on coupe mes longs cheveux dorés parce que Lorem n’avaient pas besoin d’avoir les cheveux longs. Lorem ne portait pas de robe aussi. Lorem ne jouait pas à la poupée. Lorem ne posait pas de questions impertinentes. Lorem ne manquait pas de respect à ces tuteurs. Lorem ne s’avouait jamais vaincu. Lorem ne devait pas perdre. Lorem ne devait pas mentir. Lorem ne pouvait pas déplaire à ses parents. Malgré tout ça, être Lorem restait agréable et bien mieux que d’être Morgane.



The last test. 


Puis un jour, mère me convia à prendre le thé dans son salon personnelle. Ce lieu m’était jusqu’à lors rester inconnu. C’était là que la maîtresse de maison recevait ses amies pour papoter lors du thé. On m’avait toujours prévenu que ce n’était pas un lieu pour un petit garçon de mon âge. Je m’étais alors tenu à ce fait. Cette invitation me troubla un peu. Était-ce une nouvelle façon de me tester ? Entrer revenait-il à dire que j’étais Morgane, une petite fille qui, elle, avait le droit de pénétrer dans ce lieu ?

Ainsi, je préféra rester dans l'embrasure de la porte d’abord. Par prévention. Ne pas se précipiter que répétait Maître Grillz, professeur d’arme. Je salua donc Mère de la porte poliment. Cela me valu un compliment. J’avais pister le piège. Lorem n’avait pas le droit d’entrer dans ce lieu strictement féminin. La magnifique femme dans sa riche robe de soie se leva pour venir me rejoindre. Elle m’invita à la suivre dans le couloir. À ce moment, je me sentis intouchable. J’étais un maître désormais dans ce jeu de Lorem vs Morgane.

Marchant en retrait derrière elle, je suivis mère en silence. Elle s’arrêta devant le bureau de père. Encore une fois, cette pièce m’étais interdite à la différence qu’on ne m’avait jamais dit pourquoi. J’attendis donc dans le couloir que mère m’autorise à franchir le seuil. La pièce était sombre malgré l’après-midi. Les rideaux de velour bourgogne n’avaient pas encore été tirés. Aucun feu n’avaient été allumé dans la cheminé aussi. Je devinais devant la fenêtre un bureau de travaille. Les murs semblaient aussi tapissés de livres. Le cabinet de travail de père possédait aucune décoration. On semblait avoir décroché le tableau qui aurait dû décorer le manteau du foyer comme dans toutes les autres pièces de la maison. Quelques fauteuils complétaient le mobilier ainsi qu’une table basse en leur centre. Mère s’y dirigea d’ailleurs. Moi, je préférais progresser lentement, prêt à sortir au moindre de signe de désobéissance.


- Comme tu as pu le constater déjà, les membres de cette famille possède des portraits d’eux. C’est une tradition.

Allais-je avoir le mien ? Morgane n’avait jamais eu un portrait. Ni sa mère ou sa soeur Khelli d’ailleurs.  

- Tu possèdes déjà le tien, il va s’en dire. Nous les avions seulement décroché pour les faire nettoyer, de même que ceux de nous trois. Ton père et moi croyons qu’il en faut un dans ta chambre, mais je n’arrive pas à me décider lequel. N’aimerais-tu pas choisir toi-même ?

J’avais un portrait de moi ? Pire, j’étais sur ceux de la famille ? Mais à quel moment depuis mon arrivé avions-nous poser pour un peintre ? C’est alors que mère tira de derrière l’un des fauteuils un premier tableau. Il mettait en scène un homme droit et fière aux cheveux blonds. Un femme souriante joliment vêtue était assise légèrement devant lui avec ses grands yeux ambre. Sur ses genoux reposait sagement un petit garçon d’à peine 4 ans. Ses cheveux blonds tombaient sur son visage au même endroit que moi. Ses yeux plus jaunes que ceux de sa mère semblaient rire. C’était Lorem… Le vrai Lorem. Celui qui était désormais dans les plaines de lumière. Celui que je ne rencontrerais jamais. Celui qu’on m’avait appris à être. Celui que je devais remplacer dans cette famille.

- C’est à l’époque où tu étais très malade. Tu te souviens ?

Me demanda avec émotion cette mère qui semblait se remémorer des temps troublants. Je réalisa soudainement sa peine… Celle qui devait aussi peser sur la maitre de cette demeure. D’avoir perdu leur unique fil alors qu’ils ne lui avait souhaité que du bonheur. Je le devinais à la tonne de jouets et de présents dont on me comblait depuis que j’assumais être Lorem. Cette famille avait aimé leur enfant. Contrairement à celle de Morgane. Morgane avait été jeté sans explication et même si cela avait été une erreur, personne n’était venu la récupérer. Preuve selon moi que personne ne tenait vraiment à elle. Ni Salem, ni sa mère, ni Khelli… On l’avait trahis. Seulement dans cette nouvelle famille, on lui avait accordé une chance de trouver une place.

- N’aimerais-tu pas rentrer auprès de ta mère, Morgane ? Ne t’ennuis-tu pas de ta famille ?  

- Je ne suis pas Morgane, mère. Je suis déjà auprès de ma mère et à ma place ici. Je n’irai nulle part sans votre consentements, à père et vous. Pas même dans les plaines de lumière. Promesse d’Ipsum.

- Bon fils.

Répondit-elle simplement en m’acceptant dans ses bras. Je n’avais plus besoin de me poser des questions entre qui je devais être désormais. J’étais Lorem Ipsum, fils unique de cette famille bourgeoise. J’avais été très malade dans le passé. Ces maladies infantiles m’avaient laissé atrophié à un membre en particulier m’obligeant à renoncer au mariage et au devoir de perpétuer la lignée des Ipsum malgré mon statut d’ainé. Une honte que je devais assumer car réalité. Mon destin était autre. Apporter honneur à cette famille en servant l’Empire. Une option noble qui estomperait la déception de mon père.


FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA
La Gardienne
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La Gardienne
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Rôle : Compte Fondateur

Plus sur le personnage
Âge: Inconnu
Race: Inconnue
Mar 07 Juil 2020, 20:54
Capitaine Mallory Graves


Anciennement Camille Améha

34 - 39 ans

Masculin

Maître-Magicien (Dieu de la Temporalité x Demi-elfe)

Irianeth

Criminel de guerre ; Pirate.

Impartial

BESOIN D'UN PARRAIN [OUI][NON]

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FT. Edward Kenway (AC:Black Flag)


Physique


Si ses origines elfiques pourraient laisser entendre que Mallory est aussi fin et élancé que ses compères, la réalité est toute autre. Grand, carré et musclé par des années d'activités physiques, il ne ressemble clairement pas à un elfe... Ou du moins, pas au stéréotype de l'elfe. Ses muscles parfaitement taillés sont mis en avant par sa peau brûlée par le soleil et par les nombreux tatouages qui viennent rehausser chaque plein et chaque creux de son être, preuves physiques de ses pactes passés.

Son visage est à l'image du reste de son corps : usé par les années. Bien qu'encore jeune, il est aisément remarquable que le Capitaine a déjà connu son lot de mésaventures, qu'il s'agisse des cernes sous ses yeux, des nombreuses cicatrices blanchâtres décorant ses lèvres et pommettes ou encore de son nez cassé... En soit, la liste est longue et le Capitaine Graves collectionne partout sur son être les souvenirs de son passé oublié. Le memento le plus impressionnant de cette vie passée, serait assurément les imposantes cicatrices barrant son dos, cuisant souvenir d'un règlement de compte dans les cachots d'Irianeth.

Son accoutrement est simple et efficace pour sa vie en mer, tunique, chemise, pantalon, manteau mi-long, bottes de cuir... Le tout lui permettant un confort à tout épreuve et – il faut bien l'avouer- un certain style.


Caractère


Charmeur ; beau-parleur ; rebelle ; égoïste ; violent ; sanguinaire ; tête-brûlée ; macho ; mélancolique.

Mallory est quelqu'un de charmant et de plaisant... Enfin du moins, pour un pirate. Homme à femmes, il aime plaire et charmer pour arriver à ses fins – qui sont, bien entendu, se glisser dans les couchages de ces adorables créatures. En parlant de femmes, Mallory les considère toutes comme effacées et appartenant au royaume de la cuisine et de l'éducation des enfants. Les femmes n'ont pas leur place dans ce qu'il pourrait considérer comme des activités d'hommes... Activités qui sont bien floues pour lui-même. Véritable machisme ou simple reproduction des actions de son père ? Difficile à dire... Le temps nous en apprendra sûrement plus à ce sujet.

Le temps... Mallory a toujours été obsédé par le temps. Capable de donner le nombre de secondes contenues dans une année calendaire, il use – et abuse – de ces différentes informations pour s'amuser lui-même. Il y a une certaine ironie d'être aussi obsédé par le temps quand il est capable de le contrôler... Et que son géniteur est la divinité responsable de cet « élément ». Quoiqu'il en soit, Mallory possède un humour assez décapant, emprunt de cynisme et de sarcasme... Et plutôt porté sur la boisson et les plaisirs de la chair.

En parlant de boisson ! Le rhum doit être son plus grand vice... Mallory est difficilement capable de résister à l'appel de la bouteille. Il pourrait aisément être qualifié d'alcoolique... Et ne nierait sûrement pas l'affirmation, il serait trop bourré pour ça.

Égoïste et égocentrique, Mallory servira toujours ses propres intérêts avant ceux des autres, volant la vedette au passage. Le Capitaine se plaît à charmer dans toutes situations, jouant avec la foule et les spectateurs de ses actes – la plupart du temps totalement criminels. La vie est une pièce de théâtre géante et Mallory est bien décidé à en avoir le rôle principal, sans jamais dévoiler le triste passé de son personnage.

Il n'a jamais été le plus grand, il n'a jamais été le plus fort... Alors le Capitaine Graves a décidé de devenir le plus vil et le plus rusé des pirates. Bien qu'il soit toujours partant et excité à l'idée d'un affrontement face à face, Mallory utilisera généralement les pires coups-bas et entourloupes pour arriver à ses fins. Lui faire confiance ? Voilà une décision qui s'avérait clairement désastreuse...

Sa soif de sang n'a d'égal que sa rancune. Véritable peau de vache, à ses yeux la vengeance est un plat qui se mange froid... Et le Diable des Mers est capable de faire preuve d'une patience à toute épreuve, attendant sagement le moment où il pourra se venger des fous ayant osé lui causer du tort. C'est ainsi qu'il s'en prend sans merci aux navires arborant un pavillon rouge, dès que l'opportunité se présente... Bien décidé à décimer la flotte d'Irianeth avec le temps.

Ayant enfin goûté à cette liberté que Mallory a mis tant de temps à acquérir, il est bien décidé à ne plus jamais la laisser lui échapper. Rejetant toutes formes d'autorité et tout simili d'ordre, Mallory Graves ne jure que par le chaos, se plaisant à mettre le feu aux poudres pour créer le plus de conflits possible...

Malfrat, fripouille, assassin... La société affuble de bien beaux noms ceux ayant décider de briser leurs chaînes... Et Mallory a totalement embrassé cette image, donnant à la foule ce qu'elle attend de voir. Un pirate, sanglant, sans pitié ni retenue et sans aucun état-d'âme à ce sujet. Si son sourire laisse penser que le Capitaine n'a aucune séquelles de sa vie passée et des actes qu'il a pu commettre... La vérité est toute autre. Enterrant son cœur au plus profond de son être, tel un pirate enterrant son trésor, Mallory a mis toutes émotions positives sous clés, ne laissant qu'une violence sans nom s'exprimer. Mais, tard dans la nuit et caché des regards dans sa cabine, le Capitaine laisse parfois entrevoir l'homme brisé qui survie, caché derrière le pirate.

« Mais, que veut-il exactement ? » Vous ne serez pas les premiers à poser cette question mes chers. Les bonnes gens pourraient penser qu'un pirate n'en a qu'après son or, qu'un forban de cette espèce ne jure que par le jaune et les coffres pleins à craquer de bijoux. Détrompez-vous mes braves.

Car certaines personnes veulent simplement voir le monde brûler.



Rapport à la magie et/ou compétences


MAGIE

Fidèle à ses origines divines, Mallory Graves possède une affinité magie dans la lignée de celle de son père. Il est capable de contrôler le temps. Les objets, la pierre, la terre... Toutes ces forces jugées inanimées possèdent une mémoire qui leur est propre. Il est capable de « lire » cette mémoire.

Avec le temps et son quotidien de pirate, il utilise de moins en moins souvent sa magie. Après tout, empaler des personnes avant de les décapiter à grand coup de sabre, cela est tellement plus amusant.

Si son affinité avec le temps lui vient naturellement, de par ses origines divines, Mallory Graves a aussi exploité son fort potentiel magique d'une façon plus personnelle. Le Capitaine n'a pas gagné son nom de « Diable des Mers » simplement pour son côté sanglant mais aussi pour sa capacité à signer des pactes inviolables. C'est ainsi qu'il a « recruté » la totalité de son équipage, les liant à son service et au Siren's Song jusqu'à ce que le capitaine ou l'équipage ne trouve la mort, s'assurant ainsi que toute mutinerie serait écartée. Certains de ses pactes, les plus importants à ses yeux, donnent lieu à l'apparition d'un tatouage sur sa peau.

Après avoir été Chevalier d'Irianeth pendant 10 ans, le pirate en garde quelques séquelles. Après y avoir appris à sonder les territoires, les habitudes ont la vie dure. Mais ceci est plutôt pratique pour repérer les autres navires en mer ou les épaves pleines de trésors.


COMPÉTENCES & AUTRE

Navigation : Bien que son expérience à bord d'un navire ne soit pas la plus longue, Mallory se débrouille plutôt bien. Capable de se repérer et de naviguer avec les étoiles, il est plutôt habile au maniement de la barre, permettant au Siren's Song d’exécuter des abordages risqués, mais lucratifs.

Double sabre : Style de combat inculqué par son maître chevalier, le Capitaine Graves excelle toujours en la matière.

Main nue : A avoir gagné sa croûte dans des combats de rue pendant un moment, Mallory est toujours ravi de pouvoir utiliser ses poings pour régler quelques conflits.



Derrière l'écran


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AUTRES COMPTES : Syf & Nathaleigh;


FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA


Histoire


Le résumé

- 1536 :  Il est né le deuxième né d'une famille noble, les Améha. Sa mère, Céleste est une demie-elfe, son père, Edgar est un noble d'Irianeth ayant fait fortune dans le commerce. Conservateur et tyrannique, son père refuse d'admettre que l'aînée de Camille ; une jeune fille, soit son héritière légitime. Il élève donc le jeune garçon comme si il était destiné à reprendre les rennes de l'affaire familiale. Quand Camille démontre ses aptitudes magiques, Edgar ne lui laisse aucun choix : son fils deviendra chevalier.
-1548 ; 12 ans : Il devient écuyer, se faisant confier aux bons soins du chevalier Uthred.
-1552 ; 16 ans : Ses cauchemars commencent.
-1552 : Lors d'une mission – une chasse à la bête meurtrière entre Fal et la Forêt Interdite – Camille sauve la vie d'Uthred, renforçant un peu plus le lien entre le maître et l'élève.
-1553 ; 17 ans : Camille devient chevalier. Il fait par la suite la rencontre de Tessa, une midjin et Seccyeth. Rapidement, les deux jeunes tombent amoureux l'un de l'autre, entamant une relation rythmées par les missions en tandem et les périodes d'éloignement, chacun gérant sa carrière de son côté.
- 1554 ; 18 ans : Alors qu'Edgar fait pression pour que Camille épouse la fille d'une autre famille noble, ce dernier ose enfin se rebeller contre son père pour la première fois. Il demande Tessa en mariage, causant la fureur de son paternel. Leur union est célébrée rapidement quelques mois plus tard. Il a tout pour être heureux, son avenir – planifier par son père – est rayonnant, il a une bonne situation, une bonne réputation et une femme aussi belle que docile. Pourtant, Camille doute. Avait-il épousé la Seccyeth par affection ou pour défier son père ?
- 1563 ; 27 ans: Voilà dix ans que Camille sert l'Empire. Dix ans sans jamais désobéir à un seul ordre, peu importe ses états d'âmes. Apprenant que Tessa attend un enfant, à son plus grand bonheur, il semblerait que le chevalier développe soudainement une conscience. Refusant d'exécuter une famille que Bahal déclare coupable de trahison à l'Empire et se battant par la suite avec le chef de l'Ordre, Camille est mis aux fers. Attendant son heure dans les cachots de Pikay, Bahal lui rend visite pour régler leur différent, de façon... Musclée. Refusant de s'excuser et d'implorer la pitié du démon, Bahal lui apprendra l'humilité en utilisant son fouet. Cet événement restera confidentiel alors que Camille se fait jeter de l'Ordre, devant les regards des autres chevaliers et écuyers.
- 1563 : Regagnant la demeure qu'il partage avec sa femme, Tessa, cette dernière n'ose plus le regarder. Rapidement, les deux époux se déchirent et la Seccyeth le met dehors au bout de quelques jours. Camille se réfugie alors dans la demeure de ses parents, où son père lui réserve un accueil glacial. Au fil des jours la tension monte entre les deux hommes. Finissant par exploser. Edgar renie Camille, brûlant son portrait de la tapisserie familiale.. Et c'est ce moment que choisi Céleste pour enfin prendre parti. La situation devient violente et Camille décide de protéger sa mère. Sans être capable de contrôler sa colère et sa fureur, l'ancien chevalier commet l'impardonnable : il assassine son père d'un coup de tisonnier en pleine poitrine.
-1564 ; 28 ans : Après avoir fuit sa ville natale suite à ses derniers agissements, Camille s'échoue dans les rues d'un village portuaire. Survivant en faisant la manche, il sombre peu à peu dans la boisson, même son sommeil étant trop agité pour pouvoir lui offrir un peu de répit. Les mois passent et sa mère finit par le retrouver. Sans lui dire grand chose, elle se contentera de lui payer une nuit dans une auberge et un repas, avant de lui glisser une lettre dans les mains en embrassant son front et en lui disant qu'elle l'aime. Céleste se jeta dans les vagues ce soir là, remettant à l'océan son cœur brisé. Camille lira la bien trop longue lettre sa mère quelques jours après l’événement, alors qu'elle lui révèle son ascendance divine sur le papier. Indécis, il brûlera la lettre pour se réchauffer, faisant disparaître la seule preuve tangible de son ascendance.
- 1564 : Il s'embarque sur un navire de pêche à la baleine.
- 1565 ; 29 ans : Après un an sur le navire de pêche, l'équipage est attaqué par des pirates. Camille sera fait prisonnier... Et sera le seul et unique survivant. Le Capitaine des bandits des mers lui laisse un choix: marcher la planche ou rejoindre l'équipage. Évidemment, il prit la seconde option.
- 1565 : Camille se rend compte des tensions à bord du navire pirate. Il utilisa ces dernières pour débuter une mutinerie à bord... Révolution qui lui vaudra le rang de Capitaine.
- 1566 ; 30 ans : Tessa est morte. Il ne peut dire comment, mais il le sait. Abandonnant les vestiges de son passé et son premier navire, Camille démarre sa réputation sanglante en tant que Capitaine du Siren's Song.


FICHE PAR ATHENA. MODIFIÉ PAR TAËVA


This is the story of my life


Pour lire l'histoire complète de Malory, nous allons devoir vous référer au vrai sujet de sa fiche. Celle-ci était trop longue pour être contenu en un seul poste.

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